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Global-climat.com recense l’actualité du changement climatique et les avancées de la recherche dans ce domaine.

Pour cela, différentes sources sont utilisées : revues (Nature, GRL, Science…), chercheurs, agences d’information ou spécifiquement dédiées au climat comme la NOAA ou la NASA.

Publication :

Co-auteur du livre « COP21 – Déprogrammer l’apocalypse » (éditions Atlande) – Parution le 11 novembre 2015.  Disponible sur Amazon.

COP21 - Déprogrammer l'apocalypse

84 réponses »

  1. Moi aussi j’avalais tout cru le discours officiel et puis je me suis intéressé au réchauffement. J’ai écouté Gervais, Coutillot, Otto Weiss, Marko et d’autres. Il y aurait actuellement 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère dont seulement 5 à 6% d’origine anthropique (humaine), soit 24 ppm ou 0,0024%. Déjà que 0,0024% de l’atmosphère soit capable de tout chambouler, ça me semble louche. Ensuite les explications sur la capacité du CO2 à absorber les infrarouges ne vont pas dans le sens d’une culpabilité de l’homme en matière de réchauffement. Les autres explications naturelles sont nettement plus crédibles mais parfaitement occultées et passées sous silence par les Médias. Les modèles du GIEC sont totalement « à la ramasse », on sort déjà des corridors. La banquise n’a pas disparu, les Ours se portent très bien, il n’y a pas plus de réfugiés climatiques, le niveau des mers augmente très peu, il n’y a pas plus de tornades qu’avant, ni plus violentes, etc…
    On ne nous informe surtout pas que le réchauffement actuel a commencé vers 1700 et qu’au moyen-âge et du temps des Romains aussi, il faisait à peu près la même température que de nos jours.
    Les écolos sont hystériques sur la question et les politiques disent n’importe quoi (François Hollande devant l’ONU : CO2 => Tremblements de Terre et Tunamis : n’importe quoi… pfffffff….).
    Ils ont foutus les jetons à tout le monde et Al Gore est devenu très riche avec sa courbe en forme de crosse de Hockey et son CO2 qui monte avant la température alors que c’est le contraire.
    Ca pue la manipulation à plein nez cette histoire de réchauffement dû au CO2 anthropique.
    Comment peut-on encore y croire dur comme fer alors que les prévisions du GIEC sont déjà hors jeu en 2017 !!!! Rien que ça, ça devrait suffire à rendre un peu « climato-sceptique ».
    Si on a un tout petit minimum de bon sens, on se pose quelques questions, on cherche un peu, et on trouve facilement.
    Plus c’est gros, plus ça passe comme disait Chirac.

    Un petit graphique issu du rapport du GIEC => http://img15.hostingpics.net/pics/179555GIEC10112b.jpg
    Même les modèles les moins réchauffistes doivent être actuellement « OUT ».

    Comme l’a parfaitement souligné Leucipe, toute cette manipulation risque de décrédibiliser complètement le monde scientifique et politique (si encore c’était possible de faire pire pour ce dernier…), alors qu’il y aurait eu mieux à faire et à expliquer.

    • Je ne sais pas d’où vous tirez l’info que 5 à 6% de la hausse du CO2 est d’origine anthropique. D’où vient le reste alors ? En moins de 200 ans, la concentration est passée de 280 ppm à 400 ppm, comme ça, sans explication, d’après vous ? Sachant que 280 ppm représentait déjà une hausse (naturelle celle là) par rapport aux 180 ppm des glaciations.
      Depuis 800 000 ans, les archives glaciaires montrent que CO2 et températures ont évolué de concert.
      D’autre part, concernant les modèles : les niveaux observés actuellement sont conformes aux projections. Il y a certes un réchauffement moins rapide entre 1998 et 2013 mais celui-ci est aujourd’hui parfaitement expliqué. Il faut quand même savoir que les variations naturelles du climat, les phénomènes comme El Nino, sont peu prévisibles des années à l’avance. Il y a des oscillations longues comme la PDO mais cela reste aléatoire de dire quelle sera la température annuelle en 2030 par exemple.
      Enfin, il y a bien eu un optimum romain avec des températures comparables à la rigueur à celle de la mi XXè siècle. Depuis, la température globale a déjà beaucoup augmenté. Dans optimum romain, il y a romain, la caractéristique du réchauffement actuel est qu’il est global, et non dû, comme à certaines époques, aux paramètres astronomiques faisant que l’hémisphère nord était plus ou moins orienté vers le soleil.
      Je vais publier un article prochainement faisant le point sur la comparaison avec les modèles, peut-être que cela pourrait vous intéresser ?

  2. Pour les 5 à 6% de CO2 anthropiques, je l’ai vu ici => http://www.skyfall.fr/wp-content/2014/12/notice-succincte-sur-la-teneur-de-lair-en-carbone-des-gaz-de-combustion-de-combustibles-fossiles-2-xii-2014.pdf
    Mais ce n’est pas la seule source bien sûr.
    On sait très bien distinguer le CO2 fossile du CO2 non fossile.
    Et si ça a augmenté tant que ça, pourquoi ne serait-ce pas pour une part naturel et dû à la température qui augmente justement ? (je pose la question, je ne suis pas spécialiste).

