Climat

Forte croissance des émissions mondiales de CO2 en 2018

Les émissions mondiales de C02 venant des énergies fossiles devraient atteindre un niveau record en 2018 avec 37,1 milliards de tonnes, selon le Global Carbon Project.  C’est une augmentation projetée 2,7% par rapport à 2017.

Après trois années de faible croissance entre 2014 à 2016, les espoirs d’un pic avaient été douchés en 2017, les émissions ayant repris leur tendance à la hausse avec +1,6%. Mauvaise nouvelle encore cette année : la croissance se poursuit et même accélère avec +2,7% (+1,8% à + 3,7%).

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Source : Global Carbon Project.

L’utilisation du pétrole et du gaz continue de croître et certains pays utilisent encore le charbon pour alimenter une grande partie de leur croissance économique.

Les 10 plus grands émetteurs en 2018 sont dans l’ordre la Chine, les États-Unis, l’Inde, la Russie, le Japon, l’Allemagne, l’Iran, l’Arabie saoudite, la Corée du Sud et le Canada. L’UE prise dans son ensemble se classe troisième.

Les émissions de la Chine représentent désormais 27% du total mondial. La hausse atteint en 2018 +4,7% (+2% à +7,4%). Ceci est basé sur la croissance estimée du charbon (+4,5%, principale source de combustible en Chine), du pétrole (+3,6%), de la consommation de gaz naturel (+17,7%) et de la production de ciment (+1,0%).

En Chine, l’utilisation de gaz naturel a augmenté rapidement de 8,4% par an depuis 2012, à la fois pour fournir de l’énergie nouvelle et pour réduire la pollution de l’air résultant de l’utilisation du charbon. L’utilisation de gaz naturel a d’ailleurs augmenté dans pratiquement toutes les régions du monde au cours des cinq dernières années.

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Source : Global Carbon Project.

Les émissions des Etats-Unis représentent 15% du total mondial. Elles devraient augmenter d’environ 2,5% (+0,5% à +4,5%) en 2018 après plusieurs années de déclin.

Pour l’Union européenne, 2018 se traduirait par une diminution de −0,7% (de –2,6% à +1,3%) par rapport à 2017. Cette estimation est basée sur des estimations concernant le charbon de –1,2%, le pétrole de +1,2%, le gaz de -2,9% et des émissions de ciment stables.

Pour l’Inde, les prévisions pour 2018 tablent sur une augmentation de +6,3% (fourchette de 4,3% à +8,3%) par rapport à 2017. Cette estimation est basée sur des projections pour le charbon de +7,1%, le pétrole de +2,9%, le gaz de +6,0% et le ciment de +13,4%.

Pour le reste du monde, la croissance attendue pour 2018 est de +1,8% (fourchette de +0,5% à +3,0%). Ce chiffre est calculé sur la base des projections du PIB établies par le FMI.

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Source : Global Carbon Project.

Les émissions doivent atteindre leur maximum et diminuer rapidement pour faire face au changement climatique. Avec la croissance des émissions de cette année, il semble que le pic n’est pas encore en vue. Pour limiter le réchauffement climatique à l’objectif de 1,5°C de l’Accord de Paris, les émissions de CO2 doivent être réduites de 50% d’ici 2030 et atteindre le zéro net d’ici 2050 environ.

Le déploiement mondial des énergies renouvelables accélère mais cela n’a pas suffi à compenser la croissance de l’énergie fossile. Il y a cependant des éléments qui incitent à l’optimisme, d’après une analyse publiée par Christiana Figueres dans la revue Nature. Les coûts de la technologie des énergies renouvelables ont chuté de 80% en dix ans.

Le Maroc, le Mexique, le Chili et l’Égypte produisent de l’énergie solaire à un coût moins élevé que le gaz naturel.

Aujourd’hui, plus de 50% des nouvelles capacités de production d’électricité sont renouvelables, l’énergie éolienne et solaire doublant tous les 4 ans.

Cependant, une augmentation supplémentaire des émissions en 2019 semble probable en raison de la croissance persistante de l’utilisation de pétrole et de gaz naturel. L’utilisation du charbon a nettement ralenti au cours des dernières années, atteignant potentiellement un pic, mais sa trajectoire future reste incertaine.

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Source : Global Carbon Project.

Les perspectives de croissance économique, des réductions d’émissions insuffisantes dans les pays développés et la nécessité d’accroître l’utilisation de l’énergie dans les pays en développement où les émissions par habitant restent très inférieures à celles des pays plus riches continueront d’exercer une pression à la hausse sur les émissions de CO2.

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28 réponses »

  1. Je ne veux pas vous saper le moral, mais tant qu’il y aura du charbon, du gaz et du pétrole disponible à un coût abordable sous nos pieds ces énergies fossiles continueront à être exploitées ; la priorité des politiques est la croissance et le plein emploi pour éviter la révolte des populations, nous en faisons en quelque sorte l’expérience avec les gilets jaunes, comme cela a été le cas avec les bonnets rouges en Bretagne ; les gens se foutent du réchauffement climatique s’ils n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, et il y a de plus en plus de gens qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, et pas seulement en France.

