Climat

Finalement, le réchauffement a-t-il fait une pause dans les années 2000 ?

Un nouvel article publié par des scientifiques réputés revient sur la fameuse pause climatique des années 2000. D‘après ses auteurs, le ralentissement n’a pas été exagéré et a permis d’améliorer la connaissance du climat.

Oui, le rythme du réchauffement global a bien ralenti au début du 21è siècle. Mais non, l’effet de serre n’est pas surestimé pour autant. C’est la variabilité naturelle qui explique la tendance, d’après un article publié dans Nature Climate Change sous la direction de John Fyfe, spécialiste de la modélisation du climat. Ce ralentissement n’a pas empêché la décennie 2000-2009 d’être la plus chaude des archives. De plus il a été ponctuel s’il l’on en juge par le bond des températures observé depuis 2014.

Température moyenne mondiale sur un an et sur 5 ans (base 1951-1980). Source : NASA GISS.

Température moyenne mondiale sur un an et sur 5 ans (base 1951-1980). Source : NASA GISS.

La médiatisation et les débats parfois tendus autour du changement climatique ont conduit un groupe de scientifiques de premier plan à revenir sur la période controversée du début des années 2000. Entre 1998 et 2012, la hausse des températures a été moins importante que les prévisions des modèles. Pour les sceptiques, cette divergence a été une occasion unique de remettre en cause la réalité du réchauffement climatique. En guise de réponse, certains scientifiques ont estimé qu’il n’y avait pas de tendance à la baisse d’un point de vue statistique. Ou ils ont tout simplement nié la pertinence statistique de ce soit-disant hiatus, jugeant non significative une échelle de temps comme la décennie. Car l’effet de serre se manifeste par une tendance indéniable au réchauffement à long terme. La variabilité  a un poids trop important lorsque l’on considère des échelles de temps réduites. D’autres scientifiques ont quand même cherché à expliquer pourquoi la variabilité naturelle avait contrecarré l’effet de serre sur cette courte période.

C’est à cette dernière catégorie qu’appartiennent les auteurs du nouvel article publié dans la revue Nature Climate Change. Parmi ceux-ci, on trouve des scientifiques aussi réputés que Gerald A. Meehl, Matthew H. England ou Michael E. Mann, que l’on peut difficilement qualifier de sceptiques. Sous la direction John Fyfe, chercheur au Centre canadien de modélisation et d’analyse du climat, l’étude repose notamment sur une analyse des tendances calculées sur des échelles de 15 ans, 30 ans et 50 ans.

Reprenant les données du Met Office, de la NOAA et de la NASA, les scientifiques ont noté un ralentissement du réchauffement – et non pas un arrêt. La tendance des années 2000 sur 15 ans est selon eux moins importante que les tendances calculées sur 30 ans ou 50 ans. Entre 2001 et 2014, le rythme du réchauffement a été moins rapide qu’entre 1972 et 2001, notent-ils. Les auteurs de l’étude ont préféré choisir 1972-2001 pour faire leur comparaison plutôt que la période 1950-1999 choisie récemment par Karl et al. dans un article démontrant l’inexistence d’une pause climatique dans les années 2000. Pour Thomas Karl, de la NOAA, le rythme du réchauffement a été de +0,113°C/décade entre 1950 et 1999 et de 0,116°C/décade entre 2000 et 2014, donc il n’y pas eu de pause. Il faut préciser que l’étude de Thomas Karl prenait en compte une nouvelle analyse des données des températures de surface des océans.  On peut voir ci-dessous le graphique de Karl et al. :

Pas de pause dans le réchauffement climatique : nouvelles données prises en compte par la NOAA

Pas de pause dans le réchauffement climatique : nouvelles données prises en compte par la NOAA.

John Fyfe et ses coauteurs estiment cependant que le choix de la période 1950-1999 par Thomas Karl pose problème. Dans les années 1950 à 1970, l’effet de serre était moins important et les émissions d’aérosols (qui ont un effet refroidissant) étaient en forte augmentation, contrecarrant le CO2. Ils jugent donc plus judicieux de comparer les années 2000 à la période qui débute après la fin du grand hiatus en 1972. Sur la période 1972-2001, le rythme du réchauffement a été d’environ +0,17°C par décennie, à comparer avec les +0,11°C observé par Karl et al. entre 2000 et 2014.

