Climat

Le record de chaleur de 2014 pourrait tomber prochainement, selon le Met Office

Le Met Office britannique a délivré fin janvier ses prévisions de température annuelle globale pour 2015-2019. Sur la période, la température devrait être comprise entre 0,48°C et 0,76°C au-dessus de la moyenne 1961-1990 (de 14°C). Une fourchette à comparer avec l’anomalie de +0,563°C observée en 2014, l’année la chaude jamais recensée par le Met Office.

Prévisions d'anomalies de températures pour la période 2014-2019 par rapport à la moyenne 1982-2010. (A) représente la prévision centrale, (B) la prévision froide et (C) la prévision chaude (Source : Met Office)

Prévisions d’anomalies de températures pour la période 2014-2019 par rapport à la moyenne 1982-2010. (A) représente la prévision centrale, (B) la prévision froide et (C) la prévision chaude (Source : Met Office)

La dernière prévision décennale, publiée en janvier 2014, annonçait une fourchette de réchauffement de 0,47°C à 0,73°C pour la période 2014-2018. Elle a donc été très légèrement relevée pour 2015-2019. Le Met Office précise que son système de prévision est expérimental mais il a déjà prouvé son efficacité par le passé. Le Met Office avait livré en 2013 des prévisions pour 2014 et celles-ci étaient de +0,57°C. La prévision s’est avérée exacte.

Si le record a été battu en 2014, l’année 2015 pourrait être encore plus chaude. Pour les 12 prochains mois, la température moyenne mondiale se situerait entre 0,52 °C et 0,76 °C au-dessus de la moyenne 1961-1990, avec une estimation centrale de +0,64 °C. L’année 2015 porterait ainsi la température mondiale à un niveau record.

Si la prévision centrale pour 2015 était confirmée, le top 5 du Met Office serait le suivant (avec un marge d’erreur de + ou – 0,1°C) :

1 – 2015 : 14,64°C

2 – 2014 : 14,563°C

3 – 2010 : 14,555°C

4 – 2005 : 14,543°C

5 – 1998 : 14,535°C

Les prédictions du Met Office prennent en compte la variabilité naturelle du climat et le forçage dû aux émissions humaines de gaz à effet de serre. Leur intérêt, par rapport à celles du GIEC, est qu’elles sont constamment réévaluées par rapport à l’évolution réelle des températures et des conditions qui prévalent à la surface du globe à un moment donné. Cela ne rend pas les prévisions du GIEC caduques mais celles-ci sont davantage des tendances que des prévisions des températures réelles. Les prévisions du Met Office sont établies en combinant les modèles climatiques à l’état actuel du climat, ce qui les rend plus réalistes à moyen terme.

Quelles sont justement ces conditions actuelles ? Tour d’abord, rappelons que 2014  a été un record de chaleur d’après les le Met Office, la Nasa, la NOAA et l’agence météo japonaise, soit les quatre plus grands organismes qui étudient le climat de la planète. Dans le détail, 2014 a été marquée par des conditions proches d’un El Nino faible dans le Pacifique tropical, de conditions froides dans l’Océan Austral mais chaudes dans l’Atlantique Nord. Un Pacifique nord-ouest plus chaud que la normale a étouffé la formation d’un véritable El Nino, selon le Met Office. Autrement dit, si un El Nino de forte intensité avait prévalu, les températures auraient pu grimper encore plus.

Les prévisions pour la période 2015-2019 suggèrent un réchauffement au-dessus des terres, notamment dans les hautes latitudes de l’hémisphère nord. Il y a des indications d’une poursuite de conditions froides dans l’Océan Austral et d’un refroidissement dans le gyre subpolaire de l’Atlantique Nord.

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