    La température de Janvier 2017 est à peu près celle de 2005 (cf. les graphes des sites Wood for Trees et Climate4you qui compilent les données HadCrut et satellites). Si vous tirez un trait horizontal à partir de 2005 et vous vous calez sur 2017, vous verrez qu’on est déjà  » hors corridor  » et que le moins réchauffiste des modèles du GIEC est déjà au-dessus de la réalité.
    Pour moi, ça donne ça => http://img15.hostingpics.net/pics/292002EstimationTempratureJanv2017.jpg (à une petite erreur possible dans un sens ou dans l’autre, peu importe).

    Votre futur article m’intéressera tout à fait.
    Je pense que la majorité des gens (dont je faisais partie) n’a même pas idée du fait que la Tamise et la Seine gelaient du temps de Louis XIV (même le vin gelait à Versailles paraît-il => cf. le PDF ci-dessous), et qu’à cette époque on mourrait de famine et de froid. Ca a conduit d’ailleurs à la révolution Française. Ils ne s’imaginent pas non plus qu’au moyen-âge la température moyenne était comparable à celle de nos jours (sans 4×4, sans voitures, sans industries, etc…). Bien sûr ils ignorent pour beaucoup qu’on est actuellement sur un pic interglaciaire.

    Le Pr. Carl Otto Weiss a utilisé l’analyse de Fourrier avec les relevés de température des 250 dernières années pour déceler les phénomènes cycliques. Il semblent qu’il soient liés à des phénomènes connus (même si pas expliqués totalement). Il a ainsi pu reconstituer la tendance générale des 250 dernières années, et il semblerait qu’on aille tout droit vers une pente descendante avec un minimum vers 2085 (pas aussi froide que le minimum de Maunder) avec une chute déjà sensible vers 2030.
    => http://micro.icaunais.free.fr/Petit_Guide_du_rechauffement_climatique_v4.pdf

    Si ça se vérifie, on dit quoi ?
    Et pourquoi l’hypothèse du CO2 anthropique est-elle privilégiée par le GIEC en ignorant les phénomènes naturels connus ?

    • Deux raisons permettent de dire que le CO2 est d’origine anthropique
      – Depuis 800 000 ans, nous sommes certains que le CO2 n’a pas dépassé 280 ppm environ, jusqu’à la révolution industrielle. Depuis, il est passé à 400 ppm.
      – En même temps que cette forte hausse de CO2, il y a eu une baisse de l’O2, signe que c’est le résultat d’une combustion (fossile, qui consomme de l’O2). Sachant qu’en plus la baisse d’O2 a été compensée par la captation de CO2 par les plantes.

      Concernant la température en janvier 2005 et en janvier 2017, sachez que vous comparez un mois marqué par El Nino à un mois en situation neutre tirant vers La Nina.
      Hadcrut n’a pas encore délivré ses températures pour janvier 2017, votre comparaison ne vaut donc que pour les satellites. Effectivement, janvier 2005 a été plus chaud mais on sait que les satellites sont très sensibles à El Nino. Si vous prenez janvier 2016, vous verrez qu’on est bien au-dessus de janvier 2005.
      Je ne connais aucun autre phénomène qui peut expliquer l’évolution récente des températures et qui offre une vision cohérente du climat de la planète depuis sa formation, une histoire que l’on connait de mieux en mieux.

  3. Dans le PDF que j’ai posté ci-dessus, il est écrit ceci :

     » 78% de la croissance des ppm depuis 1958, 66 ppm sur 85 ppm est l’effet naturel du dégazage naturel causé par les fluctuations des températures, est la conséquence
    du cycle des températures modulé par les El Niño et les grandes éruptions volcaniques et ne peut en être la cause.
    La courbe des incréments naturels est très exactement superposable à la courbe des anomalies des températures de la basse troposphère intertropicale « .

    On ne sait plus qui croire…

    Concernant ma comparaison, on aurait pu prendre 2005, 2006 ou 2007, c’était pareil.
    Admettons qu’il y ait une toute petite erreur dans mon interprétation, les relevés réels sont quand même au bord du décrochage (voire décrochent déjà) du réseau de courbes du GIEC, même la moins réchauffiste non ?
    Les relevés HadCrut4 existent au moins pour décembre 2016. Disons aussi, qu’on ne va pas non plus raisonner sur 1 mois, sinon on parle plus de météo que de climat 😉
    Mais sur le graphe HadCrut4 on voit à peu près où on se situe => http://img11.hostingpics.net/pics/200832HadCrut42.jpg (j’ai tracé la droite horizontale en pointillés), et on peut aussi imaginer que pour les 2 ou 3 ans à venir on va avoir une petite baisse comme ça a été le cas pour le El Niño de 1998, avant de revenir au niveau de fin 2016.
    On perçoit même assez nettement que sans la « pollution graphique » des 2 derniers El Niñio (1998 et 2015) on serait même sur une pente légèrement descendante !
    Au GIEC on doit louer les El Niño et mettre des cierges tous les jours dans les églises pour que ça remonte un peu…

    En fait, on est à la croisée des chemins et vers 2025 on aura (à mon humble avis) une vision assez claire des choses.
    Soit ça aura remonté et effectivement le CO2 sera responsable (Il aura nettement augmenté d’ici là vers 420 ppm avec l’aide des Chinois et des Américains qui ne se seront pas privés).
    Soit ça aura baissé et cela démontrera clairement que le GIEC s’est complètement planté (volontairement ?) et que les « climato-sceptiques » avaient raison. Dans ce cas, ça va poser de très sérieux problèmes de crédibilité de nos élites…

    En attendant, nous Européens rejetons actuellement 11% des GES, et la France en particulier 1%. Ce qui fait que, d’après F. Gervais, une réduction de 20% des GES Français pourrait avoir selon les modèles du GIEC (s’ils avaient raison…) une influence à la baisse de 0,0004 à 0,0009°C sur la température du globe.
    Si on croit qu’avec ça on va sauver le monde nous les petits Français…
    J’espère que nos  » taxes carbone  » serviront au moins à financer la recherche pour qu’on puisse trouver une énergie de remplacement au pétrole, et pas plus chère que ce dernier.
    Mais là je dois rêver un peu non ?

