Climat

Glace de mer : chassé-croisé entre les deux pôles

L’extension de la glace de mer en Arctique a été la deuxième plus basse enregistrée pour un mois d’avril, selon le National snow and ice data center (NSIDC) américain. Avec 14 millions de km2, avril 2015 arrive juste derrière avril 2007, qui  avait connu une extension de 13,9 millions de km2. La glace de mer en Antarctique, de son côté, connaît une évolution opposée avec une progression de sa superficie.

Extension de la glace de mer en Arctique (Source : NSIDC)

Extension de la glace de mer en Arctique (Source : NSIDC)

 

Extension glace de mer Antarctique (Source : NSIDC)

Extension glace de mer Antarctique (Source : NSIDC)

La glace de mer en Arctique atteint son extension minimale en septembre, à la fin de l’été dans l’hémisphère nord. Son extension maximum a lieu en mars. Cette année, l’extension hivernale des glaces de l’Arctique a été la plus faible jamais relevée depuis le début des mesures en 1979, selon le NSIDC. C’est donc à un niveau nettement inférieur à la moyenne que s’était s’amorcée la fonte printanière. La tendance s’est poursuivie au cours du mois d’avril 2015.  En avril, le déclin de la glace de mer commence habituellement à accélérer, même si la perte totale sur le mois est relativement faible. Cette année, avril 2015 a été marqué par un déclin assez important la première semaine, une pause au milieu du mois et finalement un fort déclin la dernière semaine.

Ces dernières décennies, l’Arctique est la région du globe où le réchauffement climatique s’est fait le plus sentir, élevant les températures à un rythme trois fois plus rapide que sur le reste de la planète. En conséquence, la glace de mer de l’océan arctique s’est réduite de 30% par rapport au début des relevés satellites en 1979.

L’Antarctique ne connaît pas le même réchauffement, peut-être en raison de son isolement sur le plan climatique. Des vents puissants auraient en outre favorisé les gains en glace de mer ces dernières années, selon plusieurs études.  Le mois d’avril 2015 a connu un nouveau record d’extension, battant le précédent qui ne datait que de 2014. En revanche, les glaciers continuent à fondre sur le continent, notamment à l’ouest. C’est la partie la plus sensible en raison des plateformes de glace directement exposés au réchauffement continu des océans.

Il faut noter cependant que l’extension de la glace de mer autour de l’Antarctique ne compense pas les pertes de l’Arctique, selon étude récente de la NASA. Dans l’ensemble, la planète a perdu de la glace de mer à un rythme annuel moyen de 35 000 km² depuis 1979.

Même si la banquise antarctique a atteint un nouveau maximum record en septembre 2014, la baisse se poursuit au niveau mondial si l’on additionne les niveaux atteints dans les deux régions polaires. C’est la conclusion de l’étude de Claire Parkinson, chercheur au Goddard Space Flight Center de la NASA. La diminution de la banquise arctique dépasse de loin les augmentations de la banquise antarctique.

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