Climat

Niveau de la mer : les prochaines années pourraient être décisives

Même si le réchauffement est contenu sous les 2°C, le niveau de la mer risque d’augmenter de plus de 1,5 mètres d’ici 2300. Plafonner les émissions de gaz à effet de serre le plus tôt possible pour arriver à zéro émissions nettes en 2040 permettrait de limiter la hausse entre 0,7 et 1,2 mètres.

Une nouvelle étude publiée dans Nature Communications sous la direction de Matthias Mengel montre comment tout retard dans la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris pourrait affecter l’élévation du niveau de la mer d’ici 2300.

L’accord de Paris prévoit de rester bien en dessous des 2°C de réchauffement par rapport à la période préindustrielle. Cela implique de limiter les émissions mondiales de CO2 le plus rapidement possible puis d’arriver à zéro émissions nettes dans la seconde moitié du XXIe siècle. Cela reviendrait à équilibrer les émissions anthropiques par des puits.

Les auteurs de l’étude ont simulé l’élévation du niveau de la mer à l’horizon 2300 à partir de modèles climatiques. Deux scénarios ont été étudiés, que l’on peut qualifier d’optimistes en matière d’émissions de gaz à effet de serre.

Le premier scénario, appelé « net-zero GHG emissions » suppose que la hausse future des températures sera inférieure à 2°C et qu’un équilibre entre les émissions et l’absorption des gaz à effet de serre sera atteint d’ici la fin du siècle.

Dans le deuxième scénario, appelé « net-zero CO2 emissions », les températures sont  également stabilisées à des niveaux bien inférieurs à 2°C, mais toutes les émissions de GES ne sont pas équilibrées à la fin du siècle. Les températures baissent plus lentement en conséquence.

Emissions de CO2 et impact sur la température et le niveau de la mer. Les scénarios d’émission basés sur RCP2.6 avec les émissions de CO2 provenant de l’utilisation des combustibles fossiles et de l’industrie sont poursuivis linéairement avec le taux actuel jusqu’à l’année du pic. Les émissions de CO2 diminuent ensuite de 0,3, 0,5 et 0,7 GtC par an jusqu’à ce que les zéro émissions nettes de CO2 (a) et zéro émissions nettes de gaz à effet de serre (d) soient atteintes. Les scénarios qui ne retiennent pas le réchauffement à moins de 2 ° C avec au moins 66% de chance sont masqués en gris. (b, e) Réponses de la température moyenne mondiale aux scénarios d’émissions (a, d) en ° C au-dessus des niveaux préindustriels. (c, f) Hausse mondiale du niveau de la mer par rapport à l’année 2000. L’ombrage se réfère à la fourchette centrale du 66e percentile par scénario en (b, e) et à la fourchette centrale du 90e percentile en (c, f). Source :  Matthias Mengel et al (Nature Communications).

Les sources d’élévation du niveau de la mer sont la dilatation thermique, la fonte des glaciers et celle des calottes du Groenland et de l’Antarctique.

Le niveau de la mer continuera à augmenter dans presque tous les cas d’ici 2300. Le moment où le pic des émissions interviendra s’avère cependant déterminant. Chaque délai supplémentaire de 5 ans dans le plafonnement des émissions se traduirait en effet par 20 centimètres de plus. Autre source de différence dans le bilan final d’élévation du niveau de la mer : le rythme de la baisse après le pic.

La hausse médiane du niveau de la mer atteint 116-164 cm en 2300 dans les scénarios de stabilisation de la température  net-zero CO2 et de 73 à 133 cm dans les scénarios net-zero GHG. C’est quand même beaucoup moins important que les risques relatifs aux scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5 avec des prévisions centrales de 4,2 mètres et 11,7 mètres respectivement (Kopp et al, 2017).

Même avec un réchauffement inférieur à 2°C, il y a 5% de chances de voir niveau de la mer s’élever de 5 mètres dans le scénario net-zero CO2. L’étude prend en compte les nouveaux indices présentés par DeConto et Pollard, montrant une sensibilité de la calotte glaciaire antarctique plus importante que prévu.

Une modélisation récente de la calotte antarctique, développée par Robert DeConto (Université du Massachusetts) et David Pollard (Université d’État de Pennsylvanie), indique en effet que les réserves de glace du continent pourraient être moins stables qu’on ne le pensait auparavant. Ils pointent deux facteurs : l’hydrofracturation et l’effondrement des falaises. Des périodes chaudes antérieures marquées par un niveau de la mer nettement supérieur à celui d’aujourd’hui  laissent penser que la calotte glaciaire de l’Antarctique a dû être un acteur majeur de l’élévation il y a environ 3 millions d’années.

D’après la nouvelle étude publiée dans Nature Communications, 5 mètres de hausse seraient un maximum avec un réchauffement contenu sous les 2°C. C’est ce qui pourrait arriver si l’Antarctique était très fragile, avec un pic d’émission tardif (2035) et un rythme de baisse de émissions de CO2 plutôt lent (0,3 GtC par an).

Si en revanche le pic intervient dès 2020 avec un rythme de baisse rapide (0,7 GtC par an) pour atteindre les zero-net GHG dès 2040, le niveau de la mer pourrait être contenu à 0,7 mètres (50% de chances). On peut voir ci-dessous un tableau exprimant les résultats des modèles en fonction des scénarios, des pics d’émission et des taux de réduction. Les résultats sont exprimés en percentiles (5 signifie qu’il y a 95% de chances pour que l’élévation soit plus élevée, 50 est la médiane et 95 signifie qu’il y a 5% pour que la hausse soit plus importante).

Percentile 5.0 16.66 50.0 83.33 95.0
Net-zero CO2
Peak year 2020 rate 0.3 56.67 84.41 137.27 219.66 355.43
Peak year 2020 rate 0.5 45.66 74.36 122.5 189.87 275.81
Peak year 2020 rate 0.7 40.37 70.24 115.88 178.43 247.87
Peak year 2025 rate 0.3 67.47 96.95 156.98 268.83 458.3
Peak year 2025 rate 0.5 56.69 84.41 137.29 219.65 354.76
Peak year 2025 rate 0.7 51.59 79.36 129.64 203.87 313.75
Peak year 2030 rate 0.5 66.54 95.83 154.97 262.48 450.6
Peak year 2030 rate 0.7 61.33 89.63 145.24 236.99 407.48
Peak year 2035 rate 0.7 70.97 100.7 163.7 289.48 481.1
Net-zero GHG
Peak year 2020 rate 0.3 23.65 58.85 101.21 159.63 224.06
Peak year 2020 rate 0.5 0.1 45.02 81.11 132.74 175.4
Peak year 2020 rate 0.7 −9.61 38.47 72.75 122.58 159.76
Peak year 2025 rate 0.3 41.76 72.05 121.28 195.42 290.79
Peak year 2025 rate 0.5 20.46 56.46 97.95 154.76 215.79
Peak year 2025 rate 0.7 8.57 49.88 87.93 141.32 190.25
Peak year 2030 rate 0.5 37.16 68.74 116.01 185.94 273.78
Peak year 2030 rate 0.7 26.57 61.05 104.71 165.36 233.41
Peak year 2035 rate 0.7 42.68 72.78 122.86 198.09 295.71

Les hypothèses les plus extrêmes montrent l’importance du niveau d’émissions de gaz à effet de serre dans les années qui viennent. Sur la base du 95e percentile, on peut voir avec le scénario net-zero CO2 que chaque retard de 5 ans entraîne une augmentation supplémentaire de 1 m de niveau de la mer d’ici 2300.

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98 réponses »

  1. Encore moi !!!
    Ce scénario catastrophique est en cohérence avec l’hypothèse d’un réchauffement provoqué par les émissions de CO2 par l’Homme, comme dans tous les modèles … les auteurs ne risquent pas de contradiction sur les prévisions pour 2300 !!!
    Donc on en revient toujours à la même question de base: quel rôle énergétique joue le CO2 dans la Troposphère ? Or les simulations (avec le logiciel HITRAN) démontre qu’un doublement du CO2 dans l’air n’entraîne aucune augmentation de l’absorption par ce gaz (« Falsification of the atmosphéric CO2 greehouse effects within the frame of Physics _ Gerhard GERLICH_2009)…A moins de douter de la validité de ce logiciel on en déduit que tous ces modèles informatiques ne valent rien. Je rappelle les proportions sur lesquelles on discute: vapeur d’eau 1 à 4%, CO2 400 ppm, CO2 anthropique 4 ppm …le CO2 total est un gaz plus rare que l’Argon, gaz rare par définition …90% de l’absorption par les gaz à effet de serre (la vapeur d’eau pour plus de 95%) se fait dans le premier km de la Troposphère ….au dessus de 10 km la proportion de CO2 devient supérieure à celle de la vapeur d’eau …mais l’infrarouge pour cette très faible bande d’absorption autour de 15 µm) a été totalement absorbé …imaginez la part des variations du CO2 anthropique (1% du CO2 total), lui même tamponné par les multiples équilibres chimiques associés (carbonates, cycle du Carbone, absorption/émission par les océans, etc …).
    Si avec de telles différences le CO2 anthropique jouait le rôle que les modèles lui attribuent, alors ce gaz présenterait un pouvoir amplificateur incompatible avec les évolutions des climats passés où les quantités de CO2 étaient considérablement supérieures!
    Il est vrai que le marché du carbone est juteux ! serait-ce la seule explication rationnelle à la base de ce délire ?