    La seule solution serait que chacun limite drastiquement sa consommation, refuse de voyager en avion, d’acheter des produits qui viennent de l’autre bout de la planète, etc. afin de réduire la production d’énergie, car les renouvelables ne peuvent pas remplacer les fossiles avec nos modes de vie actuels ; et le nucléaire a ses limites…

    Nous sommes donc bien mal barrés.

    •  » les gens se foutent du réchauffement climatique s’ils n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, et il y a de plus en plus de gens qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, et pas seulement en France » : Géd, je pense que beaucoup, une majorité, se soucie du climat. Le problème est-il vraiment là ? Que représente la taxe carbone à côté de la pression mises sur les populations des pays endettés depuis 2008 par la crise des subprimes ?

      • Je suis d’accord Johan que beaucoup de monde se soucie du climat, mais une majorité des gens qui se soucient du climat ont aussi d’autres soucis, ne l’oubliez pas.

        Le problème n’est pas tant la taxe carbone que la quadrature du cercle dans laquelle notre société s’est elle-même enfermée avec la révolution industrielle : soit on réduit la voilure pour « sauver » la planète, et l’économie telle qu’elle est bâtie actuellement s’effondre, soit on préserve la croissance et le plein emploi et on va droit vers les +5 à 6°C pour la fin de ce siècle.

        Choix cornélien que beaucoup se refusent de considérer (le déni est dans les deux camps…)

        • On est bien d’accord que le sujet n’est pas simple Géd. L’idée, quand on met une taxe carbone, est de proposer des alternatives et de proposer un accompagnement qui rend les effets neutres sur ceux qui n’ont pas les moyens de faire autrement. Ce qui me chagrine c’est que des études avaient mis en garde sur les conditions d’acceptabilité d’une taxe. On en est là, c’est dommage car je pense que la grande majorité se soucie aujourd’hui de l’environnement.

        • Je pense que la révolte vient en grande partie de l’accroissement des inégalités, ce que tout le monde peut trouver injuste. Il n’y a pas forcément besoin de croissance, la France est un pays riche et les plus pauvres pourraient vivre bien mieux avec d’autres logiques de production/consommation que celles qui nous ont poussé dans le mur…

  2. Bonjour Ged
    Vous avez écris ; »La seule solution serait que chacun limite drastiquement sa consommation »

    Je ne suis pas de votre avis. Croyez-vous vraiment que le moteur a explosion et le moteur asynchrone en utilisation massive depuis un siècle sont les seules moteurs possibles? Leurs rendements sont minable et pourtant toute l’industrie de notre planète ne s’intéresse quasiment qu’à eux, pourquoi?
    Vous croyez que c’est la volonté de chacun de nous?
    Combien de brevet concernant l’énergie libre interdit d’exploitation, de développement, d’analyses?
    Pourquoi toujours le même discours « nous sommes responsables » et donc une seule solution « que chacun se limite »?

    Des solutions il y en a une quantité innombrable, la taxe carbone n’en est pas une.
    Imposer une taxe carbone aux citoyens alors qu’on leur impose le moteur à explosion c’est ridicule!!! C’est un non sens sauf pour ceux qui considèrent que nous ne sommes que des esclaves imbéciles.

    Où est l’énergie qui fait tourner la Terre? Où est l’énergie qui fait qu’un électron est partout en même temps dans un espace gigantesque comparé à sa taille? Où est l’énergie sans failles qui maintient les noyaux des atomes si éloigné les uns des autres comparativement à leurs tailles? et tant d’autres. Pourquoi on nous fait croire à l’école que le mouvement « perpétuel » n’existe pas alors que nous apprenons aussi que la Terre tourne sur elle même sans le moindre retard et sans moteur? C’est ridicule!

    Il y a tant de solutions, tellement d’endroits où nous pouvons chercher.
    Mais remarquez la mécanique de notre système qui fait que les cerveaux brillants sont utilisé massivement pour améliorer encore et encore ces mêmes moteurs ridicules et largement obsolètes. Vous croyez que c’est la volonté des êtres humains?

    Vous croyez vraiment que nous sommes responsable? Je me suis débarrassé de ma culpabilité le jour où j’ai constaté que les pouvoirs publiques éclairent la nuit simplement pour dépenser l’énergie. Les pouvoirs publiques ont pour but semble-t-il à de très nombreux endroits de dépenser l’énergie. Sans doute pour nous rendre coupable, peu importe. J’ai le témoignage de militaires déversant du fuel en mer en décembre pour avoir leur quotas inchangé en Janvier, des tonnes. Je suis sûr que vous aussi vous avez des exemples de ce genre tellement ils sont nombreux.
    La première solution évidente: NETTOYAGE
    Dans mon exemple de fuel à la mer, nettoyer ces comportements ridicules et malsains à la base c’est arrêter de faire passer des chiffres et des analyses devant des êtres humains et faire confiance à ceux qui sont en charge de commander les quantités. Tellement simple. Qui décide de faire passer des chiffres avant les êtres vivants? Qui dit cette phrase « c’est l’ordinateur qui décide »?
    Il y a tant de solutions. Elles nécessitent toutes l’honnêteté intellectuelle.

