Climat

Berkeley Earth : décembre couronne une année 2015 torride

Berkeley Earth a annoncé un mois de décembre encore plus chaud qu’octobre et novembre, pourtant déjà à un niveau record. Avec 1,07°C au-dessus de la moyenne 1951-80, l’anomalie de température atteint un nouveau sommet, tous mois confondus (soit 1992 mois d’archives !). Berkeley annonce également un record de chaleur pour l’année 2015.

Carte d'anomalies de température pour le mois de décembre 2015. Source : Berkeley Earth.

Carte d’anomalies de température pour le mois de décembre 2015. Source : Berkeley Earth.

Comme la NASA et la NOAA, Berkeley Earth utilise les stations au sol pour évaluer la température mondiale. Mais Berkeley en utilise beaucoup plus : plus de 37 000 contre moins de 7000 pour la NASA et la NOAA. Le projet Berkeley lancé par Richard Muller en 2010 entend délivrer une analyse indépendante et a choisi d’incorporer un maximum de données grâce à une méthode lui permettant de prendre des archives jugées trop courtes ou fragmentées par les autres agences.

Pour ce qui est de la température à la surface de la mer, Berkeley reprend les données HadSST3 utilisées par un autre institut de référence, le Met Office. Initialement sceptique – au sens scientifique du terme – quand au réchauffement climatique, Berkeley a finalement conclu à la réalité du réchauffement climatique et publie depuis son lancement des chiffres tout à fait conformes à la NOAA, à la NASA et au Met Office.

Parmi les instituts utilisant les stations au sol, Berkeley Earth est le premier à dégainer ses chiffres de décembre. La JMA (Japon) a dévoilé une analyse préliminaire pour 2015 mais elle ne prend pas encore les résultats de décembre. La NOAA publiera son bilan le 20 janvier et la NASA ne devrait pas tarder non plus.

Les chiffres publiés par Berkeley pour décembre sont assez surprenants puisque le record d’octobre 2015, déjà significatif, est largement battu. Par rapport aux autres mois de décembre depuis 1850, celui de 2015 est très largement au-dessus de tout ce que l’on a pu voir jusqu’à présent avec 0,3°C de plus qu’en 2006.

Les 10 mois de décembre les plus chauds depuis 1850 (écart à la moyenne 1951-1980). Source : Berkeley Earth.

Les 10 mois de décembre les plus chauds depuis 1850 (écart à la moyenne 1951-1980). Source : Berkeley Earth.

Après les anomalies sans précédent de la fin d’année, la température annuelle calculée par Berkeley atteint logiquement un niveau record en 2015 avec +0,78°C. Le précédent maximum de 2014 est battu de 0,1°C. Comme toutes les données relatives à la température mondiale l’ont relevé, le climat a été fortement réchauffé par El Niño en 2015 et ce n’est probablement fini, début 2016 devrait être encore très chaud.

Température annuelle mondiale depuis 1850 (écart à la moyenne 1951-1980). Source : Berkeley Earth.

Température annuelle mondiale depuis 1850 (écart à la moyenne 1951-1980). Source : Berkeley Earth.

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2 réponses »

  1. Je suis récemment tombé sur cette recherche http://phys.org/news/2013-10-climate-geological-instant.html qui dit qu’il y a 55 millions d’années, que la quantité de CO2 dans le système climatique a soudainement doublé, probablement suite à un impact d’une (probablement petite) comète.
    À ce moment. la température globale a monté de 5°C en 13 ans alors que les océans se sont acidifiés en très peu de temps.
    Les conditions actuelles sont bien sur différentes, nous n’avons pas encore doublé la quantité de CO2 (actuellement à 400 ppm) par rapport au début de l’ère industrielle (280 ppm à l’époque). Mais nous avons .mis d’autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère : le protoxyde d’azote, les CFC et du méthane.
    Du méthane s’échappe actuellement de l’Arctique en quantité inquiétantes, sans oublier les autres sources dont nos bovins.
    Il ‘est pas impossible que plutôt tôt que tard, qu’on assiste à une hausse subite et importante de la température mienne globale.
    Il apparaît que le rythme à laquelle la température monte s’accélère.

    • Je ne connaissais pas cette étude qui a l’air de présenter des conclusions étonnantes. Ce qui était connu c’était le max thermique du début de l’Éocène. La thèse principale pour expliquer le réchauffement abrupt est celle des clathrates de méthane.

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