  2. Salut Bourdeau, je ne reviendrai pas sur vos délires pseudo scientifiques (Gerlich a été réfuté à de multiples reprises et faisait parti de l’European Science and Environment Forum, ce qui discrédite ses propos dès la ligne de départ), les réponses étayées égrainent le blog de Johan, et votre litanie répétée ad nauseam finit par être quasi insultante pour l’ensemble des géologues et géophysiciens qui se sont attelés à collecter les données paléoclimatiques et à les corréler pendant des décennies.
    Je ne retiens qu’une phrase qui m’intrigue, je cite, « le marché du carbone est juteux ! ». Auriez-vous l’amabilité de bien vouloir développer ce point en particulier en chiffrant et sourçant votre argumentaire afin de tous nous éclairer ?
    Merci par avance.

  3. Goupil, restez calme, nous discutons sur une question actuelle qui pose problème, je rappelle simplement que cette histoire de réchauffement est très contestée et qu’il est logique d’en débattre objectivement sur un blog qui y est consacré; je ne connais pas votre formation scientifique mais je n’insulte personne en rappelant des arguments scientifiques incontestables.
    Vous ignorez qu’il y a un marché du carbone ? Regardez sur Internet !J’ai déjà des difficultés à énoncer des principes scientifiques sans me faire insulter je reste donc sur l’essentiel ! Quelles sont ces données paléoclimatiques qui remettent en cause mon avis ? J’aimerais qu’au lieu d’insulter vous démontriez …j’attends donc car je connais bien le sujet et je ne vois pas où vous pouvez trouver une contradiction.
    Quant aux aspects thermodynamiques que je rappelle, pouvez-vous contester qu’un doublement du CO2 DANS l’AIR ne provoque aucune absorption supplémentaire et qu’il y a saturation en quelques centaines de mètres d’atmosphère? Pouvez-vous démontrer que le rayonnement feed back existe ? Pouvez-vous affirmer que s’il existe il peut réchauffer la Terre ? Affirmez-vous que le 2 ème principe de la Thermodynamique est faux et que donc le « mouvement perpétuel » est possible ? Je n’ai fait que rappeler ces principes scientifiques et ce n’est pas de la pseudo-science. Alors si vous n’acceptez pas la contradiction au point d’en avoir la nausée il ne faut plus débattre!
    Une question afin que j’adapte mon discours: vous êtes Géologue, Physicien, chimiste, biologiste ? Vous avez déjà fait des mesures ? Vous savez interpréter un spectre de rayonnement? Vous comprenez toute la littérature scientifique sur ce sujet ? C’est assez clair pour vous permettre d’avoir un avis aussi brutal ? En ce qui me concerne j’ai mis beaucoup de temps à comprendre où se situent les erreurs de ceux qui croient à une influence humaine sur les variations climatiques, j’ai compulsé un grand nombre de publications scientifiques et j’en ai débattu avec de nombreux collègues avant de parvenir à la conviction que j’exprime sans passion. Vous contestez l’expertise des noms que je vous ai donnés, je peux vous citer beaucoup d’autres auteurs et je rappelle que la liste des scientifiques climato-sceptiques est très longue et qu’ils sont loin de faire de la pseudo-science; par contre il est facile de faire des jolis graphes de science fiction qui constituent la matière première de ce blog où je croyais trouver des données originales et des explications…je reconnais que c’est un gros travail et que c’est bien fait et il est dommage qu’il n’y ait pas de place pour un débat sur les mécanismes d’absorption car c’est le coeur du problème et c’est loin d’être évident.
    Pensez-vous que les énergies éoliennes et solaire pourront remplacer totalement les énergies fossiles dans un délai de 20 ans ? Je pose cette question pour m’assurer de votre crédibilité.
    Au plaisir d’échanger avec une personne aussi ouverte à la discussion.

    • Bourdeau,
      Un 1er point est que la science se communique via la publication d’articles dans des revues avec contrôle par des scientifiques, non pas via des discussions entre collègues, aussi brillants fussent-ils.
      Vos analyses sur la saturation du CO2 sont-elles basées sur des études publiées dans des revues comme Science ou Nature ? Je ne le crois pas. Et la raison tient à mon avis à ce qu’elle est fondamentalement fausse. Quand bien même il y aurait une saturation du CO2 dans la basse troposphère, tel n’est pas le cas à plus haute altitude. La hauteur à laquelle le rayonnement est finalement renvoyée vers l’espace croit avec le CO2, ainsi que le réchauffement des couches situées en dessous. Vous tentez de montrer qu’il n’y a plus de rayonnement possible plus haut dans la troposphère en raison de l’absorption plus bas. Mais c’est faux, il y a bien un rayonnement infrarouge qui repart vers l’espace donc encore de l’énergie disponible à ce niveau.

      • Bonjour Johan, merci pour vos explications. D’accord oublions le CO2, puisqu’il y a des septiques. Peuvent-ils alors m’expliquer pourquoi la banquise arctique fond, de même que le Groenland et l’antarctique, que les océans se réchauffent et deviennent acide à vitesse grand V et que le vortex polaire se scinde en deux ?

      • Bonjour Johan, merci pour vos explications. D’accord oublions le CO2, puisqu’il y a des septiques et je crois que certaines personnes ont vraiment besoin de se valoriser, mais c’est la nature humaine! Peuvent-ils alors m’expliquer pourquoi la banquise arctique fond, de même que le Groenland et l’antarctique, le recul des glaciers, que les océans se réchauffent et deviennent acides à vitesse grand V et que le vortex polaire se scinde en deux suite au ralentissement du courant jet, que la stratosphère se réchauffe? Il n’y a pas de solutions miracles, même les énergies vertes ne sont pas vertes à produire, il faut des terres rares pour les panneaux solaires, les contrôleurs électroniques et les éoliennes.. Chaque humain consomme, produit et se reproduit et je le redit le vrai problème est que la planète et les matières premières sont finis, et que le capitalisme se base encore et toujours sur la croissance… comme certains l’on affirmé après nous le déluge.

    • En tout cas, moi je crois au mouvement perpétuel !
      Cela fait combien de temps que la terre tourne autour du soleil ?
      Avec quelle énergie les fontaines (en circuit fermé) du château de Versailles fonctionnaient-elles au 17éme siècle ?

  4. Je ne fais que rapporter ce qui est écrit par des scientifiques dans des revues à comité de lecture ( je publie moi même sur d’autres sujets dans des revues à comité de lecture), je croyais que l’objectif de votre blog est de faciliter les discussions sur un sujet débattu et complexe qui concerne l’avenir de l’humanité et les finances publiques. Oui les analyses sur la saturation du CO2 sont basées sur des publications scientifiques (je vous ai envoyé celle qui est la plus claire car il y en a beaucoup), ce phénomène est de toute façon démontré par des simulations et est facilement mis en évidence par méthodes graphiques en reportant les spectres d’absorption des divers gaz à effet de serre sur les spectres de Planck pour diverses combinaisons de température et d’humidité et en les mettant à l’échelle correspondant à leur proportion.
    Je ne nie pas qu’au delà de la Tropopause c’est le CO2 seul qui absorbe, mais il ne peut absorber que la faible portion d’infrarouge qui a traversé l’atmosphère et compte tenu de la faible température (vers – 60 °) l’énergie mise en jeu est très faible (c’est bien ce qu’on observe sur les températures de brillance vues par les satellites, le CO2 est de mémoire détecté vers 220 °K). Bien sûr, quels que soient les mécanismes mis en jeu dans l’atmosphère (transparence pour la fenêtre optique) ou absorption pour le reste, il est évident qu’un échange par rayonnement seul existe lorsqu’il n’y a quasiment plus de molécules d’air (à l’exception de l’ozone) et peu importe qu’il se fasse à partir de telle où telle altitude (loi de Stephan) ce qui importe c’est d’estimer l’effet de l’accroissement anthropique du CO2 par rapport aux conditions préindustrielles; or les « scientifiques sceptiques »disent qu’un tel pouvoir amplificateur ne peut pas exister (le système est stable puisque nous existons) c’est du simple bon sens, si quelques ppm pouvait entraîner l’Apocalypse prévu il y a longtemps que la vie aurait disparu sur Terre, le système est forcément très robuste au sens de l’Automatique(nous ne connaissons pas les boucles de contre réaction et c’est ce qui rend la construction de modèle illusoire). On peut calculer l’impact de l’Effet de Serre de plusieurs manières, les simulations sur les spectres mais aussi en évaluant les part du rayonnement et de la convection dans la Troposphère qui donnent aussi les mêmes conclusions; d’autres méthodes ont été utilisées en discrétisant les zones polaires, tropicales et équatoriales et en calculant leur profondeur optique, elles aboutissent également aux mêmes conclusions. L’énergie infrarouge est en partie captée par les gaz à effet de serre pour la portion opaque du spectre , ce qui provoque un effet retardateur par rapport au rayonnement direct dans la fenêtre optique où seul l’ozone absorbe. Ces phénomènes de régulation ont toujours existé et ne sont modifiés que d’une manière inappréciable par l’activité humaine (laquelle reste bien inférieure à celle de la matière vivante qui reste à peu près constante …pour prendre un exemple je signale les thermites …et tous les organismes microscopiques qui produisent du CO2 en énormes quantités).
    Je ne dis pas que l’absorption par les gaz à effet de serre capte toute l’énergie infrarouge (ce sont les « réchauffistes » qui prétendent cela pour expliquer la décroissance de température observée dans la basse Stratosphère, ce qui est absurde car c’est la formation d’ozone seule qui provoque un accroissement de – 60 °C à 0°C dans la Stratosphère), je dis que les gaz à effet de serre entraînent par absorption la transformation d’une énergie rayonnante en énergie mécanique et donc potentiellement thermique, je ne dis pas non plus que ce mécanisme échauffe l’atmosphère (là c’est plus compliqué …mais les explications existent).
    En résumé je ne raisonne que sur les perturbations infimes apportées depuis 1900? sur un système très robuste … je doute beaucoup de la pertinence des modèles pour faire des prévisions et les observations confortent chaque année cet avis (les prévisions annonçaient la disparition de la glace des pôles pour la période actuelle, la libération du passage du NE pour la navigation, la montée des eaux …on en est loin bien que ces événements se soient effectivement produits dans le passé). Actuellement on constate que le dernier EL Nino a provoqué de grandes perturbations thermiques (un peu plus que celui de 1998) mais il semble que la tendance soit un retour aux conditions habituelles…attendons …on finira bien par savoir si le CO2 joue un rôle…

