Climat

Le climat en 2013 : encore une année très chaude

La Nasa et l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) ont publié leur bilan climatique pour l’année 2013.  Les scientifiques de la Nasa classent 2013 au 7è rang alors que la NOAA estime que la moyenne globale est la 4è plus élevée depuis le début des relevés en 1880. La différence est peu significative et la plupart des régions du monde ont enregistré des températures supérieures à la moyenne.

C’est la 37è année consécutive au-dessus du niveau du moyen du 20è siècle. Il faut maintenant remonter à 1976 pour trouver une année plus froide, selon la NOAA. Seules 2010, 2005 et 1998, toutes marquées par des événements El Nino, sont au-dessus. Cela fait de 2013 l’année la plus chaude dans des conditions neutres, si l’on en croit cette analyse.

De nombreuses régions de la planète ont connu des températures élevées, notamment l’Australie, qui a battu un record en 2013 avec 1,2° C au-dessus de la moyenne, la Nouvelle-Zélande (3è année la plus chaude) et l’Argentine (2è).

La fin de l’année 2013 a été particulièrement douce dans le nord-est de l’Europe et en Sibérie, avec une anomalie de + 9 degrés par rapport à la moyenne établie par la Nasa sur la période 1950-1980.

La Nasa relève que les Etats-Unis ont connu une année plutôt fraîche comparé aux standards actuels. 2013 ne se situe en effet qu’au 42è rang. Le mois de décembre a été le 20è plus froid depuis le début des relevés avec un jet stream très bas qui a permis à l’air arctique de s’engouffrer.

Le reste du continent américain a en revanche connu un été très chaud, notamment le Canada, l’Alaska et le Mexique, où les valeurs ont atteint des niveaux records ou proches des valeurs les plus hautes jamais relevées.

James Hansen, l’ancien directeur du GISS, département de la Nasa spécialisé dans la recherche sur le changement climatique, a publié une analyse dans laquelle il constate que le rythme du réchauffement global a tout de même ralenti – mais ne s’est pas arrêté – dans la dernière décade par rapport aux trois précédentes. Il impute ce phénomène à un refroidissement de l’océan pacifique tropical. Il se base pour cela sur une étude de Kosaka et Xie publiée dans la revue Nature : sans ce refroidissement dans le Pacifique, il n’y aurait pas eu de pause dans le réchauffement. Il relève que l’effet  se fait particulièrement sentir en hiver alors que la tendance à la hausse n’a pas été affectée en été.

Une situation  de type La Nina a d’ailleurs prévalu durant la plus grande partie de l’année 2013, refroidissant l’est de l’océan pacifique au niveau de l’Equateur, rappelle James Hansen. Le phénomène s’est cependant atténué en automne et l’effet ne s’est pas fait attendre puisque le trimestre septembre-octobre-novembre est le 2è plus chaud en 134 ans.

James Hansen précise qu’il est probable qu’un événement El Nino commence en 2014, ce qui pourrait amener à un record de température en 2014 ou 2015.

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