Autre élément intéressant du commentaire publié dans Nature Climate Change : les scientifiques ont passé en revue les différents mécanismes avancés pour expliquer la divergence entre les modèles et les observations. Les recherches sur le hiatus ont notamment permis une meilleure compréhension des variations décennales de l’océan. L’un des événements les plus importants des années 2000 a été l’intensification considérable des alizés, ces vents qui soufflent d’est en ouest à la surface du Pacifique. Associés à un phénomène appelé Oscillation décennale du Pacifique (PDO), ces vents ont contribué de manière substantielle au refroidissement de la température de surface de l’Océan Pacifique, dont l’impact sur le climat mondial est déterminant.

Une étude menée en 2014 par Matthew England avait montré que l’accélération des vents d’est dans les années 2000 – à un niveau sans précédent sur les 100 dernières années – avait permis d’enfouir davantage de chaleur dans l’ouest de l’océan Pacifique, faisant remonter des eaux plus froides à la surface de l’autre côté, à l’est.  Ce renforcement des alizés aurait ainsi refroidi l’atmosphère de 0,1 à 0,2 degrés.

Les prévisions tirées de la moyenne des modèles se basent sur de multiples simulations qui tendent à lisser la variabilité naturelle, d’où une différence avec les observations. Cependant, les modèles (10 sur 262) qui ont retenu comme hypothèse une phase froide de la PDO ont bien simulé le ralentissement des températures du début du 21è siècle, confirmant le rôle de la variabilité naturelle. Gerald Meehl l’a montré dans un article publié en 2014. En outre, certaines études ont fait état d’un enfouissement accru de chaleur dans l’océan pendant les périodes de hiatus.

Phase positive de la PDO (Source : Wikipedia)

Phase positive de la PDO (Source : Wikipedia)

Les auteurs rappellent également le rôle des éruptions volcaniques. Ils  citent notamment les travaux de Susan Solomon, pour qui les aérosols stratosphériques ont annulé un quart du réchauffement dû aux émissions de gaz à effet de serre entre 2000 et 2010. L’impact des petites éruptions volcaniques aurait été sous-estimé. Les très grosses éruptions comme celle du Mont Pinatubo en 1991 ne seraient pas les seules à avoir un impact climatique global, contrairement à ce que l’on pensait auparavant.

Enfin, parmi les autres explications avancées, figure le réchauffement de l’Arctique. Très important depuis 2000, il ne serait pas assez pris en compte par les agences qui calculent la température moyenne du globe. On manque en effet de stations dans le grand nord. Si le réchauffement n’est pas bien capté dans cette région, la moyenne globale est fatalement biaisée. Mais les auteurs de l’étude écartent cette hypothèse car les satellites ont également montré l’existence d’une pause climatique après 1998 malgré leur couverture de l’Arctique. C’est vrai mais cet argument est à relativiser. Kevin Cowtan a établi qu’un indice utilisant les satellites en complément des stations au sol montrait une pause des températures moins marquée.

On peut voir ci-dessous une carte des anomalies de la NASA montrant les écarts de température annuelle entre la période 2000-2014 et 1972-2001. Il apparaît comme évident que la hausse a été le plus prononcée dans l’Arctique et que le Pacifique ouest s’est davantage réchauffé que le Pacifique est, ce qui confirme les analyses de Matthew England, Gerald Meehl et Kevin Cowtan.

Ecart de température entre la période 2000-2014 et 1972-2001. Source : NASA GISS.

Ecart de température entre la période 2000-2014 et 1972-2001. Source : NASA GISS.

