Climat

Effet de serre et réchauffement climatique

Cet article résume les connaissances actuelles concernant les rapports entre gaz à effet de serre et climat (il sera désormais affiché dans une version plus longue sur la page d’accueil avec un onglet à cliquer). Il se base pour l’essentiel sur les rapports du GIEC et sur d’autres sources dont les références sont indiquées à la fin. L’article aborde les points suivants :

1 – L’effet de serre et le climat

2 – Y a-t-il saturation ?

3 – Que nous disent les archives climatiques ?

4 – Quelle est la sensibilité climatique au CO2 ?

 

1 – L’effet de serre et le climat

Le rayonnement solaire est la source principale d’énergie sur Terre. Le soleil détermine le climat de la Terre en émettant de l’énergie sous la forme d’ondes très courtes, principalement dans la partie visible ou quasi visible du spectre.

La quantité d’énergie qui atteint la couche supérieure de l’atmosphère terrestre chaque seconde par mètre carré de surface faisant face au soleil pendant la période diurne représente environ 1 370 watts. Mais comme l’exposition au soleil n’est pas directe partout, la quantité d’énergie moyenne par mètre carré par seconde à l’échelle planétaire n’en représente qu’un quart (342 watts).

Environ 30% de la lumière solaire qui atteint les couches supérieures de l’atmosphère est réfléchi vers l’espace. Les deux tiers de cette réflectivité proviennent des nuages et des petites particules de l’atmosphère : les aérosols. Le dernier tiers de la lumière du soleil est réfléchi par les zones de la surface terrestre de couleur claire : principalement la neige, la glace, et les déserts.

L’énergie qui n’est pas renvoyée vers l’espace est absorbée par la surface de la Terre et par l’atmosphère. Elle représente environ 240 watts par mètre carré (W/m-2). Afin de compenser l’énergie entrante, la Terre elle-même doit émettre vers l’espace une quantité moyenne équivalente d’énergie. Elle le fait en émettant un rayonnement à grande longueur d’onde. Pour émettre 240 watts par m2, une surface doit être à une température d’environ -19°C. Température beaucoup plus froide que celle qui prévaut à la surface de la Terre : la température moyenne de la surface du globe est d’environ 14°C. La température requise de -19°C se trouve à une altitude de 5 km environ au dessus du sol.

Si la Terre est en moyenne à 14°C et non -19°C, c’est parce que des gaz à effet de serre opacifient partiellement les rayonnements à grande longueur d’onde provenant de la surface. Un gaz à effet de serre est un gaz dont les molécules sont susceptibles d’absorber une partie du rayonnement infrarouge. Les principaux gaz à effet de serre sont la vapeur d’eau et le dioxyde de carbone.

La vapeur d’eau est le gaz à effet de serre le plus abondant dans l’atmosphère, responsable de 60% de l’effet de serre par temps clair. Cependant, les changements dans sa concentration sont le résultat de rétroactions climatiques liées au réchauffement de l’atmosphère plutôt qu’un effet direct des activités humaines.

La production naturelle et l’absorption du dioxyde de carbone (CO2) est réalisée à travers la biosphère terrestre et l’océan. Mais l’humanité a modifié le cycle naturel du carbone en brûlant du charbon, du pétrole, du gaz naturel et du bois depuis le début de la révolution industrielle, au milieu des années 1700. Le CO2 produit par l’utilisation des combustibles fossiles et du bois a une composition isotopique différente de celle caractéristique des autres sources de gaz carbonique dans l’atmosphère, c’est pourquoi on peut affirmer que l’augmentation récente est liée aux activités humaines. La concentration de CO2 atmosphérique est passée de 280 ppm avant l’ère industrielle à près de 410 ppm aujourd’hui.

De ce qui précède, on peut dire que l’équilibre du rayonnement sur Terre peut être modifié de trois manières fondamentales :

1 – modification du rayonnement solaire entrant (occasionné par exemple par des variations au niveau de l’orbite terrestre ou du Soleil lui-même) ;

2 – modification de la fraction réfléchie du rayonnement solaire : l’albédo. Par exemple par des changements au niveau de la couverture nuageuse, des particules atmosphériques ou de la végétation. L’albédo moyen de la Terre de 0,3 : cela signifie que 30% du rayonnement solaire est réfléchi.

3 – modification du rayonnement à grande longueur d’onde émis par la Terre vers l’espace (par exemple par les variations des concentrations de gaz à effet de serre). Le climat réagit à ces modifications directement et indirectement par divers mécanismes de rétroaction.

Si l’un de ces facteurs change de façon significative, l’énergie absorbée sera plus importante que celle émise (ou inversement). La température de la Terre augmentera (ou diminuera) jusqu’à ce qu’un nouvel équilibre soit atteint.

Estimation de la moyenne annuelle et mondiale du bilan énergétique de la Terre. À long terme, la quantité de rayonnement solaire entrant absorbé par la Terre et par l’atmosphère s’équilibre grâce à la Terre et à l’atmosphère qui dégagent une quantité équivalente de rayonnement sortant à grande longueur d’onde. Près de la moitié du rayonnement solaire entrant est absorbé par la surface de la Terre. Cette énergie est retransmise vers l’atmosphère grâce au réchauffement de l’air à la surface (les thermiques) ou par l’évapotranspiration, ainsi que par les rayonnements à grande longueur d’onde qui sont absorbés par les nuages et les gaz à effet de serre. À son tour, l’atmosphère renvoie l’énergie à grande longueur d’onde vers la Terre, ainsi que vers l’espace. Source : Kiehl et Trenberth (1997).

2 – Y a-t-il saturation ?

Certains prétendent qu’il y a déjà tellement de CO2 dans l’air que son effet sur le rayonnement infrarouge est saturé. Selon cette thèse, l’ajout de CO2 aurait d’autant moins d’effet que la vapeur d’eau bloque déjà massivement les rayons infrarouges. Il est vrai que dans le spectre infrarouge, les bandes principales où chaque gaz bloque le rayonnement se chevauchent. Comment l’ajout de CO2 pourrait-il affecter le rayonnement dans les bandes du spectre que H2O a déjà rendu opaque ?

Pour comprendre cette polémique, il faut savoir que tous les gaz atmosphériques ont un mode unique d’absorption d’énergie : ils absorbent certaines longueurs d’onde d’énergie mais sont transparents pour les autres. Pour la vapeur d’eau, la plus forte absorption se produit dans les bandes spectrales aux longueurs d’onde plus longues que 17μm et plus courtes que 8μm environ. Les bandes d’absorption les plus fortes de CO2 sont celles à 15μm et 4,3μm, suivies par des bandes plus faibles autour de 10μm.

On peut voir ci-dessous que les profils d’absorption de la vapeur d’eau (pics bleus) et du dioxyde de carbone (pics roses) se chevauchent sur certaines longueurs d’onde. Le dioxyde de carbone n’est pas un gaz à effet de serre aussi puissant que la vapeur d’eau, mais absorbe l’énergie dans les longueurs d’onde (12-15 micromètres) que la vapeur d’eau ne ferme pas.

co2_h2o_absorption

Source : NASA. (Illustration adaptée de Robert Rohde.)

Si le centre de la bande 15μm est saturé, les ailes du groupe et en particulier les bandes 10μm deviennent dominantes pour déterminer les effets radiatifs et ceux-ci sont loin d’être saturés.

Quoi qu’il en soit, toute saturation aux niveaux inférieurs n’empêcherait pas le CO2 de réchauffer l’atmosphère, puisque ce sont les couches d’où s’échappe le rayonnement qui déterminent l’équilibre thermique de la planète. Or il n’y a pas de saturation à ce niveau. Et la vapeur d’eau ne supplante pas les effets du CO2 car il y a peu de vapeur d’eau dans les hautes régions froides d’où s’échappe l’infrarouge.

La température et la teneur en vapeur d’eau dans la troposphère diminuent rapidement avec l’altitude et la majeure partie de la vapeur d’eau dans la troposphère est donc concentrée dans la zone plus basse et plus chaude.

Au fur et à mesure que le rayonnement infrarouge s’élève couche par couche dans l’atmosphère, le dioxyde de carbone, la vapeur d’eau ou d’autres gaz à effet de serre absorbent un peu d’énergie. Chaque couche d’air rayonne une partie de l’énergie qu’elle a absorbée vers le sol et une partie vers les couches supérieures. Plus haut, l’atmosphère devient de plus en plus mince. Finalement, l’énergie atteint une couche si mince que le rayonnement peut s’échapper vers l’espace.

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Altitude de la perte de chaleur. Source : Skepticalscience.com.

Si l’on ajoute du CO2 dans l’atmosphère, l’endroit à partir duquel la plus grande partie de l’énergie thermique qui quitte finalement la Terre se déplacera vers les couches supérieures. Comme les niveaux plus élevés rayonnent une partie de l’excès vers le bas, tous les niveaux inférieurs jusqu’à la surface se réchauffent.

3 – Que nous disent les archives climatiques ?

Sur le dernier million d’années, la planète a connu de longues périodes froides de 100 000 ans entrecoupées de phases plus chaudes de 10 000 à 20 000 ans. Les recherches ont permis d’identifier deux mécanismes principaux pour expliquer ces variations du climat : la position de la Terre par rapport au Soleil et la teneur de l’atmosphère en CO2.

Les prélèvements dans les calottes de glace de l’Antarctique et du Groenland ont apporté une mine d’informations et ont permis notamment de reconstituer l’évolution des températures. Les scientifiques ont ainsi pu constater qu’elles suivaient fidèlement celle des niveaux de CO2. Les archives glaciaires montrent que les concentrations actuelles de gaz à effet de serre sont les plus élevées depuis au moins 800 000 ans.

CO2 800 000

Concentrations de CO2 et températures de l’Antarctique des 800 000 dernières années (source : NASA)

La corrélation est impressionnante mais une question se pose si l’on observe le timing avec précision : sur la base de ces données de carottes glaciaires antarctiques, les variations de CO2 suivent les changements de température d’environ 600 à 1000 ans…  La hausse CO2 ne serait-il pas une conséquence plutôt qu’une cause des variations ?

En fait, la sortie des glaciations ne s’amorcerait pas grâce au CO2 mais en raison d’un changement de l’orbite terrestre (les cycles de Milankovitch) qui modifie la répartition de l’ensoleillement à la surface de la Terre. L’Arctique est lors de certaines périodes davantage exposé au rayonnement solaire. Le fort réchauffement de l’Arctique lié au forçage solaire entraîne une fonte des glaces de l’hémisphère nord. D’où une réduction de l’albédo : la fonte des glaces amplifie encore le réchauffement car la terre et l’océan renvoient moins les rayons du soleil que la glace ou la neige.

Cette fonte des glaces de l’hémisphère nord affaiblit la circulation de l’océan Atlantique avec un apport massif d’eau douce. L’eau de fonte glaciaire est douce et ne plonge pas comme l’eau salée, ce qui ralentit le « tapis roulant océanique ». Le ralentissement de la circulation océanique prive les hautes latitudes de la chaleur venue des Tropiques tandis que l’Antarctique se réchauffe.

Lorsque l’océan austral se réchauffe, la solubilité du CO2 dans l’eau diminue. Cela conduit les océans à relâcher plus de CO2 dans l’atmosphère. Ce dioxyde de carbone réchauffe alors uniformément la planète, parachevant la sortie de l’ère glaciaire.

Le réchauffement moderne est déclenché par le CO2, c’est toute la différence. Le point clé, aujourd’hui, est donc la sensibilité climatique au CO2.

4 – Quelle est la sensibilité climatique au CO2 ?

La réponse brute à un doublement de la concentration de CO2 est de 1,2 °C. Mais avec les rétroactions, cette valeur peut être augmentée, on parle de sensibilité climatique.

Les scientifiques du climat utilisent diverses sources pour estimer la sensibilité climatique : l’histoire des variations de température tirées des observations instrumentales (depuis 150 environ), les données paléoclimatiques ou encore les modèles.

Les auteurs du dernier rapport du GIEC affirment qu’un doublement des niveaux de dioxyde de carbone amènera probablement une hausse la température mondiale de 1,5° C à 4,5 °C par rapport aux températures préindustrielles. Le processus complet pourrait prendre des centaines d’années. C’est la sensibilité climatique à un doublement du CO2. Il s’agit donc de la hausse de température obtenue une fois que toutes les rétroactions auront agi.

Pour comprendre ce calcul, il faut rappeler que les scientifiques utilisent la notion de « forçage radiatif » pour mesurer la différence entre l’énergie radiative reçue et l’énergie radiative émise par le système climatique. Ce « forçage » est mesuré en Watts par mètre carré (W m-2). Les climatologues convertissent ainsi l’impact des gaz à effet de serre atmosphériques et de l’albédo en changement équivalent de rayonnement du soleil.

Les variations liées à l’irradiance solaire sont d’environ 0,25 W m-2 (ce type de variation n’a rien à voir avec les changements de la position de la Terre par rapport au soleil). Nous allons voir que le CO2 peut avoir un impact beaucoup plus important aux échelles de temps qui nous intéressent.

solar forcing

Irradiance solaire depuis l’ère des satellites. L’énergie solaire reçue en moyenne est de ~240 W/m2, donc le chiffre est à diviser par quatre, soit ~0.25 W/m2. (Credit: NASA/GISS).

Par exemple, si l’atmosphère contient 400 ppm de CO2, ajouter 82 ppm supplémentaires de CO2 équivaut à une hausse de l’énergie du soleil de 1 W m-2. Depuis l’ère préindustrielle, la concentration de CO2 est passée de 280 ppm à près de 410 ppm aujourd’hui, soit un forçage de 2 W m-2, huit fois plus important que les variations naturelles dues au soleil.

La relation entre le dioxyde de carbone et le forçage radiatif est logarithmique : des concentrations accrues ont un effet de réchauffement progressivement plus petit.

