Climat

Température mondiale : +0,519°C en avril 2018

Avec +0.519°C au-desssus de la moyenne 1981-2010, avril 2018 est le 3e plus chaud des archives NCEP-NCAR. 

Les réanalyses comme NCEP-NCAR intègrent de multiples observations dans un modèle permettant de suivre quasi quotidiennement l’évolution du climat. Les données sont donc immédiatement disponibles, contrairement aux bilans mensuels des stations au sol. Les réanalyses permettent ainsi de se faire une idée des futures annonces des agences comme la NASA, la NOAA et le Met Office qui ne sont pas faites avant le milieu du mois suivant (en l’occurrence à la mi-mai).

Le top 10 des mois d’avril les plus chauds

Avec +0.519°C au-dessus de la moyenne 1981-2010,  le mois d’avril 2018 est le 3e plus chaud des annales NCEP-NCAR remontant à 1948. Avril 2016 avait été marqué par un phénomène El Niño exceptionnel, avril 2010 par un El Niño moyen à fort. Avril 2018, au sortir de La Niña, est quasiment au même niveau que 2010.

Top 10 des mois d’avril les plus chauds depuis 1948. D’après NCEP-NCAR.

On peut voir ci-dessous l’évolution de la température mondiale en avril depuis 1948 :

Anomalies de température mondiale en avril par rapport à la moyenne 1981-2010. D’après NCEP-NCAR.

L’année en cours pour le moment au 4e rang

Le bilan est provisoire puisque l’on compare ici janvier-avril 2018 à des années complètes. En raison des conditions La Niña, l’année 2018 ne se situe pour l’instant qu’au 4e rang. Les températures de surface de la mer dans la région Niño 3.4 du Pacifique sont en train remonter et ont déjà atteint un niveau neutre d’après les dernières mesures. Il y a cependant un décalage de deux-trois mois entre les températures de surface dans le Pacifique et la moyenne globale. Les températures actuelles reflètent donc encore les conditions La Niña des derniers mois.

Le top 10 des années les plus chaudes. 2018 est limitée à janvier-avril. D’après NCEP-NCAR.

Les anomalies régionales en avril 2018

  1. Les anomalies sont très importantes dans certaines portions de l’Arctique et sur la quasi-totalité de l’Antarctique.  Des températures supérieures aux normales de saison ont également été relevées en Europe et en Australie. On a encore vu en avril des anomalies négatives importantes en Amérique du Nord. En février, un brusque changement de température dans la stratosphère, un événement que l’on appelle réchauffement stratosphérique soudain, a perturbé le courant-jet et les conditions météorologiques naturelles, permettant à l’air froid de s’infiltrer au sud de l’Arctique. Le réchauffement stratosphérique soudain peut perturber les températures des moyennes latitudes sur deux mois. Un phénomène qui ne devrait plus peser désormais.

Carte d’anomalies pour le mois d’avril 2018.

+1,2°C en avril 2018 par rapport à l’ère préindustrielle

On peut remonter plus loin dans le temps, en utilisant les archives de la NASA, et en retenant comme base la période 1880-1899 (représentative de la période préindustrielle). L’anomalie est de +1,2°C en avril 2018, donc sous l’objectif le plus ambitieux de la COP 21 (+1,5°C).

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209 réponses »

  1. Salut Johan,
    Que pensez-vous de cet article:
    https://fr.timesofisrael.com/mayer-hillman-il-est-trop-tard-pour-arreter-le-changement-climatique/

    Un scientifique juif britannique du nom de Mayer Hillman a dit au Guardian que seul un arrêt total des émissions mondiales de carbone peut sauver l’humanité mais cela n’aura pas lieu. Selon lui, il est trop tard pour arrêter le changement climatique. Il a averti que le changement climatique va décimer la vie sur terre, et même si la tendance pourrait théoriquement être inversée, cela n’aura pas lieu, parce que la société est trop dépendante des énergies fossiles. Nous sommes condamnés a t-il dit au sujet des émissions de carbone conduisant à l’augmentation des températures sur terre. L’issue est la mort selon lui, et l’extinction de la plupart de la vie sur la planète parce que nous sommes tellement dépendants de l’utilisation des énergies fossiles. Il n’y a pas de moyens de renverser le processus qui conduit à la fonte de calottes glaciaires aux pôles. Et peu de gens semblent prêts à le dire.

    • Salut Jacques,
      Tout d’abord, la mention de la religion qui peut paraître superflue à certains vient sans doute du fait que l’article est relayé par « The Times of Israël » tout simplement. Une précision qui intéresse sans doute les lecteurs de ce journal. Pour ce qui est du contenu, ce que j’en pense, c’est que personne ne peut dire à l’avance comment l’humanité répondra aux défis environnementaux. Cela dépend de tellement de paramètres.
      Si on prend un point précis comme l’objectif de limiter le réchauffement à +1,5°C, cela me semble en effet très mal barré, même si en théorie cela n’est pas techniquement impossible.
      L’objectif +2°C est plus réaliste mais pas évident non plus. S’il n’est pas atteint, les calottes glaciaires sont menacées, mais il reste encore à voir quel sera le timing.
      Ce qui est sûr, c’est ce qui se passe en ce moment : +10 gigatonnes de carbone par an. Et plus la réduction tarde à intervenir, plus le réchauffement sera important. Il est peut-être trop tard pour l’objectif 1.5°C mais il ne sera jamais trop tard pour limiter l’ampleur du réchauffement.

    • Bonjour Jacques,

      Son point de vue semble répandu dans la communauté scientifique avec toutes les nuances possible, et souvent partagé par des personnes de sciences qui ont peut-être leur carrière derrière elles. Il y a quelques années, Frank Fenner tenait le même pessimisme.

    • Tout à fait d’accord avec le fait que la mention religieuse n’a rien à faire dans une contribution ou appréciation scientifique.

  2. Selon ce barjot, toute la vie sur Terre va disparaître à cause du CO2 émis par l’homme, comme si avec 500 ou 600 ppm (0,05 à 0,06% !!!) de CO2 nous allions tous griller, et comme si la terre n’avait jamais connu ou dépassé ces taux de CO2.
    Ce phantasme d’apocalypse et de fin du monde ravage décidément pas mal de cerveaux.

    A propos d’abrutis qui se sont magistralement trompés et surtout on magistralement trompé le monde en prédisant la fin du monde avant l’an 2000, en voici un autre :
    « Depuis qu’Ehrlich a écrit The Population Bomb en 1968, la population mondiale a plus que doublé, passant de 3,5 milliards à 7,5 milliards. Depuis 1968, les famines ont quasiment disparu en dehors des zones de guerre et la consommation quotidienne de calories par habitant a augmenté de plus de 30%. En Asie, la région qui consommait le moins de calories en 1968 et dont la population a connu la plus forte croissance depuis, l’apport en calories a augmenté de 40%, soit plus rapidement que la moyenne mondiale. Depuis 1990, le nombre total de personnes souffrant de la faim dans le monde a diminué de 216 millions, bien que la population ait augmenté de plus de 1,9 milliard ».

    => https://www.contrepoints.org/2018/05/06/315643-avengers-infinity-war-et-le-mythe-de-la-surpopulation

    • Dans le passé, avec ce taux et même supérieur, il n’y avait pas une espèce animale qui s’était amusé à raser les ⅔ du vivant sur cette planète à son seul profit, au summum de sa forme et sans se soucier réellement de la soutenabilité prenant pour acquis la stabilité relative du climat, pour du biofuel et remplir les plaques de barbecue. Aujourd’hui encore, les zones mortes dans les océans augmentent en nombre et en superficie. Un hurluberlu peut toujours faire un pronostic collapsologique il y a 60ans ou demain quant au temps que cela va prendre, mais l’issue de la course est actée et il n’est pas besoin d’avoir fait de longues études pour cela.
      Ce qui ravage, ce sont pratiquement toutes nos activités sur l’écosystème. Une croissance infinie dans un monde fini (une région finie dans un univers infini, nous n’exploitons pas l’univers infini comme semble l’imaginer l’auteur de l’article de contrepoint et cela n’arrivera probablement jamais – paradoxe de Fermi) est un phantasme.

      • Vous avez le droit de croire à ce que vous voulez. C’est votre opinion, peut-être partagée par un certain nombre de gens, mais ce n’est pas forcément la mienne, ni celle de tout le monde. Tous ces vendeurs d’apocalypse se sont toujours plantés et n’ont jamais rien vu venir, ça c’est pour les faits.
        Je préfère me fier aux observations et à ce qui est raisonnablement prédictible à court terme.
        Si vraiment dans les 10 ans à venir le climat se refroidissait, tous les tenants du réchauffement auraient l’air sacrément bêtes.
        Rien que si la réalité s’écarte franchement des prévisions, ce serait déjà un gros problème.

        • « Je préfère me fier aux observations et à ce qui est raisonnablement prédictible à court terme.
          Si vraiment dans les 10 ans à venir le climat se refroidissait, tous les tenants du réchauffement auraient l’air sacrément bêtes. »
          Il y a un défaut de logique.

          • Je pense que l’avis de Ghutz et celui de Ninja sont à nuancer. L’homme est un super-super-prédateur. Ecologiquement, il est très fragile. A terme (500 à 1000 ans) , il disparaîtra. totalement. La vie est en revanche très diverse. A partir du moment où un monde est chimiquement à peu près stabilisé, la vie éclot. Quelle que soit l’action humaine, il restera toujours des archéobactéries, des fongies, des bactéries, des végétaux et autres et probablement des espèces plus complexes. La vie est globalement résistante, mais la vie humaine n’en est que la mousse noire et rance que l’on voit au dessus. C’est dommage. Il y a tant de belles choses à apprécier!

  3. « Mayer Hillman a dit au Guardian que seul un arrêt total des émissions mondiales de carbone peut sauver l’humanité  » : je pense que l’inverse est encore plus vrai : si on arrête toute émission de GES et donc toute utilisation des énergies fossile , nous serons tous mort bien avant un quelconque changement climatique majeur ( tous mort à part quelques hommes vivant comme au moyen âge voir comme à l’âge de pierre).

    • Les seuls survivants seront les dictateurs et leurs lèches-bottes (enfin ils pourront se hisser dans la hiérarchie sociale) qui auront préconisé cette « solution ». Ils pourront enfin régner sur le monde qu’ils auront façonné à leur convenance, tout en se chauffant au charbon et en continuant eux à utiliser les énergies fossiles, mais ils diront que dans leur cas, c’est pour la bonne cause.
      Si on veut que le monde sombre dans la chaos très vite, il n’y a effectivement qu’à couper les énergies et le faire plonger rapidos dans la misère.