 Au final, les auteurs concluent qu’il y a bien eu une tendance au réchauffement moins soutenue dans les années 2000. Cependant, il n’y a pas de quoi y voir un changement significatif, d’autant que les températures ont augmenté nettement depuis 2014. Peut-être un commentaire sur Twitter de Gavin Schmidt, le directeur du NASA GISS, résume-t-il bien le débat : « yes, decadal variability in 1998-2012 period is interesting for it’s own sake ». Traduction : la variabilité naturelle a bien joué sur les températures entre 1998 et 2012, c’est un sujet intéressant en lui-même… Autrement dit : n’y voyons pas un sujet portant sur la sensibilité du climat au CO2.

Au contraire, les obstacles au réchauffement ont été tellement nombreux dans les années 2000, qu’il semble peu sérieux d’utiliser cette période comme un argument relativisant l’impact des gaz à effet de serre. Gerald Meehl, l’un des auteurs de l’article, estime que l’on pourrait être en passe d’assister à l’émergence d’une phase de PDO positive dans le Pacifique. Pour les années 2016 à 2020, le Met Office prévoit une anomalie globale entre +0,70°C et +1,19°C par rapport à la moyenne du 20è siècle. La température à la surface de la terre ne retomberait donc pas sous le niveau de 2014 (+0,72°C) et pourrait être nettement au-dessus de 2015  (+0,84°C), année marquée par un record de chaleur.

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14 réponses »

  1. Salut Johan
    J’ai publié un article sur le même sujet sur le Climatoblogue
    http://leclimatoblogue.blogspot.ca/2015/06/pas-de-pause-la-temperature-va-grimper.html
    J’écris dans un style très différent du tien et je suis convaincu qu’il est aussi essentiel d’alerter la population qui est maintenue dans l’ignorance et/ou la confusion.
    Je n’aime pas propager les mauvaises nouvelles, mais quelqu’un doit bien le faire, non…?
    Mais je voulais surtout te faire connaître cette vidéo parue hier
    Risk From Abrupt Climate Change is Enormous

    C’est de Paul Beckwith, climatologiste à l’Université d’Ottawa au Canada

    Bonne journée chez-toi
    Jack

    • Ok, merci Jack, je vais regarder ca. Concernant l’article de Fyfe, j’insiste bien, ce ne sont pas des inconnus qui l’ont écrit. À mon avis, leur position est plutôt courageuse au vu des critiques auxquels ils s’exposent.

  2. Tu as tout à fait raison.
    Aux USA, la guerre à la science est intense et soutenu par le très puissant lobby d’extrême droite dont les Républicains sont la figure de proue. Il suffit d’être au courant la lutte légale (et des menaces) à l’endroit Michael Mann entres autres.
    Cette extrême droite, très riche et influente, ne veut plus que l’Évolution soit enseignée dans les écoles en le remplaçant par le Créationnisme (et le crétinisme généralisé) ;
    Ils ne veulent plus que les changements climatiques y soient enseignés non-plus sans oublier qu’ils ont une idée bien arrêtée, et différente de la réalité, de l’histoire Américaine dont ils veulent faire la propagande (aucun autre mot ne me vient à l’esprit).
    Il ne faut pas oublier les combats comme celui du Dr. Clair Patterson qui s’est acharné contre l’essence au plomb et ses fabricants ; c’est grâce à lui que le plomb dans l’essence a été retiré.
    C’est la même guerre dans le fond, mais ce sont différentes batailles.
    Et que penser de la décision de la cour Suprême US qui tue les efforts de la lutte contre les changements climatiques et met directement en danger l’avenir de la civilisation?
    Ou encore, des 5,3 mille milliards de $ annuellement remis en subventions directes à l’industrie des combustibles fossiles. Au Canada, c’est 60 milliards qu’on leur donne
    Source : http://www.theguardian.com/environment/2015/may/18/fossil-fuel-companies-getting-10m-a-minute-in-subsidies-says-imf
    J’avais oublier d’inclure le lien du site de Paul Beckwith dans mon précédent commentaire
    http://paulbeckwith.net