Pour calculer le forçage radiatif, l’équation utilisée dans les rapports du GIEC est la suivante : ΔF = 5.35 ln (C/Co)

« ΔF » correspond au forçage radiatif en Watts/m2 ; «C» est la concentration de CO2 atmosphérique, et «Co» est la concentration de CO2 de référence.

Par exemple, avec un passage de 280 à 410 ppm, on obtient l’équation suivante :

ΔF = 5.35 ln (410/280) = 2 W m-2

Voici un tableau d’équivalence entre concentration de CO2 et forçage radiatif :

CO2 ppm

La sensibilité climatique est l’estimation de la sensibilité du climat à l’augmentation du forçage radiatif. On peut l’exprimer par l’équation suivante :

ΔT = λ * ΔF

Où « ΔT » correspond à l’augmentation de la température ; « λ » est la sensibilité climatique ; « ΔF » le forçage radiatif en Watts/m2.

Le dernier rapport du GIEC estime que la sensibilité climatique se situe entre 0,54 et 1,2°C /(W/m2).

Avec le forçage actuel (2 W m-2), on obtiendrait donc la hausse de température suivante :

ΔT = λ * ΔF = (0,54 à 1,2)*2 = 1,08 à 2,4°C.

 

Mais comme les températures ne dépendent pas du seul CO2, d’autres paramètres et sont à prendre en compte, notamment le méthane, les autres gaz à effet de serre, les aérosols, etc… On peut voir ci dessous une synthèse des différents forçages présentés par le GIEC :

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Forçage radiatif par rapport à 1750 ( W/m2). Source : GIEC AR5.

Pour les échelles de temps de 50 à 100 ans, il faut parler de « réponse climatique transitoire », ou « transient Climate Response » (TCR) en anglais. La TCR n’est pas la réponse climatique totale mais de l’augmentation de la température au moment où le doublement de la concentration de CO2 est atteint. Il ne faut pas confondre cette réponse climatique transitoire à la sensibilité climatique (Equilbrium Climate Sensitivity, ECS) qui représente l’élévation atteinte lorsque les températures se seront totalement stabilisées, ce qui intervient plus tard.

Le dernier rapport du GIEC indique que la TCR se situerait dans une fourchette de 1°C à 2,5°C pour un doublement de la concentration de CO2. Mais il est difficile de déterminer avec précision la réponse climatique en raison de certaines incertitudes, notamment les rétroactions liées aux nuages.

Sources :

GIEC – The physical science basis, 2013

NASA – Climate forcings and global warming

NASA – Earth’s energy imbalance

RealClimate – A saturated gassy argument

SkepticalScience – Is the CO2 effect saturated ?

Jean-Louis Dufresne et Jacques Treiner – L’effet de serre atmosphérique : plus subtil qu’on ne le croit !

Feng He et al. – Northern Hemisphere forcing of Southern Hemisphere climate during the last deglaciation

Jeremy D. Shakun – Global warming preceded by increasing carbon dioxide concentrations during the last deglaciation

Bruce Parker – Radiative Forcing, Climate Sensitivity, and Global Warming

Skepticalscience – How sensitive is our climate ?

 

167 réponses »

  1. C’est une très bonne synthèse qui reprend fidèlement tous les arguments de ceux qui croient à un réchauffement anthropique, c’est effectivement toute la démonstration du GIEC qui a été répétée dans les revues conventionnelles destinées au public; mais ces mécanismes sont décrits de manière uniquement qualitative et en dehors du « calcul » de la sensibilité en log et du bilan classique des flux il n’y a aucune démonstration quantitative. Avec ce type de démonstration on peut croire ou ne pas croire selon ses connaissances et selon son sentiment général sur les effets de la « civilisation ».
    J’ai été longtemps convaincu par ces arguments jusqu’à ce qu’après de nombreuses années de lectures de publications, après avoir constaté que la température globale reste sur un « plateau » depuis les observations satellites, en détectant des informations visiblement fausses , j’en suis arrivé à penser que le paradigme de base, l’Effet de Serre du CO2″ est mal interprété.
    Comme je le disais, la liste des scientifiques sceptiques (sur Google) est tellement importante qu’on ne peut plus dire que les sceptiques sont de dangereux inconscients; j’ai donc décortiqué les nombreux écrits publiés avec les deux visions opposées et il faut bien reconnaître que les comparaisons sont extrêmement délicates car les démonstrations quantitatives exigent une compréhension fine des phénomènes physiques et chimiques invoqués. De plus les démonstrations portent souvent sur des points particuliers et je n’ai pas encore trouvé de démonstration globale faisant un bilan pondéré des phénomènes qui semblent conforter chaque hypothèse.
    J’ai donc commencé par extraire de cette masse de données, ce qui est démontré et ce qui ne l’est pas, en commençant par les faits paléoclimatiques qui sont les plus faciles à recenser. La question première étant : sommes nous dans une configuration exceptionnelle par rapport au passé plus ou moins lointain ? Si tel est le cas, effectivement on peut soupçonner une cause humaine et chercher le vecteur de ce changement brutal. Dans le cas contraire, si les changements dénoncés rentrent dans le domaine des fluctuations du climat, alors cette recherche d’un coupable n’a aucun sens. Dans ce raisonnement purement de bon sens, il fait savoir que la climatologie est très balbutiante et que la connaissance des grands phénomènes thermodynamiques qui jusque là maintiennent la stabilité de la Terre sont très mal connus et qu’en conséquence il faut prendre toutes ces informations avec la plus grande méfiance et avec un esprit critique (je suis d’autant plus méfiant que je suis confronté à de telles erreurs dans des domaines que je connais mieux).
    Tout cela pour dire que pour apporter des contradictions sérieuses et objectives à Monsieur Lorck il faut du temps et de la pédagogie: les participants à ce blog n’ont pas tous la même culture scientifique et si on reste dans le qualitatif on ne sort pas de débats non argumentés qui entraînent un climat d’affrontements aveugles. J’ai déjà énoncé quelques points de réflexion et je me suis fait insulter …alors je ne sais pas encore si je vais me lancer dans cette tâche perdue d’avance et qui me demanderait beaucoup de travail pour trier les données compréhensibles et incontestable pour les niveaux de connaissances de chacun (je ne porte aucun jugement sur le niveau de culture, je ne suis pas compétent en Médecine et il ne me viendrait pas à l’idée de contester sur un plan scientifique, par contre je peux constater et avoir un avis sur des faits établis).
    A ce niveau de discussion impartial et objectif je peux affirmer que les conditions climatiques ne sont absolument pas inédites et qu’au contraire elles sont très stables par rapport aux forts bouleversements des passés récents et passés. Cette stabilité assurée depuis 4 milliards d’années montre que le « système » est robuste et que les minuscules perturbations humaines n’ont aucune influence sur la stabilité atmosphérique. Les données SCIENTIFIQUES sont très abondantes et incontestables et concernent les époques historiques et les périodes du Tertiaire et du Secondaire (déplacement des continents, volcanisme, Températures, CO2, CH4, H2O, faunes, flores …quantité de matière vivante, CHRONOLOGIES, civilisations, données agricoles, …des documents écrits et agrémentés de courbes.
    Chacun peut faire ce travail critique préalable à tout avis sur le bien fondé de la panique répandue par « les réchauffeurs », Google est un outil qui permet de TOUT savoir avec des questions simples comme « le climat du Moyen Age, le climat du Tertiaire, le climat méditerranéen au Messinien, …).
    Lorsque ceux qui veulent émettre un avis à partir de ce bilan personnel objectif se sentiront informés, alors seulement on pourra discuter sans passion de la réalité et des explications scientifiques crédibles :
    J’avoue que de mémoire je ne peux pas quantifier et donc contester formellement l’affirmation de Monsieur Lorcq selon laquelle TOUT l’excédent du CO2 (isotope) est d’origine humaine (combustion) ce qui voudrait dire que cet isotope ne rentre pas dans le cycle du carbone ??? Or la Nature ne distingue pas ces 2 isotopes et comme les quantités anthropiques sont faibles au regard des échanges naturels (j’ai en tête 0.1 à 2 % par an …avec des persistances égales pour les 2 isotopes) ??? je vais vérifier …mais ça me paraît invraisemblable. Pour la saturation du CO2, les bandes latérales ne jouent aucun rôle appréciable, les bandes d’absorption autour de 15 µm sont saturées par H2O ((+ CO2) pour moins d’un km d’air (publications déjà envoyées avec simulations HITRAN) pour l’émission du rayonnement à partir de températures basses c’est évidemment vrai mais l’interprétation est fausse pour des raisons que j’ai déjà évoquées au niveau des sphères de température et surtout en interprétant mal les températures de brillance détectées par les satellites (très subtil et erreur dénoncées par les concepteurs des capteurs), le schéma des rayonnements simpliste donné par Monsieur Lorcq est un schéma grand public qui a été contredit et abandonné dans les publications depuis que le modèle de la vitre de serre s’est révélé absolument faux (cette représentation privilégie le rayonnement alors que dans la Troposphère c’est la convection qui est le mode majeur de transmission de la chaleur). De plus le rayonnement renvoyé par le CO2, l’effet de feed back est le mécanisme qui est contesté (la loi de Kirschoff ne s’applique pas aux mélanges de gaz en mouvements et il ne faut pas confondre bilan des rayonnements et bilan thermique qui est seul régi par le 2 éme principe- c’est très subtil et beaucoup de sceptiques ont utilisé cet argument à tort en l’appliquant au rayonnement et pourtant c’est intuitif), donc considérer qu’il existe et le chiffrer à partir du bilan qu’on souhaite c’est prendre l’hypothèse pour la preuve. Je ne vais pas reprendre les arguments qui ont provoqué les nausées de Goupil (le renard n’est rusé que dans les fables …). Vérifiez d’abord si nous sommes dans une marmite …après on pourra raisonner.

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    • Bourdeau,
      « la liste des scientifiques sceptiques (sur Google) est tellement importante qu’on ne peut plus dire que les sceptiques sont de dangereux inconscients » : C’est faux, du moins si vous parlez des scientifiques.

      « sommes nous dans une configuration exceptionnelle par rapport au passé plus ou moins lointain ?  » : la réponse est oui, un forçage aussi important et une variation si rapide, liée aux activités humaines, est sans précédent.

      « je peux affirmer que les conditions climatiques ne sont absolument pas inédites et qu’au contraire elles sont très stables par rapport aux forts bouleversements des passés récents et passés. Cette stabilité assurée depuis 4 milliards d’années montre que le « système » est robuste et que les minuscules perturbations humaines n’ont aucune influence sur la stabilité atmosphérique » : c’est faux. Le climat a fortement varié depuis 4 milliards d’années pour des questions de puissance du soleil, de position de la Terre, de celle des masses continentales, des gaz à effet de serre… Mais là on parle de fluctuations de très long terme. Par exemple, la position de la Terre par rapport au soleil ne sera pas bouleversée dans les années à venir… Ni la position des continents…

      « je ne peux pas quantifier et donc contester formellement l’affirmation de Monsieur Lorcq selon laquelle TOUT l’excédent du CO2 (isotope) est d’origine humaine (combustion) » : nous vous ne pouvez pas car cela a été parfaitement démontré.

      « Pour la saturation du CO2, les bandes latérales ne jouent aucun rôle appréciable, les bandes d’absorption autour de 15 µm sont saturées par H2O » : c’est faux, du moins selon la NASA, dont vous remettez donc en cause l’expertise en matière de données issues des satellites.

      « Le schéma des rayonnements simpliste donné par Monsieur Lorcq est un schéma grand public qui a été contredit et abandonné dans les publications depuis que le modèle de la vitre de serre s’est révélé absolument faux (cette représentation privilégie le rayonnement alors que dans la Troposphère c’est la convection qui est le mode majeur de transmission de la chaleur) » : ce schéma n’a nullement été abandonné ou contredit. Et votre affirmation est fausse. D’après la Nasa, je cite : « The atmosphere directly absorbs about 23% of incoming sunlight, and the remaining energy is transferred from the Earth’s surface by evaporation (25%), convection (5%), and thermal infrared radiation (a net of 5-6%). The remaining thermal infrared energy from the surface (12%) passes through the atmosphere and escapes to space.  » En outre, le schéma n’est pas basé sur la vitre de serre (dont l’analogie a le mérite de faire comprendre le phénomène du rayonnement infrarouge).

      « De plus le rayonnement renvoyé par le CO2, l’effet de feed back est le mécanisme qui est contesté (la loi de Kirschoff ne s’applique pas aux mélanges de gaz en mouvements et il ne faut pas confondre bilan des rayonnements et bilan thermique qui est seul régi par le 2 éme principe- c’est très subtil et beaucoup de sceptiques ont utilisé cet argument à tort en l’appliquant au rayonnement et pourtant c’est intuitif) »…
      Encore faux, l’atmosphère absorbe le rayonnement thermique à cause des gaz à effet de serre, et émet également un rayonnement thermique dans toutes les directions. C’est démontré puisque cette émission thermique est mesurée à la surface et aussi depuis l’espace. La surface de la Terre reçoit des radiations de l’atmosphère et du Soleil.

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      • Bourdeau,

        Si de « très » nombreux scientifiques ont démontrés que :
        – « l’Effet de Serre du CO2 est mal interprété »
        – « que les conditions climatiques ne sont absolument pas inédites et qu’au contraire elles sont très stables »
        – « que seul 0.1 à 2% de l’excédent du CO2 est d’origine humaine »
        – « bandes d’absorption autour de 15 µm sont saturées par H2O  »
        ect…

        pourquoi ne publient-ils pas dans une revue à comité de lecture un démenti sonnant et trébuchant de la théorie actuelle ? Voir même une autre théorie aussi cohérente que l’actuelle capable d’expliquer les observations (températures, recul des glaciers et des inlandsis ect…) ?