      • « Si on veut que le monde sombre dans la chaos très vite, il n’y a effectivement qu’à couper les énergies et le faire plonger rapidos dans la misère. »
        C’est ne pas tenir compte du coût indirect des énergies fossiles qui n’est pas pris en considération à court terme. Les énergies renouvelables sont déjà plus efficaces que les énergies fossiles si on prend en compte tous les dommages à l’environnement. Sans compter que le pollueur n’est pas forcément celui qui subira les dommages les plus importants.

        • Quel coût indirect ? le coût d’un réchauffement « supposé » anthropique ?
          Ça fait 40 ans qu’on attend l’apocalypse, et finalement ça va de mieux en mieux pour la population de la terre, malgré sa progression exponentielle.
          Vous remarquerez aussi que ceux qui prédisaient une ère glaciaire il y a 40 ans sont les même qui prédisaient et ont promu le réchauffement anthropique à ses débuts, après avoir retourné leur veste.
          Et vous pensez qu’en implantant des milliers et des millier d’éoliennes parfaitement polluantes (1000 tonnes de béton et de ferraille chacune et pas forcément réutilisable, et tous les matériaux qui la constituent) et incapables de durer plus 15 ans dans de bonne conditions, on va être sauvés ? Idem pour le rendement dérisoire des panneaux solaires.
          Et comme vous dites, avec tout ce merdier, c’est pas le pollueur qui subira les dommages les plus importants, du fait qu’il délocalise sa propre pollution chez les autres, comme pour les Voitures Électriques.

          • Il y a 40~50 ans, peu prédisaient un refroidissement global, aucun consensus là-dessus non plus (PCF08). C’est un mythe que certains veulent faire perdurer malgré les faits. Et si vous voulez vous faire plaisir, au lieu de lire par manque de temps à accorder à ce qui semble être à l’encontre de vos convictions, voici une bonne vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=WZb-y_N4ZwY

            • Ah sapristi, j’aurais pas dû lire Gervais…
              Sinon vous croyez vous aussi qu’en coupant le robinet des énergies fossiles on va s’y retrouver avec des éoliennes et des panneaux solaires ? Que tout le monde va s’accorder et qu’on va couler des jours heureux ?
              Il me semble que quand les gens doivent se contenter de peu, voire moins, ils n’hésitent pas à défiler dans la rue avec Mélanchon en fustigeant Macron. Il suffit de leur piquer 5€/mois sur leur « pouvoir d’achat » pour que ça grogne. Même des pilotes à 15.000€/mois n’arrêtent pas de pleurer.
              Si on leur file beaucoup moins, rien qu’à nos compatriotes, ça va être la guerre non ?
              Et si on restreint les autres pays, là ça va être quoi ?

              • Si tu coupes tout aujourd’hui, on se retrouve avec 1°C supplémentaire en quelques années (fin des aérosols). Si tu attends de trop, tu dépasseras presque ce cap quand même et à terme tu te prendras quand même la fin des aérosols. Le pouvoir d’achat, les bougies, l’éolien, tout ça, plus rien à foutre mon loulou, faut bouffer. What else ?

                • Et bien mon grand, on n’a plus qu’à attendre et voir ce qui va se passer. Si l’apocalypse doit se produire quoi qu’il arrive, c’est pas utile qu’elle se produise maintenant. Autant grappiller quelques années non ? Comme tout le monde fait avant de passer ad patres.
                  Tiens, va les arrêter ceux-là, et bon courage car ils sont plus de 1,3 Milliards et qu’il n’ont pas l’intention de crever la dalle => https://www.tf1.fr/tf1/jt-20h/videos/inde-l-enfer-mines-de-charbon.html
                  Marrant aussi qu’on s’apitoie sur le fait que le charbon ça pollue, c’est pas bien, mais en même temps, on oublie que ça leur a plutôt mieux réussi que de rester dans leur ancienne misère:
                  https://image.noelshack.com/fichiers/2018/18/7/1525611579-esperance-de-vie.jpg

                • « Marrant aussi qu’on s’apitoie sur le fait que le charbon ça pollue, c’est pas bien,  »
                  Bah oui, ça contribue aux 7 millions de morts prématurés.

                • C’est vrai, mais quand ils ne l’avaient pas, il vivaient en moyenne jusqu’à 41 ans, alors qu’aujourd’hui ils ont un espérance de vie moyenne de 68 ans. Donc c’était mieux avant ?
                  Je pense qu’eux même, les premiers concernés, ne voudrait pas revenir 60 ans en arrière.

                • « Donc c’était mieux avant ? »
                  Ben si c’est vivre plus longtemps à travailler comme des cons pour des abrutis en flinguant en plus son environnement, ouais.
                  D’ailleurs, vous pouvez même interroger le peuple Saa.

                  « Je pense qu’eux même, les premiers concernés, ne voudrait pas revenir 60 ans en arrière. »
                  Ha mais ça, ce n’est rien, il restera toujours quelques anciens pour guider les nouveaux chez eux. Chez nous, ça risque d’être 3 siècles en arrière, vous pensez bien qu’on se trouvera encore plus dépourvu qu’eux.

  4. l’énergie c’est de plus en plus de pétrole , de charbon ( hé oui ) et de gaz . L’hydro et le nucléaire étant stable.
    Le problème est vraiment très complexe , voir insoluble . Pour l’instant , il y a de tout pour tout le monde , mais que se passera t’il ensuite ?

    • Le développement de l’espérance de vie est lmiées à la possibilité pour un grand nombre de:

      Bénéficier d’un minimum alimentaire
      Bénéficier de soins rudimentaires lors d’épidémies …..

      La grande progression de l’espérance de vie est liée à une légère modification de la conception familiale et des ressources basiques, pas du tout au progrès industriel ni à la consommation énergétique.

      La progression constatée de l’espérance de vie dans les pays occidentaux au 20ème siècle est liée à la recherche médicale, aux progrès de la chirurgie, luttant depuis de nombreuses années contre la malbouffe et la sous-utilisation du corps humain. A tel point que sont financés des programmes en cardiologie basés exclusivement sur la tempérance alimentaire, le rejet de la consommation industrielle ainsi que l’utilisation de l’activité physique au détriment de l’utilisation du déplacement assisté par le pétrole.

      En résumé, la consommation énergétique tue!

      • Pour compléter mon commentaire:

        Prenez au hasard une commune de plus de 1000 habitants.
        Calculez l’évolution de l’espérance de vie (ou plutôt âge au décès) entre 1800 et 1900, à une époque ou les modes de vie changent sans apport énergétique important.

        Constatez l’évolution. Je l’ai fait pour plusieurs communes, il y a déjà bien longtemps (c’est mon côté historien).

        Maintenant, interrogez votre entourage. Qui serait vivant si les techniques d’interventions chirurgicales actuelles n’avaient pas modifié les problèmes dus à notre mode de vie? Dans ma famille, sur les 20 dernières années, personne ne dépasse 60 ans et moi-même, je suis mort.

      • Mon opinion est que pour bénéficier d’un minimum alimentaire, de soins médicaux, de recherche médicale, etc… il a d’abord fallu que les pays se développent, via l’industrie et l’énergie abondante et bon marché. Sans cette « richesse », point de salut.
        Et plus les pays se développent de cette façon, et plus l’espérance de vie augmente.
        D’ailleurs, quand les gens s’appauvrissent, leur santé trinque car ils ont moins d’argent à lui consacrer. C’est la pauvreté qui tue.

        La grande différence entre vous et moi, c’est que je pense que l’avenir peut être bénéfique. Je pense que vous avez de grandes chances de vous tromper lourdement quand vous prévoyez toutes sortes de catastrophes. L’homme n’est pas aussi stupide que ce que vous dites et c’est le progrès et son intelligence qui le sauvera. Ça se fera avec tout le monde, écolos extrémistes compris (car je leur reconnais aussi une utilité pour contre-balancer les extrémistes inverses).

        Je me méfie des grands experts qui croient tout savoir et surtout, tout prévoir sur la base de leur grande science.
        Pour le climat, ils n’ont pas vu venir la baisse de TMG de 0,56°C en 2 ans, ce qui n’est pas anodin du tout.
        Vous pensiez que ça allait continuer à monter sur cette lancée alors que ce n’est pas du tout ce qui s’est passé.

        • Votre théorie ne repose sur rien. Vous avez des pays fortement émetteurs qui ont davantage de pauvreté et une espérance de vie moindre que des pays moins émetteurs de CO2.

          • Vous semblez nier le fait que c’est le développement et l’industrie qui ont beaucoup apporté à l’humanité.
            Si la France émet peu de CO2 aujourd’hui, c’est qu’elle a été assez riche pour construire ses centrales nucléaires en remplacement de centrales thermiques. Il a bien fallu passer par une phase d’énergie fossile.
            Les pays dont vous parlez sont en cours de développement, ils ne sont pas encore arrivés à notre niveau.
            Si on trouve autre chose de VALABLE que le fossile, ça marcher aussi, mais pour l’instant la seule alternative c’est le nucléaire et surtout pas les éoliennes ou les panneaux solaires.

            • Le développement et l’industrie ont apporté gloire et puissance pour leurs détenteurs, pour les autres c’est au mieux quelques miettes pour leur serfs, des retombées (en plus de la culture et de l’idéologie véhiculée) plus ou moins heureuses pour qui peut encore en bénéficier et pour tous les autres ses lots de catastrophes et de pollutions partagées. Le rapport coût/bénéfice à court terme, il semble indéniable, à long terme cela commence à se mesurer.

              Pour le nucélaire, les ressources sont sujet à la finitude (même en trouvant le moyen de filtrer d’énormes quantité d’eau de mer à bas coûts) et aux conflits (Niger). De plus, son mode de production pour le moment nécessite certaines ressources hydrologiques qui actuellement ne sont même pas sûr de rester stables. Sans compter son monde tout ce qu’il n’y a pas de démocratique, sa gestion des déchets, etc.
              Retour case départ.

              L’éolien, on avait les moulins (et même les roues à aube), c’était pas mal.
              Pour les paneaux solaires, puisqu’il vous faut de l’électricité, utiliser les propriétés redox des matériaux avec certains fruits ou tubercules, peut déjà être pas mal. On évitera ainsi les pertes par effet Joule et vous ne serez plus soumis aux tarifs délirants d’engie.