    À bientôt 🙂

    • Par rapport à Michael Mann, il a effectivement été attaqué pour sa courbe en forme de cross de hockey largement utilisée pour convaincre du caractère exceptionnel du réchauffement au 20è siècle. Gerald Meehl, qui est un scientifique de tout premier plan, a également dirigé des travaux du GIEC. Dans leur dernière étude en collaboration avec Fyfe, ils reviennent donc sur la pause climatique des années 2000. Ils ont un petit désaccord avec d’autres scientifiques pour savoir si cette pause a réellement existé. Plutôt que de nier l’existence de cette pause, ils semblent plutôt vouloir l’expliquer, tout en précisant bien qu’elle n’a rien d’anormal et qu’elle ne remet pas en cause le réchauffement climatique.
      Quand à Paul Beckwith, je ne le connaissais pas, je n’ai pas vu d’études dont il était l’auteur, mais j’ai cru comprendre qu’il s’intéressait particulièrement à la notion de risque.
      J’ai vu aussi ton blog qui recense l’actualité du changement climatique grâce au lien que tu m’a mis vers un article de Robert Scribbler. Il est particulièrement doué pour l’écriture, et bien qu’il ne soit pas scientifique, je le trouve particulièrement bien informé.

  3. Il est clair que lorsqu’on choisit un échantillon statistique, il faut le faire rationnellement, pas n’importe comment. On sait que le courant el nino réchauffe la planète alors qu’avec la nina, c’est l’inverse. Donc, prendre comme limite inférieure une année à fort el nino (1998) et comme limite supérieure une année la nina (2013), comme le font les éco-sceptiques, c’est stupide ou malhonnête. Il n’y a pas besoin d’être scientifique pour se rendre compte que cela va complètement biaiser les résultats.

    Si on veut être un minimum sérieux, il faut borner l’échantillon par des valeurs comparables. On peut choisir 2 années « la nina », ou 2 années « el nino » d’intensité similaire (par exemple : 1995/2013, ou 1997/2015, ou 1998/2016). Une 2ème possibilité effectivement, c’est de rallonger l’échantillon statistique pour limiter les biais dus aux valeurs extrêmes. Dans les 2 cas, on voit que la « pause » du réchauffement est surtout une illusion liée à la variabilité naturelle.

    • Maignal,
      Cette question d’échantillon statistique est également abordée dans l’article de Fyfe. Effectivement, certains aiment jouer dessus, présentant des graphiques qui débutent en 1998 pour s’achever en 2012. Mais ils sont un peu embêtés aujourd’hui avec les deux dernières années…
      Sinon, comme je l’ai dit dans ma réponse à Jack, les coauteurs du commentaire de Fyfe, Mann et Meehl reconnaissent l’existence de cette pause. Des statisticiens (comme Grant Foster, dit « Tamino ») estiment que cette pause n’a aucune réalité. Mann et Meehl semblent penser que c’est un peu exagéré et rappellent les facteurs naturels qui ont fortement joué dans les années 2000, notamment les alizés déchaînés à la surface du Pacifique.

    • En prenant les relevés satellites pour comparer les record El Nino de1998 et 2016 on arrive à un réchauffement de moins de 0.1°C en 18 ans soit environ 0.5°C par siècle! alors pause ou pas ?

      • Sur les trois premiers mois de 2016, on est à +0,2°C au dessus de 1998, d’après les données satellites RSS :
        1998 Jan 0.5498
        1998 Fev 0.7360
        1998 Mars 0.5852
        Moy jan-mars 1998 : 0,623
        2016 Jan 0.6661
        2016 Fev 0.9792
        2016 Mars 0.8429
        Moyen jan-mars 2016: 0,8294
        Si on prend les stations au sol traitées par la Nasa, il n’y a pas photo :
        Moyen jan-mars 1998 : +0,696
        Moyen jan-mars 2016 : 1,243
        Soit 0,547 au-dessus en 18 ans. Si l’on reprend votre calcul, cela ferait 3°C par siècle.

  4. @Johan Lorck
    Je ne conteste pas, moi non plus, l’existence d’une période de stabilité entre 2000 et 2013. Et j’approuve les efforts des scientifiques qui tâchent d’en comprendre les ressorts.

