Le mois de septembre 2016 a été d’une courte tête le plus chaud depuis le début des relevés en 1880, selon la NASA. Sur janvier-septembre, l’anomalie est de +1,03°C, également un record.
Pour le mois de septembre 2016, la NASA annonce encore un record de chaleur. Avec +0,91°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, septembre 2016 dépasse le précédent record établi en 2014 (+0,90°C) de très peu. On retiendra surtout que les 4 mois de septembre les plus chauds depuis 1880 ont été enregistrés ces 4 dernières années. Autre élément à noter : onze des douze derniers mois ont battu un record mensuel de chaleur, d’après la NASA (juin a été rétrogradé suite à l’arrivée de nouvelles données en provenance de l’Antarctique, empêchant une série de 12 mois d’affilée).
La série avait débuté en octobre 2015 et culminé en février 2016 avec un niveau exceptionnel de +1,34°C (revu à la hausse cette fois), l’anomalie la plus importante enregistrée tous mois confondus.
D’après la réanalyse NCEP-NCAR, les anomalies en septembre étaient déjà annoncées à un niveau record. Les derniers chiffres de la réanalyse pour octobre montrent que le mois sera encore très chaud, mais cette fois le record de 2015 (+1,07°C) a de grandes chances de tenir.

L’année 2016 est bien partie pour battre le record de chaleur établi en 2015. Sur la période janvier-septembre, l’anomalie est de +1,03°C au dessus de la moyenne 1951-1980, loin devant les 0,80°C de 2015 et les +0,74°C de 2014.
Les températures de surface de la mer au centre et à l’est du Pacifique sont en recul et des conditions La Niña devraient tirer vers le bas les derniers mois de 2016, contrairement à 2015. Le dernier bulletin de la NOAA table sur 70% de chances pour que La Niña se développe lors de l’automne (au sens de l’hémisphère nord) puis 55% pour que le phénomène se maintienne au cours de l’hiver 2016-17. Ces prévisions sont régulièrement actualisées et peuvent encore évoluer. Mais même avec La Niña, on voit mal comment le record de chaleur ne sera pas encore battu en 2016.

On peut voir ci-dessous que les anomalies ont été moins élevées en Antarctique qu’au mois d’août. Mais attention, toutes les stations n’ont pas été enregistrées dans les données mensuelles de la NASA pour septembre : on peut le voir sur les régions en gris. Or il s’avère que la réanalyse NCEP NCAR a cependant montré que ces zones manquantes ont été plutôt chaudes. Le bilan final pour septembre pourraient donc être revu à la hausse quand les dernières données des stations de l’Antarctique tomberont.
L’hémisphère nord voit les anomalies remonter à +1,20°C, notamment dans les régions arctiques, alors que l’hémisphère sud est un peu moins chaud.

Les chiffres publiés par la NASA sont relatifs à la période 1951-1980 mais on peut aussi calculer les anomalies par rapport aux données les plus lointaines, à savoir la période 1880-1899, que l’on peut considérer comme représentative de l’ère préindustrielle. Cela permet de comparer la situation actuelle aux objectifs que sont fixés les Etats pour contenir le réchauffement climatique en-dessous du niveau considéré comme dangereux. Par rapport à la période 1880-1899, l’anomalie a été de 1,06°C en septembre 2016. Cela porte la moyenne de janvier-septembre 2016 à +1,27°C au-dessus du climat préindustriel. Lors de la COP21 de Paris, un accord a été obtenu pour contenir le réchauffement sous les 2°C, voire 1,5°C si possible.


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