            • Un simple contre exemple: le Bhoutan. sa population a été multipliée par 3 en 60 ans. L’espérance de vie, 70 ans, y est comparable à celle des chinois et bien supérieure à de nombreux pays. Mais le Bhoutan est le seul pays au monde à avoir un bilan carbone positif. A ma connaissance, c’est aussi un pays qui a fait le choix, il y a longtemps, de limiter l’influence du mode de vie occidental.

              https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/le-bhoutan-seul-pays-au-monde-a-avoir-un-bilan-carbone-negatif_2631956.html

              De fait, on sait que la plupart des maladies actuelles sont liées à notre mode de vie qui lui, est en relation étroite avec les émissions de CO2.

              • Il faut nuancer tout de même, outre la main mise (il y a de la litérrature ailleurs sur ce fameux bonheur revendiqué par le Bhoutan) de l’Inde sur ce bout de territoire, l’hydroélectricité financée par cette dernière reste quand même une catastrophe écologique et une chose aussi aléatoire (enfin, tant qu’il restera des précipitations en amont). Et la demande en carburant fossile pour le transport routier est en augmentation. Probablement une vitrine pour personnes fortunées en mal de nature, à l’instar de nos center parc.
                Bref, pas encore pourri jusqu’à la moëlle par l’impérialisme du voisin, on pourrait presque y croire. :/

                • L’exemple du Bhoutan était une petite provocation pour Ninja. De même que l’ augmentation de l’espérance de vie est un miroir déformant d’une réalité moins rose, les progrès médicaux masquant la dégradation de la santé humaine, les bilans négatifs de carbone du Bhoutan sont une image en trompe l’œil. D’autant qu’ils sont liés à une situation géographique particulière.

                • 😉 Mettons surtout qu’il n’y a aucune originalité dans ce que nous avançons effectivement : tout a un prix et aucun progrès ne se fait sans être au détriment d’autres choses. Qu’il soit à l’intérieur d’une zone déterminée ou bien à l’extérieur.

                • Pour Ghtuz

                  « tout a un prix et aucun progrès ne se fait sans être au détriment d’autres choses…  »

                  Là, on quitte le domaine humain pour rejoindre la deuxième loi de la thermodynamique.

                • Même le premier principe. Voire même une application simple de la mécanique :
                  Plus nous voulons qu’un travail soit réalisé rapidement, comme pousser une masse (force) sur une distance donnée, plus il faudra de l’énergie. Et donc extraire/maîtriser toujours plus d’énergie… il y aura une limite physique également. Et je donne aussi peu de temps à notre environnement si dès aujourd’hui on se mettait à produire de l’énergie par fusion nucléaire ;).

        • Et tiens, un autre nouvelle ! => https://www.contrepoints.org/2018/05/07/315717-le-japon-se-detourne-du-nucleaire-pour-le-charbon
          Entre le nucléaire renforcé qui diminuerait la probabilité d’accident chez eux (zone sismique) et le charbon qui précipiterait le monde dans l’apocalypse, les japonais on choisi !
          Ils construisent moult centrales à charbon ! (c’est ça, ou le nucléaire, ou leur effondrement et la pauvreté).
          Et ne leur parlez pas d’éoliennes, il n’en veulent pas pour cause de dénaturation du paysage et de production aléatoire.

          Finalement, il tournent le dos aux accords de Kyoto, et on peut penser qu’ils considèrent que le risque d’emballement climatique du au CO2 est faible voire nul.
          Les accords de paris semblent aussi lointains non ?

    • Bonjour Jacques,
      Comme je l’ai déjà dit, le coût des renouvelables est inférieur à celui des énergies fossiles si on prend en compte les coûts ultérieurs. Il faudra payer plus tard.

  5. Tout à fait d’accord avec NINJA. L’espérance de vie qui est en augmentation est du au développement énergétique et aux progrès qui en découlent !!

    • Merci Phil. Je crois que nos débatteurs sont tellement obnubilés par leurs prévisions de réchauffement, qu’ils en arrivent a nier les bénéfices du développement énergétique. C’est carrément du déni.

  6. Il y a 2 sujets différents :

    1) le réchauffement et ses causes
    2) les problèmes énergétiques qui vont nous tomber dessus rapidement

    Que l’on soit d’accord ou pas sur les problèmes liés à ces 2 points , nous arrivons au même résultat ( mais pour des raisons différentes) :
    – Apprendre à gérer beaucoup plus intelligemment les énergies fossiles et lutter contre la pollution tout en essayant de garder notre niveau de vie.
    Nous avons donc le même  » combat » et le même pessimisme mais pour des raisons différentes.

    • Si on parle du charbon, il y en a pour encore des siècles il me semble. Et pour le pétrole, il y en a peut-être pour 100 ans.
      J’espère que d’ici-là on aura trouvé autre chose, en complément du nucléaire.
      En attendant, je suis d’accord pour gérer correctement tout cela et ne pas saccager notre environnement et les océans.

  7. Le charbon il y en a beaucoup et il est de plus en plus utilisé malgré son très mauvais bilan GES. Pour le pétrole il est très difficile de savoir. La seule indication fiable étant la quantité extraite par pays et il est clair que certains ont passés un pic. Reste le pétrole non conventionnel , qui coute plus cher et possède un rendement moindre en bilan d’extraction mais qui semble en réserve prouvée importante. Contrairement au gaz un puits de pétrole passe par un pic puis diminue lentement.

  8. Plus en relation avec l’article précédent, mais il est bien question du réchauffement global et de ses conséquences, ici aux plus hautes latitudes septentrionales, là où il se manifeste de la façon la plus spectaculaire.
    Une comparaison – pas nécessairement pertinente- me vient à l’esprit: ne parler que de l’étendue de la glace de mer, c’est comme évoquer l population d’un pays sans préciser sa pyramide des âges et sa dynamique démographique. Pourtant essentiel: ainsi sans changement, il n’y aura plus un seul Japonais sur la planète dans trois siècles (sans doute plus un seul humain non plus d’ailleurs, mais pour d’autres raisons).Pourtant, le Japon est généralement décrit comme une nation prospère et à la pointe de la modernité.
    Revenons à notre glace de mer:
    http://www.meteofrance.fr/actualites/62058614-etat-de-la-banquise
    En résumé (dans le texte: « La banquise fond de plus en plus tôt, de plus en plus fort, et de plus en plus vite », Ça vous rassure? Moi pas.
    Ni ça, d’ailleurs:
    https://sismique.fr/5-cedric-ringenbach-lavenir-du-climat/
    On n’y va pas, on y court!

    • Ce qui peut être redouté, car la fonte de la banquise est une boucle de rétroaction positive – plus grande superficie réchauffée par le soleil, malgré une stratification accrue des eaux, la surface en contact avec une des masses d’air aussi plus instable favorisera le brassage (turbulences de Langmuir ?) et réduire ses effets- c’est que la progression ne soit pas linéaire tel que le graphique le laisse suggérer. Nous ignorons totalement quel serait le point de basculement de la façon à ce que la chaleur emmagasinée puisse saper définitivement la formation saisonnière.
      http://psc.apl.uw.edu/research/projects/arctic-sea-ice-volume-anomaly/piomas-monthly-thickness-map

  9. Un document que je n’ai pas encore lu (je vais le faire) et qui me semble intéressant :
    https://www.dropbox.com/s/l51qtwy36ufkzuy/Temp%C3%A9rature%20et%20CO2.pdf?dl=0

    Pour situer un peu les choses quand même, l’auteur ne croit pas que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère soit dû à l’homme, et il s’en explique en détail.

    D’un rapide coup d’œil, j’ai vu qu’il avait analysé un cycle annuel de « respiration » de la terre. Il montre que pour toutes les émissions confondues (naturelles et anthropique) la biosphère ne réabsorbe que 70% tu total émis, d’où la montée inexorable du taux de CO2 en dents de scie.
    Sachant que les émissions anthropiques ne représentent que 3% du total des émissions annuelles, on se dit naturellement que même si les enlevaient du total, on n’aurait toujours que 70% d’absorption et que ça continuerait de monter quasiment au même rythme.

    Bref, je soumets ce document à votre sagacité 😉

    • Je crois bien que nous en avions déjà parlé il y a quelques jours.
      https://global-climat.com/2018/04/08/un-retrait-rapide-des-lignes-dechouage-des-glaciers-en-antarctique/comment-page-2/#comment-3673

      Beaucoup de blabla et de crachats dans ce document qui ne servent à rien, mais si c’est une caution pour vous, amen.
      Enfin, la corrélation température/CO₂ a déjà été donnée à maintes reprises ici et ailleurs, s’il est en possession d’une théorie novatrice et d’observations inédites, qu’il en fasse part à la communauté des climatologues, des vrais, au lieu de tourner son join dans le bocal des climato-réalistes. Mais rien qui n’a pas déjà été debunked. D’autre part, l’acidification des eaux de surface est un indicateur sur l’équilibre du CO₂ entre atmosphère et océans, avec le delta du pH on peut même en déduire la quantité de CO₂ que ce vaste réservoir a été forcé d’ingurgiter. Salby a déjà été critiqué, mais ne pas en tenir compte pour persister et signer, c’est diabolique.
      Mais peut-on être étonné ? Au hasard : http://climatedata.forumactif.org/t466-quel-est-le-temps-de-residence-du-co2-dans-notre-atmosphere

      On ne vas pas s’amuser à opposer un lien de Sks à chaque argument qui compose les galimatias des lien de wuwt ou des climatoréaliste qui arrivent ici à grand renfort de graphes du site d’Ole Humlum.

      De sa conclusion, que la température augmente et qui dirige le taux de CO₂, soit, mais qu’il donne au moins une explication solide et crédible de cette augmentation, et là nous atteignons encore une fois la limite du raisonnement circulaire animant généralement cette communauté…

      • Ghtuz,
        Comme à votre habitude, vous êtes assez limite au niveau langage quand vous êtes contrarié. J’imagine que votre vie sociale ne doit pas être facile, surtout pour ceux qui vous entourent et n’expriment pas leur accord à vos idées et vos propos. Vous étiez contenu jusque-là dans cette discussion, mais ce document semble vraiment pour contrarier.

        Pour y revenir, il y a quand même une chose logique qui m’interpelle. Chaque année, pendant 8 mois, entre Mai et Novembre la nature rejette son CO2 soit ~154,5 Gt alors que l’humanité rejette 5,5 Gt dans l’année, soit ~3,5% du total rejeté.