        Car pour le moment, en dehors d’émettre des doutes et de déconstruire les propositions des autres scientifiques, il n’y a pas grand chose de constructif. On peut admettre que la théorie actuelle comporte des éléments peu robustes, voir même des erreurs, mais si tout doit être faux, pourquoi personne n’est capable d’expliquer autrement les observations?

        Sinon, merci M Lorck pour cet article, qui mérite effectivement de rester toujours visible.

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    • Vous devriez faire de la politique:

      « A ce niveau de discussion impartial et objectif je peux affirmer que les conditions climatiques ne sont absolument pas inédites et qu’au contraire elles sont très stables par rapport aux forts bouleversements des passés récents et passés. »

      Donc, il y a eu de forts bouleversements par le passé. D’accord avec vous

      « Cette stabilité assurée depuis 4 milliards d’années montre que le « système » est robuste et que les minuscules perturbations humaines n’ont aucune influence sur la stabilité atmosphérique. »

      Donc, depuis 4 milliards d’années, il y a stabilité , c’est-à-dire pas de bouleversement.

      Tout et son contraire dans le même paragraphe.

      Pour information, on parle de changements qui se déroulent en quelques siècles et non pas en millions d’années. Quant à la stabilité, combien d’extinctions de masse dans votre passé stable?

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    • « J’avoue que de mémoire je ne peux pas quantifier et donc contester formellement l’affirmation de Monsieur Lorcq selon laquelle TOUT l’excédent du CO2 (isotope) est d’origine humaine (combustion) ce qui voudrait dire que cet isotope ne rentre pas dans le cycle du carbone ??? Or la Nature ne distingue pas ces 2 isotopes et comme les quantités anthropiques sont faibles au regard des échanges naturels (j’ai en tête 0.1 à 2 % par an …avec des persistances égales pour les 2 isotopes) ??? je vais vérifier … »

      Vous parliez des proxies pour la reconstitution des conditions paléoclimatologiques alors vérifiez bien avant de balancer cela à répétition sur ce blog : la photosynthèse a une affinité avec l’isotope le moins lourd et selon le type de plante (C3 ou C4, C4 plus abondante dans les zones géographiques aux conditions plus extrêmes). Et par conséquence, le règne animal peut être marqué par ce rapport (selon la mobilité), ainsi que le CO₂ dissout dans les océans.
      D’autre part, il n’est nullement dit que TOUT provient de la combusion ou des différents relargages des résidus fossiles. La déforestation et la perte continue de la matière organique sous les parcelles agricoles depuis des siècles n’est pas neutre dans le calcul final. Il y a plus de 12000 ans, ne demandez pas ce qu’il y avait à la place des champs.

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  2. Bonjour, Et merci pour cet article éclairant, intéressant et abordable. C’est remarquable. Je l’ai cité explicitement dans l’annuaire de mon blog (qui comprend le vôtre depuis longtemps). Bien sincèrement, Dominique Clerc
    http://www.jefaismatransition.com (http://www.jefaismatransition.com)
    Page Facebook (https://www.facebook.com/Je-fais-ma-transition-1388547011240935/) 1 mars 2018 01:25 « global-climat » <

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  3. Afin de ne pas tourner indéfiniment dans le bocal voici quelques données qui permettent d’éviter de comparer des petits pois et des billes de plomb :

    – Naissance de la terre environ 4.54 MM d’années

    – Irradiance il y a 4 MM environ 65 à 75% de l’irradiance actuelle avec spectre décalé dans l’UV, taux de CO2 probablement 20 fois le taux actuel de plus de 400ppm, pas ou quasiment pas d’oxygène libre (http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2006JE002784/full)

    – Première traces de vie il y a 3.8 MM (stromatolites = cyanobactéries) qui oxydent le fer et précipitent les carbonates (premiers sédiments) et vont finir par saturer l’océan en oxygène tout en baissant le pH acide du milieu océanique.

    – Vers 2.2 MM début du dégazage massif de l’oxygène océanique dissout à saturation, les stromatolites sont toujours la forme de vie très dominante, aucune forme de vie même végétative à la surface solide.

    – Vers 650 M d’années apparitions des premiers invertébrés marins qui entrent en compétition avec les stromatolites, le taux de CO2 atmosphérique est toujours 10 à 15 fois le taux actuel. Soupçons de formes de vie végétales terrestres, mais aucune preuve.

    – Vers 450 M d’années apparitions des premiers vertébrés marins, preuves de vie végétale à la surface solide. L’irradiance solaire est environ 95% de celle actuelle, le taux de CO2 environ 4000 ppm, le taux d’O2 environ 12% (contre 21% actuellement), la température estimée des océans dans les zones de vie est supérieure à 30°C et la température atmosphérique 20 à 22°C en moyenne (http://www.insu.cnrs.fr/node/5864)

    – Vers 350 M apparition de la première faune terrestre, le taux de CO2 décroît pour atteindre un ordre de grandeur comparable à l’actuel, le taux d’O2 croît pour atteindre un taux comparable à l’actuel, la température moyenne décroît pour atteindre une température comparable à l’actuelle.

    – Entre 350 et 6 M d’années (apparition de l’ancêtre de l’homme), le CO2 passe par un pic à 2000 ppm vers 210 M d’années, l’O2 passe par un creux à 12% (grande extinction Trias-Jurassique), température moyenne estimée 24 à 26°C.

    – Depuis 800 000 ans (apparition de l’homme moderne il y a 200 000 ans ), successions régulières et stables de phases glaciaires (185 ppm de CO2 +/- 15 ppm, température moyenne d’environ 8°C) et inter-glaciaires (280 ppm de CO2 +/-20 ppm, température moyenne de 14°C). En phase glaciaire, le niveau des océans est environ 120 m en dessous du niveau (transfert de l’eau dans une épaisse calotte glaciaire recouvrant l’hémisphère nord). Vitesses de transition de phase glaciaire -> inter-glaciaire en moyenne 1-2 ppm CO2/100 ans, 0.06-0.12 °C/100 ans. Vitesses de transition de phase inter-glaciaire -> glaciaire deux à trois fois plus lentes.

    – Depuis 150 ans, augmentation du taux de CO2 atmosphérique de 280 à 408 ppm (en 2018), environ +1.15°C d’augmentation de température et environ 35% de la faune et de la flore en cours d’extinction. Irradiance solaire en augmentation de moins de 0.1%. Fonte globale des calottes glaciaires et inlandsis (https://climate.nasa.gov/vital-signs/land-ice/) et élévation du niveau marin d’environ 20 cm (dont une majeure partie due à une dilatation océanique).

    – Depuis 15 ans, environ +2 ppm CO2/an, environ +0.1 à 0.15°C/10 ans, baisse de l’irradiance solaire.

    Selon la forme de vie dont vous faites partie, merci de choisir la période de comparaison adéquate.

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  4. Monsieur Lorcq vous dites que le nombre de scientifiques sceptiques est négligeable, vous pouvez tous chercher sur Google la liste actualisée de ces contradicteurs éclairés et vous constaterez par vous -mêmes que c’est tout le contraire; en plus vous remarquerez que ces contradicteurs sont en grande majorité des physiciens et des chimistes et que leur expertise est beaucoup plus crédible que l’avis des économistes ou des écologistes dont les recherches partent de l’hypothèse d’un changement climatique (et pourtant ils sont comptabilisés parmi les experts).
    Goupil, ce que vous dites est PARFAITEMENT EXACT, sauf pour la cause de l’extinction des espèces.
    J’en déduis donc que depuis 4 milliards d’années la Terre a subi des perturbations considérables, notamment concernant les quantités de Gaz à effet de Serre ET POURTANT il n’y a eu aucun emballement (Parmantier vous confondez perturbation et réponse du système, vous raisonnez à l’envers). Donc j’en déduis que le « système » est robuste, c’est une constatation évidente et la vie a pu se répandre comme vous le résumez …Sur ce plan nous ne sommes pas en contradiction et il n’est nul besoin d’avoir des connaissances pointues pour parvenir à ce raisonnement logique : des facteurs de croissance du CO2 bien au delà du facteur 2 supposé possible pour l’activité humaine et pourtant le système reste à l’état d’équilibre (c’est vrai au moins depuis le Cambrien et ça reste vrai jusqu’à ces jours), donc il est robuste vis à vis de la perturbation CO2.
    Par contre vous insinuez que la disparition de 35 % des êtres vivants est la cause du réchauffement actuel …Alors là c’est de l’abus, à la fois sur la quantité et sur la cause; j’ai moi-même décrit plus de 20 espèces d’arthropodes nouveaux et même plusieurs genres et j’affirme que cette « preuve » est totalement fausse –> la faune et la flore restent insensibles à des différences de températures infimes, seule la sécheresse a une forte influence et ce n’est pas le cas de nos jours. On ne connaît pas le nombre d’espèces actuelles et passées et on ne peut pas évaluer celles qui ont disparu en raison de modifications climatiques (je ne parle pas du massacre de certains vertébrés par l’homme). Sur cet aspect je peux être intarissable …mais pas forcément convainquant pour ceux qui refuses d’entendre.
    La dilatation des océans reste cohérente avec la remontée globale des températures depuis 10 000 ans et on n’observe aucune accélération par rapport à des repères identifiés dans le passé. Certains disent que s’il y avait un doute scientifique des publications démontreraient que le CO2 n’a aucun effet en raison de sa saturation! Or ces publications existent je vous avais envoyé l’une des plus accessible, vous l’avez rejetée), sur ce point les simulations (Hitran) sont incontestables. Donc si en doublant le CO2 l’absorption est saturée alors si on rajoute quelques ppm cela restera saturé. Quant au recouvrement des bandes d’absorption il faut tenir compte des proportions (Loi de Beer_Lambert, ce qui n’est pas le cas du spectre donné par Monsieur Lorcq). La preuve que cet effet CO2 (et oui Monsieur Lorcq, tenez-vous au courant) est remis en cause est que même des défendeurs de l’Effet de Serre font maintenant l’hypothèse de mécanismes moins critiquables, notamment que l’effet radiatif est repoussé en altitude …et essayent de trouver une explication à la baisse de température constatée dans la basse Stratosphère …Je me suis déjà exprimé la dessus. Les recherches les plus solides sur cette situation soupçonnent que l’ozone stratosphérique est la cause des fluctuations du climat car sa concentration dépend de la variation de l’activité solaire via les UV …c’est en effet une réaction exothermique qui est assez forte pour faire passer la température de la Tropopause de – 56°C à 0°C en haut de la Stratosphère …Quant aux histoires de fonte des glaces des pôles nous n’avons pas assez de recul pour savoir si les 1° d’augmentation depuis le petit age glaciaire sont en corrélation avec les fluctuations observées; d’après les modèles initiaux il ne devrait plus y avoir de glace arctique l’été, or même après ce EL NINO particulièrement fort (indépendant de CO2) l’écart par rapport à l’extension moyenne depuis 1980 reste faible et va probablement être récupéré dans les prochaines années (voir les images satellites et les courbes de températures annuelles depuis 1950). Quant aux phénomènes « extraordinaires », les comptabilités officielles ne montrent pas du tout d’accroissement (accessibles sur Google). Ce n’est pas parce que les médias insistent sur tout événement dramatique que leur importance augmente.
    Alors restons objectifs, depuis 1986 (date des observations crédibles) quels sont les données qui peuvent accréditer un rôle catastrophique du CO2 anthropique ? Pour moi RIEN !!! ni au niveau des faits ni au niveau des explications scientifiques. Je ne prétends pas avoir une explication pour tous les phénomènes naturels mais j’ai l’esprit assez objectif pour déceler ce qui est faux, ce qui est vrai et ce qui reste inexpliqué. Ce ne sont que les « modèles » qui influencent la crédibilité de ceux qui pensent que la Civilisation représente un danger pour la Vie …Le temps passe et comme je suis ces pronostics depuis 10 ans, il me semble que ce catastrophisme a de plus en plus de « plomb dans l’aile » …j’attends les mesures satellites de la température globale de février pour voir si la Nina est en train de contre-balancer l’effet NINO de l’années passée (tous les réchauffeurs ont crié que la température avait grimpé de 1° …ce qui n’est pas faux, mais en oubliant de préciser que c’était temporaire …il y a visiblement une volonté d’affoler …mais pourquoi ? Voir UAH-RSS et surtout l’avis de Roy Spencer …
    bien sûr les « réchauffeurs » le contestent.

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    • Je n’ai rien prétendu sur les causalités dans mon précédent post, j’ai simplement essayé de résumer le plus synthétiquement possible les données très globales de l’évolution du climat et de la biosphère terrestre depuis son apparition. Ce résumé de 4.5 MM d’années (si tant est qu’on puisse résumer une période si longue) montre la très grande variabilité des indicateurs bio-physiques (insolation, composition atmosphérique, biosphère) et il me semble qu’établir un parallèle entre la situation actuelle et n’importe quelle période précédent les 800 000 dernières années relève du biais cognitif. Je suis comme vous convaincu que la biosphère a joué un rôle majeur afin d’éviter que la Terre ne devienne une Mars bis, mais cela ne dit rien sur la rapidité/gravité des changements actuels pour l’humanité ; mon résumé parle de millions voire de milliards d’années soit 4 à 7 ordres de grandeurs de différence avec la période qui nous intéresse.

      Concernant la physique atomique que je crois vous maîtrisez bien mieux que nous, je sais simplement que Hitran (High Resolution Transmission) est effectivement utilisé pour calculer le forçage radiatif atmosphérique (il est la base de données spectrométriques du modèle Modtran, MODerate resolution atmospheric TRANsmission)…dans les études recensées par le GIEC !

