Climat

Canicules et inondations liées au réchauffement de l’Arctique

La réduction de la glace arctique serait corrélée à des événements extrêmes comme des vagues de chaleur ou des pluies torrentielles en Europe et aux Etats-Unis, selon une étude menée par des chercheurs chinois et américains.

« Un changement incroyable » est en train de se produire actuellement dans l’Arctique, a déclaré l’un des auteurs du rapport, Jennifer Francis, de l’université Rutgers du New Jersey. L’Arctique s’est beaucoup réchauffé depuis une trentaine d’années : la surface couverte par la glace a diminué de  moitié. L’étude, publiée, dans la revue Nature constate qu’il y a un lien entre la fonte des glaces du nord et les événements météorologiques extrêmes en Europe et aux Etats-Unis.

Le lien de causalité n’a pas été démontré mais l’élévation  des températures dans des zones autrefois recouvertes par de la glace ou de la neige affecterait la pression athmosphérique et les vents.

Francis et ses collègues ont analysé des données sur trois décades et ont découvert que lorsqu’il y avait moins de glace et de neige en été il y avait la même année plus de chances de voir survenir des vagues de chaleur  plus au sud.

Comment ce phénomène peut-il s’expliquer ? La fonte de la glace arctique ralentirait le mouvement vers l’est du système météorologique via un affaiblissement des vents de haute altitude, le jet stream. La force de ce dernier est due à la rotation de la terre mais résulte aussi de la différence entre la température de l’Arctique et celle des zones tempérées. Plus la différence est forte, plus le courant jet est puissant.

L’étude relève que l’Arctique s’est réchauffé deux fois plus vite que le reste du globe. L’amoindrissement de la différence de température entre le nord et les zones tempérées que sont les Etats-Unis et l’Europe affaiblit donc le jet stream.

En outre, les vents de haute altitude plus faibles ont davantage tendance à onduler. Des masses d’air chaudes venues des tropiques ont donc l’occasion de s’infiltrer vers le nord alors que l’air Arctique peut faire des incursions plus au sud.

Le ralentissement du jet stream favorise les situations de blocage météo. Les événements extrêmes peuvent ainsi durer plus longtemps. Le rapport met en avant des événements comme la canicule de 2010 en Russie, les sécheresses aux Etats-Unis et Chine en 2011 et en 2012, mais aussi les importantes pluies d’été qui ont provoqué des inondations en Grande-Bretagne en 2012.

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