        Entre Octobre et Avril la nature absorbe seulement 112 Gt, soit ~70% du total, ou encore 48 Gt de moins.
        Sur 1 an, Il y a donc 160 Gt toutes émissions confondues, et il en reste à chaque fois 48Gt dans l’atmosphère.
        Même si on soustrayait nos 5,5 Gt anthropiques des 160 Gt, une simple règle de trois nous amènerait à penser que la nature n’absorberait que ~108 Gt/an, ce qui se solderait par ~46,5 Gt de plus dans l’atmosphère chaque année.

        C’est un peu comme une baignoire qu’on remplit avec 2 robinets : un gros à 96,5% du total débité pendant 8 unité de temps sur 12, et un petit à 3,5% du total débité pendant 12 unité de temps sur 12 (comme un filet d’eau permanent en fait), le tout avec un écoulement de 70% tu total débité pendant 4 unités de temps.
        Au final, ça s’accumule bien plus dans la baignoire que ça ne s’écoule, et si on coupe le filet d’eau du petit robinet on imagine que cela ne va pas changer grand chose.

        J’ai essayé avec Excel de simuler très succintement cette histoire de de débit et d’absorption et ça a donné ça :

          • Ninja,

            Franchement, sans aller lire des publications pointues, rien que la lecture de la page wikipedia sur le cycle du carbone devrait vous permettre de mieux considérer cette théorie. Je pense que c’est l’une des choses les plus déconnectées de la réalité que j’ai pu lire ici.

            • Ce qui est certain, c’est que sans même inclure les émission anthropiques, il y a ~155 Gt émises par la nature annuellement, et que celle-ci n’en absorbe que ~112 Gt par an.
              Fort logiquement on se doute que d’année en année, ça ne fait que s’accumuler.

              Je ne vois pas trop ce qu’on peut objecter à cela, ni même ce qu’on peut y faire.

              Visiblement les Japonais pour ne prendre qu’eux, ne se soucient pas des rejets de CO2 et même des accords qui ont été signés sur leur propre sol en 1997 puisqu’ils remplacent leur centrales nucléaires par des centrales à charbon.
              De même qu’ils n’ont pas abandonné le diesel dans leur villes.
              Ils seraient donc plus bêtes que nous ?

              • Cela fait 800 000 ans que les 300ppm n’ont pas été dépassé et vous nous assurez, droit dans vos bottes, que le CO2 s’accumule naturellement… Elle est où l’accumulation « naturelle » de CO2 avant que l’humanité ne brule des combustibles fossiles sur les courbes de la teneur en CO2 dans l’atmosphère ?

                Et sur la fin de votre commentaire vous mélangez choix politique et fait scientifique. Comme il y a de plus en plus d’armes à feu aux États-Unis, cela veut dire que finalement elles ne sont pas si létales que cela ?

                • Hector, j’ai aujourd’hui tellement peu confiance dans la science « officielle », celle mise en avant par tant de manipulateurs, que même votre graphe sur le CO2 (en forme de crosse de Hockey, comme celui d’Al Gore) me rend très méfiant.
                  J’en suis à un point où je ne crois plus en grand chose, et mon cas est loin d’être isolé. Je ne suis pas sûr que la science sache avec précision ce qui s’est passé durant tout ces millénaires (Elle n’est même pas fichue de savoir par exemple ce qu’il va se passer à Hawaï demain matin).
                  Je ne suis pas sûr que la technique des carottages soit fiable, autant que les mesures directes à Mauna Loa.
                  Bref, on s’est trop foutu de notre gueule et à tous propos.

                • Ces variations qui durent depuis quelques centaines de millions d’années (voir les 3 diagrammes du haut dans la figure ci-dessous) s’inscrivent dans des « tendances générales » :

                  Figure 17. Évolution des teneurs en CO2 depuis 4,5 milliards d’années

                  Évolution des teneurs en CO2 depuis 4,5 milliards d’années

                  Droits réservés – © 2000 Nathan

                  Quelques données indirectes de mesure de la pression partielle de CO2 ont été publiées qui semblent en assez bon accord avec la courbe modélisée de Berner. Ces évidences proviennent des isotopes stables du carbone dans les paléosols ou bien d’arguments paléontologiques comme la densité de stomates sur les feuilles fossiles. Source : document de Pierre Thomas publié dans Sciences de la Vie et de la Terre, 2nde, collection Éric Périlleux, Nathan, 2000.

                  1.le CO2 baisse ; il a été divisé par 100 000 depuis l’origine de la Terre (4e diagramme de la figure ci-dessous). Ce diagramme (en échelle log) montre une décroissance quasi linéaire de la concentration du CO2 avec le temps : le taux de CO2 est divisé par 10 à 100 tous les milliards d’années.

                  Cette diminution est due à l’accroissement lent et progressif de la quantité des calcaires terrestres.

                  2.Pendant la même époque, l’énergie rayonnée par le soleil a augmenté de 50 % ( Pour en savoir plus sur la variabilité solaire à long terme, voir la thèse de Anne Vigouroux en ligne sur le site de l’observatoire de Nice.).
                  3.Et globalement, aux innombrables oscillations près, la hausse du soleil a été compensée par la baisse du CO2 : La température de la Terre est toujours restée entre 0 et 100°C (sauf une ou 2 fois il y a – 650 millions d’années, époque où la Terre a sans doute été une boule de glace, gelée des pôles à l’équateur).

                  Pourvu que ça dure !!!!!!

                • Phil, il est davantage question du Pléistocène pour avoir des onnées plus fiable et une certaine stabilité dans les cycles, pas de remonter à l’Hadéen jusqu’à la fin de l’Archéen où la vie émergeait à peine et dont le cycle du carbone était… très différent.

                  Sinon, à propos de la snow ball, cette théorie n’est pas définitivement établie et se heurte à la « slush ball« . Wikipedia peut donner déjà quelques éléments, et un article parru sur phys.org récemment : https://phys.org/news/2018-05-earth-frozen-solid.html

                • Ghutz , c’est vrai que la terre à cette époque n’avait pas grand chose à voir avec maintenant. Je donnais juste ce chiffre car je le trouve incroyable et il fait réfléchir à l’évolution de la terre au fil du temps. Nous sommes peu de chose en fin de compte et nul doute qua la terre évoluera encore pour finir par disparaître. L’univers , l’espace temps sont des choses très complexes ou je sais très peu de chose mais que je trouve fascinant. Bref, c’était juste une petite aparté.

              • Mais Al Gore n’a jamais fait de science, il n’a jamais rien démontré. C’est un politique et comme ses semblables il se sert du travail des scientifiques (de manière plus ou moins honnête) pour appuyer son discours, rien d’autre. C’est juste de la communication. Qu’est-ce-que cela vient faire ici?

                Vous rejetez la science « officielle » quand elle ne vous arrange pas, par contre vous ne rejetez pas les 10 mêmes papiers « peer-reviewed » sur le climat qui reviennent périodiquement sur les plateformes sceptiques. Et vous ne rejetez pas la science « officielle » qui permet à votre voiture de rouler, à internet de fonctionner ou aux satellites de tourner autour de notre planète (qui est ronde selon la science officielle…)

                Et puis rejeter la science « officielle » pour faire sa propre cuisine personnelle, je trouve cela un peu simple. Cela permet de ne surtout pas confronter ses travaux aux autres spécialistes de la question, mais surtout cela permet de s’asseoir sur des acquis qui n’ont jamais été remis en cause.

                Les différentes reconstitutions de la concentration de CO2 dans l’atmosphère sont de ceux là, des acquis non contestés.
                Car malgré les différents proxys et techniques utilisés (bulles d’air dans les carottes de glaces, nombre de stomates des feuilles, carbonates pédogéniques…) ces reconstitution restent assez cohérentes les unes des autres. Même si en valeur absolue il peut y avoir des variations importantes, les tendances du taux de CO2 sont les mêmes.

                Mais probablement que les centaines de scientifiques travaillant depuis la fin des années 50 sur ces reconstitutions se trompent tous et qu’en réalité les tendances identiques trouvées via différentes techniques ne sont qu’un pur hasard. Heureusement qu’Éric Ducharme à lui seul vient rectifier 70 ans d’errance intellectuelle.

                • La science qui fait rouler ma voiture et celle de tout le monde ici, montre une grande efficacité. Dans l’industrie les gens sont très pragmatiques, ils n’ont pas le droit de se tromper, sinon c’est la clé sous la porte. Quand un bureau d’études pond quelque chose, il faut absolument que ce soit vérifié et corrélé avec des tests réels, sans manipulation, et il n’est pas question que les tolérances de tel ou tel système soient à une vache près, voire à un troupeau près comme le fait le GIEC, ou même JL quand il publie son classement mensuel du mois le plus chaud etc… au millième de degré alors que l’incertitude est à combien ? +/-0,2°C ? +/- 0,3 °C ?
                  Les industriels ont des obligations de résultat et quand ils annoncent quelque chose, ils doivent le tenir, sinon ça tape sévère (diesel gate).
                  Donc oui, les foutages de gueule de nos élites ont tellement été bien mis en exergue depuis des années qu’on n’a plus confiance en rien ni personne. Et plus c’est compliqué, plus on se méfie.
                  A part récolter des taxes sur le dos des gens, elle sert à quoi la politique climatique de la France ? Où sont ses résultats ? Et où sont les catastrophes ?
                  Quand bien même les petits Français seraient tous d’accord pour régresser, qu’est que ça changerait ?
                  Quand bien même le monde arrêterait d’émettre ses 3,5 petits % des émissions annuelles de CO2, comment ça changerait la donne au niveau du ratio émission/absorption des émissions naturelles ?

                  La Japon tout entier, parmi les nations les plus évoluées technologiquement et scientifiquement, a choisi. Et il a choisi de construire des centrales à charbon, charbon qu’il importe d’Australie, un poil faux-cul elle aussi, qui met la baisse des émissions de CO2 au rang 1 de ses priorités, mais ça ne l’empêche visiblement pas de vendre son charbon au Japonais…

                • Certes l’étude du climat comporte plus d’incertitudes que d’autres domaines pour différentes raisons.
                  Mais si vous faites confiance à la science pour vous donner votre position sur terre via le GPS à +/- 3 m, pourquoi ne pas faire confiance à la science climatique pour connaitre le climat passé, actuel et futur en intégrant aussi les incertitudes (qui sont connues et publiées)? Le système de validation des travaux est globalement le même quelque que soit le domaine d’étude (même s’il est loin d’être parfait), il n’y a pas de raison rationnel d’écarter un pan entier de la science comme vous le faites.