      Je comprends que vous estimez que le modèle n’est pas appliqué avec de bonnes conditions au limites (vous souhaitez l’appliquer aux 10 premiers km d’atmosphère et pas après), mais je ne vois toujours pas la démonstration formelle que la transmission d’énergie sur toute la colonne d’air par absorption-ré-emission en particulier du rayonnement IR ne puisse pas s’opérer (avec ré-emission dans toutes les directions pour chaque tranche discrétionnaire).

      Si je simplifie à l’extrême, la couche de 10km absorbe 100% du spectre IR terrestre, en ré-emet 50% vers le sol et 50% vers le haut, la couche supérieure absorbe ces 50% et en ré-emet 25% vers le haut et 25% vers le bas, la couche basse de 10km ré-absorbe ces 25% et ré-emet 12.5% vers le bas et 12.5% vers le haut, etc… Certes il faut en réalité intégrer ce phénomène sur la totalité de la hauteur de la colonne d’air en considérant la variation de la composition atmosphérique, et surajouté le phénomène convectif, mais quel est le problème ? Pour le moment les seuls modèles informatiques contradictoires que j’ai pu voir sont du codage gnu linux complètement bidon de 50 à 100 lignes quand au début des années 90 le Cray One de Normal Sup tournait plein pot des nuits entières sur quelques milliers de lignes de code en C++ de modèle atmosphérique. Etant donné que ma passion perso est le codage, ne pas hésiter à me transmettre n’importe quel modèle qui vous semble pertinent.

      Pour la réponse du système climat qui devrait être exponentielle afin de prouver ou non le rôle du CO2, vous admettez vous même qu’il existe un certain nombre de mécanismes tampons que sont principalement les océans et la biosphère, donc merci à eux d’empêcher une réponse de 1 pour 1 non ? Or tout mécanisme de régulation a ses limites (taille du tampon, vitesse de réponse), cela n’est donc pas du tout en contradiction avec le modèle variation du CO2->réponse partielle/retardée en T°C.

      Enfin pour le soit disant catastrophisme des scientifiques, pourriez-vous avoir l’amabilité de faire l’effort de citer/sourcer vos dires comme nous essayons tous de le faire ici (attention de ne pas confondre sensationnalisme journalistique et publications scientifiques…) ? Il me semble que cela constituerait une marque de respect envers vos interlocuteurs.

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      • Je réponds rapidement à Goupil …car je vais passer à autre chose ce soir:
        Arrêtez de me demander mes sources je vous ai déjà dit qu’on peut trouver tout et son contraire et je REFUSE de perdre un temps considérable à vous transmettre tout ce que j’ai stocké depuis 10 ans …je sais que je ne convaincrai personne d’abord parce que scientifiquement c’est trop compliqué et surtout parce que vous seriez obligés comme moi de trier ces longs articles contradictoires …faites le ça vous occupera plusieurs heures par jour. Dans le cas contraire, contentez-vous de tier les données diverses pour en évaluer la crédibilité …Je vous ai déjà dit que le feed back est impossible près du sol et que lorsqu’il n’y a plus de pression (de molécules) il existe mais la moitié concernée (c’est bien moins en raison de la dispersion ..et de l’effet cosinus qui limite à 60° l’angle solide utile ….bref admettons MAIS à cette altitude (la Stratosphère) la quasi totalité de l’infrarouge a été thermalisé …Comme me dit mon fils ingénieur, tu es c… de discuter il suffit de rappeler le 2 éme principe : l’atmosphère ne peut pas réchauffer la Terre, plus froide …toutes les histoires de la Terre qui se réchauffe elle-même sont absurde …c’est tellement évident! La théorie du GIEC revient à dire que le meuble devant le radiateur réchauffe ce radiateur puisqu’il envoie un rayonnement vers ce dernier !!! C’est vrai tout objet au dessus du zero absolu émet un rayonnement dans tout l’espace mais cela ne signifie pas qu’il réchauffe les parties plus chaudes que lui, à ce compte la Terre devrait chauffer le Soleil, puisque son rayonnement se transmet dans le vide sidéral. Je l’ai redit en ne faisant appel qu’à l’addition et pourtant ça ne veut pas rentrer …il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Malgré tout le respect que j’ai pour vous ne comptez pas sur moi pour faire un cours et donc vous citer toutes les publications SCIENTIFIQUES que je connais, c’est votre problème. Vous ne voulez parler que des 800 000 dernières années, pourquoi cette limite? de toute façon ça ne change rien au raisonnement simple qui démontre la robustesse du système dans un domaine de validité qui inclut le présent. Je suis automaticien et moi aussi j’ai fait beaucoup de code que ce soit en assembleur, en Pascal, en Fortran, en C et en C++ et même en ADA, j’ai breveté et construit des systèmes de traitements d’images intégrés sur un seul circuit ((commercialisés par Alan Bradley), des systèmes de commande de robots pour Renault, le contrôle commande et les héliostats de la centrale solaire à tour Thémis, des systèmes à cellules photo-voltaïques, une évaluation complète des possibilités du solaire pour le compte du PIRDES dans les années 80, ddes gros logiciels et notamment un environnement pour étudier la Sûreté de Fonctionnement SURF ((ADA + C ++ et logiciels d’imageries et d’interfaces utilisateurs pour modéliser les systèmes complexes (avionique, nucléaire …), j’ai travaillé sur les réseaux de communication (couches transport notamment d’Internet), j’ai également conçu des systèmes d’instrumentation spécifiques pour la mise au point et les recherches sur les composants électroniques, j’ai donné beaucoup de cours sur ces divers sujets, en école d’ingénieur et dans l’Industrie …alors cessez de me lister vos compétences qui ne prouvent rien, pas plus que les miennes concernant le climat. Je revendique simplement et en toute humilité (je connais mes limites) le droit d’émettre des avis sans me faire traiter de nul par des gens qui n’ont pas conscience de l’étroitesse de leur raisonnement. Vous croyez eh bien continuez à penser que nous allons tous griller et qu’il faut revenir en arrière …je vous ai nommé les points de contestation je n »en dirai pas plus avant les prochaines publications de température et on verra s’il y a le changement brutal dénoncé par Goupil …d’où tenez-vous cette conclusion, c’est d’ailleurs impossible thermodynamiquement (vous dites vous-même qu’il y a des effets tampons). Toute cette histoire de CO2 est absurde qu’on la juge par les conditions passées ou par le recours à la Thermodynamique, ce qui est plus délicat.
        En résumé : pas de croissance de température globale constatée, saturation du CO2 + H2O démontrée, feed back contraire à la Physique et ne respectant pas la conservation de l’Energie, aucune influence thermique ou chimique du CO2 (sans CO2 pas de vie) sur la biodiversité …un alarmisme basé sur des « modèles » absurdes …Vous avez du travail sur la planche …d’ici là il sera prouvé que tout cela était faux .

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        • Je commence à avoir un peu de mal avec votre attitude qui consiste à me prêter des propos que je n’ai pas dès que vous êtes en difficulté, entre les soit disant insultes et les catastrophes que j’annonçerais, je ne sais pas qui manque de courtoisie envers l’autre (j’ai de votre part à mon actif l’appartenance à une secte ainsi que l’absence de subtilité que devrait avoir le Goupil, sans compter mon absolue stupidité ou incompétence scientifique selon les posts).
          Effectivement pas la peine de débattre de sujets que vous ne pouvez/voulez ni démontrer ni sourcer.
          Pour finir, la climatologie est une science plus ancienne que la physique quantique par exemple, et beaucoup moins balbutiante que vous ne le sous entendez, les modèles pertinents existent depuis au moins 3 décennies et n’ont pas cessé d’être améliorés. Enfin le Giec ne dit rien, il rapporte le contenu d’études sur le sujet de la climatologie.

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  5. Je disais que j’attendais les estimations UAH-RSS des mesures de la température globale ((satellites) pour ce mois de février …ça « vient de sortir » + 0. 2 ° par rapport à la moyenne (+ 0.26° en janvier) …consultez la courbe sur
    http://www.drroyspencer.com/latest-global-temperatures/
    Analysez cette courbe en tenant compte d’incertitudes de mesures de 0.2° après recalage des débuts de mesure et si vous y voyez une amorce de réchauffement vous m’expliquerez …Les pointes sont EL NINO 1998, et la dernière de 2016; la première est suivie d’une NiINA comme toujours puisque ce phénomène naturel ((relativement périodique) n’est pas lié à CO2 (certains soupçonnent l’ozone, j’ai retrouvé dans mes favoris une publication fort intéressante sur cette hypothèse, je suis en train de la relire car à cette époque je n’avais pas assez de compétence pour la comprendre et personne ne parlait de l’ozone alors que c’est peut être le seul important).
    Autre chose, contrairement à ce qui se dit l’épaisseur de la calotte groenlandaise est depuis plusieurs années en croissance et cette année elle l’est particulièrement ((malgré les + 6° de ces quelques jours derniers, alors qu’on se gèle dans tout l’hémisphère Nord) …Le climat c’est vraiment compliqué ((même si on me dit que ce sont les modifications des courants de jet …certainement mais est-ce le réchauffement qui en est la cause ? hypothèses contradictoires …en fait personne ne sait et surtout pas ceux qui font les modèles. Là encore une hypothèse sur l’effet ozone au dessus des pôles où l’atmosphère est plus mince qu’à l’équateur …Avec toutes ces données « contradictoires » je suis étonné que certains ne se posent pas plus de question sur la « pensée » à la mode. Lorsque la température globale sera en dessous de la moyenne on verra bien quelles seront les explications tordues (j’oubliais de répondre à Monsieur Lorcq sur l’explication du retard entre réponse CO2/température …vous êtes convaincus, moi pas pour des tas de raisons) .
    J’oubliais de faire remarquer que les conditions thermiques de la Terre ne sont pas uniquement conditionnées par des échanges « statiques » Terre/atmosphère mais que l’état d’équilibre est surtout conditionné par sa vitesse de rotation qui est variable (déplacement du centre de gravité) et que cette influence a été calculée et qu’elle est loin d’être négligeable …et les courants marins …Il y a aussi les effets des nuages que le GIEC ne prend pas en compte et dont le fonctionnement reste relativement mal connu …ça fait beaucoup de perturbations possibles qui ne sont pas prises en compte par les modèles …alors je préfère regarder ce qui est mesuré plutôt que de ce qui est prédit, pour l’instant + 0.2° au dessus de la moyenne !!! ça craint, la marmite commence à bouillir avec ce feed back que la Terre émet et qui revient pour la réchauffer, c’est une énorme découverte qui permet de résoudre les problèmes énergétiques puisqu’on a trouvé là une preuve que le mouvement perpétuel est possible …

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    • « Autre chose, contrairement à ce qui se dit l’épaisseur de la calotte groenlandaise est depuis plusieurs années en croissance et cette année elle l’est particulièrement  »
      Les relevés de GRACE sont en totale contradiction avec cette affirmation. Et d’abondantes précipitations de l’année dernière peuvent très bien être du ‘bruit’ à terme plutôt qu’une éventuelle amorce de quoi que ce soit pour prouver quoi que ce soit. Ou tout simplement réduites à néant avec des conditions particulières à venir, nul ne le sait.
      https://nsidc.org/greenland-today/2017/09/late-summer-melting-spike/

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  6. @ninja alias BOURDEAU:
    Par vos propos climatoseptiques et ridicules, vous n’empêcherez jamais la France de mettre en oeuvre des mesures sérieuses pour tenter de réduire les gaz à effet de serre.

    Déjà des mesures ont été annoncé l’an dernier par le ministre Nicolas Hulos visant à interdire la voiture à essence et à diésel d’ici 2040 en France. Il a également expliqué que le prix de la taxe sur le carbone va progressivement augmenté au pays, soit jusqu’à 100 euro la tonne en 2030. Vous pourrez l’écouter à nouveau dans ces deux brefs reportages télévisés, ci-joints:

    Mais j’imagine déjà, pauvre vous, que vous êtes contre ces mesures et que cela vous affole terriblement de devoir acheter une voiture électrique en 2040 et payer de plus en plus cher la taxe sur le carbone. Mais moi, j’espère que ces mesures seront généralisées dans le monde entier, le plus tôt possible. Qui d’autres ici appuie ces politiques de Nicolas Hulos ???

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    • GIEC

      Bien que je sois convaincu de la réalité du dérèglement climatique et de la forte implication de l’humain, je me méfie des démarches qui consistent à rechercher des solutions technologiques. Il me semble bien plus prometteur d’utiliser la matière grise et de revoir complètement notre système d’interaction. Hulot est un politique dont les compromis ont parfois été douteux.

      Mais là, une fois de plus, nous nous égarons quant à l’intérêt factuel et scientifique de ce blog.

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    • Bourdeau
      Le bilan de masse annuelle de l’inlandsis du Groenland est négatif de 280 gigatonnes selon les mesures satellites de la NASA. La NASA est aussi un média catastrophiste? Ou peut-être que les mesures satellitaires ne sont pas assez robustes pour vous ?

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      • https://sunshinehours.net/

        c’est un site qui est « neutre » et qui montre sans les trafiquer les données du climat émanant de sources officielles; on voit bien que le dernier EL NINO a entraîné des retards considérables pour l’avancées des glaces tant en Arctique qu’en Antarctique.
        Lisez l’article « Greeland has added huge amount of snow and ice … » qui correspond à l’état de février (je ne conteste pas les pertes anciennes mais depuis plusieurs années elles ne sont pas générales sur tout le continent et on observe des situations très différentes selon les endroits …en tout cas cette année l’amorce d’une remontée est peut être un indice. Les mesures sont sérieuses, c’est l’interprétation à long terme qui l’est moins, je cite donc cet épisode positif car « on » ne cite que ceux qui vont dans le sens inverse …sans en tirer de pronostic à long terme …Pour le long terme il faut considérer les périodes historiques où le Groenland était nettement plus chaud que maintenant …sans CO2 …et les périodes où la calotte arctique n’existait pas …On pourra toujours trouver des conditions plus chaudes ou plus froides sans qu’il y ait une corrélation avec le CO2, c’est le seul raisonnement qui convient en absence de preuve scientifique (les scientifiques climato-septiques ne sont pas « tous » des ignares ou des vendus aux lobbies ). Ces remarques devraient faire douter d’un diagnostic sans appel …La robustesse est un terme qui ne s’applique qu’à l’Automatique, c’est un autre problème pour l’estimation de mesures non directes.