  4. J’ajouterais que personnellement, je préfèrerais, et de très loin, que la température actuelle stagne ou augmente très légèrement à la rigueur, plutôt qu’elle se mette à baisser plus ou moins franchement. Les étés que nous avons sont généralement très agréables et je préfère ça à des étés pourris. Pour les hivers, les -5°C que nous venons de subir dans ma région centre pendant 2 semaines environ ne m’ont pas parus très agréables… Si ça devait baisser à -10°C ou à -15°C, j’en serais fort désolé.
    Je ne voudrais pas qu’un jour nous pleurions les années 2000-2020, qui serait considérées alors comme une époque bénie, où on avait chaud et où le climat était agréable.
    Puisse les climato-sceptiques avec leur activité solaire et leur Oscillations Atlantiques Multi-décennales se tromper (car ces deux phénomènes sont en train de se conjuguer).

    • Ninja,

      Vous verrez ci-dessous l’influence d’El Nino sur les températures interprétées par les satellites RSS au mois de janvier :

      Janvier 2005 : 0.4313 (El Nino)

      Janvier 2006 : 0.2340 (La Nina)

      Janvier 2007 : 0.5436 (El Nino)

      Janvier 2016 : 0.6825 (El Nino)

      Février 2016 : 0.9962 !!!

      Même les satellites montrent que 2016 a été exceptionnellement chaude, y compris par rapport aux précédents phénomènes El Nino, le record tous mois confondus ayant été établi en février 2016.

      Concernant les étés en France, les effets du changement climatique pourraient vous décevoir.

      Avec le scénario modéré d’émissions (RCP 4.5), Paris connaîtra dans 50 ans des été plus chauds que le record actuel dans 50% des cas. Avec le RCP 8.5, le record actuel sera systématiquement dépassé… Cela veut dire que chaque été, l’anomalie serait supérieure à celle de l’été 2003 (on parle bien des trois mois d’été et non de la période de canicule). Dans 50 ans, +5°C serait alors l’anomalie moyenne à Paris par rapport à la période 1920-2014.
      Les étés les plus chauds pourraient flirter avec les +8°C. La canicule de 2003, bien plus fraîche, a fait 15 000 morts en France, pour rappel.

  5. Là j’ai besoin de plus de documents pour accepter vos prévisions.
    Qaund je regarde la courbe HadCrut4 je vois effectivement une année 2016 fortement marquée par les dernier El Niño, ça d’accord.
    Je vois aussi qu’on est bien redescendu à une anomalie de +0,5°C par rapport à la référence et que la tendance était déjà à la baisse entre les 2 derniers El Niño (1998 et 2015/16).
    Il n’y apparemment rien qui laisse supposer que dans 50 ans on aura des anomalies de +5°C voire +8°C. Le graphe du GIEC va également dans ce sens.
    Franchement, je ne vois pas comment on peut imaginer +5 voire +8°C même sur Paris. Ca semble être de la science fiction, rien qu’à la vue des graphes officiels.
    On verra donc en 2025 si la tendance que vous dites se confirme.

  6. @Ninja: il faut savoir que l’augmentation de la concentration en CO2 atmosphérique depuis 150 ans est beaucoup plus rapide que tout ce que la planète a pu connaître depuis des centaines de millions d’années. Lors de la dernière transition climatique, au cours de laquelle on est passé d’une phase glaciaire à une phase inter-glaciaire, le CO2 a mis environ 4000 ans pour passer de 190 à 280 ppm. Là, la même augmentation de 90 ppm a eu lieu en 60 ans, c’est presque 100 fois plus rapide. Et ceci est vrai à l’échelle des glaciations des derniers 2 millions d’années, et même bien au delà. La planète ne sait pas induire naturellement une telle augmentation, du moins elle n’a jamais su le faire, même lors des dégazages massifs dus aux éruptions majeures de la transition primaire/secondaire (-250 millions d’années) et de la transition paléocène/éocène (-55 millions d’années). Alors, il faut m’expliquer quel phénomène autre que les émissions anthropiques pourrait soudainement, et discrètement, y parvenir.

  7. A la limite, peu importe que les 100-120 ppm soient dus à l’homme ou pas. La température n’a pas augmenté depuis près de 20 ans (hors El Niño), certains scientifiques estiment que le rôle de ces 120 ppm est marginal et qu’en plus le phénomène est saturé, donc pour eux encore plus de CO2 qu’actuellement ne changera rien à la température.
    Le juge de paix, c’est le graphe de température réel avec tous les modèles, et là, il y a un vrai problème de crédibilité quand les modèles ne sont pas du tout conformes à la réalité.
    Toute la crédibilité de la théorie du CO2 anthropique repose sur ces modèles.

    • Je ne pense pas que les modèles soient le juge de paix, tout au plus peut-on dire qu’ils ont correctement ou pas évalué les effets des gaz à effet de serre. Toujours est-il qu’à l’heure actuelle, les températures observées sont conformes aux résultats des modèles. Comme je vous l’ai dit, je posterai bientôt un article comparant les prévisions centrales des modèles aux températures réellement observées.
      Et comme le dit Maignal, on ne pourrait pas expliquer les variations de températures sans les gaz à effet de serre. Cela vaut pour le réchauffement anthropique comme pour certaines périodes plus éloignées.