                  Et pour les 3.5%, vous persistez et signez dans une interprétation erronée du cycle du carbone, malgré les divers arguments apportés sur ce post ou sur les précédents (sans y répondre d’ailleurs). Ce n’est pas en répétant un mensonge qu’il deviendra une vérité.

                  Pour finir, vous mélangez encore une fois les actions/intentions politiques et les faits, vous servant des premiers pour discréditer les seconds. Je vais encore tomber dans l’allégorie, mais je ne vois plus que ça : la non reconnaissance du génocide du Kampuchéa par l’ONU n’en efface pas la réalité. La politique énergétique du Japon, des USA ou de l’Australie, l’absence ou la présence de taxes « écolos », ou encore les mensonges et les vérités débités par nos « élites » à la COP21 ne changerons pas les connaissances déjà accumulées sur le système climatique, mais ça vous avez du mal à l’intégrer.

                • Je suis assez d’accord avec Ninja ( bilan des politiques et des scientifiques) .
                  Personne ne conteste le taux de CO2 actuel et la montée des t° . L’un entraine t’il l’autre ?

                  1) dans le passé la hausse des t° entrainait la hausse du CO2 ( et non l’inverse) . Le facteur n°1 de la hausse ou de la baisse des t° étant les cycles solaires .

                  2) On nous dit ( d’un ton péremptoire ) que dorénavant c’est l’inverse à cause de l’activité humaine et que le soleil ne compte plus. Je n’y crois pas et Ninja ne semble pas y croire non plus.

                  3) Plusieurs sur ce site m’ont affirmé que la baisse des t° actuelles était du uniquement à el nina (et que le soleil n’y est pour rien car il est quantité négligeable , ne parlons même pas de l’expérience cloud ) . Affirmation dans laquelle j’ai senti d’ailleurs beaucoup d’embarras de leur part ( car cela voulait dire qu’un simple courant océanique venait dérégler leur théorie des GES ) . El nina se terminant ( voir est terminé) il est impératif maintenant que les t° remontent en flèche , sinon il leur faudra encore trouver une excuse ( les volcans par ex ??? ) pour justifier le plantage de la théorie des GES .

                • Phil,

                  1) il a déjà été répété que durant un âge glaciaire, l’insolation croissante dans l’hémisphère nord est le précurseur à la déglaciation, le dégazage de CO₂ qui s’ensuit termine le processus à 90%, c’est une boucle de rétroaction. Ceci fait référence aux cycles de Milankovitch.

                  2) les variations des cycles solaires de 11 ans en moyenne ne sont plus le principal conducteur de la tendance à la hausse des température. Parlez-moi dans une pièce calme puis dans une rue en chantier, que vais-je entendre le plus dans chaque situation ?

                  3) il a été assez répété que les ENSO sont de la variabilité naturelle. Les SST (dont el Niño/la Niña ne sont que des pattern remarquables comme on peut en observer avec les autres oscillations – PDO/IPO, AO, NAO) conditionnent fortement l’évaporation, les courants atmosphériques, les régimes pluviométriques et aussi donc les températures globales. Ils ne sont responsables d’aucune tendance particulière dans le long terme. Vous me dîtes « après la pluie, le beau temps » et vous oserez me contredire si je vous disais que l’inverse est aussi vrai.

                • En admettant que la hausse des températures est uniquement une cause de la hausse du taux atmosphérique de CO2, et pas du tout une conséquence, et en se basant sur les évènements survenus lors de la dernière déglaciation, on en conclu que +4-5°C à l’échelle du globe équivalent à +90ppm de CO2. La température mondiale n’a augmenté « que » de 1°C depuis 150 ans, le taux de CO2 devrait donc avoir augmenté de 20ppm sur la même période, et être aujourd’hui à 300ppm. Or, nous en sommes à 410ppm… C’est peu dire qu’on est loin du compte! Il n’y aurait pas comme un « léger » problème dans un tel raisonnement?

                • Ce que je veux dire , c’est que les GES à eux seul n’expliquent pas tout et que d’autres facteurs existent belle et bien . On en revient toujours au même débat : quelle est la part de chacun ?
                  Pas la peine de répondre , on en a déjà parlé;

          • JL,
            J’aimerais aussi que soyez tout aussi attentif au vocabulaire dégradant que peuvent utiliser certains de vos amis en réponse à des gens qui ne pensent pas comme eux. Parler de « crachat » ou de « tourner son joint dans le bocal des climato-réalistes » n’est pas plus acceptable. Avec de tels propos dans une discussion, ça ne peut que s’envenimer.
            Merci.

        • Non, le document est de lecture difficile. Bourré d’insinuations inutiles. Si cela vous plaît, grand bien vous fasse, je préfère me fournir au plus proche de la source plutôt que les élucubrations de certains membres de cette communauté… vous vous sentiez visé, je vous imaginai plus détaché.

          Enfin, une fois de plus, vous ne lisez pas ou vous feigner de ne pas comprendre et ce n’est pas en vous abreuvant à la même source que cela va vous aider : la capacité d’absorption de la biosphère et des océans diminue.
          La concentration de CO₂ est plus importante dans l’hémisphère Nord, ce gaz est davantage absorbée par les eaux froides. Quid de la modification du pH et de la modification des températre de surface ?

          Je préfère de loin des choses plus factuelles et complètes faites par des personnes ayant une vue un peu plus juste et neutre du problème; au hasard : https://earthobservatory.nasa.gov/Features/OceanCarbon/page1.php
          Mais si vous pensez qu’avec un tableur et une baignoire vous allez expliquer à ces personnes qu’ils sont dans l’erreur, ne vous privez pas, faîtes avancer la science, ici nous ne sommes pas des peer reviewers.

        • Ce que vous écrivez me semble dénué de sens. Vous comparez des émissions de mai à Novembre avec des absorptions d’octobre à avril. Je n’ai pas vérifié vos chiffres mais à coup sûr, vous comparez des choses et faites des soustractions infondées.

  10. Michel , tout cela ne sont que des hypothèses à caractère catastrophiques qui n’ont qu’un seul but : avoir des crédits , des lectures et donc des pubs et son nom dans la presse.

  11. Phil,

    Ah bon? Et ça, c’est pour avoir des crédits? C’est vrai que là, on n’est pas dans le « scientifique » pur et dur mais (aussi) dans le sensible. En tout cas exactement ce que je pense (et ressens, lorsque, à défaut de nager aux côtés d’une baleine à bosses, j’entends le merveilleux chant d’une fauvette, y compris -et surtout- en pleine ville: totalement « ‘inutile »…).
    https://usbeketrica.com/article/rencontrer-un-animal-sauvage-ca-prend-aux-tripes
    Cordialement!

    • Mais je suis tout à fait d’accord avec ça !! Je suis aussi un grand défenseur de la nature ( faune et flore ) et j’ai mal au cœur de voir ce qu’il se passe dans le monde.
      Ceci étant dit , cela ne m’empêche pas de dénoncer le milieu scientifique et écologiste de moins en moins indépendant financièrement. Scientifiques et écologiques qui suivent un courant et qui l’amplifie à l’extrême pour obtenir des subventions et aller se promener à travers le monde avec les fonds récoltés ( attitude ,qui au demeurant est contraire par la pollution engendrée à leur soi disant conviction des GES . Hulot en est un parfait exemple ) . Certes tous ne sont pas comme ça , mais il y en a beaucoup et ceux sont les plus médiatisés . Heureusement des gens comme Johan L. ( avec qui je suis souvent en désaccord ) font un travail d’analyse avec beaucoup d’indépendance ( sans pensée financière) .

  12. Une petite question :
    Étant donné que les émissions anthropiques ne représentent que 3,5% des émissions globales annuelle de CO2 (Naturelles + Anthropiques), et sachant qu’actuellement sur un cycle de 12 mois la nature n’absorbe que 70% environ de tout le CO2 émis, que se passerait-il si on arrêtait brutalement nos émissions de CO2, notamment au niveau du ratio émissions/absorption ?
    Pourquoi ce ratio changerait éventuellement ?

    PS : avec une réponse claire, vulgarisée et quelques chiffres simples, ce serait bien. Merci 😉

    • @Ninja: les chiffres que vous donnez, issus de l’argumentaire d’Eric Ducharme dont vous nous avez donnez le lien, sont erronés. Les 70% en question correspondent en effet aux fluctuations annuelles du taux atmosphérique de CO2, et non pas aux flux totaux (voir la figure 14). Et cela fausse tout l’argumentaire de cet homme. En effet, il en déduit qu’il ne reste après absorption que 0,66 ppm de CO2 anthropique par an (30% de 2,2ppm); or, les 2,2 ppm initiaux se mélangent à toute l’atmosphère, c’est à dire aux 400ppm, dont seulement 6ppm sont réabsorbés (les fameux 70% de la fluctuation annuelle). En réalité, cela fait donc seulement 6/400 = 1,5% de CO2 anthropique réabsorbé en 4 mois. Soit à peu près 2,2ppm sur les 2,5ppm d’accumulation. Et c’est sans compter les émissions anthropiques qui se poursuivent pendant les 4 mois de réabsorption. Ce simple calcul, à la portée de n’importe qui, permet donc de comprendre que l’accumulation est en très grande partie, sinon en totalité, anthropique.

      Il faut vraiment prendre du recul par rapport aux écrits, quels qu’ils soient, et je reconnais que c’est valable aussi pour les écrits alarmistes. Cet exemple montre très bien à quel point on peut se tromper, si un détail du calcul ou du raisonnement est faux, même si tout le reste se tient.

      • « Les 70% en question correspondent en effet aux fluctuations annuelles du taux atmosphérique de CO2, et non pas aux flux totaux « .
        => Vous avez raison, j’ai mal interprété les choses et m’en excuse.

        Par contre, dire que l’accumulation est en totalité anthropique mes paraît très exagéré, il me semble que le CO2 anthropique ne représente que 20 ppm dans l’atmosphère (5% de 400 ppm).

          • Il me semble que la nature s’est adaptée à l’augmentation du taux de CO2, il est établi que la planète a « reverdit » et donc absorbe une partie du CO2.