    • Salut Homosapiens,
      Euh… comment dire… lui, c’est lui et moi c’est moi (sans vouloir être désobligeant avec Bourdeau).
      Il ne vous a pas échappé que Bourdeau est beaucoup plus érudit que moi scientifiquement. Ceci dit, je penche plutôt de son côté, avec une petite pointe de doute qui ma fait dire que je préfère attendre fin 2020 pour me faire un avis définitif, partant du principe que la science en son état actuel est loin de pouvoir tout expliquer.
      Aussi les errements et autres manipulations des certains scientifiques et quasiment tous les politiciens ont fini par rendre sceptique, ça c’est sûr.
      Veuillez donc vous faire à l’idée que je ne suis pas le seul sur cette terre à penser ce que je pense.

      • PS: je pense qu’avec Bourdeau vous allez pouvoir ferrailler (si ce n’est vous faire ferrailler… :D) sur le terrain purement scientifique. Ça promet d’être intéressant.

  5. @Bourdeau: sous l’article précédent, vous m’avez fait une réponse intéressante sur la saturation de l’atmosphère en CO2. Vous expliquez que le temps typique de relaxation du CO2 est supérieur à celui des collisions avec d’autres molécules, dans la basse troposphère; et que, par conséquent, il n’y a pas de rayonnement infra-rouge réémis. Je ne connais pas ces temps, mais je vous crois.

    Cependant, je conteste à mon tour votre interprétation. Car si le CO2 transmet une partie de son énergie absorbée aux autres molécules, ces molécules à leur tour perdent leur énergie par collision ou rayonnement. Si l’énergie était indéfiniment transmise uniquement par collisions entre gaz, dans une sorte de mouvement perpétuel, alors l’atmosphère conserverait indéfiniment son énergie et se réchaufferait à l’infini. Ce n’est évidemment pas le cas, l’énergie fini par être « perdue » vers l’espace au même rythme que le système climatique en reçoit du soleil (bilan énergétique global à l’équilibre, négatif aux pôles et positif à l’équateur). C’est cette énergie qui nous intéresse lorsqu’on parle de l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique.

    À propos, je ne sais pas où vous êtes allé chercher que le CO2 anthropique pèserait pour 4 ppm dans l’atmosphère. Ce serait plutôt 130 ppm, à l’heure actuelle. Car, outre les diverses méthodes de mesures et de calculs qui existent à ce sujet, il faut souligner que la hausse actuelle du taux de CO2 est bien plus rapide que ce que la terre a connu par le passé. Lors de la dernière déglaciation, le CO2 est passé de 190 à 280 ppm en 5000 ans à peu près, soit à peu près 2 ppm par siècle. Là, on en est au rythme de 2 ppm par an, c’est 100 fois plus rapide! Et c’est pareil lorsqu’on se penche sur les éruptions majeures du passé, comme au PETM il y a 55 millions d’années. C’est bien simple, notre planète ne sait pas induire toute seule une hausse aussi rapide. Mais nous réussissons ce tour de force, pour le pire…

  6. ça devient intéressant, j’ai encore des points de faiblesse et je suis très heureux de pouvoir en discuter sainement …Je répondrai plus longuement demain car il est tard …je veux seulement rappeler que je n’ai pas décrit un tel mouvement perpétuel de collisions entre molécules car il existe un théorème, celui du viriel qui dit que lorsque l’énergie cinétique croit les molécules gagnent de l’énergie potentielle et donc s’élèvent …donc ces molécules de N2 et O2 entrent en collision entre elles tant que la densité conditionne ce temps de collision à une valeur plus faible que le temps de relaxation …c’est à dire jusqu’à des altitudes voisines de la Tropopause …ainsi le transport de l’énergie se transfère de proche en proche en un temps certes supérieur à celui de la lumière mais tout de même court (pas indéfiniment). Au dessus de la Tropopause c’est le rayonnement qui prend petit à petit le relais pour évacuer vers l »espace l’énergie infrarouge initiale selon la loi de Stephan en T puissance 4 et proportionnellement à la surface de la demie sphère de Planck correspondant à une altitude donnée (c’est encore une fois ce que montrent les spectres observés par les satellites où on voit les zones correspondant aux températures de brillance de CO2, CH4 et H2O, le reste étant négligeable). Les gaz à effet de serre apparaissent donc comme un retardateur en comparaison des échanges purement radiatifs qui ont lieu dans la fenêtre optique à la vitesse de la lumière ((sauf absorption par l’ozone dont le pic apparaît sur les spectres observés par les satellites. Il n’y a pas réchauffement mais retard lors du transfert d’énergie vers l’Espace, la Terre n’est chauffée que par le soleil, et ne peut pas l’être par son atmosphère qui fait partie de son système, pas plus qu’une couverture chauffe un corps …une telle création d’énergie à partir de rien est impossible…c’est finalement assez simple lorsqu’on a évacué cette histoire de feed back qui sous tend « certains » modèles. Vous avez un stock de balles, vous lancez une balle sur une cloture, 1/2 pomme rebondit dans le stock, l’autre moitié traverse la cloture, le stock a diminué de 1/2 pomme, il n’a pas augmenté de 1 pomme …même raisonnement avec les photons pour la conservation de l’énergie.
    Je reverrai les estimations du CO2 anthropique, je peux me tromper car j’écris de mémoire et comme c’est négligeable cela ne changera rien au raisonnement.
    Quant aux climats passés, je consulterai mes documents pour éviter de me faire contester sur des chiffres, à ce niveau de raisonnement je ne m’intéresse qu’aux ordres de grandeur (j’ai beaucoup de documents de paléoclimats car j’étudie l’évolution de groupes d’insectes qui ont évolué depuis plus de 250 millions d’années et comme chacun sait les évolutions climatiques sont censées être un moteur des évolutions …).
    Bonne nuit

    • @Bourdeau, je lis ici et là que la plupart des participants n’ont jamais contesté un retard dans le processus de dissipation mais comme vous le faîtes judicieusement remarquer, si une couverture n’empêche pas votre corps de cuire, la température de la fine couche de fluide entre elle et votre corps prendra quelques degrés supplémentaire menant vos terminaisons nerveuses à en faire l’expérience sensible.

