Climat

Un retrait rapide des lignes d’échouage des glaciers en Antarctique

La grande calotte de l’Antarctique est menacée par le réchauffement de l’océan qui attaque les lignes d’échouage sous ses plateformes de glace. Une nouvelle étude en apporte la confirmation sur la base des données du satellite CryoSat-2 de l’Agence spatiale européenne.

Une nouvelle étude, publiée aujourd’hui dans Nature Geoscience, montre que l’océan Austral a fondu 1 463 km2 de glace sous-marine de l’Antarctique entre 2010 et 2016.

Les recherches ont été menées par le Centre britannique d’observation et de modélisation polaires (CPOM) de l’Université de Leeds. Elles ont permis de produire une carte complète de l’évolution des régions côtières sous-marines de l’Antarctique. La plupart des glaciers s’écoulent directement dans l’océan dans de profondes fosses sous-marines. La ligne d’échouage est la zone située entre la partie où les glaces flottent et celle où elles reposent sur la terre. C’est une zone cruciale pour la stabilité des glaciers de l’Antarctique.

Les lignes d’échouage se trouvent généralement à un kilomètre ou plus sous le niveau de la mer et sont inaccessibles même aux submersibles, de sorte que les méthodes de télédétection sont extrêmement précieuses.

L’équipe a pu suivre le mouvement de la ligne d’ancrage de l’Antarctique en utilisant CryoSat-2, de l’Agence spatiale européenne, sur 16 000 km du littoral. Bien que CryoSat-2 soit conçu pour mesurer les changements d’élévation de la calotte glaciaire, ceux-ci peuvent être traduits pour calculer le retrait des lignes d’échouage. On peut voir ci-dessous comment CryoSat-2 permet de suivre l’évolution sous-marine :

Grounding_line

Animation montrant comment le mouvement horizontal des lignes d’échouage des glaciers est détecté en utilisant les mesures par satellite du changement d’élévation.Crédit: Hannes Konrad et al, Université de Leeds.

L’équipe, dirigée Hannes Konrad, de l’Université de Leeds, a constaté que la ligne d’échouage a reculé à un rythme extrêmement rapide dans huit des 65 plus grands glaciers de la calotte antarctique. Depuis la dernière période glaciaire, le recul était d’environ 25 mètres par an. Le retrait de la ligne d’échouage sur ces glaciers est cinq fois plus important.

Entre 2010 et 2016, 10,7% des lignes d’échouage de l’antarctique ont reculé plus vite que 25 mètres par an. Seuls 1,9% ont avancé plus vite que 25 mètres par an.

Les chercheurs ont identifié d’importances différences régionales : le recul des lignes d’échouage concerne 9,5% de la péninsule antarctique, 21,7% de l’Antarctique de l’Ouest (dont 59,4% dans le secteur de la mer d’Amundsen) et seulement 3,3% de l’Antarctique de l’Est.

Capture GL

Les plus gros changements ont donc été observés dans l’Antarctique de l’Ouest, où un cinquième de la calotte glaciaire a reculé plus rapidement que le rythme de la déglaciation.

Le recul de la ligne d’échouage élimine les frictions, conduisant à accélérer le mouvement des glaciers et à contribuer à l’élévation globale du niveau de la mer.

Grounding_line_map

Carte montrant les taux de migration de la ligne d’échouage et leur coïncidence avec les conditions océaniques autour de l’Antarctique entre 2010 et 2016 (températures du fond marin: Locarnini et al., 2013. World Ocean Atlas 2013,2013. World Ocean Atlas 2013, Volume 1: Temperature. S. Levitus, Ed., A. Mishonov Technical Ed.; NOAA Atlas NESDIS 73, 40 pp.). Grounding line locations are from Rignot et al., 2013, Science 341 (6143), pp. 266-270. Credit : Hannes Konrad et al, University of Leeds.

Les chercheurs ont également fait une découverte. Bien que le retrait de la ligne d’écouage du glacier Thwaites en Antarctique de l’Ouest ait accéléré, le glacier Pine Island voisin – qui était jusqu’à récemment l’un des plus rapides du continent – s’est arrêté après une débâcle impressionnante ces 40 dernières années.