  8. Se servir d’une année fortement marquée par El Niño pour dire que le GIEC a raison, alors que ça rentre dans l’ordre en ce moment, c’est de la mauvaise foi.
    Dire que l’anomalie sur Paris sera à +5°C voire +8°C dans 50 ans c’est complètement délirant.
    Vous êtes très orientés et ne voyez que ce que vous voulez voir et promouvoir. L’image du bouquin  » Déprogrammer l’Apocalypse  » en haut de cette page en dit long.
    Je crois que même si la température baissait vous seriez capable de dire que c’est à cause du réchauffement, du CO2, et que l’apocalypse nous guette quand même.
    Bref, je vais vous laisser à vos délires.
    Salutations.

    • Je crois que vous devriez vous renseigner un peu avant de parler de délire. L’été 2003 a déjà connu des anomalies de +5°C. Avec une perspective de réchauffement climatique, vous trouvez donc que +5°C en 2061-2080, c’est du délire, très bien….
      Le seul argument qui tient la route dans votre raisonnement est finalement celui consistant à comparer les modèles avec l’année 2016, effectivement exceptionnellement chaude.

  9. @Ninja: la crédibilité de la théorie du réchauffement par le CO2 ne repose pas seulement sur les modèles, mais aussi sur la paléoclimatologie.

    Lors de la dernière transition d’une phase glaciaire à l’actuelle phase interglaciaire, l’inclinaison de l’axe de rotation terrestre est passée de 22,2% à 24,3% il y a 12000 ans. Cela peut paraître faible, mais ce fut suffisant pour augmenter la puissance solaire aux pôles en été, notamment au niveau de l’arctique car ce phénomène coïncida avec un minimum dans la distance Terre-Soleil lors du solstice d’été. En conséquence, les glaces se mirent à fondre en été, et la neige tombée en hivers ne pouvait plus s’accumuler d’année en année. De plus, en réponse au réchauffement des pôles, la concentration en CO2 atmosphérique se mit à croître.

    Pour certains, l’histoire s’arrête là, avec la preuve que le CO2 n’est pas une cause, mais une conséquence de l’augmentation de la température. Mais cette hypothèse n’est pas crédible, et voici pourquoi:

    les fluctuations de l’inclinaison de l’axe de la Terre ne modifient pas l’éclairement global qu’elle reçoit; mais la puissance solaire augmente aux pôles, et diminue vers l’équateur, où les rayons solaires frappent toujours la surface de façon perpendiculaire au moment des équinoxes, mais avec un angle plus faible pendant les solstices (d’autant plus faible que l’axe de la Terre est incliné). Par conséquent, si le soleil expliquait à lui seul les variations de température, on devrait observer un réchauffement aux pôles et un léger refroidissement vers l’équateur. Or, ce n’est pas ce qu’il s’est produit il y a 12000 ans: la planète toute entière, régions équatoriales comprises, s’est réchauffée. Pourquoi?

    Un premier mécanisme imaginable serait que, à cause du réchauffement des pôles, le transfert de chaleur de l’équateur aux pôles se ferait moins efficacement, d’où, par répercussion, un réchauffement aux basses latitudes. Mais cette hypothèse ne tient pas, car le passage à une nouvelle période interglaciaire est accompagné d’une extension et d’un renforcement des courants océaniques transportant la chaleur vers les pôles. Cela devrait se traduire par un rafraîchissement des zones équatoriales. Une autres explication, bien plus crédible, est que le CO2 injecté dans l’atmosphère suite au réchauffement des pôles induit une rétroaction positive, soit un réchauffement supplémentaire qui touche toute la planète.

    Les variations de l’éclairement seules ne permettent pas d’expliquer les évènements passés. Avec le CO2, on arrive à un scénario cohérent.

    Enfin, je termine en disant que vous ne pouvez pas à la fois reprocher à Johan Lorck de prendre en compte l’année 2016 (à fort el nino) dans l’évolution actuelle du climat, et prendre vous même l’année 1998 (à fort el nino aussi) pour en déduire que le climat ne s’est pas réchauffé depuis 15 ans. Ce n’est pas cohérent. Le fait est que 2016 fut bien plus chaude que 1998, à conditions semblables dans le Pacifique équatorial. Et que si vous supprimez ces 2 années des analyses, il y a une claire tendance au réchauffement planétaire ces 20 dernières années. Reste que, pour être sûr que ces données sont significatives, mieux vaux prendre des échelles de temps un peu plus longues. Cela dit, la température en Europe est plus élevée qu’elle ne l’a été depuis au moins 3000 ans, contrairement à certaines théories comme quoi le climat aurait été plus chaud du temps des romains ou durant l’optimum médiéval. Comment le sait-on? C’est l’histoire d’une momie découverte en 1991 dans les Alpes autrichiennes, baptisée Ötzi. Cette momie âgée de plus de 3000 ans, avait été conservée dans les glaces qui ont ensevelies l’individu peu de temps après sa mort. L’état de conservation exceptionnel du corps et de ses attributs laisse peu de place au doute: manifestement, le cadavre n’avait jamais été exposé à l’air libre depuis tout ce temps, sans quoi les rayons UV et les bactéries se fussent chargés de le dégrader. Mais en septembre 1991, à 3200 mètres d’altitude et suite à un mois d’Août très chaud sur l’Europe, les glaces ont fondu, pour la première fois depuis des milliers d’années. Et le corps fut découvert à la faveur du retrait des glaces. Et depuis, le climat s’est encore réchauffé…