    Merci

  3. @Basile
    je vais jouer les rabats-joie, mais bon: le mouvement perpétuel n’existe pas. La gravité est une force, et on s’en sert déjà pour accélérer des sondes spatiales sans consommer de carburant: on parle de fronde gravitationnelle. Lorsque la sonde approche d’une planète, sa vitesse s’accroît sous l’effet du champ et on peut alors la propulser plus vite et plus loin. Mais, en réaction, la vitesse de la planète décroît: l’énergie totale est conservée. Alors, comme les planètes sont infiniment plus grosses que les sondes, et que l’énergie dépend à la fois de la masse et de la vitesse, ça ne se voit pas. Mais si on parvenait à exploiter la graviter terrestre à large échelle, on bouleverserait sa révolution autour du soleil.

    L’énergie libre n’existe pas. Personne n’a jamais réussi à animer un moteur avec un cristal « énergétisé », ni avec de simples aimants captant le champ magnétique terrestre. À ce sujet, je vous conseille cette vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=k5O73SY47LI

    Cela ne veut pas dire qu’on ne peut rien faire, au contraire! On a des dizaines de possibilités de capter l’énergie solaire, qui est quasi illimitée. D’ailleurs, l’article de Johan rappelle que 4 pays l’exploitent déjà à des coûts inférieurs à ceux du gaz naturel. En France, on pourrait miser sur une exploitation de l’énergie solaire indirecte, qui se manifeste dans les courants marins, les vagues, le vent ou encore la différence thermique entre la surface et les profondeurs maritimes. L’avantage des courants et de l’énergie thermique des mers, c’est qu’on règle en grande partie les problèmes d’intermittence. Et la France possède un domaine maritime gigantesque. À condition de ne pas s’y prendre n’importe comment, on a là un formidable potentiel à exploiter.

  4. Ok, mais Force n’est pas moteur, je pense que nous ne comprenons que très peu ‘la gravitation » comme beaucoup d’autres choses, il y a aussi de nombreuses démonstrations en vidéos très surprenantes.
    Améliorer sans cesse toujours les mêmes procédés qui n’offrent pas de remplacement valable au moteur à explosion n’est pas une solution, un pansement au mieux dans le grand problème du co2.
    Cela ne vous plait peut-être pas mais il y a une petite bille dans un musé qui se déplace avec des aimants depuis un demi-siècle. « permanent »? c’est relatif, croyez-vous que la Terre peux ralentir ou s’arrêter de tourner?

  5. Il me semble que vous devez être un fan de science fiction, Star Wars, Star Trek, etc. avec des technologies qu’aucun scientifique sérieux ne peut cautionner ; le moteur à eau ou à mouvement perpétuel, comme la voile du bateau sur laquelle le skipper souffle pour avancer, tout cela c’est bidon et n’a aucune chance de marcher, revenez sur Terre et regardez la réalité dans les yeux.

    Il y a sûrement beaucoup d’alternatives au moteur à explosion, y compris la trottinette (électrique ou pas) ou le cheval de trait, à moins que vous ne préfériez l’âne ou le bœuf qui marchent aussi très bien.

  6. J’adore la science-fiction.
    Je n’ai pas retrouvé la bille avec aimant mais vous pouvez consultez Wikipédia pour une mécanique d’horloge qui utilise les différences de pressions atmosphérique, ils écrivent « n’a pas été remontée depuis 1864. » Ce n’est qu’une horloge, elle utilise des différences de pressions et pas d’aimants, quelle importance tout cela?
    Je remarque juste que l’industrie ne s’intéresse qu’aux mêmes choses vieilles et peu efficace, pourquoi?
    Alors qu’il y a plein d’endroits où chercher.
    Le solaire est bon dans le problème énergétique mais il n’est pas une solution c’est certain vu notre consommation.

    Je remarque que la seule solution c’est de chercher d’autres solutions!
    Et que les voies de recherches ne manquent pas. Mais que trop vite ces recherches soient vu comme de la fiction.
    Des noyaux d’atomes distants de milliers de kilomètres si ils font la taille d’un ballon de basket, et qui ne bougent pas d’un millimètre les uns par rapport aux autres lorsqu’ils sont assemblés, des électrons qui sont partout en même temps, n’est-ce pas de la fiction? n’est-ce pas le monde dans lequel nous vivons?

    Quelques soldats qui brisent de leur pieds un pont?
    Un petit marteau dont la fréquence de frappe sur une poutre en métal de plusieurs mètres de hauteur fait se mouvoir tout un ensemble architectural en construction?

  7. Une seule solution, l’Energie grise (matière grise) , c’est à dire concevoir l’ensemble des relations, des déplacements, des modes de vies, non pas sous le point de vue limité de la loi du marché, du profit rapide ou du droit conçu non en fonction des nécessités humaines mais hélas en fonction des procédés industriels disponibles.

    Concrètement, lorsqu’ un lyonnais va travailler à Marseille pour effectuer le même travail qu’un marseillais expatrié à Lyon, il y a nécessairement problème. Lorsqu’un propriétaire loue un logement énergivore en se disant que l’isolation lui coûtera alors que la dépense énergétique incombera au locataire, il y a problème. Et lorsqu’un Gilet Jaune manifeste et emmène son enfant à l’école un quart d’heure en avance, laissant le moteur tourner pendant ce temps d’attente, il y a problème.