Les deux glaciers, Thwaites et Pine Island, sont situés dans la région de l’Antarctique de l’Ouest, qui représente l’une des plus grandes sources potentielles d’élévation du niveau de la mer. C’est la partie du continent la plus sensible au réchauffement climatique. Si elle fondait totalement, elle pourrait entraîner une élévation du niveau de la mer de 4 à 5 mètres. Un glacier comme le Thwaites a un potentiel de 60 centimètres mais il faudrait un ou deux siècles pour qu’il fonde intégralement. Pour le moment, le glacier de Pine Island représente à lui seul 25% de la hausse du niveau de la mer imputable à l’Antarctique occidental.

Au cours des 40 dernières années, les glaciers qui s’écoulent dans le secteur de la mer d’Amundsen ont fondu à un rythme accéléré. Plusieurs modèles numériques laissent entendre qu’un retrait inexorable de la ligne d’échouage est en cours.

Une étude publiée en 2014 par des chercheurs de l’université Irvine et de la NASA avait montré un fort accroissement de la vitesse d’écoulement des glaciers Thwaites et Pine Island dans la mer d’Amundsen. Les pertes sont telles que la désintégration de ces glaciers est désormais jugée irréversible, rien ne pouvant plus les empêcher de fondre dans la mer. Les températures de la mer d’Amundsen mer et de la mer de Bellingshausen ont augmenté depuis les années 60, selon les données océanographiques.

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101 réponses »

  1. Bonjour Johan,
    Si je vous comprend bien, la ligne d’échouage se traduit par « grounding line » en anglais. Mais est-ce que cette ligne d’échouage de votre premier schéma représente le trait noir vertical ou plutôt le trait rouge oblique qui lui est sur le fond rocheux ?

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    • Bonjour Jacques,
      La ligne d’échouage, ou grounding line, correspond au trait noir vertical, à l’intersection entre le socle rocheux et le glacier. La ligne rouge horizontale est la surface analysée par le satellite. La ligne rouge sur le socle rocheux n’est pas la ligne d’échouage, c’est vraiment à l’intersection. En fonction de ses modifications, les scientifiques calculent le déplacement de la ligne d’échouage.

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    • Les données utilisées dans les deux liens sont les mêmes (paire de satellites GRACE).
      La mission s’est arrêtée en 2017 mais les satellites prenant la relève de cette mission (GRACE FO) devraient être lancés durant la seconde moitié du mois de mai de cette année. Le monitoring devrait donc reprendre assez rapidement.

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  2. Je pense que le problème du réchauffement climatique est souvent mal posé. Là, on parle de glaciers, ailleurs, on parle d’élévation du niveau de l’eau, ailleurs, on parle de modification des circulations atmosphériques, ailleurs, les courants marins. J’avais essayé d’impulser, via un intervenant, une logique de réflexion: je la rappelle.

    Il y a un forçage dû à la modification des taux de présence des gaz à effet de serre, forçage parfois positifs, parfois (rarement) négatif. J’ avais pris, pour simplifier l’approche, le cas du CO2. Le forçage induit une quantité d’énergie stockée qui s’accumule avec le temps. Cette quantité d’énergie est mesurable puisque nous connaissons la valeur du forçage de chaque année ainsi que la superficie de la Terre. Connaissant cette quantité d’énergie stockée, les questions deviennent: Où est-elle stockée.? Quelles sont les conséquences sur les lieux de stockage.
    Un grand nombre de lieux de stockage sont connus : les océans, le réchauffement des glaciers, différentes couches de l’atmosphère, le sol terrestre …

    L’un des problèmes est que les relevés météorologiques ne peuvent pas tenir compte de l’ensemble des lieux de stockage. Les stations terrestres sont près … du sol, et les balises maritimes sont peu représentatives de ce qui se passe à 3000 m de profondeur. Les relevés météo sont avant tout proches des milieux en interaction rapide avec l’homme.

    Cela est loin d’être neutre. Le plus grand réservoir d’énergie est constitué par les océans. Les eaux tièdes demeurent plutôt en surface tandis qu’en profondeur, les eaux froides, plus denses, reçoivent peu d’énergie. Il suffirait que des échanges thermiques s’installent entre surface et profondeurs pour que les climats terrestres changent profondément.

    Si on stocke toute cette énergie dans l’atmosphère, celle-ci devient une fournaise. Si on la stocke en totalité dans l’océan, il n’y a quasiment plus de réchauffement climatique au niveau des lieux de vie humains.