    Mais je parlerais pas de « pause du réchauffement ». Je trouve cette expression impropre et je lui préfère celle de « variabilité naturelle », neutre vis à vis des effets du forçage radiatif sur les différents milieux (océaniques, dulcicoles, atmosphériques, pédologiques) et des échanges entre ces milieux. Plus en phase aussi avec la survenue de phénomènes cycliques ou aléatoires fréquents à l’échelle de temps considérée (activité solaire et éruptions terrestres modestes, mais ayant une influence sur le climat).

    Du coup, je ne sais pas s’il faut parler de désaccord entre statisticiens et certains climatologues. Il n’y a pas d’incompatibilité entre le fait que la pause n’a aucune réalité statistique, et le fait que des facteurs naturels peuvent tirer momentanément les valeurs à baisse ou à la hausse.

    • Maignal,
      Le commentaire de Fyfe aborde la question sémantique de la pause. Plutôt qu’un « arrêt », une « pause » ou un « hiatus », ils estiment que « ralentissement du rythme du réchauffement », « fluctuation décennale » ou « ralentissement temporaire » seraient des expressions plus appropriées, ce qui est un peu ce que vous observez aussi.
      Mais sinon, il y a quand même un désaccord qui est exprimé dans l’étude de Fyfe. Les scientifiques qui minimisent le ralentissement des années 2000 au prétexte qu’il n’a rien à voir par exemple avec le grand hiatus 1950-1972 oublient un fait essentiel : le forçage radiatif d’origine anthropique a considérablement augmenté depuis. Ils ont donc calculé le rapport entre l’évolution des températures et le forçage radiatif d’origine humaine. Résultat : le ralentissement des années 2000 est comparable au grand hiatus, alors que la période 1972-2001 a un rapport Temp/forçage beaucoup plus élevé. Comme ces auteurs ne sont pas des sceptiques et qu’ils pensent que le CO2 réchauffe bien le climat, ils en déduisent que des facteurs naturels ont beaucoup joué.
      Fyfe a publié son commentaire avec deux grands spécialistes des océans. L’un d’eux, Matthew England, a montré que les alizés avaient été déchaînés pendant les années 2000, encore plus que lors du hiatus 1950-1972.
      L’autre Gerald Meehl, insiste sur le rôle de l’oscillation décennale du Pacifique, qui est aussi liée aux alizés.
      Au bout du compte, Meehl, semble penser que l’on est sur le point d’entrer dans une phase de PDO positive, ce qui est aussi l’avis de son collège Trenberth. Et là, avec un forçage du CO2 encore plus important, plus le concours de la variation, on pourrait voir une possible une accélération du réchauffement climatique. Des chiffres comme +0,4°C par décennie ont déjà été évoqués par une étude du Met Office. A suivre, donc, l’indice PDO dans les prochaines années…

    • Jack,
      Si on peut faire un parallèle entre les deux sujets, face à la désinformation… Fyfe et al. ont déclaré qu’ils savaient que leur étude serait certainement mal interprétée et utilisée de manière fallacieuse, par les sceptiques. Mais cela n’est apparemment pas leur problème, à ce que j’ai lu, ce qui les intéresse c’est de faire de la science.

  5. Bonjour Johan
    Les articles de Rober Scribbler http://robertscribbler.com/ sont très intéressants, et les nombreux commentaires aussi.
    Dans un de ceux-ci Robert explique pourquoi est essentiel de maintenir la comparaison avec 1880 afin d’éviter la confusion.
    Nous en avons d’ailleurs déjà parlé et j’en parle souvent dans mes commentaires sur G+
    J’aime aussi rajouté la référence à 1750 car, encore là, il y a confusion sur le début de l’ère industrielle.
    De plus, le 0,2°C de réchauffement entre 1750 et 1880 est d’origine humaine lui-aussi, mais il est généralement évacué des conversations
    possiblement parce que méconnu.
    Y’a une tempête de neige chez-moi, je vais en profiter pour me reposer un peu.
    Bien content de ne pas avoir d’entrée à pelleter ni d’auto à déneiger 🙂

    Bonne journée à toi
    Jack

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