  7. Débilus porte bien son pseudo .;.à ce niveau on ne discute plus …ce n’est même pas de l’humour car cette réflexion montre le vide culturel abyssal …bref, je persiste à vous donner quelques éléments de réflexion (bien qu’il soit impossible de démontrer rationnellement à un croyant). Je ne reviens pas sur les considérations thermodynamiques dont la compréhension implique un minimum de connaissance, je donne quelques chiffres relatifs au CO2 anthropique pour montrer à quel point son impact supposé est irréaliste. La documentation sur le sujet est considérable et infiniment plus crédible que les prévisions des modèles. Je ne vais pas trier tous mes documents, je n’ai ni la patience ni le temps de Mr Lock, je me contenterais d’indiquer un document de 2013 qui fait une bonne synthèse QUANTITATIVE , c’est un PDF sur Google « Notice succinte sur le réchauffement climatique anthropique » sur http://WWW.skyfall.fr …2013 ;pour lire ce document il n’est pas nécessaire d’être physicien, il suffit d’avoir un raisonnement logique.
    Je vous fournit donc rapidement d’autres données sur les climats passés afin que puissiez les comparer aux conditions actuelles, je vous laisse le soin de chercher les documents pertinents sur Google (il y a des centaines de publications scientifiques) je ne veux rien démontrer, je vous indique simplement des pistes de réflexion/
    – la part anthropique du CO2 est infime (quelques ppm au regard des 400 ppm actuels, sans chipoter sur les décimales, tout est dans le PDF), compte tenu de la bande d’absorption extrêmement étroite autour de 155 µm recouverte par la vapeur d’eau …vous pouvez imaginer avec un simple calcul de proportions l’impact prévisible sur le climat si tant est que le « feed back » soit possible !!! Il est vrai que c’est tellement incroyable que moi-même j’ai passé beaucoup de temps à vérifier mes raisonnements avant d’aboutir à une certitude.
    – Dans le passé, on ne note aucune corrélation de long terme entre climat et CO2, on en constate une pour les alternances glaciaires du Quaternaire (sur 3 Millions d’années) MAIS le CO2 varie avec un retard ((800 ans en moyenne) par rapport à la température …c’est donc une conséquence et pas une cause …Regardez les courbes d’abondance du CO2 et des températures depuis …le Cambrien …des températures globales moyennes de 22°C il y a 200 Ma contre les 12°C actuels …des quantités de CO2 largement supérieures à 1000 ppm, des palmiers aux pôles, sur les Pyrénées il y a 20 Ma, des sécheresses colossales sur le bassin méditerranéen lors du Messinien (- 6 Ma) où la mer était asséchée …La calotte arctique n’existe que depuis 10 Ma et elle a fluctué plusieurs fois au point d’être souvent bien plus réduite qu’actuellement, l’Antarctique est plus ancien mais la plupart des insectes se sont développés sur le Gonwana, libre de glaces il y a encore 150 Ma …Plus récemment on identifie des fluctuations de températures bien connues pour le Minoéen, l’optimum romain, puis médiéval, tous alternés avec des périodes plus froides …lors de ces optima les températures étaient plus élevées qu’en 2017 !!!
    On détecte des cycles lents inexpliqués, de périodicité 11 ans, 60 ans, 200 ans …etc …250 Ma …probablement liés à l’activité solaire et à la traversée des bras galactiques pour les plus anciens ((période du « snow-ball » où la Terre était quasiment gelée ???).
    Bref …cette lente sortie du « petit age glaciaire » se traduit depuis 1800 par une incontestable remontée des températures sans que le CO2 y soit pour quelque chose (remontée linéaire) …et ces alternances ont toujours existé! La période actuelle est d’ailleurs remarquablement stable depuis 30 ans, sommes-nous arrivés à un optimum avant une descente ??? A ce titre, le GIEC rejette toute influence solaire alors que toute l’énergie provient de lui (si on prend en compte ce feed-back qui est censé réchauffer la Terre qui l’a émis, en violation du bon sens et du 2 éme principe, alors les rayons infrarouge émis par la Terre doivent réchauffer le Soleil). Tous les scientifiques ((Stenmark, …)qui ont démontré que les fluctuations solaires ((l’observation des tâches solaires) ont été ridiculisés par les grands savants du GIEC …Et pourtant c’est l’explication la plus crédible et la mieux étayée ((cherchez les publications). A mon très humble avis, le lien entre l’activité solaire et la température terrestre est à chercher du côté de la production exothermique de l’ozone dans la Stratosphère et je ne sais pas pourquoi ce mécanisme (évident pour moi) a été si peu étudié ((quelques publications passées inaperçues au milieu de toutes les inepties relatives au trou de la couche d’Ozone …toujours le même impact supposé énorme sur l’atmosphère de notre Planète …or ce trou a toujours existé comme le démontrent des études récentes.
    Ne croyez pas non plus à ces histoires de fontes des pôles …il y a toujours eu des fluctuations (cherchez les publications sur ce thème) et même si le dernier EL NIno (pas de lien avec le CO2, un lien possible avec l’ozone ??? pas d’explication) a entraîné des retards (voir les données satellites) la calotte groenlandaise est en croissance ((et oui, contrairement à ce que les médias disent) et jusqu’à ce Nino l’Antarctique était lui aussi en croissance !!! « on » ne sait pas tout mais on doit réfléchir et ne pas nous comporter comme des moutons guidés par les « scientifiques » du GIEC …Cette fumisterie est tellement évidente qu’elle finira par être décelée par tous ((attendons déjà les mesures de T en 2018 après la sortie du Nino …ça devrait baisser, 0.8°C et actuellement 0.26°C …) mais on aura dépensé des milliards sans effet au détriment de véritables recherches sur des énergies alternatives (le solaire + l’éolien ne représenteront qu’une part infime, actuellement inférieure à 1% de l’énergie nécessaire car leur apport est limité par les caractéristiques du rayonnement solaire, notamment sa très faible concentration énergétique et son caractère aléatoire et le stockage n’est pas facile …L’Hydrogène est actuellement la meilleure piste mais il faut surmonter les coûts …le Solaire à concentration ? peut être ?
    Donc restons optimistes, la Planète n’a rien à craindre du CO2 …mais il y a bien d’autres dangers et nous devons être lucides.

    J’estime en avoir assez dit et je n’écrirai plus dans ce blog, je le consulterai de temps en temps, par curiosité. Je retourne à ma passion l’Entomologie …où les mêmes « réchauffistes » sévissent dans le monde mercantilisé et contraint des publications …le CO2 est partout!!!
    Bonnes réflexions et cordialement

    BOURDEAU retraité du CNRS (Physique_Automatique_Sciences de l’Information).

    • Merci, je me suis bien fendu la gueule !

      Je me suis aussi fait caca à la culotte en voyant votre pédigree…

      Bonne continuation dans l’étude des insectes.
      J’espère que vous avez tout de même remarqué, en tant qu’immense scientifique du CNRS, qu’il y en a nettement moins qu’il y a une trentaine d’année.

      Au début, il n’y avait rien et puis BOOOOOUM !!!
      L’univers était né…
      A partir de rien….
      Sorti du néant…

      Petit rappel:« une telle création d’énergie à partir de rien est impossible ».

      J’en rigole encore…
      Cela s’appelle de la dissonance cognitive.

      • Là Débilus, êtes K.O.
        Si vous croyez être convainquant en remontant au big-bang pour tenter de contrer Bourdeau…
        En plus vous semblez prétendre tout savoir sur le big-bang. Chapeau…

      • Bonjour Bourdeau,

        Pour vous éclairer davantage sur le fonctionnement de l’effet de serre et lever quelques confusions dans votre exposé, voici une conférence de Jean-Louis Dufresne qui synthétise particulièrement bien l’historique, le fonctionnement et l’influence des variations de l’effet de serre sur le climat.

        Je pense que cette vidéo permettra notamment de vous apporter de nouveaux éléments sur la variation de l’effet de serre en fonction de la concentration de C02 malgré la véracité de l’effet de saturation de l’absorption du CO2.

        Attention, la vidéo utilise le plugin flash, désormais « bloqué » par de nombreux navigateurs, Google Chrome s’en sort encore avec ce type de vidéo.

        http://www-centre-saclay.cea.fr/fr/L-effet-de-serre-sa-decouverte-sa-comprehension-et-les-effets-de-ses-variations-sur-la-temperature-de-la-Terre-colloque-de-l-orme-du-1er-avril-2010-par-Jean-Louis-DUFRESNE-IPSL

        Par ailleurs, je tiens simplement à vous préciser que le décalage de 800 ans entre concentration de C02 et température est parfaitement expliqué et n’implique en aucun cas un effet de causalité inversé, comme vous l’avez expliqué dans l’un de vos commentaires.