    Des histoires comme cela, il y en a d’autres, des glaces du Kilimandjaro en cours de disparition aux coraux tropicaux qui blanchissent sévèrement, là où ils s’étaient développés depuis des milliers d’années. Le climat se réchauffe. Le soleil ne permet pas de l’expliquer, puisque l’ensoleillement diminue dans l’hémisphère nord depuis 12000 ans, après avoir atteint son maximum. Mais depuis 150 ans, la concentration atmosphérique en CO2 a bondit de 40%, à une vitesse inédite dans l’Histoire de notre planète aussi loin qu’on peut remonter dans le temps…

    • Maignal,
      Votre récit de la déglaciation est tout à fait juste, c’est en tout cas la version communément admise par la majorité des scientifiques.
      Les paramètres astronomiques ont joué en premier, puis le CO2 a pris le relais. Et on ne peut plus invoquer les paramètres astronomiques pour expliquer le réchauffement récent.
      Maintenant, il est vrai que 2016 est une année particulière qui ne peut à elle seule servir d’étalon pour comparer le niveau actuel à celui prévu par les modèles. Et vous avez raison aussi de dire que 1998 a été abusivement utilisé pour relativiser les températures du début du 20è siècle.
      On peut cependant dire que 2016 a été une année nettement plus chaude que 1998 avec un phénomène El Nino similaire.
      Nous verrons effectivement dans les prochaines années si les modèles ont vu juste : si une vraie phase de PDO positive s’enclenche, le rythme devrait accélérer par rapport au début du XXIè siècle.

      • Et j’ajoute qu’il y a déjà eu, ces dernières décennies, des périodes marquées par une pause dans le réchauffement, suivies par des périodes à réchauffement rapide. Par exemple, entre 1987 et 1996, soit 10 ans, aucune tendance ne se dégage. Même chose entre 1978 et 1987. Même chose entre 1998 et 2013. Et pourtant, il est clair que le climat s’est fortement réchauffé à la fin du XXème siècle. On va voir quelle sera la tendance les prochaines années, du moins, les lucides la verront. Les climato-sceptiques, j’ai l’impression qu’il faudra attendre que l’Europe et les états-unis se transforment en déserts tropicaux et que le niveau des mers soit monté de 20 mètres pour qu’ils admettent qu’il y a un réchauffement, et encore, ils seront capables de continuer à affirmer que les causes sont naturelles.

  10. Je ne peut pas ne pas réagir…
    Je ne me suis JAMAIS servi de 1998 pour dire que le climat est stable depuis 15 ans !!!!!
    D’ailleurs la température n’est même pas stable mais légèrement décroissante ENTRE ces 2 « anomalies » que sont les El Niño de 1998 et 2016.
    A moins d’être d’une mauvaise foi extrême, ou encore ne pas avoir les yeux propres… cela se voit parfaitement sur les données HadCrut4 dont le remets la courbe ici avec la tendance que je vois => http://www.upload-image.fr/images/2017/02/06/HadCrut4Tendance.jpg (le graphe d’origine vient de là => http://www.woodfortrees.org/examples ).
    On remarquera que vers 1878 il y a dû y avoir un fort El Niño qui a engendré une anomalie plus forte par rapport à l’époque que celle qu’on a vécu en 2016 (Je veux dire que le pic était plus marqué).
    Je me fiche des connaissance supposées ou pas des carbo-réchauffistes, je suis PRAGMATIQUE et je sais lire un graphe. D’après ce graphe, depuis environ 2002-2004 la tendance est à la baisse même si on a eu une année 2016 record (c’est incontestable, mais pour le coup c’est une anomalie compréhensible) à cause d’un pic « parasite ». Et normalement cette baisse devrait de prolonger pour au moins 20 ans, même si ce n’est pas une grosse baisse.
    Et si les « climato-sceptiques » ont raison, alors la baisse d’activité solaire actuelle devrait nous conduire à un refroidissement plus accentué.

    D’autre part, il y a des scientifiques de renom (et pas que Gervais) qui affirment que le CO2 est bien incapable de créer un gros réchauffement d’une part, et que d’autre part l’effet de serre du CO2 est de toute façon saturé. Ce qui veut dire qu’on peut en rajouter beaucoup plus que ça ne changera rien à son effet. Voir page 35 et 36 de la présentation ci-dessous
    => http://www.solidariteetprogres.org/IMG/pdf/20150506_francois-gervais_solidarite-et-progres.pdf

    Relisez aussi les pages 12 et 13 puis 21 et 22 de ce document concernant les CO2 et l’effet de serre => http://micro.icaunais.free.fr/Petit_Guide_du_rechauffement_climatique_v4.pdf

    Si ce qui est écrit dans ces document est faux pour la partie infrarouge, spectre, etc… dites-moi où et argumentez SVP.
    Ceci dit je ne m’attends pas vraiment à ce que vous vous interrogiez sur vos certitudes qui semblent bien ancrées, mais, sait-on jamais…

    • Hadcrut4 montre que 2016 est bien plus chaude que 1998.
      Il n’y a pas de baisse significative d’activité solaire. Les fluctuations que nous connaissons ne sont que des épiphénomènes. Il y a trois milliards d’années le soleil était 30% plus faible et pourtant la Terre était plus chaude en raison d’un effet de serre puissant.