    A tous les niveaux, il y a problème car chacun y va de son confort, de son horizon, qu’il soit simple citoyen à faibles revenus, politicien ou responsable d’entreprise.

    Mais cette énergie grise ne sera utilisable que s’il y a empathie, support indispensable. Et là, on est très loin de disposer des réserves suffisantes.

    • Bonsoir Basile,

      « Et que les voies de recherches ne manquent pas. » Là, vous avez indubitablement raison, mais je crois plus aux recettes connues et applicables comme la réduction des distances des déplacements, la réduction de leur fréquence, la sobriété en traquant le gâchis et la chasse à l’hyperflu (au delà du superflu) des plus aisés.

      En revanche, vos exemples concernant la réalité qui pourraient passer pour de la science fiction sont fortement simplifié. Quant aux ponts, il s’agit d’une onde stationnaire dont l’énergie est produite par la marche rythmée des soldats.

      De toute façon, toute énergie produite résulte du passage d’un état énergétique à un autre, la somme de ce qu’il y a en amont étant égal à la somme de ce qu’il y a en aval, avec perte de qualité (augmentation de l’entropie).

  8. La résonance, peu connu à mon sens comme le reste de notre soi-disant compréhension du monde (mon avis personnel), semble fournir plus d’énergie à la sortie qu’au départ, je suis sûr qu’il est possible de récolter du surplus en maintenant un équilibre avant destruction (avis personnel).
    Dans le documentaire sur la théorie des cordes « What the bleep do we know », il est dit que les chercheurs qui travaillent avec l’accélérateur de particules ont observé que la matière était là un temps sur quatre? N’est-ce pas vrai? Est ce que cela ne ressemble pas à ce que nous appelons « fiction » ou science-fiction? Savons-nous vraiment ce qu’est un électron? Je ne crois pas. A mon sens toute notre science est simplifié. Celle des chercheurs de google ou de facebook, ou encore l’ordinateur quantique, alors là… ils sont surement plus proche d’applications quantique et de la très réelle magie de notre monde (avis très personnel). Qu’en font-ils à par nous surveiller tel Big Brother?

    Parmentier je pense que vous proposez de bonnes choses mais les quantités sont là (transport maritime, 98% du transport marchandises distance/poids), les responsabilités aussi, celles des pouvoirs publiques qui suivent les ordres de l’industrie.

    C’est clair qu’ils se moquent de nous, le simple ajout d’eau pulvérisé dans un moteur à explosion classique améliore son rendement et fait baisser les rejets de CO2, regarder « de l’eau dans le gazoil’, taux mesurés par professionnel indépendant et Bureau Veritas vous pouvez pas faire mieux en standard. Une mairie l’a testé les avantages sont indéniables. Pourquoi n’est-ce pas appliqué, imposé aux constructeurs?

    Si vous avez un doute concernant l’utilité de l’eau dans le rendement d’un moteur qui brûle du fuel, je vous propose l’expérience suivante, dangereuse, tiré d’un commentaire. Une huile de friture badigeonnée sur le métal d’un brûleur de gazinière, allumez le brûleur, une fois que ça fume noire jetez un verre d’eau… La probabilité d’obtenir une flamme est grande. Les pompiers savent cela. Arrosez à la lance incendie un réservoir de fuel n’éparpille pas seulement le combustible, l’eau « active » le feu dans certaines conditions, je serais curieux de savoir si le feu est possible dans un air exempt d’humidité.

  9. @Basile: les aimants fournissent une force capable de repousser ou d’attirer les objets métalliques mais, en réaction, ils sont eux mêmes repoussés ou attirés par l’objet. Encore une fois, l’énergie est conservée. Ce n’est pas magique. Pour que ça fonctionne, il faut donc fournir une force à l’aimant: soit une induction électrique (trains à sustentation magnétique), soit un travail mécanique capable de maintenir la distance entre l’aimant et l’objet. Je sais que des gens ont essayé de créer le mouvement perpétuel avec des billes et des circuits optimisés. Certains se sont approchés de la réussite. Mais il suffit d’une force ridiculement faible pour arrêter immédiatement le mouvement! Il n’y a pas d’énergie à récupérer là-dedans, c’est à dire: moins d’énergie à la sortie que vous ne devez en fournir au départ pour activer le système.

    Maintenant, si vous voulez aller chercher l’énergie au niveau quantique, la théorie nous offre sans doute plus d’espoirs. Mais d’un point de vue technique, c’est un casse-tête. On n’arrive déjà pas à maîtriser la fusion nucléaire, qui consiste à ajouter des protons et des neutrons les uns au autres, et ce n’est pas une question de mauvaise volonté et d’interdiction de brevets. C’est « juste » qu’il faut atteindre au moins un million de degrés de façon stable et durable, et qu’on ne fait pas ça simplement dans une fiole parce qu’on est un savant un peu fou qui a monté son labo à son domicile! Alors, l’énergie de particules 1000 fois plus petites… Notre espèce y parviendra peut-être, mais ce n’est pas demain la veille.