        Voici un article (F. Parrenin et al. : Science 01 Mar 2013: Vol. 339, Issue 6123, pp. 1060-1063) expliquant le phénomène. Pour faire simple, la fixation des gaz dans la glace se réalise légèrement en profondeur dans une glace déjà formée, donc ancienne, ce qui induit un léger décalage.
        L’article complet en pdf si vous n’avez pas d’accès payant à Science=> http://m0.libe.com/blogs/sciences.blogs.liberation.fr/2013/03/04/d%25C3%25A9glaciation-et-co2.pdf

        Cordialement,

        • C’est Bourdeau …j’avais dit que je n’écrirai plus …la tentation est trop forte, je réponds à hector:
          je connais bien sûr les articles de Dufresne, éminent Normalien (Institut Simon Laplace) et en particulier l’article que vous citez (pas la vidéo, l’article du même titre) dans lequel il reconnait que la colonne d’air est saturée (ce que je disais et que vous contestiez) et comme c’est une énorme épine pour les théories de l’Effet CO2 (lui au moins il le reconnaît) il cherche une autre explication qui est que l’émission vers l’Espace est repoussée vers le haut si le CO2 augmente (ce qui est d’ailleurs faux ou pour le moins négligeable vu les quelques ppm anthropiques) et que donc en vertu de la loi de Stephan où la puissance radiative émise par un corps varie en T puissance 4 et comme la température décroit avec l’altitude il se trouve que plus cet échange a lieu à haute altitude, plus cette puissance émise est faible …donc plus la Terre se réchauffe, c’est l’Effet de Serre revu et corrigé! Imparable !!! Et en plus ça expliquerait pourquoi la température de la Stratosphère diminue (l’ineffable Jean Jouzel semble avoir compris ce point et l’exploite à la télé devant un auditoire ébahi). Mais la loi de Stephan est aussi proportionnelle à la surface d’émission et la surface de la sphère de Plank qui est décalée en altitude a un rayon plus grand que celle avec moins de CO2 et donc une surface plus grande et par conséquent la puissance émise plus haut doit être corrigée de cet accroissement de surface (en R au carré) …Son raisonnement est qualitatif et faudrait qu’il calcule si effectivement il y a plus ou moins de puissance échangée vers l’Espace avec un accroissement de quelques ppm de CO2 (en admettant qu’il reste des traces d’infrarouge à 15 µm à absorber à de telles altitudes (en contradiction avec la saturation à basse altitude) …Il faut remarquer que le gradient adiabatique ( – 0.6°/100 m en moyenne dans la Tropopause) et POSITIF (à cause de l’ozone) dans la Stratosphère permet toujours de trouver une altitude d’équilibre …Si je continue à raisonner simplement et qualitativement ce chercheur reconnaît que les théories antérieures sur l’Effet de Serre ne collent pas ( la vitre de la serre avec ces schémas absurdes de flèches de rayons qui rentrent et qui ne sortent pas …dans tous les « vieux articles » puis le « feed back » pour corriger le faux mécanisme de la vitre-énorme cette erreur de la vitre, c’est de la convection, et pourtant c’est un grand savant chimiste qui est à l’origine …comme quoi la Physique c’est difficile et ça incite à l’humilité tant qu’on n’a pas de preuve) et il propose une nouvelle explication qui de toute façon s’éloigne peu de l’effet de retard intuitif provoqué par le « stockage » CO2 + H2O mais qui ne tient pas compte de la correction de surface …il est possible que cette correction laisse l’avantage à la diminution de puissance émise (T puissance 4 contre R puissance 2) mais de toute façon ce calcul me semble délicat car il faudrait tenir compte d’effets induits au niveau macroscopique (raison pour laquelle son raisonnement reste descriptif) et SURTOUT, vrai ou faux je ne vois pas comment l’effet de décalage infime de quelques ppm pourrait avoir un effet mesurable sur la puissance émise vers l’Espace. Et puis ce n’est pas si simple car le soleil ne chauffe pas la nuit, c’est variable en fonction des saisons, il y a stockage par les océans à grande capacité thermique, avec des courants dont on ne connaît pas les temps de réponse, et puis la Terre tourne des études sérieuses montrent que les variations de la vitesse de rotation de la Terre ((le magma n’est pas uniforme) sont corrélées avec les cycles climatiques repérés mais qui peuvent aussi dépendre des cycles d’activité solaire ((voyez la littérature) …Bref c’est très très compliqué et personne n’a les connaissances pour modéliser quoi que ce soit et surtout pour dire si telle courbe de température qui s’écarte de 0.256789 °C est plus valable que celle où l’écart est de 0.2575679834678 °C …car on en est là avec ces histoires « d’année la plus chaude » ou de vaches qui dégagent du CH4 …
          ou d’oiseaux et de plantes qui se déplacent vers le Nord …pour 2 à 4 ppm de plus … et qui est de toute façon repris par le cycle du Carbone …vous savez l’Energie carbonée de N. Hulot, ce grand savant qui veut mettre des éoliennes partout (à propos elles tuent beaucoup d’animaux volants) et aussi des panneaux photovoltaïques (même en couvrant toute la surface de la France on reste très loin des besoins journaliers …j’ai fait un calcul rapide …et les politiques gobent!) …l’Homme est effectivement dépassé et ne comprend plus le monde technologique qu’il a créé …
          Quoi qu’il en soit, et c’est pour cette raison que j’écris à nouveau, son article démontre que rien n’est certain dans cette histoire d’Effet de Serre du CO2 …et pour l’instant il vaut mieux s’en tenir à la comparaison avec les climats passés et où on retrouve des fluctuations autrement plus importantes. Connaissant maintenant l’incertitude sur ce phénomène basique utilisé dans les modèles on ne peut qu’être très réservés sur leurs prévisions catastrophiques non confirmées depuis que cette théorie existe !!! D’ailleurs un diagramme vient d’être publié montrant que depuis le début de ces études les valeurs du supplément de puissance par m2 du CO2 a régulièrement diminué pour tendre vers zéro …

          J’en profite pour rassurer Débilus sur les insectes qui se foutent complètement du dérèglement climatique; les mêmes espèces supportant allègrement des écarts de température de 30 °C journaliers …encore un mythe! Le papillon Machaon commun vole de 0 m à 3000 m …je trouve les mêmes coléoptères de 300 m jusqu’à 2500 m sous la glace du fond de gouffres vivant avec leur larve …La vraie menace est la destruction des biotopes (les plages nettoyées par exemple, le comblement des marais littoraux pour y implanter des zones industrielles, les coupes à blanc dans les forêts pour exploiter le bois de chauffage) et les insecticides en agriculture …mais en dehors de ces territoires ils se portent très bien et ne migrent absolument pas vers le Nord comme le disent les médias et les écologistes dogmatiques et ignorants…
          Une explication à ce délire « scientifique » généralisé: la carrière des chercheurs est plus qu’avant soumise à la dictature du nombre de publications dans des revues cotées où le copinage sévit …et comme il est plus facile et plus apprécié d’utiliser l’ordinateur pour faire des modèles « mathématiques » sans sortir de son bureau et en compulsant la littérature du moment, les sciences expérimentales n’ont plus de place, c’est dramatique au CNRS où il y a « consanguinité » …même dans les domaines de la Biologie où je publie à la retraite ((Phylogénie des Coléoptères par étude génétique) il faut mettre un couplet sur l’impact climat, si non le comité de lecture n’accepte pas …forcément des financements énormes sont déversés sur la recherche Climat …et sur le « Big Data » …il y a beaucoup d’enjeux financiers (le Big Data devrait permettre, entre autres, de tout connaître sur des grands jeux de données, GOOGLE etc …afin de cibler les consommateurs) …
          Alors au lieu d’utiliser le CO2 comme bouc émissaire il vaut mieux essayer de comprendre où sont les risques et ne pas se comporter comme des moutons prêts à être tondus. Je sais, il faut faire une différence entre météo et climat, certes à prédire pour dans 100 ans on risque moins que pour le lendemain où c’est plus simple, mais pour l’instant personne ne parle plus de l’année la plus chaude de tous les temps, on se pèle partout …ils diront que c’est le Jet Stream (on lui met tout dessus sans savoir ce qui influence sa trajectoire) ou le dérèglement climatique » que de conneries en ce siècle où les gens sont plus instruits …Les oignons avaient pourtant une épaisseur de peau plus importante, signe d’un hiver rigoureux, les climatologues devraient en revenir à ces prévisions!

          Bon! là je n’écrirai plus et je ne vous énerverai plus …je me suis assez lâché …et il est tard.

    • On se tape un hiver comme on en a pas vu depuis longtemps avec une succession de vagues de froid, de pluie à n’en plus finir, une anomalie mondiale qui s’écarte franchement des prévisions, des -50°C aux US, des -70°C en Sibérie, de la neige en veux-tu en voilà, et enfin un bon coup de froid en Europe dans les prochains jours, et tout ça ce serait bien sûr la preuve indubitable du réchauffement et de l’influence du CO2 anthropique.
      Je me demande combien de temps le discours alarmiste va pouvoir encore tenir dans les médias…

  8. @ninja, ce coup de froid n’est ni plus ni moins qu’un phénomène lié à de la variabllité naturelle annuelle et un autre quasi décennale. Sans oublier que la configuration du système climatique en la niña ne peut qu’amplifier ce qui peut être observé.
    @Bourdeau, si le climat conditionne l’évolution du sujet de votre passion qui est une part pourtant pas si négligeable de la biomasse, peut-être que vous aurez autant à dire sur une éventuelle modification de leur population : anthropique ou pas ?

  9. Salut à tous, retour du boulot et je vois que ça débat sec.

    Pour ma formation Bourdeau, deug de physique puis master en géophysique à Normale Sup (rue d’Ulm) + DEA, puis expertise énergie-environnement politique d’abord puis industrie.