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        • Vous avez parfaitement raison sur le fait que la surface de glace Antarctique était en augmentation avant 2016 (pas pour l’Arctique, comme le confirme votre source, plutôt une baisse continuelle assez régulière), mais qu’y a t-il de plus pertinent comme indicateur de fonte, mesurer la variation d’une surface ou d’un volume ? Or les mesures NASA de volume de glace Antarctique confirment une baisse continue là aussi.
          Les dernières nouvelles NASA de l’Arctique : https://climate.nasa.gov/news/2690/unusually-warm-winter-breaks-up-sea-ice-in-the-arctic/
          et de l’Antarctique : https://climate.nasa.gov/news/2686/new-study-brings-antarctic-ice-loss-into-sharper-focus/

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          • C’est vrai qu’à part la péninsule antarctique, la tendance n’a pas du tout été la même qu’en Arctique. Plusieurs études ont montré que la destruction de la couche d’ozone et peut-être les émissions de CO2 avaient favorisé la tendance à une glace de mer étendue. La réduction de l’ozone stratosphérique s’est accompagnée d’un refroidissement de la haute couche de l’atmosphère. Ce phénomène aurait renforcé la ceinture de vents d’ouest qui encercle l’Antarctique.
            Une autre cause possible du refroidissement en surface pourrait être lié à l’extension de la glace de mer et à la fonte des plateformes de glace. L’eau de fonte libérée par les plateformes de glace (les extensions des glaciers qui reposent sur l’eau) est en effet plus douce que l’eau de mer et moins susceptible de plonger.

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    • Oui vous avez vu juste je trouve que Hulot n’est qu’un animateur télé et qu’il est incapable, comme vous, d’avoir le moindre raisonnement de bon sens: même le patron de PSA a dit qu’en tant que citoyen il est certain que la voiture électrique est une « connerie » et il a dit pourquoi (comment produire l’électricité? la pollution désastreuse des batteries, la très faible autonomie …), on l’oblige à mener cette politique dictée par ce grand inculte de Hulot! Je ne dis pas que la voiture électrique n’a pas d’avenir en ville (? à voir car il y a des transports urbains efficaces) je dis que remplacer les moteurs thermiques par de l’électrique est irréaliste …tant qu’on n’aura pas résolu le problème du stockage, du temps de recharge, et surtout de la production d’énergie électrique. Je dis aussi que la pile à combustible est la seule solution électrique viable à condition qu’on sache produire de l’hydrogène à des coûts acceptables mais je me suis fait ramasser lorsque j’évoquais le solaire à très forte concentration pour faire le craquage de l’eau. De toute façon il n’y « a pas le feux » car le CO2 (voir F.Gervais »l’innocence du carbone ») n’est ni un polluant ni un GES important et les réserves d’hydrocarbures sont considérables (je rappelle que la consommation mondiale de la part solaire + éolien est inférieure à 1%). Comme j’aime la Nature et que pour y aller il faut une voiture efficace je bénie chaque jour cette merveilleuse machine d’indépendance qui ne nuit en rien à la Planète …(vous invoquez le réchauffement et quant on vous prouve qu’il n’y en a pas vous poursuivez dans vos délires de fin du Monde!). « on » a aussi contesté sur ce blog qu’il y a un marché du carbone, vous dites le contraire en espérant qu’Hulot va augmenter la taxe …Certains ont vanté la décroissance …à voir la panique avec 5 cm de neige on n’est pas prêts à supporter les peines de nos proches ancêtres.
      Alors quelle est la solution pour répondre aux besoins d’une humanité en croissance ? vous avez certainement des solutions révolutionnaires !

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          • Bourdeau:

            Auriez-vous des problèmes de compréhension? Vous écrivez : « Oui vous avez vu juste je trouve que Hulot n’est qu’un animateur télé et qu’il est incapable, comme vous, d’avoir le moindre raisonnement de bon sens:  »

            Puisque GIEC a « vu juste », c’est que le « comme vous » signifie que vous pensez comme GIEC. Or, GIEC semble favorable aux mesures de Nicolas Hulot: « Mais moi, j’espère que ces mesures seront généralisées dans le monde entier, le plus tôt possible. »

            Je pense, Monsieur Bourdeau,, que vous devriez faire un effort pour que vos différentes affirmations soient en accord. Ou alors, revoyez votre syntaxe.

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        • Concernant le livre de F. Gervais qui ne source pas ses citations (il cite des sources, pas l’inverse) contrairement à n’importe quelle publication réellement scientifique, voir la critique sourcée de François-Marie Bréon : http://www.clubdesargonautes.org/livresetpublications/breon.php

          Bourdeau, qui sait, peut-être avez vous partiellement raison ? Comment pouvons-nous l’évaluer si vous ne sourcez quasiment jamais votre raisonnement (mis à part les blogs de Roy Spencer, Gary Novak, etc. ce qui s’apparente à des articles de presse non spécialisée) ? Notre passe d’arme dure depuis des jours, je vous ai cité plusieurs 10aines d’études et de labos de collecte de données vérifiables en ligne, et vous m’avez sourcé les deux blogs ci-devant ainsi que wikipedia, vous êtes sérieux là ?

          Votre carrière au CNRS devrait pourtant vous avoir habitué à vous baser sur des données consultables ou des études précises et sourcées pour appuyer vos travaux. Vous pouvez répéter ici des « croyez moi », « vous pouvez chercher sur Google », « nul besoin d’avoir des connaissances pointues » pour finir par des « j’en déduis », vous ne convainquez personne ainsi.

          Enfin si vous pouviez arrêter d’assimiler les géophysiciens qui travaillent quotidiennement sur la question du réchauffement climatique à, je cite « des économistes ou des écologistes dont les recherches partent de l’hypothèse d’un changement climatique », vous gagneriez en sérieux, d’ici là jetez et ramassez votre éponge tant qu’il vous plaira, vous resterez dans le ratio signal / bruit.

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  7. @ GIEC : veuillez s’il vous plaît arrêter vos c******* et ne pas m’assimiler à Bourdeau SVP. C’est un poil lourd.
    Visiblement, vous êtes le seul à qui la différence de culture scientifique entre lui et moi a échappé. Si vous continuer, je vais vraiment vous prendre pour quelqu’un d’un peu… spécial…
    Pour vos histoires de bagnoles en France, sachez qu’au niveau du bilan mondial de CO2 et pire encore au niveau du climat mondial, nos voitures ne représentent rien de mesurable ! Pas plus que nos 4 pauvres centrales à charbon, n’en déplaise à votre mentor Hulot. Aussi, le bilan CO2 global d’un véhicule électrique est plus mauvais que celui d’un véhicule essence. A part le vélo et la marche il n’y a pas de solution, et surtout pas le cheval.
    Bref…………………………….

    Je trouve que le débat Bourdeau v/s Global-Climat (GC) est intéressant et finalement courtois. Nos amis de GC ont enfin trouvé à qui parler, scientifiquement parlant, ce qui je l’espère ne devrait pas leur déplaire.

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    • « et finalement courtois. »
      Même si on se fait limite traiter de membre d’une secte. Vous voyez, troll à coté, c’est du pipi de chat. 🙂

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  8. @ Bourdeau : vous confirmez ? je ne suis pas vous ? vous n’êtes pas moi ?
    @ J. Lorck : vous confirmez aussi ? vous pouvez l’expliquer à GIEC ?

    Merci.

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    • Ninja vous ne faites pas la différence entre l’article de Johan qui cite 10 sources précises dont seulement deux blogs scientifiques spécialisés, et la réponse-gloubiboulga sans source de Bourdeau ? Vraiment ?

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      • Goupil, quand je vois le niveau invraisemblable de propagande chaque jour qui passe pour nous enfoncer dans la tête que le réchauffement est terrible (j’ai encore entendu J. Jouzel peu avant 17h30 sur France Info en rentrant du boulot), quand je vois que chaque situation quotidienne météorologique est exploitée dans ce même but, quand j’entends le nombre incalculable de bêtises avancées au nom de ce réchauffement et le nombre de contradictions apportées par les faits, et bien excusez-moi, mais j’ai énormément de mal à adhérer à tout ce « prêt-à-penser » (pourtant, j’y ai cru sans conditions du temps où je ne réfléchissais pas). Mais je lis quand même.
        Je suis comme un âne, plus on me matraque, plus je résiste.
        J’ai cru un instant que le niveau scientifique de contradiction apporté par Bourdeau allait vous intéresser, mais je n’en suis finalement pas si sûr.
        Sans vouloir polémiquer, ni choquer, je trouve que le mot « secte » employé par ce dernier n’est pas si excessif.
        Quant à l’individu qui me prête une double identité, il ne me dit rien de bon.

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          • Je vois d’un côté des gens qui croient tout savoir en pensant que leur science est sans faille, et de l’autre un type qui a l’air de bien les déranger car il est plus balèze qu’eux.
            Je vois aussi une anomalie en baisse, comme prévu par ceux que vous appelez les sceptiques.
            Je vois aussi un cirque médiatique, journalistique et politique invraisemblable (radio, TV, etc…).
            Je lirai les explications de J. Lorck quand j’aurais le temps.
            Il faut vous habituer Goupil au fait que des gens n’adhèrent pas à vos idées parce que vous les estimez bien argumentées. On est encore en démocratie.

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    • Je confirme que j’apprécie le courage de Ninja qui oppose des éléments de bon sens à tous les croyants de ce blog (une secte dirais-je après tous ces débats peu courtois et ces attitudes fermées). Je confirme que je parle librement, sans pseudonyme, en essayant de ne rapporter que des questions posées par des scientifiques plus compétents que moi et en prenant en compte les avis contradictoires ((si ces spécialistes ne sont pas d’accord et ont même changé d’hypothèses, c’est que le problème n’est pas simple!). Bien sûr, à force de lire j’ai un avis mais je ne suis pas assez naïf et prétentieux pour espérer le faire partager; après avoir plusieurs fois renoncé, j’estime que la participation aux débats de ce blog est finalement intéressante car elle me permet de détecter les failles de mes raisonnements et puis je crois aux vertus des échanges de points de vue sur un sujet d’actualité d’une aussi grande complexité au plan technique mais aussi au plan psychologique (en fait il y a tous les aspects qui concernent notre époque compliquée … c’est en ce sens un excellent sujet sur lequel chacun peut mesurer ses limites (si les scientifiques en ont …). Lorsque je discute avec mes collègues entomologistes professionnels français ou étrangers nous échangeons honnêtement mais avec vigueur des points de vue opposés, mais sans dénigrement et sans mépris; nous échangeons sans cesse des publications de plusieurs avis, c’est normal lorsque la solution n’est pas évidente (( je rappelle sans forfanterie que mon métier se situait dans le contexte des sciences de l’Ingénieur au CNRS).
      Ayant travaillé en Recherche je sais que le doute est la première condition pour avancer et qu’une hypothèse d’un moment se trouve contredite par la suite ou du moins que son domaine de validité se trouve réduit…même dans mes loisirs d’entomologiste je constate que la génétique bouleverse complètement des conclusions établies depuis longtemps …et ce n’est jamais simple, si non cela aurait été compris avant. Le Climat est une affaire tellement complexe qu’il faut être vraiment ignorant pour penser que des modèles nous diront la vérité : un modèle c’est très bête, ça ne fait qu’exécuter à grande vitesse ce que le concepteur y a mis, et les Einstein ne sont pas légion. Je ne discute que de la crédibilité de ce que nous assène « la mode scientifique » …
      Donc je confirme que je ne suis rien d’autre que moi et que ce soir je ne suis intervenu que pour vous annoncer une très bonne nouvelle: la température globale n’est qu’à 0.2° au dessus de la moyenne …quoi qu’en ce moment certains préféreraient des températures plus clémentes! .

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  9. @ninja
    Savez-vous que l’adresse IP d’un ordinateur dépend de sa position géographique ou localisation. Par exemple, un ordinateur portable qu’on utilise dans un cyber-café situé dans un arrondissement donné aura une adresse IP différente dans un autre arrondissement. Ce qui est très utile à la police pour retraçé un individu. http://trouver-ip.com/index.php

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    • Non GIEC. Je crois que vous vous méprenez. Le style de Bourdeau, , argumentatif sur des connaissances acquises personnellement et celui de Ninja, se référant uniquement à des lectures mal comprises sont très différents. De plus, vous noterez le nombre de fautes d’orthographe de Bourdeau largement supérieur à celui de Ninja. Certes, on peut attribuer cela à une amplitude littéraire différente, mais la psychologie des personnages, la faconde , … ne sont pas comparables Si Bourdeau était Ninja, il serait la preuve d’un esprit excessivement doué sans aucune mesure avec l’impact de nos échanges. Dormez tranquille: Ninja est une personne, Bourdeau en est une autre.

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  10. A reblogué ceci sur Énergie et environnementet a ajouté:
    Global-climat nous offre cet aperçu détaillé des mécanismes des changements climatiques. Utile pour comprendre pourquoi quelques parties par million de plus de CO2 font une telle différence sur le climat!