            Pour la stabilité du taux de CO2, tout le monde n’est pas d’accord. Je cite :
            « Dans une publication de 2007, E.G. Beck a compilé 90 000 mesures de capteurs chimiques dans l’hémisphère Nord durant les cent cinquante dernières années. Parmi les scientifiques qui ont contribué à valider ces données, figurent deux prix Nobel, August Krogh et Otto Warburg. Elles montrent en particulier des taux de dioxyde de carbone supérieurs aux valeurs observées aujourd’hui, notamment autour de 1940. Les températures plus élevées autour des années 1940 auraient momentanément provoqué une libération du CO2 des océans ».

            • Désolé d’amener des rectifications. Les deux prix Nobel cités sont décédés, le premier en 1949 et le second en 1970. Ils n’ont donc pu valider l’ensemble des données du graphique. De plus, ils ont été distingués dans la catégorie prix Nobel physiologie ou médecine l’un en 1920, l’autre en 1931, ce qui ne leur confère pas de compétence particulière dans le domaine du CO2 atmosphérique.

              • Ce sont des gens qui étaient assez calés en science pour simplement valider des mesures de de CO2 faites en dans les années 20-40 puisque Docteur en Chimie au moins pour l’un d’eux et pour l’autre, il semblerait qu’il ait été l’un des premier à prédire le réchauffement par le CO2 dans les pays industrialisés ( 😀 ) et a mis au point des méthodes et techniques fiables pour réaliser des mesures sur les gaz. C’était plus que des amateurs éclairés.
                Je vous accorde que ça ne date pas d’aujourd’hui, mais les carottes de glaces sont plus fiable pour mesurer le CO2 sur cette courte période ?

                • Je ne conteste absolument pas la compétence des prix Nobel cités, ni même celle des autres personnes. Je ne conteste nullement le sérieux de la détermination du calcul du CO2. Je conteste leur compétence en matière de calcul de CO2 atmosphérique. Il n’était d’ailleurs peut-être pas dans leurs intentions de le mesurer.

                  Comment ont été constitués les échantillons d’air ? Car selon l’heure de la journée, le lieu, la saison, le taux de CO2 dans l’air change grandement. Chauffage au bois ou au charbon, respiration des plantes alentour, densité de la population humaine, et automobiles pour les années plus récentes. Je doute que les expérimentateurs aient prélevé leurs échantillons à 3440 mètres d’altitude sur une île, afin de se soustraire aux effets parasites.

                • A part les mesures de l’époque, qu’avons-nous d’autre de suffisamment précis pour mesurer le taux de CO2 entre 1915 et 1945 ?
                  En admettant que ces mesures soient entachées d’erreurs plus importante que celles post-1960, croyez-vous qu’ils auraient fait une erreur de plus de 100 ppm juste sur cette période ? et autant celles des années 1800-1870 ? Vous remarquerez aussi qu’en 1965 cette méthode mesurait 325 ppm, ce qui correspond à très peu près à la mesure de Mauna Loa.

        • Pour répondre à votre exemple de baignoire : si vous avez un robinet qui débite de l’eau à raison de 280l à l’heure et que votre siphon évacue 280l à l’heure, votre baignoire ne se remplit pas. Si à cela vous ajoutez ensuite quelques verres qui représentent 3l en 1h, votre baignoire va se remplir et même déborder au bout de 33h si elle fait 100l… quelle est la cause de ce débordement ? Le fait que le robinet coule naturellement, parce que votre siphon est inadapté ou bien parce que vous avez décidé d’évacuer les restes de votre verre dans votre baignoire et que vous la remplissez sans le vouloir ?

  13. « sachant qu’actuellement sur un cycle de 12 mois la nature n’absorbe que 70% environ de tout le CO2 émis »

    Vous savez bien que ceci est totalement faux. Avant les émissions anthropiques,
    émissions naturelles = à peu près 100% absorption naturelle.

    Ce quasi équilibre soumis à fluctuations explique à lui seul la stabilité des taux dans le passé lointain entre 250 et 300 ppm.
    Décidément, vous ne lisez jamais les réponses qu’on vous fait.

    Pour simplifier : émissions/absorption naturelles annuelles de carbone.: environ 200 giga tonnes. émises et réabsorbées
    émissions anthropiques + déforestation 9 giga tonnes (environ 7 + 2)
    absorption supplémentaire des émissions anthropiques (océans, végétation) 5 giga tonnes

    Solde anthropique demeurant dans l’atmosphère : 9-5 = 4 gigatonnes

    Vous pouvez retrouver votre chiffre de 3,5 % en faisant la division : 7 / (200 + 9)

    Tapez « cycle du CO2 » sur Google et utilisez la fonction image. Il existe de très bons explicatifs simplifiés pour classes de seconde.

    • Ninja pose une simple question , libre à vous de répondre ou pas ,mais il me semble qu’il n’est pas nécessaire de lui répondre sur ce ton plein de condescendance.

      • Merci Phil. C’est vrai qu’on a tendance ici à me prendre pour un sacré abr…, mais si d’aventure les choses ne se passaient comme l’ont prévu certains, dans les mois et années à venir (malheureusement on devait être fixé dans un « certain temps »), ce sera assez cocasse…

      • Phil, il ne s’agit pas d’une simple question. Il s’agit d’affirmations fausses, répétées sans cesse par Ninja. Pourquoi, je ne le sais pas. De plus, je ne vois pas ou est la condescendance. Il ne s’accumule pas dans l’atmosphère 30% de l’ensemble des émissions toutes sources naturelles inclues.

        Si on arrêtait nos émissions de CO2, on reviendrait probablement, après quelques dizaines d’années, à l’équilibre émission/absorption qu’on connaissait avant l’ère industrielle. D’ailleurs, pourquoi en serait-il autrement? Mais ça, Ninja ne veut pas le comprendre!

        • Voici la courbe du taux de CO2 en fonction du temps :
          http://www.woodfortrees.org/graph/esrl-co2
          Voici un cycle de 1 an :
          http://www.woodfortrees.org/graph/esrl-co2/from:2015.6/to:2016.8
          La montée après le 1er creux correspond bien à une émission ou pas ? et la descente après le pic jusqu’au prochain creux correspond à une absorption ou pas ?
          Entre le 1er et le 2ème creux il y a bien un écart qui fait qu’il y a accumulation, oui ou non ?

          • Les courbes de CO2 atmosphériques sont la conséquence du différentiel entre émissions totales de carbone et absorption totales de carbone. Le solde se retrouve dans l’atmosphère. Ce solde a une saisonnalité, du fait que la quantité de terres émergées, contenant une forte proportion de biomasse, n’est pas équitablement répartie entre l’hémisphère nord et l’hémisphère sud. La différence entre 2 pics correspond donc, sur une année, à la quantité supplémentaire de CO2 dans l’atmosphère. Sur votre graphique, on peut constater une valeur de 399 en juin 2015 et 402 en juin 2016 soit une progression de 3 ppm par an, ce qui correspond au dernier que Johan m’avait fourni sur ce blog il y a peu: 2,9 ppm par an.

            Donc, la montée après le premier creux signifie que les émissions ont été supérieures à l’absorption. La descente correspond au contraire mais mois fort.
            Entre le premier et le deuxième creux, il y a bien accumulation de CO2, comme affirmé sur ce blog et ailleurs : environ 3 ppm/an.

            Je ne vois pas le lien avec votre affirmation:« sachant qu’actuellement sur un cycle de 12 mois la nature n’absorbe que 70% environ de tout le CO2 émis ».

    • Je ne parlais pas de la situation antérieure, mais de la situation ACTUELLE.
      En 2018, ça se passe comme je l’ai écrit, et ma question était claire, mais je la repose : que se passe-t-il si du jour au lendemain on arrête nos émissions (3,5% du total) sachant qu’il s’accumule dans l’atmosphère ACTUELLEMENT chaque année, environ 30% du CO2 émis (toutes sources confondues, c’est à dire sources naturelles incluses).

      • Pardon, je recopie ici pour suivre le fil de la discussion.

        @Ninja: les chiffres que vous donnez, issus de l’argumentaire d’Eric Ducharme dont vous nous avez donnez le lien, sont erronés. Les 70% en question correspondent en effet aux fluctuations annuelles du taux atmosphérique de CO2, et non pas aux flux totaux (voir la figure 14). Et cela fausse tout l’argumentaire de cet homme. En effet, il en déduit qu’il ne reste après absorption que 0,66 ppm de CO2 anthropique par an (30% de 2,2ppm); or, les 2,2 ppm initiaux se mélangent à toute l’atmosphère, c’est à dire aux 400ppm, dont seulement 6ppm sont réabsorbés (les fameux 70% de la fluctuation annuelle). En réalité, cela fait donc seulement 6/400 = 1,5% de CO2 anthropique réabsorbé en 4 mois. Soit à peu près 2,2ppm sur les 2,5ppm d’accumulation. Et c’est sans compter les émissions anthropiques qui se poursuivent pendant les 4 mois de réabsorption. Ce simple calcul, à la portée de n’importe qui, permet donc de comprendre que l’accumulation est en très grande partie, sinon en totalité, anthropique.

        Il faut vraiment prendre du recul par rapport aux écrits, quels qu’ils soient, et je reconnais que c’est valable aussi pour les écrits alarmistes. Cet exemple montre très bien à quel point on peut se tromper, si un détail du calcul ou du raisonnement est faux, même si tout le reste se tient.

        Donc, pour répondre à la question initiale: puisque l’accumulation est anthropique, si on arrêtait les émissions, il n’y aurait plus d’accumulation à court terme. À plus long terme, les puits absorberaient le surplus. Mais ça peut être très long, si l’on en croit les simulations du géochimiste Gilles Ramstein dont il parle dans son livre « Voyage à travers les climats de la Terre »: la prochaine ère glaciaire n’aurait pas lieu si le taux de CO2 dépasse 700ppm, si mes souvenirs sont bons. L’excès mettrait donc des dizaines de milliers d’années à être épongé.