    Surtout, vous voyez beaucoup d’énergie là où il n’y en a peut-être pas. Qu’est-ce qui fait qu’un électron peut se trouver partout à la fois sur une orbitale atomique? On n’en sait strictement rien. C’est ce que postule la théorie quantique, qui marche incroyablement bien au niveau mathématique, mais que personne n’arrive à comprendre depuis un siècle (contrairement à la relativité générale qui, elle, est accessible conceptuellement à n’importe qui pourvu qu’on lise ou visualise un bon livre ou une bonne vidéo de vulgarisation). Peut-être cette vision de l’atome est-elle tout simplement fausse. Ou peut-être qu’elle est vraie, mais que l’énergie associée à ce phénomène est nulle ou faible. Ce n’est pas parce que c’est impressionnant que c’est puissant. Ce dont on est sûr depuis longtemps déjà, c’est qu’arracher des électrons à des atomes fournit un courant électrique. On exploite déjà cette propriété. Mais cela ne créé pas d’énergie, cela permet seulement de convertir une énergie déjà produite en électricité. Pour le reste, je ne crois pas du tout à vos histoires d’interdiction, de complots ou je ne sais quoi. S’il y a de l’énergie abondante et peu chère à aller chercher du côté des particules, on n’a tout simplement pas encore trouvé comment.

  10. Il me semble de plus en plus évident que le frein à la lutte contre le réchauffement est la pente d’accroissement des inégalités de moins en moins supportable.
    On peut raisonnablement s’accorder qu’une large majorité de la population mondiale a conscience des enjeux.
    D’un côté de l’éventail, les populations les plus défavorisées gèrent leur survie au jour le jour, remettent à demain la question tout en estimant que d’autres ont les moyens matériels de lutter.
    De l’autre côté de l’éventail, les plus favorisés estiment qu’il ne faut lutter qu’à périmètre économique au pire constant, ce qui préserve le capital et si possible sa rente (avec tous les discours sur l’emploi, la croissance, etc qui l’accompagnent), et que la masse de population sous leur décile étant énorme, impacter ces populations est bien plus efficace.
    Par manque d’horizon commun autre que la lutte contre le réchauffement , on est dans une impasse qui verrouille les comportements. On oublie bien trop je crois la dimension sociale de l’animal qu’est l’homme.
    Pour finir, si l’on considère que le changement climatique est un risque d’effondrement à part entière, les divers travaux comme ceux de Jared Diamond ou le modèle Handy de la Nasa, indiquent que seules les sociétés à faible indice de GINI sont capables de faire front ensemble face à des risques majeures, les autres se disloquant systématiquement.

  11. Regarder « de l’eau dans le gazoil », les constructeurs automobiles ont des brevets concernant l’ajout d’eau et sans doute beaucoup d’autres choses, sont-ils développé? Peut-on les consulter?
    Non
    Est-ce que cet ajout d’eau intéresse l’humanité si cela réduit les émissions de co2 des moteurs?
    Oui
    Est-ce que les pouvoirs publiques s’y intéressent?
    Non
    Ce sont des faits.

    Il est vrai que Iter à Cadarache est à mon sens ce qu’il y a de plus prometteur. Et malgré la complexité de l’entreprise, vous devez savoir que cela à déjà fonctionné, des « mili-secondes » c’est relatif évidemment.

    Mon point de vu est simple, Iter est la recherche et le développement d’une solution parmi des milliers, qu’attendons-nous pour partager ce que l’industrie sait déjà et rechercher et développer d’autres solutions?
    Pourquoi les pouvoirs publiques ne vont pas dans ce sens, pour le bien de l’humanité future?

    • Iter… ses dérapages. Basile, regardez tout simplement l’énergie mise en oeuvre pour la structure capable de produire cette « formidable » énergie, prévue dans quelques années, dont les résidus seront toujours la plupart du temps sous forme de chaleur ici ou ailleurs.
      Regardez bien au-delà de la construction réelle de ce symbole (ce qu’on érige comme la réussite de son groupe ou celui auquel on souhaite appartenir), regardez plus loin, dans le passé et vous comprendrez enfin tout ce dont il a fallu renoncer et détruire pour y arriver. Et maintenant, quelles garanties avez-vous qu’abondance d’énergie va être un bien pour l’humanité (qui n’est pas forcément le même bien pour les autres êtres vivant de la biosphère jusqu’à présent) ? Quelles garanties avez-vous que le partage instantané de tout pour tous soit la panacée ? Seriez-vous prêt à croire que cela va accélérer le reboisement, repeupler l’environnement de toutes ses espèces et ses effectifs disparus et en même temps nourrir plus de 10 milliard d’êtres humains avec les mêmes quantités de matière à la surface de la planète partagées depuis des millions d’années par ces autres espèces ?
      La seule chose qui motive ce genre de discours et d’espoirs, à propos de cet objet social qu’est l’énergie, c’est de pouvoir ne devoir rien changer, si ce n’est en pire. Le fait que les procédés d’industrialisation d’un objet ne soient pas au point ne justifient pas non plus des discours à la limite du conspirationnisme.