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  11. J’interviens rarement mais j’ai envie néanmoins de mettre mon grain de sel au sujet de ce qu’on pourrait appeler Le syndrome GIEC (je ne parle pas du groupe mais de celui qui intervient ici) qui semble voir en tout sceptique un manipulateur. Comme si les sceptiques, par un don d’ubiquité, étaient à ce point minoritaires qu’ils étaient obligés de se cloner pour exister.
    Ceci est le symptôme démontrant qu’il est improbable que les défenseurs de la thèse anthropique, faute d’adversaires crédibles (se rassurent-ils), soient capables d’admettre qu’il y a débat sur cette question climatique.

    Nous avons connu ici le même phénomène avec le sujet Geuskens. Dites-vous bien que ce dernier, s’il pouvait argumenter ici, le ferait très certainement avec le même brio que Bourdeau.
    C’est sans doute très rassurant de les considérer comme des scientifiques à côté de la plaque, qu’il n’y a rien à démontrer pour prouver leur incurie. Que vos sources sont bien plus fiables, que tout est démontré et qu’il n’y a plus rien prouver. Sauf qu’une fois confronté à ces «poils à gratter» force devrait être de constater qu’ils ont du répondant et devrait, pour le moins, vous inciter à davantage de prudence sur les thèses que vous défendez.

    Je ne sais pas qui a raison, peut-être que finalement tout-le-monde à tort, que tous se fourvoient sur cette machinerie climatique.

    Sujet de réflexion. Si (par bonheur ou par malheur, c’est selon…) les Bourdeau et consorts ont raison, que dans les dix ans ça devienne évident, même pour vous. Pouvez-vous imaginer une seconde l’impact économique que cela provoquera ? Pour ma part je pense qu’il s’agira d’un collapse boursier peut-être sans précédent, le fameux signe noir tant redouté, qui, pour le coup, sera d’une ampleur cataclysmique.
    Ne pas prendre aujourd’hui en considération les avis des climato-sceptiques c’est peut-être demain en subir des conséquences désastreuses. Je dis simplement « prendre en considération », « envisager la possibilité que… », Histoire de se préparer à tout.

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  12. Bonjour,

    Je lis ce blog (et ses commentaires) depuis des mois, voire des années. Si je ne suis jamais intervenu c’est parce que je ne ne dispose pas de compétences en la matière. Mon savoir ne provient que de ce que je lis et apprends, me référant autant que possible à des sources considérées comme fiables. Je me réjouis donc régulièrement de voir exposés, par Johan Lorck, les interprétations des résultats de mesures que je tiens pour objectives vu les sources d’où elles proviennent.

    D’un autre côté je suis parfois décontenancé par les objections formulées avec une assurance scientifiquement étayée (je pense ici à Bourdeau). En tant qu’incompétent notoire je ne sais plus que penser de ces controverses dans lesquelles chacun oppose ses affirmations « scientifiquement prouvées ».

    Pour me faire une idée générale je me fie donc à ce qui semble unanimement reconnu : des faits mesurables.
    – une population humaine croissante
    – une consommation énergétique croissante
    – une augmentation croissante du taux de CO2 dans l’atmosphère

    Simultanément il semble vérifié (?) que la température globale de la surface terrestre, ainsi que celles des océans (surface et profondeur) est en augmentation constante depuis quelques dizaines d’années.

    À partir de là il ne me semble pas aberrant de supposer une corrélation entre les trois premiers points et le dernier. Or j’ai l’impression que c’est là que se situe la controverse : est-ce l’activité humaine qui serait responsable de la hausse des températures moyennes… ou bien ne s’agirait-il là que d’une coïncidence, à l’échelle de quelques dizaines d’années, correspondant en fait à d’autres facteurs ou cycles climatiques ?

    Je crois avoir compris que la climatologie était une science fort complexe, encore balbutiante, comprenant une infinité de paramètres plus ou moins corrélés et comprenant des boucles de rétroaction. Or les mesures se rapportant aux temps anciens souffrent d’incertitude, quand ce n’est pas de lacunes totales. Autrement dit, il est extrêmement difficile de modéliser le climat et, dans le cas de prévisions, les plages d’incertitude atteignent au delà de quelques années des amplitudes énormes, leur ôtant tout précision.

    L’imprécision des prévisions est d’ailleurs un des chevaux de bataille de ceux qui considèrent qu’il n’y a rien à craindre de l’avenir. Et ils ont beau jeu de s’appuyer sur toute prévision ancienne qui ne se serait pas révélée exacte…

    D’un autre côté, et dans un tout autre domaine, je crois déceler, à travers les tentatives de disqualification des uns et des autres (ici et ailleurs) des biais d’interprétation significatifs. En lisant ce qui est dit des « réchauffistes », des « catastrophistes » et autres partisans d’une modération plus ou moins forte de la croissance (émettrice de GES), je vois poindre une vision de l’existence tendant à considérer que le salut de l’humanité résiderait dans la notion de progrès infini.

    Or, en toute logique, il me semble difficile de contester le fait qu’une croissance continue dans un monde fini confine à l’impossible. Et que se baser sur le fait que l’humanité, globalement, n’a jamais été aussi prospère et en bonne santé, pour en déduire que ce mode de croissance est pérenne, est un postulat indéfendable à long terme (tout dépend de l’échéance du terme, bien entendu)

    Ce détour par la vision progressiste et croissanciste de l’humanité me semble à prendre en compte pour comprendre pourquoi certains « résistent » à l’idée, fort dérangeante, d’une responsabilité humaine dans un changement climatique global. Tant que cette idée n’est pas admissible, la perception pourrait bien être résolument orientée (inconsciemment) de façon à trouver et « prouver » ce que l’on croit. Car il est bien question de « croyances », avant même de parler de science, quand on cherche, parmi une foule de données, celles qui servent ce que l’on veut (se) prouver.

    Et j’ai bien l’impression que c’est ce qui est à l’oeuvre quand chacun exhibe ses courbes, ses références, ses scientifiques, les tenant pour fiables alors que celles que présente les adversaires sont disqualifiées.

    Voilà, c’était ma petite contribution à ces échanges que je trouve fort instructifs, tant sur le plan du partage des connaissances que des oppositions idéologiques.

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    • Bonjour,
      Merci Pierre E, vos commentaires sont les bienvenus.
      « Mon savoir ne provient que de ce que je lis et apprends, me référant autant que possible à des sources considérées comme fiables » : même chose pour moi.
      « D’un autre côté je suis parfois décontenancé par les objections formulées avec une assurance scientifiquement étayée » : on en revient à la qualité de la source.
      « Simultanément il semble vérifié (?) que la température globale de la surface terrestre, ainsi que celles des océans (surface et profondeur) est en augmentation constante depuis quelques dizaines d’années. » Il y a différents niveaux de scepticisme. Celui qui remet en cause l’honnêteté de ceux qui publient les données de température va trop loin, d’après moi, et sous-estime le degré de technicité des sciences du climat.
      « Je crois avoir compris que la climatologie était une science fort complexe, encore balbutiante, comprenant une infinité de paramètres plus ou moins corrélés et comprenant des boucles de rétroaction. » C’est très complexe en effet. Et contrairement à certaines informations, le GIEC reconnaît des incertitudes. C’est pour cela d’ailleurs qu’il donne des « fourchettes » d’augmentation des températures.

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    • Je m’adresse à Pierre E et à tous ceux qui veulent bien admettre que le problème est d’une extrême complexité et que la climatologie est une science débutante. Il faut reconnaître aussi que PERSONNE ne sait expliquer les phénomènes climatiques et qu’il y a des scientifiques de qualité qui pensent que le CO2 n’a aucune influence (liste des climato-sceptiques) et d’autres (notamment au GIEC) qui pensent que c’est le CO2 anthropique qui est la cause de la croissance de température observée (sans conteste) depuis la fin du Petit Age Glaciaire (non contesté). Alors qui croire, c’est la question que je me suis posée comme tous les gens qui se sentent concernés par un phénomène qui est supposé provenir des comportements humains.
      A partir de cette interrogation, il y a plusieurs démarches possibles:
      – je n’ai pas les compétences pour avoir un avis, donc ou bien je m’en moque ou bien je pense que la Civilisation a du bon, alors je suis la majorité des opinions exprimés par les médias et j’attends de voir …ou bien je pense que la Civilisation conduira l’Humanité à sa perte et que j’ai le devoir d’intervenir en soutenant ceux qui militent dans ce sens.
      – je refuse de me conduire en « mouton » dans un contexte aussi dramatique et j’essaye d’acquérir les informations qui me permettront d’avoir un avis fondé, au moins pour moi.
      Je ne me permet pas de « juger » …mais si on a décidé de réagir activement et dans le bon sens (car il y en a un) et dans cet objectif il faut que je prenne en compte tous les avis scientifiques et que je me donne les moyens de comprendre ce qui se dit, en étant conscient que le niveau de difficulté est parmi les plus complexes (la preuve en est que les esprits les plus brillants ne sont pas du même avis et que le paradigme de l’Effet de Serre a été abandonné par tous et que chacun recherche une démonstration incontestable.
      J’ai essayé de vous synthétiser les deux positions majoritaires qui reconnaissent que les capacités d’absorption de l’air ((CO2 + vapeur d’eau) autour de la seule bande de C02 (15 µm) sont saturées près du sol disons 1 km …en fait c’est beaucoup moins) et que si on double la proportion de CO2 il n’y a aucun effet mesurable, ce fait n’est pas discutable car il est validé par les simulations (HITRAN_MODTRAN). Une déduction de bon sens est alors défendue par les « sceptiques », si le CO2 augmente il n’a aucune influence sur le climat. L’autre hypothèse (notamment Institut Simon Laplace où les scientifiques sont des Normaliens, donc les meilleurs esprits) est que »l’Effet de Serre ce n’est pas si simple » ((pour reprendre le titre d’une publication) et que les GES repoussent les effets radiatifs plus en altitude et que donc d’après la Loi de Planck l’énergie radiative ((proportionnelle à T puissance 4, Loi de Stephan) est plus faible! Un raisonnement logique conclue alors que si l’énergie radiative refroidissant la Terre est plus faible, alors la Terre se réchauffe! IMPARABLE !
      Il faut remarquer que cette nouvelle hypothèse reconnaît qu’il y a saturation et que le « feed-back » n’existe pas (or c’est ce que le GIEC utilise pour ses modèles). Lorsque j’ai évoqué ces points de vue, j’ai été insulté …par des esprits particulièrement ouverts sur ce blog.
      J’ai été pendant un temps convaincu par ces publications basées sur des modèles en couches et pour moi très difficiles à contredire.
      J’ai donc admis que ces gens avaient raison et que le CO2 jouait un rôle au sommet de la Troposphère …

      J’ai alors poursuivi ma réflexion sur un plan de « bon sens »: je n’étais pas capable d’infirmer cette dernière hypothèse mais était-ce une raison pour ne pas rechercher des contradictions:
      – j’en suis revenu à l’Histoire et à la Paléoclimatologie (mes recherches sur les insectes m’avaient fait constituer une grande base de publications); pour faire court, j’ai acquis très rapidement la CERTITUDE scientifique que de nombreuses périodes avaient été marquées par des fluctuations du climat mondial autrement plus importantes que la notre et qu’alors le CO2 anthropique ne pouvait pas être une cause. On note de nombreux optima ((plus chauds que maintenant) dans des civilisations de tout l’hémisphère Nord (le Sud étant moins peuplé) et ceci depuis – 5000 ans …Aux périodes Tertiaires et Secondaires il y a eu des conditions générales plus chaude et avec énormément plus de CO2 …Les calottes glaciaires actuelles sont relativement récentes et ont subi des modifications dans les deux sens même en dehors des classiques alternances glaciaires depuis 3 Millions d’années …La répartition de la flore et de la faune peut être corrélée avec ces événements …etc …etc. Bref le passé nous démontre que même le CO2 rejeté par des volcans énormes n’a pas réussi à déstabiliser un environnement qui doit donc être régulé par des boucles de « contre-réaction » que nous ignorons ((océans à grande inertie thermique et en mouvements de périodes de plusieurs centaines d’années).
      Par ailleurs, je suis chaque jour les données satellites sur les pôles, les températures, les événements extrêmes …etc et j’y ai trouvé des écarts croissants avec les prévisions des modèles …
      J’ai donc continué à lire des publications et à contacter des scientifiques plus compétents que moi pour voir ce qu’ils pensent (pendant longtemps le blog du Directeur de Physique Chimie de Paris, collaborateur du prix Nobel Gilles de Gène …il a abandonné la tenue de son blog en me disant que désormais il n’était plus « permis » de tenir des propos sceptiques c’est le cas de nombreux scientifiques…)
      Moi je m’en moque, je n’ai plus à défendre une promotion au CNRS et je ne suis qu’un « petit » invisible, donc je continue à réfléchir.
      Comme j’avais vu juste en ayant la certitude que le « feed-back » ne pouvait exister, je me suis dit qu’après tout, même les plus gros cerveaux peuvent se tromper dans des systèmes complexes où s’entrelacent de nombreux phénomènes inconnus ou mal compris …la preuve en est si on considère l’évolution des hypothèses depuis la fausse analogie de la serre (la vitre empêche la convection et ce n’est pas un phénomène radiatif !!! incroyable car même moi je l’avais vu lorsque je travaillais sur le Solaire! …Je vous le dis en toute humilité, la Physique c’est vraiment très très subtil …des scientifiques font des raisonnements complètement idiots sur la chaleur et le rayonnement …).
      Donc, comme je suis à la retraite et d’un naturel curieux et contestataire je me suis remis au travail et j’en suis arrivé à la conclusion que cette démonstration brillante était tout de même fausse …((difficile à expliquer mais disons que l’hypothèse d’une colonne d’air ne correspond pas à la réalité, car elle ne tient pas compte d’un accroissement de la surface de la sphère d’émission qui compense largement la baisse du flux d’émission avec l’altitude).