  11. 2016 plus chaude que 1998 ? Sans le moindre doute, le graphe HadCrut4 que je vous ai fourni est on ne peut plus clair.
    Par contre on voit bien que la  » Tendance » a été à la baisse ente ~1945 et ~1980 malgré une hausse sensible du CO2 et que depuis le début des années 2000 une nouvelle baisse est en cours malgré encore une fois une hausse sensible du CO2 (et malgré l’indéniable record de 2016).
    On voit très bien qu’il y a un paramètre influent cyclique qui tire la température alternativement vers le haut et le bas, mais qu’au global la hausse l’a emporté.

    Le tout est de savoir si le CO2 est LE paramètre le plus influent ou au moins de connaître sont effet réel. Le climato-scpetique Français le plus connu (V. Courtillot) estime la part du CO2 à 10-20% dans le réchauffement actuel. Ce n’est pas négligeable, certes, mais ce n’est pas ça qui va nous mener à l’apocalypse. D’autant plus si l’effet du CO2 est effectivement saturé.

    Pour l’activité solaire, on va vers un minimum et le nombre de taches solaires => http://www.laterredufutur.com/accueil/le-cycle-solaire-25-sera-encore-plus-faible-que-prevu/
    C’est un des paramètres important que le Pr. Otto Weiss a mis en évidence avec l’analyse de Fourrier des données de température disponibles depuis 1850. On se dirigerait plutôt vers un refroidissement sensible. L’avenir nous le dira, mais si la température globale diverge franchement des prévision du GIEC vers 2025-2030, ça va être « chaud » pour eux…
    Quant à ce qui s’est passé il y a 3 Milliards d’années, reconnaissez que ça n’a strictement rien à voir avec les derniers millénaires…

    Il faut vraiment avoir une  » foi inébranlable  » dans la théorie du « officielle » pour croire que tout le réchauffement actuel (parfaitement avéré encore une fois) est quasi-uniquement dû au CO2 anthropique. On constate également que le public est orienté exclusivement vers cette thèse via les médias et les politiques, le tout piloté par le GIEC.
    Nous les petits Français, avec notre part infime de 1% de CO2 mondial, on va pouvoir se taxer tant qu’on voudra pour baisser nos émission de 20%, ça ne changera rien du tout. Surtout que les US et la Chine, de loin les plus gros contributeurs de CO2 ne sont visiblement pas près de s’arrêter.

    Si quelqu’un peut infirmer et démonter ce qui est écrit dans les documents de mon post précédent concernant l’effet de serre du CO2, sa saturation, son spectre infrarouge, etc… je reste preneur 🙂

  12. @Ninja: mes excuses pour avoir dit que vous preniez 1998 pour conclure à un refroidissement. C’est souvent le cas parmi ceux qui défendent la thèse d’un arrêt du réchauffement, et j’ai fais la confusion.

    Après, vous nous demandez d’analyser vos documents, je commence par vous faire remarquer que j’ai déjà infirmé certains éléments que vous mettez sur la table. Je résume sans revenir sur les détails, qui sont lisibles un peu plus haut:
    -l’augmentation actuelle en CO2 n’est pas principalement un effet naturel du réchauffement récent. Aux nombreux arguments qui le montrent, déjà donnés par Johan et moi même, j’ajoute que, la dernière fois que la planète a connu un taux atmosphérique en CO2 de 400 ppm (il y a 3 millions d’années), la température terrestre était 3 degrés supérieure à celle de la fin du XIXème siècle. Donc, avec notre +1°C actuel, si la température était responsable de la hausse de CO2, nous serions très loin des 400 ppm.
    -même s’il y a bien eu un optimum médiéval en Europe, la température n’y était pas aussi élevée au moyen-âge qu’elle l’est aujourd’hui, et les glaciers alpins n’avaient absolument pas disparu (j’ai bondit de ma chaise quand j’ai lu ça dans votre lien http://micro.icaunais.free.fr/Petit_Guide_du_rechauffement_climatique_v4.pdf). Il faut remonter plusieurs milliers d’années en arrière pour retrouver des températures comparables à celles que nous avons aujourd’hui. En plus, ce qui s’est produit en Europe il y a 1000 ans n’est pas représentatif de l’état de la planète: au même moment, il faisait plus froid en Amérique du nord par exemple. Puis l’Amérique du nord s’est réchauffée au 12ème siècle pendant que l’Europe se refroidissait. Ces évolutions sont probablement dues à des fluctuations dans les courants marins, redistribuant la chaleur d’une façon légèrement différente. Mais aujourd’hui, c’est la planète entière qui se réchauffe, hormis certaines portions de l’océan antarctique en surface. Pour avoir les idées plus claires sur l’évolution du climat de la Terre au cours de l’histoire récente et jusqu’à 250 millions d’années en arrière, je recommande vivement la lecture de l’ouvrage « 6 degrés » de Mark Lynas. L’auteur ne cherche pas à savoir comment exactement va évoluer le climat dans le futur (même si son opinion est claire sur le sujet), mais à décrire ce qu’il se passerait pour 1, 2, 3, 4, 5 ou 6 degrés de réchauffement, à l’aide des modèles et des études en paléoclimatologie. Question références scientifiques, vous serez servi, il y en a des dizaines. Très instructif.