    Pour le deuxième principe de la thermodynamique, c’est parce que je le comprends et l’utilise implicitement dans n’importe quelle analyse thermique industrielle, que je crains les transformations qui s’opèrent à l’heure actuelle.

    Pour la part de CO2 d’origine anthropique Maignial a raison, c’est bien 130ppm en 2018 (confirmé par la mesure du rapport C13/C12).

    Pour la loi de Stefan-Boltzmann (et pas Stephan), il me semble qu’elle lie la puissance émise par unité de surface à la température (en T puissance 4 effectivement) de surface d’un corps émissif. Elle est très pratique pour estimer la température de surface d’une étoile ou d’une planète par observation de son rayonnement, dans le cas de la terre on obtient -19°C (calculé sur un rayonnement à 235 W/m², soit 340 W/m² de rayonnement solaire x (1-0.31), 0.31 d’albedo moyen terrestre), les 33°C de différence correspondant à l’absorption/ré-émission vers le sol du rayonnement IR terrestre par l’atmosphère.

    Pour les raies d’absorption, notamment celle du CO2 à 15µm, si l’effet saturation est indéniable, il ignore totalement le fait qu’ajouter du CO2 dans l’atmosphère s’apparente à épaissir la couverture absorbante et donc renforcer la capacité à ré-absorber le spectre d’émission provenant de la basse altitude. En fait, ce n’est pas vraiment ce qu’il se passe à faible altitude qui est déterminant, mais les changements de composition qui s’opèrent en haute atmosphère, et qui sont susceptibles de modifier le bilan radiatif final vers l’espace.

    Pour les taux de CO2 du Cambrien, les paramètres géophysiques et biologiques étaient tellement différents que je ne vois pas bien la pertinence de la comparaison. Personnellement soit on regarde d’un point de vue mécanique les 800 000 dernières années qui sont assez bien connues et qui montrent des cycles stables, soit on regarde le problème d’un point de vue anthropocentré et à ce moment là on se concentre sur les 200 000 dernières années.

    Pour l’optimum romain et médiéval plus chauds que la température moyenne mondiale 2017, c’est juste faux, les différentes reconstructions mondiales montrent des anomalies à +0.4-0.5°C au mieux par rapport à la référence pré-industrielle (même le dernier rapport de l’US Global Change Research Program le confirme c’est dire), les climato-sceptiques qui utilisent la courbe d’Hubert Lamb publiée en 1965 pour étayer leur propos sont des charlatans.

    Pour la calotte groenlandaise qui augmente, encore faux, je t’invite à consulter les données du satellite Grace qui mesure les masses de glace des calottes groenlandaises et antarctique (https://climate.nasa.gov/vital-signs/land-ice/)

    Pour le fameux « marché du carbone est juteux » que tu balances négligemment d’entrée de jeu, je te rappellerai deux ordres de grandeur, la dette de la France depuis 40 ans équivaut à sa facture en énergies fossiles importées, et les subventions versées aux énergies fossiles annuellement dans le monde avoisinent les 500-600 MM$ contre 100-150 MM$ aux renouvelables (dixit l’Agence Internationale de l’Energie), or on parle au mieux d’une taxe de 30$ par tonne de CO2 émise (et qui n’est toujours pas en place) soit 120 MM$/an de recette mondiale potentielle.

  10. @Bourdeau
    J’avais loupé ton « l’hydrogène est la meilleure piste » qui est un genre de cerise sur le gâteau. L’hydrogène natif exploitable à la surface de notre planète n’existe pas, il faut donc le produire par un procédé industriel X ou Y (essentiellement vaporeformage du CH4 ou electrolyse de l’eau) qui nécessite la mise en jeu d’énergie pour l’obtenir. Par conséquent l’hydrogène est un vecteur d’énergie, ni plus ni moins que l’électricité ; il se stocke mieux que l’électricité mais se transporte plutôt mal, en aucun cas il n’est le début de la prémisse d’une solution du problème global de production d’énergie.
    Je te rejoins sur un point cependant, le CO2 n’est pas le plus grand danger, c’est bien plutôt toutes ces personnes qui dans leur chute clament haut et fort qu’il ne faut pas s’inquiéter puisque jusqu’ici tout va bien…

    • Difficile de ne pas répondre …notamment pour la « cerise » et le CO2 anthropique:
      – je maintiens que les estimations diverses sont de 0.1 ppm à 2 ppm par an pour ces dernières années …vous dites 130 ppm sur les 400 ppm du CO2 total !!! ça fait vraiment beaucoup !En plus, le débat porte sur sa persistence dans l’atmosphère qui est « estimée » suivant les auteurs entre 4 et 30 ans, certains moins d’autres 100 ans!!! Qui croire ? et ça change tout …quoi que …si c’est déjà saturé ça n’est pas important.
      – je ne reviens pas sur le fait que vous admettez maintenant qu’il y a effectivement saturation du CO2 ((et H2O ???)…et vous bottez en touche en pronostiquant que « ça se passe plus haut » sans dire comment …c’est la dernière histoire des couches de Dufresne mais qui ne me convainc pas pour les raisons que j’ai précédemment résumées. Ces gens reconnaissent que les explications antérieures sur l’Effet de Serre vitre, feed back …) étaient erronées alors pourquoi croire qu’ils ont maintenant raison sur un argumentaire purement descriptif et qui contredit leurs affirmations précédentes…De toute façon il faut reconnaître que les plus « gros » cerveaux se cassent la tête la dessus et que donc il faut attendre un verdict des mesures sur ? 30 ans ? Je serai mort ça c’est certain. Je continue néanmoins à suivre ces études qui restent passionnantes car pluridisciplinaires mais je maintiens mes doutes. Je ne peux que constater « qu’on ne sait quasiment rien sur le global » et qu’il est pour l’instant illusoire d’interpréter les résultats des modèles; il vaut mieux comparer la situation actuelle à ce que nous savons avec certitude sur le passé. Dans ce domaine, ma longue expérience de l’Entomologie m’aide à détecter les erreurs grossières venant surtout des « écologistes » ((Sivens, Notre Dame des Landes …j’ai lu les rapports et je connais ces milieux, sans importance pour la faune …_ une autre histoire mais liée à ce sentiment de danger pour la Planète). Quant aux épaisseurs de glace je pourrais aussi vous fournir des mesures récentes en contradiction avec les vôtres …toujours est-il que l’Antarctique était en progression jusqu’au El Nino et que l’Arctique est légèrement en dessous de sa courbe moyenne ((El Nino aussi) …N’oublions pas que pour la glace, – 20 °C ou – 30°C c’est pareil …Les courbes de début et de fin des périodes de gel/dégel de l’Arctique sont connues et en mémoire depuis 50 ans, je les ai comparées et elles ne différent pas de plus de 2 jours sur cet intervalle de 50 ans …D’après Al Gore l’Arctique devrait actuellement ne plus exister …Le passage du NE devait être libre de glaces pour la navigation …le pauvre F. Gabard a failli y laisser la vie ((encore a-t-il eu 2 jours inattendus pour franchir un étroit couloir) démontrant ainsi que ce passage n’était pas plus libre qu’au début du siècle . Et les ours polaires sont en expansion …
      – concernant les climats passés …on trouvera toujours des publications des « réchauffeurs » ((vous en êtes si j’ai bien compris et
      d’après votre activité liée à l’environnement) minimisant les alternances des périodes chaudes; je ne vais pas rentrer dans la véracité des degrés en + ou en – (les vikings exploitaient tout de même le Groenland et il y avait des forêts tropicales sur les Pyrénées il y a moins de 10 Ma), ce qui est important c’est que la température actuelle n’est pas exceptionnelle surtout après le « petit age glaciaire » et que DONC rien ne dit que notre production de CO2 en soit la cause …d’autant plus que bien d’autres mécanismes sont soupçonnés par des chercheurs au moins aussi crédibles que les « réchauffeurs », notamment corrélés à l’activité solaire ;..le débat peut durer à coups de publications contradictoires …attendons.
      – j’en viens à la cerise : oui même moi je sais que l’hydrogène n’existe pas à l’état naturel et que sa production est coûteuse, néanmoins les piles à combustibles existent depuis longtemps et les véhicules à H2 aussi …Donc le SEUL problème reste une production d’hydrogène à côuts acceptables. Ce que j’évoquais (ayant beaucoup travaillé sur THEMIS la première centrale solaire à tour mondiale dans le cadre du PIRDES + photovoltaïque fixe ou a concentration) car il est qu’il est aisé d’obtenir au foyer une température suffisante pour craquer la molécule d’eau (ça commence à 700 °C et la transformation est totale à 3000 °C) …or au foyer on atteignait 1200 ° C si mes souvenirs sont bons. Ce n’était qu’une remarque pour illustrer que la solution hydrogène est loin d’être irréaliste, en tout cas plus crédible que le Solaire direct puisque avec H2 on résoudrait en même temps le stockage …Pour moi, l’éolien et le Solaire photovoltaïque resteront non généralisables. Alors je ne comprends pas qu’un ingénieur de l’environnement balaye cette hypothèse avec mépris, alors qu’on a dit le plus grand bien de l’énorme impossibilité de l’avion solaire …même MKM ((polytechnicienne) en a fait l’éloge …Restons dans le doute face au catastrophique.
      Avec ce grand danger du CO2, vous croyez sérieusement que les Energies renouvelables vont remplacer les énergies conventionnelles d’ici à 2050 ?