      Alors dans cet immense incertitude que nous reste t-il de tangible ? La température globale (courbes que nous présente avec une grande précision et un immense travail Monsieur Lorcq) …Mais là aussi que remarque-t-on ?
      Certes elles sont plus précises depuis les mesures satellites (1986) ..(.les mesures antérieures ne sont que des indications car elles n’ont pas été prises dans les conditions requises) …mais il ne faut pas les interpréter en cherchant une précision meilleure que +- 0.2 ° …((regardez l’écart entre la mesure de février d’après la NASA (données de Mr Lorcq) et celle de RSS_UAH de 0.2 ° par rapport à la moyenne sur 30 ans …l’écart correspond à l’incertitude attendue ((capteurs + filtrage + conditions initiales+ …on ne mesure pas directement une température!!!).
      On constate une remontée avec des variations et dont la pente n’est rien d’autre qu’une traduction attendue de la sortie progressive du « petit age » glaciaire …lui même précédé par de nombreuses alternances de même amplitude. Il semble qu’on soit à un palier depuis plus de 20 ans, hormis les EL Nino/Nina …(remarquez qu’on est déjà revenu à la moyenne), sommes-nous au sommet d’une fonction « périodique » dépendant de l’activité solaire (plusieurs cycles sont identifiés dont les plus connus sont 11 ans et 60 ans). S’agit-il d’une contre réaction d’échanges à temps de réponse lents (courants océaniques) ou bien à un effet Ozone de la Stratosphère dont la température dépend de la production exothermique de O3 gouvernée par l’activité solaire ((on passe quand même de – 56 °C à 10 000 m à 0°C vers 30 km …).
      Le Giec dit que les variations d’activité solaire sont infimes vis à vis du rayonnement envoyé vers la Terre, c’est vrai au niveau rayonnement mais c’est faux au niveau du sommet de la Troposphère dont la température est linéairement reliée à celle de la surface terrestre pv = NRt pour faire simple).
      J’ai « l’intuition » que l’explication est à rechercher du côté du soleil car il n’y a pas de production d’énergie sur la Terre.
      J’ai modestement l’intuition que l’Ozone est plus important que le CO2 …on verra bien (déjà les courants de jet sont considérés comme liés à O3 et j’ai récemment trouvé une publication qui me semble très crédible). Oui toutes ces remarques ne sont pas produits par mon pauvre cerveau, je trie avec OBJECTIVITE ce que les scientifiques produisent. Si je trouve une démonstration crédible alors je serai vraiment convaincu par l’une ou l’autre hypothèse.
      Comment avoir une certitude absolue dans ce mélange d’avis ? Pour moi la balance penche vers l’optimisme …Au niveau de l’incompétence relative de chacun l’avis dépend fortement de la perception du « progrès » …Je pense que de toute façon nous ne sommes pas maîtres de son évolution et qu’il serait illusoire de revenir en arrière sans énormes dégâts …pour les humains. Il n’y a plus de bisons et la Terre peut nourrir des milliards d’humains, les ressources sont finies, certes mais de quelles ressources parlons-nous ? pensez-vous que les Sioux pensaient qu’ils pourraient vivre sans bisons (qu’ils soient plus ou moins heureux est une autre histoire).
      Ce soir je suis en colère parce que la gendarmerie m’a collé une amende pour avoir fait brûler quelques branches tombées des arbres avec la tempête!!! Je vis à la campagne à 800 m de tout lotissement sur un terrain arboré de 4000 m2 et je n’ai plus le droit de faire brûler (on est en hiver) car ça produit du CO2 …on est chez les fous! Si je porte les végétaux à la décharge il faut qu’à 76 ans (tout le monde a toujours brûlé sur place) je les transporte jusqu’à la route et que je fasse plusieurs voyages à la décharge distante de 10 km …bilan carbone?
      Il faut diminuer mon « empreinte carbone » …autant ne plus respirer …on marche sur la tête et là ma tendance à respecter tous les avis commence à être ébranlée …Si je prend en compte la folie des éoliennes et du photovoltaïque que chacun paye dans sa facture électrique, si je regarde les milliards dépensés en recherche sur un problème qui n’existe pas, alors je ne peux plus être neutre! On va finir par être conditionnés par ce monde informatisé et c’est là un danger plus réel que les GES …car ce ne sont que quelques personnes qui sont à l’origine de Face book et autres environnements qui polluent nos esprits, ce qu’il en reste puisqu’il y a même un marché pour rendre la voiture « intelligente » …On n’utilise déjà plus nos muscles, maintenant ce sera les 5% qu’on utilisait jusque là qu’on va nous formater.
      Mais je suis un optimiste …
      J’espère que Parmentier ne trouvera pas trop de fautes d’orthographe dans ce trop long texte …

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      • « car il n’y a pas de production d’énergie sur la Terre. »
        Sûr, vraiment ?

        « Mais je suis un optimiste … »
        Alors les NBIC et surtout le transhumanisme sont fait pour vous. 🙂
        Vie quasi éternelle pour rompre avec l’ennui du quotidien mécanisé/numérisé.

        « je n’ai plus le droit de faire brûler (on est en hiver) car ça produit du CO2  »
        Ha, de mon coté on m’a dit que c’était pour éviter des nuisances olfactives du voisinage, de faire des faux-positifs pour les systèmes de détections de départ d’incendies des pompiers et enfin pour permettre de mieux valoriser les déchets verts. Comme quoi, nous n’avons pas tout le temps les mêmes informations. Enfin c’est juste à l’extérieur, et je suis du même avis sur le bilan carbone d’un tel système. Vous avez vu d’ailleurs ce qu’il se passe en Corrèze pour la gloire de la fibre et du macadam ?
        Sinon, selon votre sensibilité à l' »écologie », vous avez une cheminée et un furet ? Un broyeur et un composteur ?

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      • Ne serait-ce pas plutôt dans la fuite en avant que nous provoquons d’énormes dégâts (même climat mis à part) ? Si dans 20 ans nos enfants nous reprochent de leur avoir livré une machine climatique en train de s’emballer et sans marche arrière, la dialectique sceptique vaudra bien un cautère sur une jambe de bois, dans le cas contraire ils seront au moins déjà outillés pour gérer la fin de vie des stocks fossiles.

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      • Merci, Bourdeau, pour votre réponse détaillée. Je ne me prononcerai pas sur la controverse climatique, à laquelle je ne peux rien ajouter.

        Par contre je peux apporter quelques éléments concernant des controverses annexes que vous évoquez :
        – la pérénnité de notre civilisation (relativement importante du point de vue humain, nettement moins pour tout autre point de vue)
        – le brûlage des végétaux (particulièrement dérisoire si on la compare à la précédente)

        Je commence donc par la moins importante : le brûlage des végétaux. On trouve aisément les raisons avancées pour cette interdiction, qui n’est pas liée à la production de CO2. Voici la circulaire : http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2011/11/cir_34130.pdf

        Il est certes question de troubles du voisinage, mais aussi d’émission de polluants et de santé publique. Là encore je ne suis pas compétent pour vérifier la validité de ces assertions mais je suppose qu’elles sont fondées. D’autant plus que personne n’a d’intérêt dans cette interdiction. Vous conviendrez que, puisqu’il est question de polluants et connaissant la volatilité de ceux-ci, habiter à 800 m d’autres habitations n’entre pas vraiment en ligne de compte.
        Enfin, plutôt que de brûler cette biomasse, puisque vous vivez à la campagne, la meilleure solution serait de la valoriser par compostage (broyé ou non) afin de valoriser cette richesse en termes d’humus. Personnellement, vivant dans un contexte comparable, je ne brûle plus de végétaux depuis au moins une dizaine d’années.

        En ce qui concerne la civilisation à laquelle nous appartenons, il me semble difficile d’être optimiste à long terme : l’augmentation constante de la consommation des ressources naturelles et leur diminution concomitante ne peuvent, physiquement et mathématiquement parlant, qu’aboutir à un épuisement total. La question du court ou long terme ne se pose que si l’on considère que nos « besoins » (envies) personnels passent avant ceux de nos enfants (ou petits-enfants). Dans le cas contraire, je peux vous assurer que la remise en question de notre mode de vie ouvre à un vaste chantier personnel, tant nous sommes devenus dépendants d’une énergie abondante et peu chère.

        Tout cela indépendamment de la controverse climatique et de moult autres raisons de s’inquiéter (perte de biodiversité, disparition d’espèces sauvages, destruction des sols, épuisement de métaux rares…)

        Je pense qu’on peut rester optimiste… à condition d’accepter que le modèle de société consumériste que nous connaissons n’est pas soutenable et devra donc changer assez radicalement. Sans totalement « revenir en arrière », il serait illusoire de croire qu’on puise continuer dans l’idée de croissance perpétuelle.

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      • « Et » je vois un phénomène cyclique avec des pics de largeur limitée. On pourrait imaginer, du moins en apparence, être très près de la fin de notre pic interglaciaire. Les 3 précédents ont été moins larges.
        D’autant que quand on regarde le graphe suivant, on est plus sur une pente globale descendante que montante :
        => https://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/7/1520141747-cfy2.jpg
        ( http://www.climate4you.com/ )

        Dans ce cas, le problème serait réglé et ce serait la fin des haricots notre civilisation, les occidentaux devenus des réfugiés climatiques descendant vers le Sud. On imagine l’accueil…
        Ça va arriver, mais on ne sait pas quand. Dans 10, 30, 100, 1000 ans, plus ?

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      • Je n’ai pas les bases pour discuter dans le détail, mais je ne vois aucune catastrophe annoncée par certains depuis déjà longtemps, et ça suffit pour m’interroger :

        – Pas de réfugiés climatiques
        – Pas de catastrophes extraordinaires.
        – Pas d’îles englouties (au contraire paraît-il).
        – Hausse du niveau de la mer de 1,5 à 3,0 mm/an suivant les sources (comme depuis fort longtemps)
        – Pas de cataclysmes.
        – La banquise est toujours là même si elle a perdu un peu de sa surface.
        – Les ours polaire sont nettement pus nombreux qu’avant et ne crèvent pas faim.
        – La neige tombe toujours en plaine par chez nous.
        – Les coraux sont toujours là pour autant que je sache
        – Les nappes phréatiques sont remplie (alors qu’on nous a assommé quand elles étaient basses…).
        – Pas plus d’ouragans qu’avant et pas plus intenses non plus.
        – Inondation et feux de forêts dues surtout à l’aménagement du territoire
        – Visiblement le consensus scientifique est très discutable.
        – Je constate que l’anomalie mondiale a bien chuté puisqu’on est à +0,2°C en février.
        etc…

        J’aimerais donc savoir où en est l’anomalie mondiale actuelle par rapport aux modèles ?

        Par ailleurs, si je me réfère au site http://www.climate4you.com/ , je vois ceci :
        https://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/6/1520117106-cfy.jpg
        J’y vois un phénomène cyclique avec des pics de largeur limitée. On pourrait imaginer, du moins en apparence, être très près de la fin de notre pic interglaciaire non ? D’autant que les 3 précédents ont été assez nettement moins larges.

        Et quand on regarde le graphe suivant, il n’est pas besoin d’être grand clerc non plus pour voir que la pente globale est plutôt descendante que montante :
        => https://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/7/1520141747-cfy2.jpg

        Ne pourrions-nous pas finalement être très près de la prochaine ère glaciaire ? (question de profane, mais légitime).

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        • « Ne pourrions-nous pas finalement être très près de la prochaine ère glaciaire ? (question de profane, mais légitime). »
          Déjà écrit : dans la logique des choses nautrelles, nous le sommes très probablement (cycle de 100000 années). Sauf que les tendances actuelles de certains indicateurs sont un signe d’une force qui la contrecarre assez vigoureusement.

          Pour les ours polaires, je vous conseille toutefois de revoir certaines études, toutes ne portent pas sur l’ensembles des populations, certaines étaient en croissances pendant que d’autres déclinaient (quand d’autres n’ont aucun recensement exploitable).
          Dans peu de temps, vous allez nous faire la même manchette avec les manchots.

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        • Ninja vous avez tout à fait raison …leurs moqueries tentent de masquer une énorme ignorance …ils sont « câblés » et refusent toute contradiction …

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    • Il n’y a aucun désaccord dans cette étude menée par Petit… et Jouzel. Dans « before present », « present » c’est avant l’augmentation récente des niveaux de CO2, avant 1950. Et le graphique n’indique ni l’insolation en juillet à 65° de latitude nord, ni le niveau de CO2. Or ces deux derniers paramètres expliquent clairement l’évolution des températures. Chaque glaciation n’a pas eu la même insolation ni le même niveau de CO2.

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  13. « PERSONNE ne sait expliquer les phénomènes climatiques »

    Personne ne sait totalement expliquer un phénomène quel qu’il soit. On trouvera toujours quelqu’un pour aller sur l’exception et le non prévu.

    « je n’ai pas les compétences pour avoir un avis, donc ou bien je m’en moque ou bien je pense que la Civilisation a du bon, alors je suis la majorité des opinions exprimés par les médias et j’attends de voir  »

    Quel rapport avec la civilisation???

    « que chacun recherche une démonstration incontestable. »

    Un scientifique sérieux recherche, mais il sait qu’aucune démonstration n’est incontestable, à par les démonstrations de mathématiques pures.

    « mais si on a décidé de réagir activement et dans le bon sens (car il y en a un) »

    C’est quoi le bon sens? Celui issu de la majorité des êtres humains, des lépidoptères de mon jardin ou de certaines espèces de végétaux? Lorsqu’on parle de dérèglement climatique, on ne s’arrête pas à la ménagère de moins de 50 ans!!!

    « L ’autre hypothèse (notamment Institut Simon Laplace où les scientifiques sont des Normaliens, donc les meilleurs esprits) »

    Donc , les Normaliens seraient, de votre point de vue, les meilleurs esprits. (à moins que ce ne soit un point d’humour!!! »

    Je vais arrêter les remarques en les synthétisant. Votre anthropocentrisme vous fait perdre tout sens du réel et vos repères n’ont rien à voir avec la réalité qui semble vous échapper totalement. Dommage et étrange pour un entomologiste!

