2017 est officiellement la deuxième plus chaude des archives NCEP-NCAR. Avec +0,51°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, l’année 2017 se classe derrière le record de 2016, sans l’aide d’El Niño cette fois.
Les réanalyses comme NCEP-NCAR intègrent de multiples observations dans un modèle permettant de suivre quasi quotidiennement l’évolution du climat. Les données sont donc immédiatement disponibles, contrairement aux bilans mensuels des stations au sol. Les réanalyses permettent ainsi de se faire une idée des futures annonces des agences comme la NASA, la NOAA et le Met Office qui ne sont pas faites avant le milieu du mois suivant (en l’occurrence à la mi-janvier).
Le top 10 des mois de décembre les plus chauds
2017 se termine par le troisième mois de décembre le plus chaud depuis 1948 avec +0,41°C. On peut voir ci-dessous que le mois de décembre 2015 arrive largement en tête des plus chauds des archives avec un phénomène El Niño majeur.

2017 est la deuxième année la plus chaude des archives
La moyenne annuelle 2016 devance sans surprise 2017 avec +0,67°C contre +0,51°C. D’autres agences pourraient cependant classer 2015 juste devant 2017.
2017 est l’année la plus chaude jamais enregistrée en l’absence du phénomène El Niño. Ce phénomène naturel de réchauffement du Pacifique avait marqué les deux autres années du trio de tête, 2016 et 2015.
Les dix années les plus chaudes depuis 1948 ont toutes été enregistrées au XXIè siècle. Voici le bilan des 10 années les plus chaudes.

Les anomalies régionales en décembre
L’anomalie poursuit sa chute en Antarctique mais l’Arctique tire encore plus la moyenne vers le haut qu’en novembre. On atteint le pic du refroidissement de l’est du Pacifique après un mois de novembre déjà froid dans le secteur. Une remontée des températures de surface de la mer devrait s’opérer dans les mois à venir, d’après les modèles de prévision.

Les anomalies régionales sur l’année 2017
Sur la moyenne de 2017, l’est du Pacifique a moins fait sentir son influence rafraîchissante qu’en fin d’année, ce qui explique une moyenne plus élevée. Les anomalies les plus importantes ont été relevées au premier trimestre.
+1,15°C en 2017 par rapport à l’ère préindustrielle
On peut remonter plus loin dans le temps, en utilisant les archives de la NASA, et en retenant comme base la période 1880-1899 (représentative de la période préindustrielle). L’anomalie est de +1,02°C en décembre 2017, ce qui conclut une moyenne annuelle de +1,15°C, donc sous l’objectif le plus ambitieux de la COP 21 (+1,5°C).



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