Climat

Température mondiale : 2e mois de septembre le plus chaud, d’après la NASA

Septembre 2019 confirme la tendance chaude des derniers mois à la surface du globe.  Le record mensuel a été battu dans l’hémisphère Nord.

Avec +0,90°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en septembre 2019 est la 2e plus élevée des annales, d’après la NASA.

De leur côté, les données satellitaires RSS et la réanalyse ERA5 avaient annoncé un record de chaleur pour septembre. La réanalyse NCEP-NCAR tablant pour un mois de septembre à la 2e place, comme la NASA.

Depuis 1880, les 6 mois de septembre les plus chauds ont été observés ces 6 dernières années.

Ecart à la moyenne 1951-1980. D’après les chiffres de la NASA.

Pour le mois de septembre, sur les 100 dernières années, le rythme du réchauffement est de +0,095°C/décennie. Sur les 20 dernières années (depuis 1999), on note une accélération à +0,21°C/décennie. On peut voir ci-dessous la tendance de long terme au réchauffement avec un lissage sur 10 ans (courbe rouge) :

Anomalies en septembre par rapport à 1951-1980. Source : NASA GISS.

2019 toujours à la 2è place

Pour l’année en cours (janvier-septembre), 2019 se situe à +0,95°C, juste derrière le record de 2016 (+1,01°C) et devant 2017 (+0,92°C). A noter que l’on compare ici janvier-septembre 2019 à des années complètes (sur 12 mois) pour le reste de l’archive.

Cette année a été marquée par un épisode El Niño de faible intensité mais la série d’anomalies élevées se poursuit malgré la transition vers une phase ENSO neutre et un cycle solaire proche du minimum.

Ecart à la moyenne 1951-1980. D’après les chiffres de la NASA.

Les anomalies régionales

En septembre, l’anomalie observée dans l’hémisphère nord est à niveau record (+1,23°C) à la 8e place pour l’hémisphère sud. Le refroidissement observé ces derniers mois sous les Tropiques s’est stabilisé.

Par rapport au mois d’août, les anomalies ont grimpé dans l’Arctique, au contraire de l’Antarctique. Il a fait très chaud pour la saison dans le désert de Gobi et le sud-ouest des États-Unis. Les anomalies (par rapport à la moyenne 1951-1980) à certains endroits ont dépassé les +4°C. Les températures moyennes mensuelles moyennes ont atteint 20,4°C (+ 4,3°C) à Colorado Springs ; 29,7°C à Dallas (Texas) ; 25,2 ° C à Lexington, dans le Kentucky (+ 4,9°C). D’après The Weather Channel, plus de 50 villes du pays ont connu leur mois de septembre le plus chaud depuis le début des archives qui remontent à une centaine d’années.

Anomalies de température pour le mois de septembre 2019. Source : NASA GISS.

+1,15°C au-dessus de la période préindustrielle

Les chiffres publiés par la NASA sont relatifs à la période 1951-1980 mais on peut aussi calculer les anomalies par rapport aux données les plus lointaines, à savoir la période 1880-1920, une période où les émissions de gaz à effet de serre anthropiques n’avaient pas encore profondément modifié le climat.

Cela permet de comparer la situation actuelle aux objectifs que se sont fixés les Etats pour contenir le réchauffement climatique en-dessous du niveau considéré comme dangereux. Par rapport à la période 1880-1920, l’anomalie a été de +1,15°C en septembre 2019.

Lors de la COP21 de Paris, un accord a été obtenu pour contenir le réchauffement sous les 2°C, voire 1,5°C si possible.

 

5 réponses »

    • Merci pour le commentaire, j’ai rectifié. C’est bien sûr +0.095, qu’on peut arrondir à +0.1°C. Au début du 20e siècle, la concentration de CO2 était bien moindre. Le rythme est passé à environ 0.2°C sur la période plus récente. Si le rythme avait été de 0.95°C, nous serions aujourd’hui à près de +10°C par rapport à 1900…

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  1. Bonjour.
    L’accord de Paris est une mascarade. Les signataires ne savent même pas ce qu’est la nature. Les études chiffrées sont utiles mais uniquement technologiques. Dans le monde rural, nous connaissons les pluies (un simple pluviomètre), les températures, et même le temps d’ensoleillement parce que nous sommes dépendants de ces conditions.
    On parle beaucoup des gaz à effet de serre mais c’est pour détourner l’attention des autres problématiques qui forment un tout (addition à la technologie, causes et conséquences).
    Parler encore de 2°C est totalement illusoire et un déni de la réalité.
    L’homme ne contrôle pas la nature.

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