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  14. « Ce soir je suis en colère parce que la gendarmerie m’a collé une amende pour avoir fait brûler quelques branches tombées des arbres avec la tempête!!! Je vis à la campagne à 800 m de tout lotissement sur un terrain arboré de 4000 m2 et je n’ai plus le droit de faire brûler (on est en hiver) car ça produit du CO2 …on est chez les fous! Si je porte les végétaux à la décharge il faut qu’à 76 ans (tout le monde a toujours brûlé sur place) je les transporte jusqu’à la route et que je fasse plusieurs voyages à la décharge distante de 10 km …bilan carbone? »

    Là, je vous soutiens. J’ai 5000 m² et brûle des branchages de petite taille sur mon terrain… à cause d’un bilan carbone positif. Mais personne ne me dit rien. Pour les fautes d’orthographe, je n’ai pas fait le compte, mais mon nom, c’est Parmantier depuis 1658, preuve à l’appui.

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  15. On pourrait débattre longtemps …désormais si j’interviens je donnerai surtout des URL contradictoires (dans les deux sens). Je commence par une liste des « scientifiques incompétents » ou minoritaires qui restent pour le moins sceptiques:

    http://www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientifiques_sceptiques_sur_le_réchauffement_climatique

    Pour donner une culture physique et chimique minimale afin d’ être capable de discuter avec bon sens (oui Parmentier) à partir de raisonnements logiques établis sur des données vérifiées; il s’agit du blog du Directeur de l’Ecole Nationale Supérieure de Physique et chimie de Paris (la meilleure grande école dans ce domaine), collaborateur du prix Nobel Gilles De gène, un scientifique à priori compétent et …modeste (il a très gentiment répondu à mes premières interrogations et c’est à lui que je dois mon cheminement intellectuel). A la veille de la COP 21 il m’a annoncé qu’il laissait tomber car la « pensée unique » stérilisait tout débat.

    http://www.pensee-unique.fr/indicateurs.html

    Tiens, à l’instant j’entends une « connerie » sur le Journal Télévisé : on va construire une unité éolienne en mer qui pourra remplacer une centrale nucléaire car elle aura une capacité de 3 MW!! Alors là c’est convainquant et pourquoi on ne généralise pas ? Oui mais ce qu’on ne dit jamais pour les énergies intermittentes ((solaire et éolien) c’est que ces puissances annoncées sont des puissances crêtes (lisez les prospectus industriels sur ces dispositifs) …ce qui signifie que c’est une puissance théorique maximale qui ne sera jamais atteinte : éolienne située dans un site venté sélectionné –> rendement 50 %, conversion moyenne 20 % (compte tenu des variations du vent) donc 10% de rendement au final et on passe alors à 0.3 MW en moyenne …avec une gestion problématique des aléas …Ce n’est pas si simple!

    Lorsque vous aurez digéré les informations minimales du site « pensée unique » alors le débat pourra prendre un peu de hauteur et je pourrai vous envoyer les références des publications qui m’ont semblé pertinentes (pour les 2 visions, je vous ai déjà donné celle de L’Institut Simon Laplace qui présente une nouvelle explication de l’Effet de Serre).

    Une dernière remarque sur la qualité des mesures satellites, il reste NASA et RSS_UAH qui sont des organismes officiels (on me rétorquera que Roy Spenser a quitté le GIEC avec fracas car il ne voulait plus cautionner ses mensonges …donc il est discrédité par les « réchauffistes » )…Pour identifier une tendance il faut se référer aux mêmes organismes, je les regarde tous mais j’ai choisi de suivre particulièrement celui de Spencer qui me semble plus crédible: en février 2018 il donne 0.2 ° par rapport à la moyenne sur 30 ans, la NASA donne 0. 36 ° dans les mêmes conditions (les courbes ont la même allure mais sont décalées) …Alors qui croire ? Je suis certain que les deux sont sérieuses et que c’est seulement les « incertitudes de mesure » qui font la différence, elle est ici de 0.16° …après plusieurs calibrages chez les 3 officiels (il y a eu beaucoup de contestations et d’accusations de fraudes)…Tout ceci pour dire que le seul indicateur utilisable pour repérer un réchauffement climatique est très contestables en dessous du 1°C de variation …((sachant que T n’est pas une grandeur d’état d’un système et que sa moyenne est contestable pour ce qui est du rayonnement en T puissance 4 …mais le rayonnement est très minoritaire dans la Troposphère où la convection et les phénomènes de chaleur latente sont prépondérants …). Quant aux modèles, ils s’écartent tous des observations et je ne suis pas seul à penser que pour l’instant nous ne connaissons pas assez les phénomènes pour modéliser regardez les nuages, non pris en compte par le GIEC !!! et la communauté scientifique s’avoue incompétente! L’expérience « CLOUD » du CEA pour tenter d’y comprendre quelque chose a été abandonnée ((je ne connais pas la raison …).
    Vous constaterez aussi qu’assimiler les phénomènes d’échanges d’énergie à des représentations simples de phénomènes optiques est faux …Notre représentation intuitive doit être corrigée avec beaucoup de réflexion …ce fût du moins mon cas, en dépit de quelques études d’ingénieur. On ne peut pas avoir un début de perception sans un gros travail, vous le verrez en suivant les débats sur le 2 ème principe détaillés sur le blog de « pensée unique » …si vous comprenez tout c’est que vous avez les bases pour discuter d’un problème censé être la plus grande menace pour l’humanité, si non c’est de la croyance et ça ne se discute pas.

    Tant que je n’aurai pas d’information incontestable je resterai dans un doute de principe avec une quasi certitude que le GIEC est une mafia qui raconte n’importe quoi car avec le temps qui passe les incohérences deviennent visibles, même pour moi.

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    • « L’expérience « CLOUD » du CEA pour tenter d’y comprendre quelque chose a été abandonnée ((je ne connais pas la raison …). »
      Jamais vu cette nouvelle, et il s’agit du CERN. Source de cet abandon ?
      La réponse de l’expérience par rapport aux rayonnements cosmiques, contrairement à ce que conclue (trop ?) rapidement Svensmark, c’est que les effets sont devenus négligeables aves les pollutions actuelles, pas nuls, mais négligeables. Aucun évènement [extra]galactique ne vient faire de sursauts dans l’enregistrements de ces rayons; l’activité solaire reste maîtresse ici et sans anomalies extraordinaires depuis des lustres (même pour un cycle solaire si peu actif).

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      • OK Ghtuz …mea culpa …dans la précipitation j’ai remplacé CERN par CEA !!! Ceux qui veulent en savoir plus sur les conclusions, notamment vis à vis des hypothèses de Svensmark peuvent lire la synthèse sur le blog que je vous ai indiqué « la pensée unique » …Cela ne change rien à ce que j’évoquais: la compréhension du rôle des nuages reste peu avancée et le GIEC n »en tient pas directement compte .

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    • Quand un physicien expert de la physique des grains se passionne de curieuse manière pour la climatologie :
      http://info-resistance.org/ecologie/rechauffement-climatique/jacques-duran-fake/
      Ça me rappelle cette histoire de saturation du CO2 qui équivaudrait à dire qu’au delà d’une certaine épaisseur, l’isolation de votre maison ne sert plus à rien. Qu’elle vous coûte plus qu’elle ne vous rapporte en économies certes, sur son absence d’efficacité passé un certain seuil, une vigoureuse discussion avec un finlandais fait vite changer d’avis. Hors un isolant thermique fonctionne exactement de la même manière que le CO2, il modifie le gradient thermique entre la source chaude et la source froide (et donc respecte le 2eme principe de la thermo), et plus j’en rajoute et moins je gagne en efficacité, et ça pour le coup c’est du bon sens (donc le GIEC est plein de bon sens puisque c’est est ce qu’il dit à propos du CO2).
      Bourdeau, je constate que vos déclarations fracassantes selon lesquelles vous n’écrirez plus sur ce blog, ou que vous jetez l’éponge ont autant de valeur que vos copié collé des trois fausses explications que vous nous resservez sans cesse et sans développement.
      Je continuerai à mettre le feu à votre argumentation de pacotille, barrerai de rouge toutes vos contre-vérités et mettrai en exergue vos données fausses ou tronquées, et aucun couinement ne saurait m’empêcher de suivre cette démarche contradictoire et transparente, c’est à dire scientifique.
      Des scientifiques brillants qui devraient rester dans leur domaine d’excellence, il y en a plusieurs dans la liste que vous avez citée, même le brillant géophysicien Courtillot a rendu gorge lorsqu’il a voulu s’occuper de climatologie sous un angle plus médiatique que scientifique :
      http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2008/02/soleil-et-clima.html

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  16. (Pas facile d’utiliser ce blog pour discuter, ce commentaire s’est retrouvé plus haut et pas moyen de le supprimer)

    Je n’ai pas les bases pour discuter dans le détail, mais je ne vois aucune catastrophe annoncée par certains depuis déjà longtemps, et ça suffit pour m’interroger :

    – Pas de réfugiés climatiques
    – Pas de catastrophes extraordinaires.
    – Pas d’îles englouties (au contraire paraît-il).
    – Hausse du niveau de la mer de 1,5 à 3,0 mm/an suivant les sources (comme depuis fort longtemps)
    – Pas de cataclysmes.
    – La banquise est toujours là même si elle a perdu un peu de sa surface.
    – Les ours polaire sont nettement pus nombreux qu’avant et ne crèvent pas faim.
    – La neige tombe toujours en plaine par chez nous.
    – Les coraux sont toujours là pour autant que je sache
    – Les nappes phréatiques sont remplie (alors qu’on nous a assommé quand elles étaient basses…).
    – Pas plus d’ouragans qu’avant et pas plus intenses non plus.
    – Inondation et feux de forêts dues surtout à l’aménagement du territoire
    – Visiblement le consensus scientifique est très discutable.
    – Je constate que l’anomalie mondiale a bien chuté puisqu’on est à +0,2°C en février.
    etc…

    J’aimerais donc savoir où en est l’anomalie mondiale actuelle par rapport aux modèles ?

    Par ailleurs, si je me réfère au site http://www.climate4you.com/ , je vois ceci :
    https://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/6/1520117106-cfy.jpg
    J’y vois un phénomène cyclique avec des pics de largeur limitée. On pourrait imaginer, du moins en apparence, être très près de la fin de notre pic interglaciaire non ? D’autant que les 3 précédents ont été assez nettement moins larges.

    Et quand on regarde le graphe suivant, il n’est pas besoin d’être grand clerc non plus pour voir que la pente globale est plutôt descendante que montante :
    => https://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/7/1520141747-cfy2.jpg

    Ne pourrions-nous pas finalement être très près de la prochaine ère glaciaire ? (question de profane, mais légitime).

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  17. Ghutz …je viens de relire RAPIDEMENT la synthèse dont je parlais dans mon précédent message …et contrairement à ce que vous dites concernant le point de vue majoritaire des scientifiques concernant Svensmark, d’après les résultats préliminaires de Cloud, le rôle des rayons cosmiques en est renforcé !!! Ou alors j’ai mal lu ? Il y a quelque temps j’ai cherché à savoir où en est CLOUD, je n’ai rien trouvé et c’est pourquoi je me demande si l’expérience a été abandonnée …Si vous savez où ça en est je suis preneur.

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      • Oui Ninja …lisez cette synthèse sur le blog de « la pensée unique » et vous constaterez que Ghutz ou bien est mal renseigné ou bien n’a pas compris ou bien est de mauvaise foi …en gros il est dit que les aerosols chlorés ((pollution moderne) ne sont pas majoritaires dans la formation des noyaux de condensation … les particules organiques ont toujours joué ce rôle …et les rayons cosmiques amplifient ce phénomène …encore une preuve que l’Homme n’y est pour « presque » rien …Je ne reviens pas sur les dangers courus par l’ours polaire ..
        Les réchauffistes se ont toujours contredit Svensmark qui a pourtant mis en évidence des corrélations « troublantes » avec les émissions cosmiques …tout ce qui tend à prouver que c’est « la Nature » qui gère le climat est contesté pour ne croire que les prévisions absurdes des modèles …des modèles de quoi ? d’un monde simpliste !!! Et ils pinaillent le centième de degré …sur une incertitude de l’ordre de +ou – 0.2 degré …où est le bon sens le plus élémentaire ? Vous avez raison sur TOUT! On va voir comment « ceux qui savent » vont réagir aux thèmes décrits dans « la pensée unique » …car l’auteur pourtant très érudit se met à la portée de ceux qui ont peu de souvenirs de la Physique …

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        • Comment allons-nous réagir à vos louvoiements scientistes ?
          Mais comme d’habitude et comme il se doit, en vous rappelant que ce vieu blog s’est déjà plusieurs fois fait montré du doigt pour ses manipulations de données, de courbes et de sources, que n’est pas spécialiste du climat qui veut, même un brillant scientifique d’une autre discipline, et que par conséquent votre argument massu fait encore une fois pschitt. Next…

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          • Je pense que Bourdeau vous sous-estime beaucoup. Il pourra dire absolument n’importe quel argument, vous citer n’importe quelle source qui n’aille pas dans le sens votre opinion, tout ce qu’il dira sera nul et non avenu. Imparable.
            En discutant sur ce blog, la seule chose qu’on retient, c’est la foi absolument inébranlable et irrévocable dans l’idée suivant laquelle le dioxyde de carbone et l’activité humaine sont les seules et uniques causes des variations climatiques et plus généralement de ce qui change et ne va pas comme on voudrait sur la terre. Tout a une explication dans ce sens, quoi qu’il advienne. Personnellement, j’ai fait le tour.

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