    Pour résumer, je dirais qu’il y a bien un réchauffement climatique, quantifiable. La question est de savoir quels sont les lieux les plus impactés et quelles nouvelles interactions sont ainsi crées. Et, à la fin, en déduire des conséquences pour l’espèce humaine, car si nous en parlons, c’est bien que nous sommes soucieux de son avenir. Seuls les modèles climatiques, de plus en plus fiables mais avec leurs marges d’incertitude, peuvent nous éclairer sur l’avenir.

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      • 275 zéta joules en 2012, pour une masse océanique de 1,4 10^21 kg, cela fait 1964 joules/kg. Comme il faut environ 4185 joules pour élever de 1 degré la température d’un kilogramme d’eau, l’élévation de température des océans devrait être d’environ 0,47 K, sachant qu’il s’agit d’une moyenne et que les élévations sont probablement mal réparties à l’intérieur des océans.

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        • Toutefois, ce qui m’étonne dans ce graphique, c’est que l’énergie contenue dans les océans puisse baisser malgré un forçage radiatif. Serait-ce que l’évaluation de l’énergie se fait à partir de bouées non représentatives de l’ensemble de l’océan, les températures de surface pouvant temporairement baisser suite à une migration d’énergie vers des couches profondes non mesurées et échappant ainsi à l’évaluation? En tout cas, la hausse énergétique de l’atmosphère n’est pas suffisante pour répondre à cette question.

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          • Je ne sais pas trop quoi en penser non plus et c’est pour cela qu’il métait intéressant de voir superposé à ce graphe la surface globale de la mer de glace aux pôles (peut-être son volume pour quantifier). Et d’un rapide coup d’oeil, 2 pics de fonte brusque en 1982 et 1995 (moindre) précèdent la baisse de contenu de chaleur.
            2 autres baisses brutales en 2012 et 2016, mais le graphe ne va pas plus loin que 2012.

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            • Difficile de relier une quantité d’énergie globale sous toutes les latitudes à un phénomène localisé, même si ce dernier est vaste. D’autant que les modifications de températures aux latitudes équatoriales, plus grandes réserves d’énergie thermique océaniques, mettent de nombreuses années à influer sur les calottes.

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              • Tel qu’on pourrait imaginer le mécanisme, est-il possible simplement qu’une fonte de la calotte plus brutale (voire plus ou moins prolongée) puisse justement laisser une superficie des eaux exposée à l’atmosphère plus grande et donc que plus de chaleur puisse s’y dissiper ? La stratification avec les eaux de fonte en surface à des lattitudes légèrement plus basses, en se mixant avec d’autres courants permettrai peut-être de ne pas laisser s’échapper cette chaleur immédiatement et laisserai donc une latence.

                Ce ne sont que supputations de ma part pour le moment, je n’ai pas cherché si une quelconque étude ou bien si un tel mécanisme existe et est documenté (rien en fait dans mes favoris).

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                • Une rétroaction clé de l’océan Austral est la stratification de l’eau de fonte, dont l’effet est de réduire la ventilation de la chaleur de l’océan vers l’atmosphère. Plus de fonte basale des glaciers, plus de glace de mer, en théorie. C’est aussi ce qui a été observé ces dernières années.

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        • … et pendant que le contenu en chaleur a progressé moins vite entre 0 et 700 m, la hausse a été soutenue entre 0 et 2000 m. La période dite du hiatus (1998-2012), marquée par la prédominance de La Nina et l’enfouissement de chaleur dans le Pacifique, a tempéré les températures de surface… Mais on peut voir qu’il y a sans doute eu des échanges de chaleur dans l’océan…
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          • Il s’agit de quantité d’énergie, et non de températures. Le volume d’eau entre 0 et 700 m est d’environ 40% le volume d’eau contenu de 0 à 2000m. C’est normal que la quantité d’énergie augmente moins vite. Si c’était le contraire, cela signifierait qu’entre 700 et 2000 m, il y a perte d’énergie.

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            • Ocean heat content. Le joule est une unité pour quantifier l’énergie, le travail et la quantité de chaleur. Trenberth : « The cause of the change is a particular change in winds, especially in the Pacific Ocean where the subtropical trade winds have become noticeably stronger, thereby increasing the subtropical overturning in the ocean and providing a mechanism for heat to be carried down into the ocean,”
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    • La question étant plutôt ouverte, ma réponse l’est également :
      il évacue près des 2/3 de l’énergie solaire reçue puis réémise par la surface terrestre (le reste étant renvoyé directement par réflexion). Attention il existe des boucles internes et intermédiaires d’absorption / émission.