        • Maignial, tout d’abord je vous remercie de me répondre courtoisement et sans condescendance. Ça me change un peu.
          Ensuite, les explications données par les divers sites (scientifiques, journalistes, etc..) constituent un véritable MERDIER très difficilement compréhensible pour les profanes. Ça parle un coup de ppm, de Gt de CO2, de Gt d’équivalent Carbone, de milliards de tonnes, etc… etc…, de quantité, de flux, de dérivée, etc… il y a souvent des approximations sur les chiffres et ces chiffres sont évolutifs…
          Je suis certain que l’immense majorité des gens n’y comprend RIEN, et la plupart font confiance (plus ou moins) aux journalistes ainsi qu’à nos valeureux politiques. Sachant qu’une majorité de tout ce monde-là ne comprend très probablement rien du tout non plus et fait aveuglément confiance aux scientifiques par intérêt personnel et/ou électoral et/ou politico-idéologique. Les scientifiques, ou plutôt les autorités qui gèrent la communication des scientifiques peuvent raconter n’importe quoi, et tout le monde ou presque ne peut que gober.
          Et chaque lobby y va de ses arguments dans un bazar sans nom de références, et d’unités différentes. Même les anomalies doivent être converties entre elles, et en plus elles sont différentes avec plein de contestations de part et d’autres.

          Bref… Il y a un manque de pédagogie et de clarté de toute part absolument hallucinant.

          Maintenant, j’ai les conversions suivantes en tête :
          1 ppm de CO2 => 7,81 Gt de CO2 => 2,13 Gt de Carbone
          1 Gt de Carbone => 3,67 Gt de CO2

          Si on parle en Gt de Carbone et si on se base aussi sur le document suivant => https://www.ipsl.fr/fr/Pour-tous/Les-dossiers-thematiques/Le-cycle-du-carbone/Histoire-du-cycle-du-carbone (avec des chiffres ENCORE différents de ceux de Ducharme et des autres. Bref…) :
          Je vois qu’entre un creux et un pic de cycle annuel de CO2, il y a 10 ppm de CO2 soit 21,3 Gt de Carbone (78 Gt de CO2).
          Je compte 222,5 Gt d’émissions de Carbone dont 9,1 anthropiques qui représentent donc 4% du total.

          Donc au niveau de la « dent de scie » (la fluctuation que j’ai mal interprétée plus haut), celle-ci étant de 21,3, elle est 10,4 fois moindre que le total des émissions, ce qui semble vouloir dire que les émissions et absorptions se font toute l’année, mais j’imagine à des flux variables.

          Sur la base de ce document maintenant => https://www.climato-realistes.fr/incertitudes-sur-le-cycle-du-carbone/
          Tom V. Segalstad , ancien expert du GIEC (tout de même !) a démontré que la part de CO2 anthropique est actuellement de 5% tu total (d’autres disent 6%), soit 20ppm actuellement, ce qui semble vouloir dire qu’il y a 100ppm actuellement dans l’atmosphère qui seraient d’origine naturelle.

          Ce document montre par ailleurs des mesures du Taux de CO2 depuis 1894, et il est déjà monté à 800 ppm.

          Aussi, dire que le CO2 émis a une durée de résidence 100 ans voire plus dans l’atmosphère paraît très bizarre. Cela voudrait dire que toutes les émissions anthropiques se seraient accumulées depuis 100 ans, ce qui ferait un solde de ~300 ppm et un total à ~ 600 ppm ?
          Ou alors j’ai compris de travers vos raisonnement ?

          • Si on admet que le temps de résidence du CO2 dans l’atmosphère est de 100 ans, cela signifie qu’en moyenne, la moitié des molécules de CO2 ont été réabsorbées au bout de 100 ans et la moitié sont encore dans l’atmosphère. On aurait alors un solde de 150ppm, soit 37,5% du total. En fait, ce n’est pas le cas selon les chiffres que vous donnez: 5 à 6% seulement de CO2 anthropique dans l’atmosphère. Ce qui peut vouloir dire 2 choses: ou bien les émissions humaines sont plus basses qu’estimées; ou bien le temps de résidence est en effet plus court, de l’ordre de 15 ans. Je privilégie très nettement la seconde option puisque tout le monde, sceptiques compris et même dans les documents que vous partagez avec nous, s’accorde sur le fait que les émissions humaines sont de l’ordre de 2 ppm par an. Mais j’avoue être peu renseigné au sujet du temps de résidence.
            Par contre, le lien de Ghtuz (http://dougrobbins.blogspot.fr/2016/08/the-keeling-curve-and-global-co2.html) explique bien pourquoi la part de CO2 anthropique dans l’atmosphère est si faible. C’est au début de la partie 5. Pour comprendre, il faut se rappeler que le δ13C/12C est plus négatif dans le cas des molécules de CO2 anthropiques (-25 à -28) que dans l’atmosphère (-7,5 en 1977). Donc, en émettant du CO2, on doit faire baisser la valeur du fractionnement isotopique de l’atmosphère. Mais comme les émissions se font très majoritairement dans l’hémisphère nord, et que les échanges atmosphériques sont faibles entre les deux hémisphères, il faut du temps pour que cette signature atteigne l’hémisphère sud. Là où ça devient intéressant, c’est que ce décalage diffère selon que l’on considère la concentration totale de carbone ou le fractionnement isotopique. Dans le 1er cas, il est de 2 ans. Dans le 2ème, de 7 ans (voir les figures au début de la partie 5). Cela signifie que, le temps de se mélanger à toute l’atmosphère au niveau de la planète entière (environ 2 ans), de nombreuses molécules de CO2 anthropiques atmosphériques ont été échangées avec des molécules naturelles d’autres compartiments, les océans notamment, ce qui fait que le δ13C/12C est moins négatif qu’il devrait l’être dans l’hémisphère sud. Le fait qu’il y ait « si peu » de CO2 anthropique dans l’atmosphère ne signifie donc pas que le reste correspond à une montée naturelle, mais qu’il y a eu échanges entre différents réservoirs. Lorsque du CO2 anthropique est dissous dans l’eau, d’autres molécules sont dégazées dans l’atmosphère et vice versa, en permanence. C’est un équilibre thermodynamique banal, si j’ose dire.
            Au passage, je me suis livré à un petit calcul simple à prendre avec des pincettes: pour passer d’un fractionnement de -7,5 en 1977 à -8,2 aujourd’hui, et sachant que le fractionnement du CO2 anthropique est 3,5 fois plus fort (en valeur absolue) que celui des molécules atmosphériques naturelles, cela donne 8,2/7,5*3,5 = 3,8% de CO2 anthropique POST-1977 dans l’atmosphère, soit 15ppm. Mais ce calcul ne prend en compte que les valeurs depuis 1977. Cela semble donc cohérent avec les chiffres de 5 à 6% de CO2 anthropique total dans l’atmosphère.
            Enfin, en ce qui concerne les valeurs passées du taux atmosphérique de CO2: j’ignore comment on été faites les mesures en question, mais il faut avoir à l’esprit que le taux de CO2 peut être assez hétérogène à l’échelle de la planète, à un moment donné. Par exemple, en 2016, ce taux a atteint entre 500 et 800 ppm sur de vastes superficies de l’Amazonie, à cause des incendies et du stress thermiques qui a poussé les végétaux à fermer leur stomates et à ne plus se comporter comme un puis de carbone https://robertscribbler.files.wordpress.com/2016/11/global-surface-carbon-dioxide.gif?w=600&h=357
            Dans les années 30, le dust bowl et les incendies aux états-unis ont peut-être aussi fait exploser la concentration en CO2 sur l’Amérique du nord, sans que le taux moyen à l’échelle de la planète entière en soit bouleversé. Mais ce n’est qu’une hypothèse de ma part, cela nécessiterait des recherches bien plus poussées. En tout cas, la baisse de 800 à 380 ppm suggérée en à peine un an, entre 1934 et 1935, nécessite pour être expliquée de faire appel à un temps de résidence ultra court, de 1 an environ. Or, ce n’est absolument pas compatible avec les mesures de fractionnement isotopique effectuées, ni l’estimation que 5 à 6% du CO2 atmosphérique est d’origine anthropique. Avec un temps de résidence de 1 an, sachant que les émissions humaines équivalent en gros à 2,5ppm/an soit 0,6%, la part de CO2 anthropique devrait être également de 0,6%. C’est 10 fois moins que ce qui est admis dans les divers documents que vous nous soumettez. C’est clair, il y a une erreur quelque part.

            • Pardon, j’ai fait une erreur de calcul a propos de la part de CO2 anthropique post-1977:

              en 1977, le δ13C/12C était de -7,5. Pour la mise en équation, je nomme cette valeur « a ». En 2008 il était de -8,2, soit 1,093a. Et le δ13C/12C des émissions anthropiques est de -26 à peu près, soit 3,47a. Pour savoir x, la quantité de CO2 anthropique à émettre pour baisser le fractionnement isotopique de -7,5 à -8,2, je pose l’équation suivante:

              a + 3,47ax = 1,093a, soit 3,47ax = 0,093a, soit x = 0,093a/3,47a = 0,027 = 2,7%.

              Conclusion: il y avait en 2008 2,7% de CO2 d’origine anthropique post 1977 dans l’atmosphère.

            • Pour les émissions anthropiques, si on prend en compte les conversions que j’ai indiquées plus haut, 9,1GtC correspond à 4,5ppm ou 33 Gt de CO2.
              Si je comprend bien votre raisonnement, des molécules de CO2 anthropiques on pris la place de molécules de CO2 naturelles qui n’étaient pas dans l’atmosphère, mais qui s’y sont donc retrouvées (comme un jeu de chaises musicales pour imager), masquant ainsi une partie des rejets
              C’est pratique, c’est facilement compréhensible, mais la question qui me vient est comment de grands scientifiques auraient pu « oublier » un principe aussi simple s’il est vrai, et ainsi faire de la fausse information ?
              La nature serait donc incapable d’ingérer quasi-totalement 9,1 GtC /an (4,5 ppm/an) de plus que les 213 GtC/an (100ppm/an) d’échange initiaux dans un système qui compte environ 850 GtC (410 ppm) dans l’atmosphère, plus 2300 GtC dans la végétation, plus 20 millions de GtC dans la lithosphère.

              La respiration de 7 milliards d’humain représenterait 0,8 GtC/an (3Gt de CO2), soit déjà l’équivalent de 10% de nos émissions. Faudra-t-il aussi limiter notre respiration ?

              • « La respiration de 7 milliards d’humain représenterait 0,8 GtC/an (3Gt de CO2), soit déjà l’équivalent de 10% de nos émissions. Faudra-t-il aussi limiter notre respiration ? »
                Quand certains nous pompent l’air, on se le demande. 😉
                Avant les 7 milliards d’être humains et leurs cheptels pucés, il y avait bien plus d’animaux sauvages et quelques hominidés. C’est ce fameux jeu de chaises musicales. Et comme tout être de cette sorte : ça consomme avant de rejeter. Les rejets anthropiques ne comptent pas ceux issus du métabolisme.