      • Complètement d’accord avec vous sur le fait qu’on ne sait pas tout expliquer en 2018.
        Sauf peut-être quelques personnes qui semblent ultra-sûrs de détenir la vérité et ultra-sûrs de leur science personnelle.
        C’est fou comme il savent déjà tout, sans le moindre doute.
        Je ne suis pas scientifique, par contre je suis pragmatique. Je préfère attendre encore un peu pour me forger un avis définitif.
        A défaut de pouvoir prédire les choses directement, je trouve que la démarche consistant à analyser les données climatiques existantes pour reconstituer le passé et essayer de définir la tendance dans un avenir proche me séduit assez => https://www.youtube.com/watch?v=c90Y1W1WxQg Elle paraît en ligne avec les travaux de Svensmark.
        En attendant, je ne compte plus toutes les âneries de fin du monde et d’apocalypse débitées par les réchauffistes depuis au moins 20 ans, genre en 2000 un scientifique qui disait que nos enfants ne verraient plus neige. C’est plus que raté non ? Passons aussi sur les bêtises bien connues d’Al Gore, et plus récemment celles de Hulot reliant très directement (au 20h d’un Delahousse toujours complaisant) l’ouragan Irma au réchauffement anthropique.

      • Bonjour Bourdeau,

        Le phénomène de saturation (sauf peut-être sur la bande de 15µm) du CO₂ n’est pas encore bien établi. Et même si c’était le cas, les océans et la biosphère – surtout si nos activités en réduisent les capacités à le faire depuis quelques siècles de déforestation, de brulis, de lessivage et d’apauvrissement des sols, d’épandage de « .cides » en tout genre, de monoculture, d’extrction, de bétonisation et de productions thermiques en tout genre depuis quelques décennies – continueraient leur travail jusqu’à leurs limites d’absorption tant que l’effet de couverture des GES (eau, CO₂, CH₄, etc.) et ce ralentissement de le l’échappement thermique persiste. Le bilan semble plutôt clair en la matière : il y a plus de dioxyde de carbone qui arrive dans le milieu permettant son homogénisation, l’atmosphère, que ne peuvent absorber les autres « puits ». Une explication plus crédible et pas anthropique de cette source en si peu de temps à part par exemple le Pacifique Sud ?
        Ma croyance, s’il s’agissait d’une croyance, ou plutôt d’un credo, c’est que nous avons donné une impulsion suffisante avec nos cochoncetés pour que les variations naturelles n’aient plus de rôle significatif ; que de continuer n’arrangera bien sûr en rien les choses, et de s’arrêter (je me contrefouts des effets de bords ici) ne pourra qu’écourter cette passe. Savez-vous aussi que nous semblons nous diriger

        Pour l’Antarctique, il s’agissait d’un accroissement de la surface, pas du volume de glace. D’un point de vue physique ça fait une très grande différence. Une vélocité accrue des glaciers ne serait pas une bonne chose même si cela pourrait entrainer la satisfaction de quelques personnes à y voir un retour à une plateforme et/ou une surface de mer de glace plus grande. Il est normal que cela dégèle quand de l’énergie en quantité suffisante arrive, mais il en faudra toujours moins pour dégeler une quantité à -20°C qu’à -30°C, que ce soit aux pôles ou bien à 3500m d’altitude, le surplus ira faire le bonheur de nos thermomètres. Je suis un total béotien, je me défendrai avec mes moyens, mais je trouve ça un peu énorme pour votre pedigree de balancer ça; ne croyez pas non plus plus vous adresser à des personnes aveugles : humilité certes, mais prudence aussi. Les ours polaires, à fréquenter nos poubelles, ils peuvent encore avoir un sursis et apprendre à leur progéniture comment survivre en milieu hostile. Quant aux Vikings et le Groenland (du sud, pour rappel)… un fiasco de 500 années où les colonies de plusieurs milliers d’individus étaient plus ou moins sous « perfusion » à la fin (les inuits se sont bien mieux adaptés mais ils étaient plus au nord). Aujourd’hui il y a des feux de tourbes assez impressionant dans cette région. Que cela prouve-t-il à part enfoncer des portes ouvertes ici, sur les cycles naturels ?

        Je vous rejoins par contre sur le solaire et le photovoltaïque, une véritables catastrophe annoncée, que ce soit pour des raisons bassement mercantiles, son insufisance à préserver le statu quo pour les besoins énergétiques actuels de nos sociétés délirantes et full-connected-in-the-cloud tout comme pour la préservation de ce qui reste encore naturel/féral sur cette planète et ne pas en rajouter une couche, fusse-t-elle géologique. Les discours formatés de nos élites sont à pleurer à ce sujet et cela ne leur posera jamais de problème de conscience de nous plonger de Charibde en Scylla.

        • Sur « Savez-vous aussi que nous semblons nous diriger », je n’ai pas tout effacé.
          Il s’agissait de quelques mots sur cette facheuse situation des vertébrés et invertébrés, du moins leur population, en raison de la colonisation totalisante de nos modes de vie sur ce qui restait encore pas trop cochonné, votre penchant pour l’entomologie et votre réponse supra (à Débilus) semble nous conforter sur la même voie.

  11. En ce qui concerne l’optimum médiéval, outre le fait qu’il n’a concerné qu’une « petite » partie de la planète de l’Atlantique nord à l’Europe (alors que le réchauffement actuel est quasi généralisé), il n’est même pas vrai que les températures y furent aussi chaudes qu’aujourd’hui. Je mets ci-dessous les liens vers 2 études qui, à 12 ans d’intervalle, confirment que le niveau actuel des températures est inédit depuis au moins 5000 ans (probablement plus), aussi bien dans les Andes équatoriales que dans l’Europe du nord (qui est censée avoir connu des températures plus élevées à l’époque romaine et durant l’optimum médiéval, à en croire ceux qui expliquent que le réchauffement actuel s’inscrit dans une série de fluctuations naturelles).

    http://www.pnas.org/content/103/28/10536.full
    http://rsos.royalsocietypublishing.org/content/5/1/171738

    • La thermolyse d’H2O (qui commence à s’opérer à 900°C) est connue depuis plus d’un siècle mais n’est pas pratiquée industriellement car le rendement énergétique de l’ensemble est plutôt mauvais (dépend totalement derrière du rendement de la pile à combustible ou d’un cycle de Carnot si moteur). Si vous chauffez de l’eau à 900°C autant faire tourner une turbine et produire de l’électricité… Il se trouve que mon père à co-conçu le four solaire d’Odeillo (partie thermique), qui a été construit 15 ans avant Themis et qui était un démonstrateur industriel et pas un centre de recherche ; on y a essentiellement produit de l’électricité turbinée et depuis quelques années on y a bien fait de la thermolyse à titre expérimental et étudié le comportement des matériaux à haute température notamment les fluides caloporteurs type sodium (3500°C au foyer d’Odeillo).

      Petite précision sur la quantité de CO2 d’origine anthropique, non seulement le δ13C (cf. https://www.esrl.noaa.gov/gmd/outreach/isotopes/c13tellsus.html) nous renseigne sur la source de plus en plus fossile du carbone atmosphérique, mais de surcroît il est corrélé par la baisse de la concentration d’O2 atmosphérique (cf. https://www.esrl.noaa.gov/gmd/obop/mlo/programs/coop/scripps/o2/o2.html) qui confirme qu’il provient bien d’une combustion. Conclusion, et oui, c’est bien 130ppm, et re-oui c’est énorme, et non les puits naturels ne compensent pas en totalité les rejets anthropiques.

      Concernant les énergies renouvelables, je n’ai absolument pas affirmé qu’elles étaient la solution, car elles posent des problèmes de réseau et de backup de puissance. Elles peuvent contribuer probablement à hauteur de 30% de la production d’électricité, au delà il faut faire comme l’Allemagne et utiliser ses voisins comme déversoir et backup de pointe (dans certains cas de production trop massive le prix spot de l’élec allemande est négatif, cad qu’ils payent pour que les voisins reçoivent leur production). Le ratio pourrait éventuellement monter si on trouvait des solutions de stockage rentables énergétiquement (batteries lithium à électrolytes solides ?) A titre personnel, je pense que la solution est bien plus dans les modes de consommation que dans des « solutions » de production. Enfin j’estime qu’il n’y a aucune solution universelle, les besoins, atouts et contraintes de l’Islande ne sont pas ceux de l’Afrique du Sud.