      • Vous ne me comprenez pas bien mitch.
        Iter, dans l’idée, tenter de contrôler la fusion nucléaire pour en tirer de l’énergie je trouve cela formidable, c’est très prometteur dans l’idée. Qu’il n’y est quasiment que cela en recherche et développement « nouveau » dans la problématique énergie c’est déplorable.
        Concernant l’application, les budgets et les « dérapages », je n’en ai aucune idée, ça ne m’étonne pas si c’est déplorable.

        Je ne prône pas l’énergie à volonté je crois juste que le « problème co2 » et le « problème demande énergétique » sont des « faux » problèmes largement entretenus par nos pouvoirs publiques.
        Si nous ne voyons et ne décrivons que des barreaux de prisons autour de nous, comment sortir de notre situation? La critique du système fait partie de son mécanisme.
        Dans l’idée, en science je dis que pour sortir de notre situation climatique déplorable il faut voir des portes, essayer ce qu’elles donnent.
        Cela vient de la volonté politique et des lois dans notre système, je remarque que ce n’est pas fait ou mal fait.

        Pour manger rester positif et rappelez-vous que nous jetons beaucoup plus de la moitié de la nourriture que nous produisons. Les cœurs humains sont ici en jeu et les solutions sont très simple pour éviter tant de gâchis.
        Pour les poissons ou les arbres ou nous-mêmes je pleure tous les jours mais cela n’apporte rien.
        Notre système est ainsi fait, la volonté politique est à la base. Où sont les journalistes?

        • Rien n’est entretenu par les pouvoir publics seuls. Il n’y aurait que cette « magie » de la main invisible sur les marchés… et le désir de consommer un produit qui sied le mieux. S’en remettre à eux, c’est le choix de ne pas agir.
          À propos des « moteurs à eau » : https://mrmondialisation.org/de-leau-dans-le-gasoil-de-la-legende-a-la-realite/
          Que vous brûliez un carburant contenant 100 moles d’atomes de carbone dedans avec la motorisation de votre choix durant la période de votre choix, ça fera toujours à terme 100 moles d’atomes de carbone à la sortie combinés sous forme de suies et/ou de CO2. Reste à savoir si vous vous gardez les moyens de recycler ces produits par vos soins ou bien si vous laissez d’autre êtres s’en charger naturellement. Les portes ouvertes sont celles qui se voient le moins.

          • Affirmatif, c’est notre consentement permanent qui entretient le système, à voir Noam Chomsky, magnifique de vérités.
            Concernant la perte et le gain affirmatif aussi. Je ne prétend pas offrir de solution technique c’est très complexe, je n’argumente que le fait que les journalistes ne s’intéressent qu’à ce qui nous rend « mal barré » et ils ne s’intéressent pas à d’autres solutions autre que le solaire ou l’éolien certainement bon mais insuffisant ou la dictature écologique avec limitation drastique.
            Il doit pourtant exister des études qui sont financé avec pour but de présenter des solutions, ou des embryons de solutions? Sans parler d’apprentis-sorcier, ni de taxe stupide.
            Si il n’y a pas de financement intelligent où sont les journalistes?
            Où sont les bonnes nouvelles?
            Il y a des coraux qui résistent aux changements de leurs milieux.

  12. Pour la magie de notre monde, il y a des solutions très simples, je vous cite cet article de « science et vie ».

    Dans un laboratoire d’université, une petite équipe de jeunes chercheurs travaillent sur des cultures de cellules cancéreuses en observant leur irrémédiable progression au sein des cellules saines de la culture. Ils font venir des groupes d’étudiants et les installent par quatre ou cinq autour d’une culture mi-saine mi-cancéreuse et ils leur demandent sans autres formes d’explications
    « envoyez de l’amour »
    Le résultat? Prodigieux. Dans 98% des cas les cellules cancéreuses ne progressent pas. Mieux! Dans de nombreuses cultures les cellules saines gagnent du terrain.
    Je me trompe peut-être, mais l’amour me semble être très puissant. Mystérieux aussi, quelles recherches faisons-nous?

  13. …. ni le progres scientifique, ni l’évolution des comportements vertueux ne semblent aller (assez rapidement) dans la bonne voie. L’exploitation des ressources s’accélère – avec les risques de pollution – sans grand rapport avec ces deux facteurs dont tout le monde s’accorde pourtant à valider l’importance. Est-ce donc le mauvais sort qui s’acharne sur l’humanité saperlipopette?

    D’aucuns suggèrent « une dictature éclairée – avec des led svp – pour résoudre ce que ce méchant capitalisme que l’on dit omniprésent n’arrive pas à opérer.

    Cependant, la réalité politique a déjà depuis longtemps abandonné l’idée de la libre entreprise. Elle est retournée en principe dans lle rêve « du multiplicateur Keynesien ». Ce système estime – quand la libre entreprise ne veut pas suivre la vertu des édyles populaires – qu’il suffirait « d’injecter des liquidités dans le bon sens ». C’est cela que nous ordonnons à nos politiciens de faire, encore et toujours.

