Climat

Température mondiale : 2e mois de juillet le plus chaud, d’après NCEP-NCAR

Avec +0,524°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de juillet 2019 se classe au 2e rang depuis 1948, date du début de l’archive NCEP-NCAR. L’année 2019 est également à la deuxième place derrière 2016.

Les réanalyses comme NCEP-NCAR intègrent de multiples observations dans un modèle permettant de suivre quasi quotidiennement l’évolution du climat. Les données sont donc immédiatement publiées, contrairement aux bilans mensuels des stations au sol. Les réanalyses permettent ainsi de se faire une idée des futures annonces des agences comme la NASA, la NOAA et le Met Office qui ne sont pas faites avant le milieu du mois suivant (en l’occurrence à la mi-août).

Le top 10 des mois de juillet les plus chauds

Avec +0,524°C au-dessus de la moyenne 1981-2010,  le mois de juillet 2019 est le 2e plus chaud des annales NCEP-NCAR, derrière 2016 (+0,57°C). Depuis 1948, les quatre mois de juillet les plus chauds ont été enregistrés ces quatre dernières années (2016, 2019, 2017, 2018). L’anomalie de température mondiale est en hausse par rapport à juin 2019 (+0,498°C).

Les résultats préliminaires d’une autre réanalyse, ERA5, d’ECMWF, montrent que le mois de juillet 2019 a été le plus chaud des archives, devant 2016. C’était déjà le cas au mois de juin : NCEP avait placé 2019 à la 2e place, ERA5 à la première.

Top 10 des mois de juillet les plus chauds depuis 1948. Anomalies par rapport à la moyenne 1981-2010. D’après NCEP-NCAR.

On peut voir ci-dessous l’évolution de la température mondiale en juillet avec une tendance de fond au réchauffement depuis 1948. La tendance est de +0,139°C par décennie depuis le début de l’archive, avec une accélération sur les 20 dernières années à +0,211°C/décennie.

Anomalies de température mondiale en juillet par rapport à la moyenne 1981-2010. D’après NCEP-NCAR.

2019 pour le moment la deuxième année la plus chaude des archives

Dans ce classement provisoire, les sept premiers mois de 2019 sont comparés à des années pleines. 2019 devrait faire partie des trois années les plus chaudes et se positionne pour le moment à la deuxième place. Après un petit El Niño, une transition s’amorce vers des conditions neutres dans le Pacifique, qui devraient persister en automne et en hiver, d’après la NOAA.

Top 10 des années les plus chaudes depuis 1948. Anomalies par rapport à la moyenne 1981-2010. D’après NCEP-NCAR.

Les anomalies régionales en juillet 2019

La moyenne globale reste élevée malgré un refroidissement au niveau des Tropiques. L’Arctique est un peu moins chaud que ces derniers mois, à l’inverse de l’Antarctique.

Après un mois de juin record, l’Europe a connu une nouvelle vague de chaleur avec des anomalies plus marquées à l’ouest du continent. L’Alaska a connu également des anomalies positives très importantes, à un niveau record.

Carte d’anomalies pour le mois de juillet 2019. D’après NCEP-NCAR.

+1,09°C en juillet 2019 par rapport à l’ère préindustrielle

On peut remonter plus loin dans le temps, en utilisant les archives de la NASA, et en retenant comme base la période 1880-1899 (représentative de la période préindustrielle). L’anomalie est de +1,09°C en juillet 2019, donc sous l’objectif le plus ambitieux de la COP 21 (+1,5°C).

Catégories :Climat

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4 réponses »

  1. J’ai l’impression que la réanalyse ERA5 est statistiquement plus proche des mesures GISS que NCEP-NCAR non ? Les marges d’erreur sont généralement plus faibles avec la première que la deuxième il me semble.

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    • Les trois sont proches mais il me semble également que ERA5 est plus proche de GISS que NCEP-NCAR. Si la concordance avec les autres jeux de données est un critère de qualité, il me semble qu’ERA5 est en bonne position.

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  2. L’année 2019 semble bien partie pour être la 2ème plus chaude à l’échelle mondiale, derrière 2016. Ou peut-être la 3ème, selon les organismes (UAH et HadCRUT?). En tout cas, ça chauffe. En France, ce qui me frappe cette année au delà des canicules, c’est que le temps est durablement plus chaud que la normale. Le long de la Loire et dans le centre, il n’y a plus eu véritablement d’épisode de fraîcheur depuis la canicule de juin, sauf pour certaines localités pendant 2 ou 3 jours isolés. Encore ces jours-ci, la température y atteint régulièrement les 30°C. En méditerranée, même des villes côtières comme Sète ou Hyères, habituellement plus tempérées, sont soumises presque quotidiennement aux fortes chaleurs.

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    • Il s’avère que les chiffres globaux vont dans le sens de notre ressenti local, mais méfiance, c’est le biais le plus utilisé par les sceptiques.

      Pour info, sortie jeudi du nouveau rapport spécial du GIEC sur la désertification, la dégradation des sols et la sécurité alimentaire.

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