    Ensuite, quelques nouveaux éléments:
    -d’après l’ouvrage « Climats passé, présent, futur » de Marie-Antoinette Mélières et Chloé Maréchal que j’ai entre les mains (et qui s’appuie, lui aussi, sur moulte articles scientifiques), l’eau absorbe efficacement les rayonnements à 5-8 microns et au delà de 17 microns. Le CO2 fait de même à 4-4,5 microns et entre 13 et 17 microns. Ce n’est pas tout à fait ce qu’on voit sur le graphique de votre PDF, et n’étant pas spécialiste du sujet, je ne peux pas trancher. Mais disons que les ordres de grandeur sont les mêmes. Ce que je peux vous dire, c’est que, l’énergie d’une onde étant inversement proportionnelle à sa longueur d’onde, un rayon de 4 microns a une énergie une fois et demie supérieure à celle d’un rayon de 6 microns, et 3 fois supérieure à celle d’un rayon de 12 microns. Les considérations purement géométriques sur un graphe sont donc un peu déplacées, car du CO2 absorbant à 4,3 microns retient davantage d’énergie que de l’eau absorbant à 15 microns. Oui mais, me direz-vous, et le pic d’absorption par l’eau à 2 microns, vous en faites quoi? C’est simple: à 2 microns, le rayonnement tellurique est quasi-nul. L’eau peu bien être efficace à cette longueur d’onde là, ça n’a aucune influence sur l’effet de serre. Pareil au-delà de 30 microns. Par contre, la part du rayonnement tellurique augmente à partir de 3 microns, et atteint un pic vers 10 microns. Elle est toujours importante vers 15 microns, mais dans cette gamme, comme je l’ai dit, les rayons sont moins énergétiques. L’un dans l’autre, à partir de ce graphe, le rôle de l’eau et du CO2 sur l’effet de serre semblent du même ordre de grandeur, pour une molécule. L’eau est en moyenne 10 fois plus abondante que le CO2 dans l’atmosphère, mais 10% c’est loin d’être négligeable: sachant que (et cette donnée est reconnue par tout le monde, tenant ou pas de la théorie du CO2) la température terrestre serait d’environ -15°C sans serre, et qu’elle est en fait de 13°C soit +28°C, un calcul à la louche nous donne que le CO2 influent à environ 10% du total participe pour 3 degrés de ce réchauffement. Bien sûr, c’est vraiment à la louche. Mon estimation est très approximative, et nos deux sources ne donnent pas tout à fait les mêmes caractéristiques. Mais ça permet de se faire une idée grossière. Enfin, pour être complet, ajoutons que l’eau est aussi capable de réfléchir une partie du rayonnement solaire (on parle d’effet anti-serre); à ma connaissance, ce n’est pas le cas du CO2, du moins d’après le bouquin que j’ai cité précédemment. Tout cela pour dire qu’il ne faut pas toujours se fier aux discours simplistes, qui masquent une grande partie de la vérité.
    -je termine par Vincent Courtillot: sa thèse est que les fluctuations de températures observables au XXème siècle sont dues aux fluctuations de l’activité solaire. Preuves à l’appui, ces courbes du champ magnétique et de la température mondiale qui semblent corréler (visibles sur sa conférences à 20 min 50 s: https://www.youtube.com/watch?v=dPpMdr9VqUY). Sauf que, quand on examine ces courbes, on se rend compte que la température mondiale (courbe en rouge) augmente à partir des années 1920 près de 10 ans avant le champ solaire! Il est donc particulièrement osé d’en déduire que le champ solaire est responsable de la variation de température observée, d’autant que, en raison de l’inertie des océans, on s’attendrait plutôt à voir l’inverse: une augmentation des températures 10 ans APRES l’augmentation de l’activité solaire. En plus, pour s’assurer que cette corrélation est stastistiquement satisfaisante, il faudrait pouvoir l’observer sur plusieurs cycles. Sinon, comment savoir si la corrélation est réelle ou si on a affaire à une coïncidence? Vous remarquerez enfin que j’ai aussi pris la peine d’écouter les arguments de climato-sceptiques, sans rester enfermé dans mes petites croyances jusqu’au-boutiste. Mais je n’ai pas été convaincu, et j’argumente. Pour moi, la thèse d’un réchauffement anthropique par le CO2 est largement plus crédible.

    • @Maignal @Ninja Vu la longueur des commentaires – Maignal a déjà délivré de nombreux éléments très intéressants – cela serait plus commode que je réponde plutôt dans un article, ce soir ou demain.

  13. Bonjour Johan,
    C’est très instructif tout ce que vous écrivez dans votre blog.
    Que pensez-vous de cet article intitulé « Climat: l’Atlantique nord pourrait refroidir plus vite que prévu » ? que j’ai trouvé par hasard aujourd’hui sur le web.
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/climat-l-atlantique-nord-pourrait-refroidir-plus-vite-que-prevu_1879425.html
    Cet article me semble sérieux et non le fruit de climato septique.
    Avez-vous déjà lu récemment des publications parues dans les grandes revues scientifiques concernant ce sujet-là ?? Si oui, ce serait intéressant de lire vos commentaires à ce propos.

    • Merci Jacques, je n’ai pas encore lu cet article même si le compte-rendu est déjà assez clair. Cela n’a en effet rien de climato-sceptique puisque c’est un effet attendu du changement climatique. Il s’est dit produit dans un passé lointain et il se pourrait que le phénomène soit en cours. Vous constaterez que sur les cartes de température ces dernières années, il y a une anomalie froide sous le Groenland. D’autres études se sont déjà penchées sur ce qui peut sembler un paradoxe.
      Je vais regarder, c’est en effet très intéressant.