    Une banque devra faire crédit à toute nouvelle entreprise, pourvu que celle ci soit simplement guidée par de bonnes intentions écologiques (le capitalisme éthique). La particularité de ce genre de crédit aujourd’hui est que les ressources engagées n’auront jamais été épargnées d’avance … l’économie c’est plus tard, stupid! La BCE a amassé des actifs (achats sans consommation!) pour l’équivalent du BP européen.
    Ce crédit à l’entreprise viendra uniquement gonfler avec de multiples composantes similaires le phénomène d’inflation… L’inflation consiste à prélever l’argent de l’épargnant à posteriori (souvent sur les générations suivantes par effet de la dette publique) en déresponsabilisant tant le prêteur que l’emprunteur. Comment dès lors espérer opérer une sélection efficace des bons et des mauvais projets?

    La solution à notre crise est dans une limite raisonnable du crédit. Seuls les meilleurs projets doivent percer. Une valorisation de l’épargne est nécessaire qui va de pair avec une valorisation des ressources naturelles. La création d’un étalon financier permettant déjà de comptabiliser le crédit de manière fiable au de là des frontières nationales ne peut plus être reportée. Rien d’impossible… mais vu qu’il s’agit d’une responsabilisation des entreprises individuelles, impliquant aussi une réduction de la dépense publique, personne ne voudrait encore y songer.

  14. Ce que vous proposez nécessite des lois n’est-ce pas? Et donc une volonté politique. Je crois que nous ne pouvons pas faire autrement qu’avec les outils de notre système pour changer, rectifiez, nettoyer des parties de ce système.
    Notre seul outil de communication avec « la volonté politique » ce sont les médias à priori, même dans les manifestations. Alors où sont les journalistes?
    Avez-vous vu « pas vu pas pris » de Pierre Carles, sur le pouvoir, les politiques et les médias? En vingt minutes, c’est accablant, ils le disent d’eux-même. Merci Pierre Carles pour ces informations vraies.
    Où sont les journalistes?

  15. Pour conclure je peux bien faire une proposition
    Je crois que dans notre situation il faut créer une « collectivité d’intelligences » dont le but serait d’étudier la faisabilité de toutes les solutions qui peuvent préserver notre planète et tous ses habitants. Une intelligence au service des cœurs humains.

    Ennemis publiques numéros un: l’obsolescence programmé et les gâchis énergétiques.
    Nous savons fabriquer des plastiques qui durent des siècles n’est-ce pas?
    Où que je regarde les solutions ne manquent pas. A grande échelle Il manque l’organisation et la volonté réelle de développer des solutions.

    Combien de volontés à nettoyer les plastiques jetés et combien de volontés à créer d’autres plastiques non-jetables? (techniquement, politiquement, légalement)
    D’une manière ou d’une autre la qualité doit être plus rentable.

    Et la liste est longue des sujets à aborder qui peuvent avoir un impact rapide et concret pour préserver notre planète et tous ses habitants. Des plus techniques aux plus simples, mais où sont les journalistes?

    Parmentier à écrit
    « Je ne cherche pas à changer le monde. Je cherche simplement à changer mon comportement quotidien, pensant à mes descendants, à mes amis, à leurs descendants, à celles et ceux que j’aime, et cherchant à mettre en accord mon action avec ma pensée. J’ai du mal à le réaliser pleinement mais j’essaie. »

    La compassion seule ne suffira pas, pour préserver notre planète et tous ses habitants il faut beaucoup d’études et de réflexions, et des actions pour avancer encore et encore dans le bon sens.

    Merci

  16. J’ai rencontré il y a peu de temps un jeune ingénieur qui m’a raconté ceci: il travaille avec un petit groupe (je ne me souviens plus du financement, peut-être publique), ils ont mis au point des prototypes qui fonctionnent bien, ils récupèrent l’énergie de la houle pour alimenter en électricité les bouées et les balises en mer. Il s’agit de deux réservoir où l’eau de mer va et viens, et de conduits de liaisons, l’inertie du système entraine des pression et des dépressions de l’air qui font tourner des petits ventilateurs. L’énergie électrique est récupérée classiquement.
    Je me suis dit enfin!
    Ce n’est qu’un témoignage, cela ne concerne qu’une part infime des besoins en énergie, mais c’est une excellente nouvelle!

    Je crois me souvenir qu’ils n’ont pas mis longtemps à mettre cela au point, les prototypes fonctionnent, ils sont les seuls au monde à développer ce principe. Est-ce que ce sera appliqué à grande échelle, ou même petite? Combien d’années d’essais va-t-on leur imposer?
    Pourquoi ne sont-il pas plus nombreux avec plus de moyens? Mais, mais où son donc les journalistes?

    Nous avons des solutions évidentes pour l’obsolescence et le gâchis, la difficulté étant la mise en place d’un changement de mode de vie quel que soit son ampleur. Quelles études ou recherches sur la mise en place de changements de modes de vie au nom de la préservation de notre planète et de tous ces habitants?

    Nous avons des solutions aussi pour arrêter d’empoisonner notre présent et notre futur avec les pesticides et les engrais chimiques.
    Nous devons sans doute éradiquer les OGM qui ne sont qu’un outil déformateur fortement cancérigène.

