Climat

Le réchauffement climatique affecterait plus l’Europe que le reste du globe

L’Europe devrait connaître un réchauffement plus important que la moyenne mondiale, selon une étude du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement. Si l’augmentation des températures atteint 2 degrés au niveau global, l’élévation serait encore plus importante en Europe avec des disparités régionales.

Les Nations Unies et le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) se sont fixés comme objectif de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés par rapport à la période pré-industrielle. Le climat s’est déjà réchauffé de 0,85 °C depuis 1880. Il s’agit désormais d’éviter un impact trop important sur les ressources en eau, la biodiversité, les écosystèmes et la santé humaine. Cette augmentation des températures ne serait évidemment pas uniforme sur l’ensemble de la terre et les chercheurs du LSCE ont voulu savoir quel serait le niveau atteint dans les différentes régions d’Europe.

Le LSCE a étudié pour cela 15 modèles numériques d’évolution du climat prédisant une élévation globale de 2 degrés dans une trentaine d’années. Le scénario retenu est celui d’une rapide croissance économique au niveau mondial avec une diversification des sources d’énergies.

Les chercheurs en ont conclu que les effets du réchauffement climatique seront encore plus importants pour l’Europe. Même si l’élévation des températures est limitée à 2°C au niveau mondial, elle pourrait dépasser en moyenne les 3°C en Europe d’ici 2050, selon l’étude publiée dans la revue Environnemental Research Letters.

En été, la hausse serait même de près de 4 degrés pour le sud-est de l’Europe et la péninsule ibérique. En journée, cela donnerait des températures maximales qui pourraient largement dépasser les 40 degrés en Espagne, au Portugal et dans le sud de la France. L’évaporation serait favorisée et le risque de sécheresse s’en trouverait fortement augmenté avec des précipitations en baisse de 20%.

En hiver, les températures maximales pourraient s’élever de 6 degrés en Russie et en Scandinavie. Le Royaume-Uni, en revanche, connaîtrait un réchauffement moins important. A l’inverse de l’Europe du sud, les Britanniques subiraient d’importantes précipitations, favorisant le risque d’inondation.

La hausse de 2 degrés retenue au niveau international comme était le seuil à ne pas dépasser n’éviterait donc pas d’importantes évolutions régionales en Europe. Rappelons que le dernier rapport du GIEC prévoit une augmentation des températures globales pouvant aller jusqu’à 4,8 °C à l’horizon 2100 (par rapport à la période 1986-2005).
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