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    • Sur les 342 w/m2 de rayonnement solaire qui entrent, 107 w/m2 sont réfléchis par les gaz, les nuages, les aérosols et la surface (d’où l’albédo de 0.3) et le rayonnement à grande longueur d’onde représente le reste, environ 235 w/m2, ce qui clos le budget énergétique. Mais avec la hausse du CO2, la Terre est en déséquilibre radiatif, il y a un peu moins d’énergie qui repart vers l’espace. Ce qui pousse la température à augmenter pour rééquilibrer le budget.

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      • Pour imager et faire de l’humour.

        Je devrais recevoir 342 euros par semaine, mais l’état en prélève rapidement 107. Il m’en reste 235. Je dépense pour vivre, mais j’épargne, grâce à mon action. Dépenses : 233. épargne : 235-233 = 2. Avec le temps, mon épargne augmente. C’est la source du réchauffement climatique.

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  3. Effectivement , ils parlent 2e partie de l’année pour une phase neutre . J’avais cru comprendre qu’au départ , ils avaient pronostiqués cela pour le printemps.
    Merci pour le lien.

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    • Pour parfaire le sophisme, il aurait du dire que les dépressions, les vents, les courants, la marée fait monter les eaux bien plus vite par jour, ç’aurait été pareil. Toutes choses étant égale par ailleurs, bien sûr.

      « The global-mean sea level reconstruction shows a trend of 1.5 ± 0.2 mm yr−1 over 1958–2014 (1σ), compared to 1.3 ± 0.1 mm yr−1 for the sum of contributors. Over the same period, the reconstruction shows a positive acceleration of 0.07 ± 0.02 mm yr−2, which is also in agreement with the sum of contributors, which shows an acceleration of 0.07 ± 0.01 mm yr−2. Since 1993, both reconstructed sea level and the sum of contributors show good agreement with altimetry estimates. »

      Ce qui ferait du 57cm environ à la fin du siècle. Ce qui entre dans la fourchette du 4e AR du giec sans compter de nombreuses boucles.
      J’ai bon ?

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  4. Que l’on soit d’accord ou pas , qu’il y est consensus ou pas , c’est toujours bien d’avoir des liens . Cela force à réfléchir et donc à construire son opinion.
    De plus cela permet de croiser les sources .
    On voit bien que sur de simples éléments factuels ( niveau des océans par ex ) il y a des écarts dans les relevés et donc des projections différentes. Rien que pour ça c’est intéressant.
    Comme Ninja , je n’ai pas du tout la même opinion que la plupart des personnes de ce site. Mais je trouve intéressant de lire les articles de JL et vos commentaires .

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    • Ninja
      https://robertscribbler.files.wordpress.com/2015/10/aviso-sea-level-rise.png?w=600&h=398
      Tiens donc, pourtant, le niveau des océans monte bien de 3,4 mm/année depuis les années 1990
      Le Groenland perd ~286 gigatonnes de glace par an
      L’Antarctique perd 12t gigatonnes par année
      https://climate.nasa.gov/vital-signs/ice-sheets/
      Watts est payé par l’industrie des combustibles fossiles pour mentir
      Ça fait longtemps que c’est connu

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      • Ils s’en foutent les pétroliers des imbéciles d’occidentaux qui croient sauver la planète avec des éoliennes, des panneau solaires et des bagnoles électriques polluantes. Quoi que… pas tant que ça quand ils investissent eux-même dans la « transition écologique ». Toutes ces solutions sont merdiques et pires que ce qu’on a actuellement, et vous le savez parfaitement.
        Un commentaire qui illustre bien l’immense bêtise de la situation :
        « supposons que les thèses du GIEC soient exactes. L’UE prévoit de réduire de 20% nos émissions de CO2 pour 2020, afin de sauver la Planète (au passage remarquons combien ce thème est mis en exergue partout, y compris dans la publicité commerciale, sans se préoccuper des humains, seulement des pauvres ours polaires…). La part de CO2 anthropique mesurée dans l’atmosphère est faible : 5% de 400 ppm, soit 20 ppm. La fraction d’origine européenne est de 11%, soit 11% de 5%=0,55 %. La réduire de 20% la fera donc passer de 0,55% à 0,45% en 2020. Et cela conduirait à un impact (selon le GIEC) de 20%*11%*5%=0,1%, donc une limitation du réchauffement de 0,001 à 0,006°C, ce qui est non mesurable ».
        Les écolos sont tellement nuls que même l’un des père fondateurs de Greenpeace (Patrick Moore) a fini par claquer la porte devant leurs inepties. Forcément, c’était le seul scientifique parmi une bande d’idéologues.
        Par contre, ils ont bien réussi à retourner la tête des gens en leur faisant croire tout et n’importe quoi. Dernier exemple qui me vient, mis en exergue pas notre géniale presse Française indépendante…, les voitures neuve en France ont vu leurs émission de CO2 augmenter de 1gr/100 km (passage du diesel à l’essence). Calculez-moi ce que ça représente en CO2 supplémentaire pour la planète (en prenant absolument tout en compte, du puits à la roue) et surtout l’impact maximal sur le climat (=> 0,000000001°C ????). Et c’est avec des arguments aussi nazes que les écolos croient gagner en crédibilité ou même faire mieux que Watts et consorts ?