    • Bonsoir Jacques,
      La moyenne des modèles donne 50% de chances pour El nino d’ici la fin d’année. Certains modèles tablent sur la poursuite de conditions neutres, d’autres prévoient +1,5°C dans la région 3.4, ce qui est moins élevé qu’en 2015 mais quand même pas mal.
      Nous sommes encore loin de l’échéance et cela peut encore évoluer, comme on l’a vu les années précédentes.

      • Bonjour Johan,

        Pour faire suite à votre dernier commentaire ci-haut.

        Il semblerait selon le site France24 qu’un nouvel épisode El Niño soit déjà en cours.

        Selon ce site, un brusque réchauffement des eaux du Pacifique, au large du Pérou, provoque des pluies diluviennes et des inondations depuis janvier dernier. Le phénomène El Niño devrait se poursuivre le long de la côte nord du Pérou au cours du mois d’avril avec des inondations qui ne sont pas près de s’arrêter.

        http://www.france24.com/fr/20170318-perou-el-nino-65-morts-depuis-janvier-inondations-rechauffement-climatique-lima

        • Bonjour,
          Depuis le début de l’année, les SST ont grimpé dans la région Nino 1+2 proche des côtes américaines, bien plus que dans les autres régions Nino, comme la 3.4. Cela signifie un mini El Nino local qui impacte le Pérou comme vous l’avez dit. Quand au vrai El Nino, celui qui impacte la température globale, c’est dans la région 3.4 qu’il se mesure, et cela n’arrivera que dans quelques mois, selon les modèles.

  14. Que faut-il penser des déclarations du norvégien Ivar Giaever prix Nobel de physique qui affirme que le réchauffement climatique est une imposture ?

    • Je ne le connaissais pas. Voici un lien qui répond à certaines de ses affirmations : https://www.skepticalscience.com/ivar-giaever-nobel-physicist-climate-pseudoscientist.html
      En résumé, l’article rappelle qu’il n’est pas un spécialiste du climat et qu’il ne prétend pas l’être d’ailleurs. Il avoue lui-même n’avoir passé que quelques jours sur le sujet.
      Parmi les arguments les plus étonnants, celui faisant état du caractère non visible du CO2… Donc il n’aurait pas d’impact.. Il me semble inutile de commenter.
      Puis il dit que la vapeur d’eau a un effet de serre bien plus important que le CO2.
      L’article rappelle à juste titre que la vapeur d’eau est une rétroaction et non un forçage. Le contenu en vapeur d’eau augmente avec la température.
      Le CO2, en revanche, est un forçage : on met dans l’atmosphère un gaz qui n’y était pas avant, et qui y reste pendant des années, provoquant un déséquilibre radiatif, donc un réchauffement (et une augmentation de la vapeur d’eau…)
      Parmi les autres sorties du prix Nobel : il ne croit pas aux courbes de températures, arguant du fait qu’il est « impossible de constituer une moyenne mondiale ». Au moins devrait-il constater qu’en de très nombreux points du globe pris individuellement, les températures sont en hausse.

      • Autre argument à présenter à ceux qui ne croient pas aux courbes de température: sur les données remontant à 1850, on voit très clairement deux pics en 1878 et 1998, correspondant à deux el nino extrêmement forts, à environ +0,3°C et +0,2°C respectivement par rapport à la moyenne de chaque époque. Le fait que ces deux évènements ne soient pas noyés sous une forêt de pics (bruit de fond) prouve que, au moins à ces périodes (et par extension, à toute la durée des enregistrements et calculs de la moyenne mondiale), la marge d’erreur est nettement inférieure à la hauteur de ces pics, c’est à dire à 0,2-0,3°C. A cet égard l’année 1878 est particulièrement intéressante, car la température mondiale était à peu près stable et donc le pic peut facilement être isolé. Aujourd’hui, avec un réchauffement planétaire rapide, c’est plus difficile. On y arrive avec le el nino de 1998, car cet évènement a été suivi de la fameuse « pause » dans le réchauffement, si bien que le pic est clairement visible. Apparemment, ça ne sera pas le cas pour l’année 2016.

        • Il y a eu d’après les reconstructions un El Nino très fort en 1878, quasiment au même niveau que 1998 et 2016. En mars 1878, Berkeley Earth annonce +0.441 au-dessus 1951-1980, c’est extrêmement élevé pour l’époque. Il faut voir aussi dans quel contexte de PDO cela s’inscrit. 1998 était en fin de PDO positive et les températures auraient logiquement dû chuter par la suite. Le CO2 a fait que la température n’a pas baissé dans les années suivantes, mais a même continué à augmenter légèrement. En 2016, c’est différent, nous sommes peut-être en début de phase PDO positive, et il y a peut-être encore des épisodes chauds à venir, d’où une accélération de la hausse des température par rapport aux années 2000.
          C’est plus difficile à dire pour 1878, où après il y a des variations vers des PDO assez négatives et quelques pics positifs, il me semble.

    • La libération du méthane contenu dans les clathrates était jusqu’à présent vue comme un scénario cauchemar susceptible de provoquer un emballement de l’effet de serre, mais semble-t-il peu probable. Apparemment certains pays sont prêts à tenter de l’exploiter délibérément… Le Japon et maintenant la Chine. J’ai lu qu’il y avait 3 000 fois plus de méthane contenu dans les clathrates que dans l’atmosphère.

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