Climat

Température mondiale : février 2015 confirme un début d’année très chaud

Selon la NASA, la température moyenne globale a atteint en février une anomalie de +0,79°C. Février 2015 se classe ainsi au 2è rang sur les 135 ans d’archives de l’agence américaine.

Ce début d’année aura été particulièrement chaud. En janvier, la température mondiale avait été de +0,75°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, d’après la NASA. Avec +0,79°C en février 2015, on arrive également au 2è rang, le mois étant seulement devancé par février 1998 (+0,86°C).

Top 10 des 10 mois de février les plus chauds :

1 1998 0,86
2 2015 0,79
3 1995 0,76
4 2010 0,74
5 2002 0,73
6 2004 0,66
7 1999 0,66
8 2006 0,65
9 2007 0,65
10 2005 0,56

Sur janvier-février, l’anomalie de température est de +0,77°C, soit la deuxième valeur enregistrée pour la période derrière 2007 (+0,79°C) mais devant 1998 cette fois (+0,72°C). Les températures ont été particulièrement élevées dans l’hémisphère nord avec toujours de la chaleur dans l’ouest des Etats-Unis protégés par de hautes pressions et des incursions de froid polaire dans l’est en raison du jet stream qui descend très au sud.

Anomalies de températures pour février 2015 (Source Gistemp - NASA)

Anomalies de températures pour février 2015 (Source Gistemp – NASA)

Les données des stations au sol de la NASA sont confirmées par celles des satellites analysées par l’Université d’Alabama à Huntsville (UAH) pour qui février 2015 se classe au 3è rang depuis le début des mesures (sur seulement 35 années d’archives). UAH utilise des données de satellites qui ne mesurent pas directement la température mais le rayonnement dans la basse troposphère. Les résultats des satellites ne sont pas toujours similaires à ceux obtenus grâce aux stations au sol, qui sont mesurés directement. La NASA utilise des stations au sol pour lesquelles les archives permettent de remonter beaucoup plus loin dans le temps mais aussi l’interpolation pour des zones non couvertes jusqu’à 1200 km des stations les plus proches, ce qui lui permet de couvrir 99% de la planète.

El Niño a « officiellement » émergé début mars et pourrait se maintenir au printemps et en été. Annoncé depuis un an, le phénomène tardait à véritablement se manifester. En février 2015, les températures de surface de l’océan et les conditions atmosphériques ont permis d’atteindre le seuil de déclenchement du phénomène El Niño, selon le Centre de Prédiction du Climat (CPC) de la NOAA (agence américaine dédiée à l’étude du climat).  Le seuil n’étant dépassé que de justesse, l’épisode ne devrait pas avoir un impact majeur sur le climat de la planète mais même des conditions El Niño faibles devraient plutôt tirer les températures vers le haut.

Le Met Office (météo britannique) avait délivré fin janvier ses prévisions de température annuelle globale pour 2015. Si le record a été battu en 2014, l’année 2015 pourrait être encore plus chaude, notamment en raison des conditions faibles El Niño. Pour les 12 prochains mois, la température moyenne mondiale se situerait entre 0,52 °C et 0,76 °C au-dessus de la moyenne 1961-1990 (période de référence retenue par le Met Office), avec une estimation centrale de +0,64 °C. L’année 2015 porterait ainsi la température mondiale à un niveau record.

Si la prévision centrale pour 2015 était confirmée, le top 5 du Met Office serait le suivant (avec un marge d’erreur de + ou – 0,1°C) :

1 – 2015 : 14,64°C

2 – 2014 : 14,563°C

3 – 2010 : 14,555°C

4 – 2005 : 14,543°C

5 – 1998 : 14,535°C

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