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        • Vous dites que la part de CO2 d’origine anthropique est de 20 ppm. Avant 1880, les taux de CO2 sont d’environ 280 ppm. Actuellement, on est plutôt sur 410 ppm, soit une différence de 130 ppm. Si seules 20ppm sont dues à l’homme, quelle est l’origine des 110 autres?

          De plus, vous reprenez l’objectif de réduction de 20% Comme vous l’expliquez, cet objectif concerne les émissions de CO2. Il ne concerne pas les stocks de CO2 déjà dans l’atmosphère. C’est comme si vous vous donniez comme objectif de faire croître le CA d’une entreprise de 20% et que vous appliquiez après ce chiffre au total bilan. Il ne faut pas utiliser sur des stocks des objectifs calculés pour des flux.

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          • L’objectif de 20% est très coûteux pour une efficacité nulle et archi-nulle.
            Ça fait plaisir aux idéologues et aux businessmen du climat qui vont pouvoir défoncer la nature avec des éoliennes inefficaces.

            (pour le 1g des véhicules neufs français, ça fait 2 Millions de véhicules/an à raison de 12.000 km/an soit 24.000 tonnes de CO2/an. Connaissant la sensibilité supposée au CO2 du climat, ça fait combien de °C ?).

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              • Une fois de plus, je réponds à votre argumentation en montrant les erreurs qu’elle contient, mais vous, vous prenez soin de ne pas répondre à la mienne. Comme d’habitude!

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                • Ce n’est pas parce qu’on n’a pas une réponse précise à votre question, que votre théorie à vous est forcément la bonne.
                  Les scientifiques savent faire la différence entre CO2 d’origine naturelle et CO2 d’origine anthropique. C’est eux-même qui avancent cette proportion de 5%.
                  Ensuite ce n’est pas Parmantier qui oriente la discussion et je n’ai pas à me plier à ses orientations.
                  Enfin, de son côté, Paremantier évite soigneusement de commenter les effets réels des décisions prises pour tenter de diminuer notre empreinte carbone, et aussi les flashs « d’information », comme celui concernant le pauvre gramme de CO2 de nos voitures neuves en 2017 (probablement moins que ça en fait, si on prend en compte l’empreinte de la production de GO v/s SP).

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          • D’autant que, le taux atmosphérique de CO2 n’ayant jamais dépassé 310 ppm en 800000 ans, la thèse de Ninja l’oblige à postuler l’existence d’une source naturelle capable de relarguer plus de CO2 et plus vite que ça n’a jamais été le cas. Le tout, suffisamment discrètement pour qu’il puisse aussi prétendre qu’une telle source échappe aux observations humaines et que la science a des progrès à faire. Avec de tels arguments, je vous montrerais que le Soleil tourne autour de la Terre qui, par ailleurs, est plate. Et comme la discussion a eu lieu 100 fois sur le blog de Johan, on comprend que la tension finisse par déborder quelquefois.