    Nous devons trouver des alternatives technique pour le transport maritime, principal rejet de « co2 humain » à mon sens. Juste à cause de ce vieux moteur à explosion? J’ai suivi un stage en suisse chez Wartsilla qui est depuis des années le seul grand constructeur de moteur géant (le même que dans notre voiture, en plus gros). J’ai discuté avec les ingénieurs qui ont mis au point l’injection électronique sur ces moteurs, ils n’ont pas mis bien longtemps non plus à relever les défis techniques de leur cahier des charges, leurs anecdotes sont impressionnantes.

    La liste est longue

    Nous devons trouver des solutions. Nous voulons vivre n’est-ce pas? Nos petit-enfants veulent vivre. Nos arrières petits enfants veulent vivre.

    • Oui, là, on a une approche prometteuse qui n’est pas assez soutenue par le pouvoir. Les journalistes n’en parlent que très peu. La France n’investit pas assez dans la recherche, c’est honteux alors qu’on a des centaines de milliers de bac+5 qui seraient prêts à devenir chercheurs et qui y ont renoncé par manque de financement pérenne.

      Après, l’électricité ne fera pas tout: dès qu’il faut stocker (typiquement, c’est le problème des transports mis à part les voies électrifiées) on est emmerdé. Mais si le reste de nos activités reposait sur de telles énergies, on baisserait déjà bien nos besoins en énergies carbonées.

  17. Merci Maignial.
    Je continue d’argumenter.

    Je crois que l’investissement en quantité n’est pas le problème. Est-ce que les pouvoirs publiques n’ont pas tendance à engloutir des sommes énormes dans seulement quelques projets? Comme Iter à Caradache par exemple?

    Lorsque le jeune ingénieur m’a raconté son histoire de prototypes opérationnels pour récupérer de l’énergie de la houle, j’avais l’impression qu’il travaillait dans un hangar avec quelques amis et quelques relations.

    Lorsque j’ai suivit le stage d’une semaine sur l’injection électronique des moteurs géants Wartsilla en Suisse, j’ai pu constater qu’ils étaient aussi très peu nombreux, un chef quelque part, deux ingénieurs en chef qui ont quasiment plein pouvoirs sur la recherche et le développement, 25-30 ans, et quatre ou cinq autres, des hommes d’expériences et d’ateliers, une dizaine en tout pour les essais (nous parlons d’un moteur de dix mètres de haut). Ce n’est qu’un hangar. Mais c’est très intelligent, ils ont beaucoup de relations et beaucoup de moyens dans de nombreux endroits.
    Pour la petite histoire, cette équipe s’est notamment retrouvé dans une difficulté où notre science théorique en résistance des matériaux s’est avéré inexacte. Construire un simple tuyau de dix mètre de long avec un diamètre d’à peu près dix centimètre à l’intérieur, et une pression de mille bars environ. Ils ont commencé par doublé l’épaisseur théorique du tuyau, échec immédiat, fissures. Ils ont continuer un peu en augmentant l’épaisseur, échecs sur échecs, fissures. Ils ont vite arrêter, et ils ont réfléchis. Et ils ont réfléchis encore, ils ont chercher, essayer, réfléchis encore et encore et ils ont réussit.
    Ils ont fait construire un tour de dix mètres de long avec deux axes de rotations et ils ont percé deux trous qui se partagent un tiers environ de la même surface. Un peu comme une vision avec les jumelles, deux rond qui se rencontrent et qui partagent un tiers de leurs diamètres.
    Inutile d’en rajouter sur « notre science », la science c’est de la recherche avant tout, non?

    Bref, toujours la même rengaine d’un autre œil, pourquoi les pouvoirs publiques ne font pas ce que l’industrie arrive à faire? Faire fonctionner l’intelligence, au nom de la préservation de notre planète et de tous ces habitants, au nom du cœur très clairement.

    Si les pouvoirs publiques ne le font pas je ne vois qu’une solution c’est à nous de le faire.
    Il faut être nombreux, les journalistes sont à mon sens indispensable. Si le gouvernement en place n’aide pas ce sera carrément difficile mais nous avons un avantage énorme, les cœurs humains sont indestructibles. Je pense que beaucoup utilisent déjà leurs « matières grises groupé » et font des chose admirables, une fois de plus où sont les journalistes?

    Même Micheal Moore à du comprendre que la critique du système était un de ses pilier. Alors il a réalisé « where to Invade Next » où il recense en Europe les « bonnes idées ».
    Dans une conférence de presse les « journalistes » lui reprochent d’exagérer. Il s’énerve et dit « oui, oui j’exagère, pourquoi? Pourquoi je suis obligé de faire ce cirque pour avoir de l’audience, pourquoi? », il se coupe presque la parole lui même et il envoi  » vous êtes journaliste? Vous êtes journalistes? DO YOUR JOB! DO YOUR JOBS!

    Les journalistes sont eux-aussi piégés dans les rouages du système (à voir Pierre Carles « pas vu pas pris »), il me semble pourtant que c’est le meilleur bras de levier. Pardon journalistes.
    Merci

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