      • Comme le dit Parmantier, il y a une saisonnalité dans le cycle du CO2 en raison de la photosynthèse/décomposition des plantes avec donc un pic au printemps et un point bas en automne. Il y a beaucoup de masses terrestres dans l’hémisphère nord.
        Si on arrêtait les émissions anthropiques de CO2 demain, les températures continueraient cependant à augmenter. L’inertie thermique des océans fait qu’il y aurait encore environ 0,6°C en réserve même avec un arrêt des émissions.
        Nous observons actuellement une bonne part des effets du CO2 émis depuis les années 60. Ce qui est émis actuellement ne se répercute pas encore pleinement.

  14. Durée de séjour approximative dans l’atmosphère

    Gaz carbonique (CO2) 100 ans
    Méthane (CH4) 12 ans
    Protoxyde d’azote (N2O) 120 ans
    Halocarbures (CnHalp) jusqu’à 50.000 ans

    • … Et quand je dis que l’accumulation cesserait en cas d’arrêt d’émissions anthropiques, c’est au cas, optimiste, où des rétroactions positives ne soient pas déjà enclenchées dans le cycle du carbone.

      • Le carbone enfouit injecté dans le cycle, de manière rapide et prématurée, qui n’était pas présent à l’ère préindustrielle entre la l’atmosphère, la biosphère et les océans déplacera de toute façon l’équilibre du système : tous les postes prendront leur part et pas nécessairement de manière égale.
        L’atmosphère ne reviendra pas à 280ppm en un siècle et le pH des océans ne remontera pas non plus de la même façon. Le vivant, ou ce qu’il en restera, mettra du temps à reprécipiter tout cela à sa manière dans le sol. Le climat est modifié, c’est indéniable, mais effectivement la prochaine glaciation est peut-être « compromise » d’après A. Ganopolski si la quantité supplémentaire de carbone dépasse 1Tt.

        • Un petit Q&A du Guardian sur le thème « How long do greenhouse gases stay in the air? »
          On peut y lire :
          « Entre 65% et 80% du CO2 rejeté dans l’air se dissout dans l’océan sur une période de 20 à 200 ans. Le reste est éliminé par des processus plus lents qui prennent plusieurs centaines de milliers d’années, y compris l’altération chimique et la formation de roches. Cela signifie qu’une fois dans l’atmosphère, le dioxyde de carbone peut continuer à affecter le climat pendant des milliers d’années. »

          • C’est dommage que l’article ne soit pas entré davantage dans les détails. Je suppose que c’est en raison de l’acidification en surface, ce qui entrainera l’arrêt de l’absorption par les micro oragnismes dans de nombreux endroit (arrêt de la neige marine puis appauvrissement des fonds) et qui met à mal cette pompe; et pendant que le système « s’auto-entretient » en surface : les fluctuations naturelles feront que les entrée/sorties de ce gaz se feront toujours mais probablement en moindre quantité, ne facilitant absolment pas non plus la tâche.

  15. LE CYCLE DE SCHWABE

    Ce cycle solaire d’une durée de 8 à 13 ans soit une moyenne de 11 ans est le plus connu des quatre variations de l’activité solaire. C’est un amateur, Heinrich Schwabe (1789-1875) qui a découvert ce cycle en observant l’apparition des taches. Grâce aux satellites les astronomes ont pu mesurer directement le flux d’énergie émis par le Soleil durant les cycles les plus récents. Le flux diminue de 0,10 % du maximum au minimum de ce cycle. Mais cette activité solaire est plus ou moins importante suivant les trois autres cycles solaires.

    Comme nous le montre le schéma ci-dessous l’évolution de la température suit l’évolution de la constante solaire. De 1645 à 1715, lors du minimum de Maunder, aussi bien la constante solaire que la température étaient basses. La constante solaire avait baissé de 0,25 %. Ceci c’est reproduit de 1795 à 1830 pendant le minimum de Dalton.

    L’évolution de 1611 à 1980 de la constante solaire et de la température de
    l’hémisphère Nord suivant la moyenne de 1960-1990. Donnée de la NOAA

    • Une autre image reprenant un extrait de « L’innocence du Carbone » (F. Gervais) :

      Pour lui et d’autres scientifiques, l’effet de serre du CO2 est réel mais quasi-nul au delà d’une couche d’atmosphère de 10 mètres d’épaisseur : « Au-delà de cette altitude les molécules de CO2 ne voient plus le rayonnement émis de la terre à leurs 2 fréquences propres de résonance ».

      Par ailleurs, je reviens sur le lien fourni par Michel => https://sismique.fr/5-cedric-ringenbach-lavenir-du-climat/
      Je cite : »Les causes en sont désormais identifiées avec quasi certitudes (ie: les gaz à effet de serre émis par l’homme) et les conséquences commencent déjà à se faire sentir un peu partout avec un impact sur l’ensemble du « système monde »: dérèglement du climat, montée des eaux, perturbations des écosystèmes vivants, baisse des rendements agricoles…  »

      => La montée des eaux ? Ou ça ? Où sont les iles englouties ? Les réfugiés climatiques ?
      Avec une montée de 2 mm/an en moyenne du niveau de la mer, je doute qu’il y ait de grandes catastrophes dans l’immédiat…

      • Faut-il sans arrêt que ce sujet apparaisse immanquablement sur tous les articles comme un cheveux sur la soupe quand il n’y a plus rien à apporter ?

        http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/06/a-saturated-gassy-argument/

        « So, if a skeptical friend hits you with the « saturation argument » against global warming, here’s all you need to say:
        (a) You’d still get an increase in greenhouse warming even if the atmosphere were saturated, because it’s the absorption in the thin upper atmosphere (which is unsaturated) that counts
        (b) It’s not even true that the atmosphere is actually saturated with respect to absorption by CO2,
        (c) Water vapor doesn’t overwhelm the effects of CO2 because there’s little water vapor in the high, cold regions from which infrared escapes, and at the low pressures there water vapor absorption is like a leaky sieve, which would let a lot more radiation through were it not for CO2, and
        (d) These issues were satisfactorily addressed by physicists 50 years ago, and the necessary physics is included in all climate models. »

        « Donc, si un ami sceptique vous interpelle avec «l’argument de la saturation» contre le réchauffement climatique, voici ce que vous devez dire:
        (a) Vous auriez encore un réchauffement par effet de serre même si l’atmosphère était saturée, parce que c’est l’absorption dans la fine haute atmosphère (qui est insaturée) qui compte
        (b) Il n’est même pas vrai que l’atmosphère est réellement saturée par l’absorption de CO2,
        (c) la vapeur d’eau ne submerge pas les effets du CO2, parce qu’il y a peu de vapeur d’eau dans les régions hautes et froides d’où s’échappe l’infrarouge, et aux faibles pressions, l’absorption de la vapeur d’eau est comme une passoire qui laisserai passer beaucoup plus de radiations qui n’étaient pas pour le CO2, et
        (d) Ces problèmes ont été résolus de manière satisfaisante par les physiciens Il y a 50 ans, la physique nécessaire est incluse dans tous les modèles climatiques. »

        Et à propos de la référence de F.Miskolci donnée par ce monsieur : http://www.realclimate.org/wiki/index.php?title=Ferenc_Miskolczi
        (où même R.Spencer le reprend)

      • Cette saturation existe mais n’implique pas le phénomène décrit par Gervais, je manque de temps pour vous expliquer le pourquoi du comment qui est assez contre intuitif (donc difficile à expliquer en quelques lignes), mais c’est très bien expliqué dans cette vidéo d’une conférence de Dufresne, où il effectue par ailleurs une excellent synthèse de l’histoire, du fonctionnement de l’effet de serre et de son rôle dans le changement climatique.
        C’est également expliqué dans cet article récent de Mr Lorck : https://global-climat.com/effet-de-serre-et-rechauffement-climatique/
        Même Roy Spencer, grand sceptique, explique que le phénomène décrit notamment par Gervais est faux :
        « It doesn’t matter even if the CO2 absorption bands are 100% opaque to the transmission of IR radiation from the surface to the top of the atmosphere…adding more CO2 still causes a warming tendency in the lower atmosphere (and cooling in the upper atmosphere). »
        http://www.drroyspencer.com/2014/04/american-thinker-publishes-a-stinker/
        C’est d’ailleurs l’argument n°5 de sa liste des arguments à ne plus utiliser par les sceptiques pour critiquer le RCA…
        http://www.drroyspencer.com/2014/04/skeptical-arguments-that-dont-hold-water/

  16. Du coup, personne n’est d’accord, mais les États s’en foutent (cf. le Japon entre autres), du moment que les Taxes rentrent 😀

    • Globalement, si tout le monde est d’accord, sauf Gervais et quelques irréductibles.

      A ce titre, deux scientifiques de la NASA « assurent » aussi que l’homme n’a jamais foulé le sol lunaire, personne n’est donc d’accord?

  17. Autre irréductible ( extrait Wikipédia ):

    Vincent Courtillot, né le 6 mars 1948 à Neuilly-sur-Seine, est un géophysicien français.

    Ses thèmes de recherche vont du champ magnétique terrestre actuel et passé (paléomagnétisme) à la géodynamique, la tectonique des plaques et les points chauds (mouvements de convection à l’intérieur de la Terre). Il a travaillé dans les années récentes sur les conséquences climatiques et biologiques du volcanisme massif des trapps sur les extinctions en masses d’espèces et sur les évolutions climatiques des derniers siècles. Il fut décoré à plusieurs reprises pour ses travaux en géodynamique et en géophysique[1].

    Il fait partie des sceptiques dans les controverses sur le réchauffement climatique et est au cœur d’une polémique importante qui a eu un large écho médiatique dans la presse française[2].

    Donc non tout le monde n’est pas d’accord.

    • Oui, oui, irréductibles c’est bien ça.

      Environ 3% des scientifiques si l’on en croit l’étude sur le « consensus » qui avait fait tant de bruit dans lémédias il y a quelques temps, cela représente quand même pas mal de monde dans l’absolue, je vous l’accorde, mais au final il n’y en a qu’une dizaine pour occuper l’espace médiatique.

    • Être d’accord ou pas n’est pas un problème, le soucis c’est d’expliquer en quoi les autres se trompent.
      Et pour le moment, V.Courtillot n’est pas expert en climatologie et le reprécise bien haut et fort.

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