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            • Bonjour Ninja
              La science climatique se démontre par les théories scientifiques qui sont confirmées par des expériences et des observations.
              Ton ignorance du sujet se démontre d’elle-même.
              « Nous avons droit à nos propres opinions, mais pas à nos propres faits »
              La théorie quantique, celle qui est à la base de la technologie dont nous nous servons pour échanger ces messages confirme elle aussi la théories des gaz à effet de serre et de tout ce que nous savons d’autres.
              On peut connaître la source du CO2, s’l provient d’éruptions volcanique, il contient des traces de radioactivité car la lave provient du « manteau terrestre » qui contient de l’uranium, lui-même partiellement responsable d’une petite partie de la chaleur de cette planète, qui se refroidit peu à peu de milliards d’années en milliards d’années parce que l’uranium se dégrade en plomb à un rythme moyen très lent. Si tu ouvres une encyclopédie, tu sauras que c’est grâce à cette lente dégradation que nous connaissons l’age de la Terre grâce aux travaux de Clair Patterson. C’est aussi grâce à ses travaux et ses multiples efforts que nous n’utilisons plus d’essence au plomb.
              Bonne lecture
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Clair_Patterson

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  5. Ghtuz;
    Toutefois , après les données brutes , il reste l’interprétation . La dessus c’est encore plus compliqué de se mettre d’accord .
    Concernant un sujet sensible et complexe comme le climat , il est difficile d’avoir des discussions posées .

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    • Correction
      c’est 127 gigatonnes par an que perd l’Antarctique
      Et la probabilité que la fonte des deux calottes glaciaire s’accélère, ça fait quelques fois que leur taux de fonte double depuis les années 1990.

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        • Phil, pour répondre à la fonte de la calotte (glace de terre) du continent Antarctique vous avancez des données sur l’extension de la banquise (glace de mer).

          C’est comme contredire l’envolée du prix de la banane congolaise avec un graph sur la rentabilité des producteurs de patates au Swaziland…

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          • Hector , je ne comprends pas bien votre remarque. Oui j’avance des données sur l’extension de la mer de glace comme on le fait pour l’arctique , c’est quoi le problème ?
            Je n’ai pas trouvé d’autres données comme le volume ou l’épaisseur des glaciers ou le volume de la banquise.
            Si vous avez , je suis preneur.

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  6. Un chiffre intéressant entendu à la radio : 7% des gens les plus riches du monde , sont responsables à aux seuls de 50% des GES. Alors que l’on soit d’accord ou pas sur la responsabilité des GES dans le climat actuel , c’est quand même un chiffre hallucinant et qui fait réfléchir.

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    • Bonjour Piil
      Il faut faire distinction entre banquise (glace de mer), et calotte, glace qui repose sur du sol, notamment le Groenland et l’Antarctique.
      La glace de mer (banquise) qui fond ne participe pas à l’élévation du niveau des océans (le glaçon qui fond dans le verre d’eau). Les calottes qui fondent, si (c’est comme ajouter un glaçon au verre d’eau).
      Un autre cause importante de la hausse du niveau des océans est la dilatation thermique de l’eau.

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    • Voici une animation de la « banquise » de l’Antarctique qui se forme autour du continent.
      Je ne trouve pas de mesures pour l’épaisseur. S’il y en a pour l’Arctique, c’est que cet océan a été littéralement quadrillée par des sous-marins Américains à bord desquels le Prof Peter Wadhams http://www.damtp.cam.ac.uk/user/pw11/ a fait des mesures d’épaisseur de la glace depuis les années 1980.

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  7. Ninja
    Voici ce qu’a dit le Glaciologue Jason Box, qui passe beaucoup de temps loin de sa famille à étudier les principes de fonte méconnus du Groenland : la neige sombre (dark snow project), les lacs de fonte, les crevasses, les mico-algues à ;a surface, la réflectivités de la calotte, etc. On trouve facilement des vidéos de lui sur You Tube.
    Dans un tweet il dit : « When the End of Human Civilization Is Your Day Job »
    *Quand la fin de la civilisation est votre boulot quotidien*
    https://www.esquire.com/news-politics/a36228/ballad-of-the-sad-climatologists-0815/

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  8. *Quand la fin de la civilisation est votre boulot quotidien*
    Ca m’a tout l’air d’une phrase racoleuse venant de quelqu’un qui semble avoir un égo démesuré. Cela permet de se donner de l’importance ,de demander des rallonges budgétaires et accessoirement d’échapper à sa femme.
    Vous pouvez le rassurer ,actuellement la banquise se porte bien en volume et en surface ça semble s’améliorer.

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  9. Je ne suis pas très inquiet sur le climat . Par contre concernant les problèmes énergétiques je pense que l’on va à la catastrophe à court ou moyen terme. Voici un lien qui à mon avis pose bien le problème ( je ne suis d’accord avec lui sur le climat mais sur l’énergie oui) :
    https://jancovici.com/videos/30-min-lessentiel-energieclimat/
    Le gisement découvert de 80millard de barils ( reste à savoir si c’est une réserve prouvé , estimé etc etc ) , mais en admettant que ce chiffre soit exact , cela représente moins de 3 mois de consommation mondiale . Ca ne change donc en rien le problème.

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  10. Les découvertes posent effectivement un ensemble de questions.

    1) Qu’elle quantité est effectivement extractible? Cela dépend du coût d’extraction et des moyens techniques.
    2) Quel est le coût énergétique de l’extraction?
    Le taux de retour énergétique (EROEI)du pétrole classique était de plus de 100 en 1940 aux États-Unis.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique

    Avec un taux de 8 actuellement aux États-Unis, on voit que l’évaluation des stocks s’éloigne de plus en plus des productions nettes possible.

    Pour le gaz de schiste, dont il est question, le taux est de 3 à 5.
    Si l’énergie utilisable est de 80 milliards de barils, dans le meilleur des cas, l’énergie dépensée sera de 16 milliards et il ne restera plus que 64 milliards. En supposant, ce qui n’est jamais le cas, que tout le gaz contenu puisse être utilisé.

    On peut remarquer que la production d’éthanol est catastrophique, de ce point de vue, puisque proche de 1.

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            • Pas de diesel! Jamais eu. Et la voiture est souvent remplacée par le vélo, surtout lorsqu’il fait beau comme aujourd’hui. Et pour l’avion, cela fait plus de quarante ans que je n’y ai pas touché.

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              • Ça va peut-être vous étonner, mais j’ai eu une Hybride essence (prius 2007). Excellent ! Zen, cool, hyper-doux et silencieux (sauf sans certains cas ponctuels, mais rien de rédhibitoire). Quelques remarques désobligeantes en ville l’été (vitre ouvertes on les entend), car pas assez bruyant ! (Au pays des poêles à fioul, faut dire…).
                Abandonnée car ma concession est trop loin et trop nulle.
                A voir si le bilan global écolo est mauvais ou pas car la batterie de traction ne fait que 35 kg (NiMh) contre 300 kg mini sur une électrique (Lithium). Conso réelle 5,5L, soit 1,7L de moins que mon essence actuelle. Un batterie au plomb classique fait 17 kg.
                Je suppute quand même qu’une essence classique moderne reste le choix le plus écolo, après le vélo bien sûr 🙂

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  11. Pas la peine de vous embêter avec une hybride , la voiture c’est 8% des GES dans le monde. Ca donne bonne conscience mais ça ne sert à rien d’un point de vue écologique.

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    • En fait je voulais une boite auto, une conso réduite et pas cher à l’achat (10 k€ d’occasion). J’ai découvert les autres qualités ensuite.
      Pour les GES, c’est clair que l’impact est très faible voire nul par rapport aux diesels, par contre dans les rue piétonnes, sur les parking de super-marché, et en ville ne général, c’est très efficace. Beaucoup moins de rejets toxiques.
      Et vraiment top à conduire. Mieux qu’un vélo 🙂

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  12. Pour le pétrole je rappelle que 2017 est la 3ème année consécutive de découvertes au ras des pâquerettes (3 Giga barils) et que 80 Gb de pétrole de roche mère signifie au mieux 4 Gb récupérables. La conso mondiale est supérieure à 30 Gb/an depuis 2004 et le vrai plus gros gisement mondial connu est Ghawar, dont on estime qu’on pourra récupérer au mieux 120 Gb sur toute sa durée d’exploitation. A la louche il faudrait découvrir un Ghawar tous les 4 ans pour maintenir la production mondiale, sachant que la dernière fois que les découvertes annuelles on dépassé (de peu) les 30 Gb, c’était en 2000.

    Pour finir avec les bonnes nouvelles sur le pétrole, on a passé le pic d’extraction du pétrole conventionnel (ce qui exclu les sables bitumineux et les shale oil) depuis la période en plateau de 2007-2011 ; depuis cette période l’industrie a mis le paquet sur la récupération assistée (pousse la production quelques années pour un déclin plus abrupt par la suite), la production de condensats, les gains de raffinerie et en Amérique du nord sur les pétroles « exotiques » (législation sur les droits au sous-sol unique au monde) pour compenser ce déclin, ce qui devrait fonctionner jusqu’en 2020-2022 mais probablement pas après.

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