      Pour le reste, ayant déjà répondu sources à l’appui à la plupart des points, pas la peine d’y revenir tant que vous ne sourcerez pas vos affirmations par le calcul ou des sites/études fiables. Les termes que vous employez comme « je pourrais aussi vous fournir des mesures récentes en contradiction », « d’autres mécanismes […] soupçonnés », « des chercheurs au moins aussi crédibles » desservent clairement votre propos (je note l’usage d’articles indéfinis et du conditionnel pour désigner le coeur de votre propos).

      Signé : votre « réchauffeur » préféré

      • Je réponds à Goupil …bien que je sache qu’il ignorera avec le plus grand mépris tout argument contraire à sa pensée « cablée », je ne cherche à convaincre personne, je suis sur un lieu de débat et je tiens à répéter que ce domaine est d’une extrême complexité ((au sens des systèmes complexes) et que la Climatologie est une « science » débutante; pour l’instant les modèles ne sont absolument pas crédibles puisque même le paradigme de base est fortement controversé ((l’Effet de Serre) …Avant de faire tourner un modèle il faut être absolument certain qu’il prend en compte tous les éléments vérifiés et que les conditions initiales soient identifiées (il faut aussi déterminer sa sensibilité aux perturbations, son caractère monotone ou pas, les conditions de convergence …l’Automatique implique des conditions strictes pour obtenir un modèle non chaotique …) …bref c’est très très compliqué et en très modeste automaticien je « sens » que les modèles ne respectent aucun critère ((les écarts avec les observations sont croissants !!!). Donc il y a des gens qui croient aux prévisions « nauséeuses » des modèles, comme Goupil, et puis il y a des gens comme moi, qui ne sombrent pas dans ce pessimisme ambiant et qui pensent que nous ne sommes pas sur un Titanic, question de vitalité? de goût de la vie ? Bien sûr il y a la majorité des gens qui s’en foutent ou qui estiment n’avoir aucune compétence pour avoir un avis …Je ne juge aucune position, c’est un problème personnel, mais sur un blog fait pour échanger « on » n’a pas à traiter par le mépris les avis contradictoires. Comme je ne supporte pas la « croyance » je réponds brièvement à vos objections:
        – la proportion de CO2 anthropique qui se situe en dessous de 2 ppm par an …estimations …sachant que l’estimation de sa durée de vie est très incertaine, comme le montre l’article dont vous donnez l’URL et sur lequel je reviendrai; je donne ici l’URL qui reprend les données officielles. En tout cas vos données ne sont pas crédibles, erreur de lecture ? d’échelle ?

        https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mission_de_dioxyde_de_carbone

        – l’article sur les sources de CO2 …rien de neuf, « tout le monde » sait qu’il y a 2 grandes sources de Carbone et qu’on les distingue par leur composition isotopique, personne ne conteste ces données, personne ne conteste que la part anthropique existe. L »article ne fait que signaler que les recherches en cours montrent une quasi équivalence des mécanismes biologiques, géologiques, …de stabilisation des nombreux cycles du carbone pour les deux sources que « la nature » ne distingue pas …ces constatations bien connues ne vont pas du tout dans votre sens …Par ailleurs il indique que le problème des océans est loin d’être connu notamment au niveau des constantes de temps ((pour les courants marins identifiés on estime des centaines d’années …contre 4 ans – 10 ans ??? pour les terres), les scientifiques y expliquent que la traque des isotopes devrait permettre d’en savoir un …tout petit peu plus …
        Or vous dites le contraire avec une certitude sans faille ! ça s’appelle se tirer une balle dans le pied! C’est vrai que votre papa est un scientifique et que ses compétences ont pu se transmettre génétiquement; je reste plus dubitatif sur les capacités de mon petit cerveau ((à 76 ans les épreuves ne laissent pas d’illusion) et puis mon père était maçon.
        En résumé, je n’ai fait que rappeler que pour l’instant nous n’avons pas assez de recul pour voir dans les moins de 1°C d’augmentation depuis 1850 ((sachant qu’avant les satellites les mesures très dispersées faites au thermomètre dans un seau d’eau de mer ou sur quelques sites urbains sont non représentatives pour les précisions de 0.2 ° recherchées – avant 1980 …c’est un ordre de grandeur)- sachant aussi que les fonctions de rayonnement sont en T puissance 4 et que faire une moyenne n’a pas grand sens, sachant que ce n’est pas une grandeur d’état on ne peut pas considérer que ces courbes donnent une représentation de l’état énergétique de la Terre ((avec ses océans …ses capacités et ses temps de réponses …). Il faut avoir une vue très simpliste pour croire aveuglément que le CO2 est le plus grand péril pour la vie …qui en a vu bien d’autre, ne serait-ce qu’aux époques historiques (bien que vous le contestiez avec des affirmations péremptoires). Sur les cycles du carbone, notre époque ne se distingue pas des précédentes …en moyenne, il y a eu des périodes sans forêts équatoriales ou « sans » déserts tropicaux, ou sans glace aux poles …et la vie est toujours là, on ne vit pas dans un appartement climatisé!
        – l’article sur l’oxygène …rien …de nouveau ou de démonstratif, l’oxygène est produit essentiellement par la photosynthèse dépendant du CO2, …et croissant dans le même sens, et l’article précédent dit bien que la Nature ne fait pas le tri des deux isotopes …

        Pour être honnête il faut dire qu’il y a beaucoup de sites où on peut trouver des documents bien faits et où s’expriment les avis contradictoires plus ou moins bien étayés …Je cite un site climato-convaincu « Expliquer avec réalisme la variabilité du climat » …il y a des démonstrations pour prouver que le « forçage radiatif » existe et que c’est bien la cause du réchauffement …Je n’ai fait que donner mon modeste avis sur ce point fondamental, après avoir examiné les informations contradictoires de beaucoup de sites et de publications …sur 10 ans …à temps perdu …avec mes modestes compétences qui se sont tout de même améliorées …et je ne suis pas un hérétique isolé ((regardez la longue liste des scientifiques « climatosceptiques » et leur pedigree) …Vu la masse de PDF que j’ai enregistrés que Goupil n’attende pas que je précise mes sources, je ne prétends pas faire un cours et puis il a rejeté les quelques travaux dont j’ai fait mention « oh, Monsieur machin! pas crédible …il faisait partie de ….il est donc discrédité dès le début … » sans appel !

        Si j’ai bien compris, Goupil « milite » pour la décroissance …là on aborde une pensée de fond qui secoue notre société de privilégiés ..par le pessimisme, et je dirais l’irréalisme …long débat qui explique ce catastrophisme ambiant qui trouve une démonstration dans le climat.
        A mon humble avis, c’est à la fois irréaliste et indécent:
        – on ne revient pas en arrière, on ne peut plus chasser le bison comme les sioux ou le guanaco comme les fuégiens …nous avons créé un monde technologique qui nous entraîne …il faut s’y adapter, comme nos ancêtres ont su s’adapter aux changements bien plus traumatisants qu’actuellement (vous imaginez si on vous plongeait chez les esquimaux ou les Onas du siècle dernier !!! Pour les derniers vivre enveloppé d’une peau de guanaco et abrité par un simple coupe vent à la pointe de la Patagonie …et devant tuer à l’arc chaque jour un guanaco ..et puis le mythe du bon sauvage n’existe pas, le meurtre y est quotidien, la force est la seule loi .l’Anthropologie nous renvoie à la réalité …Je ne dis pas qu’ils se sentaient malheureux, ils luttaient sans se plaindre. Vous voulez revenir aux conditions de vie de nos grands parents ? Vous qui prenez une douche chaque jour, qui faites vos courses sur Internet, qui vivez dans des appartements climatisés, qui pouvez faire ce que vous voulez dans vos loisirs, vous qui rejetez la voiture alors que vous êtes incapables de faire la moindre marche …
        – vous rejetez ce mode de vie alors que des gens qui supportent encore celui que vous prônez risquent leur vie pour en bénéficier; vous croyez que les chinois voudraient revenir aux temps des famines et des guerres, quel que soit votre statut vous serez soigné …même si le CO2 augmente, même si nous continuons à manger de la viande …depuis au moins 2 millions d’années …

        Je fais partie des optimistes contents de vivre dans ce Monde, irréaliste ? on ne tardera pas à le savoir pour ce qui concerne le CO2…déjà j’attends avec impatience lees T global des mois qui suivent ce EL Nino qui a donné du grain à moudre aux « réchauffeurs »…

        PS: un petit bémol pour la personne qui a dit que c’était plus difficile de faire fondre de la glace à – 30°C qu’à – 20°C …je ne parlais que de la température moyenne de l’air arctique qui reste très négative (la limite de fonte étant – 2°C pour l’eau de mer) pendant une durée QUI N’A pas bougé d’un jour depuis 50 ans (vous pouvez vérifier, les graphes sont en ligne). La glace n’est pas à – 30°C bien entendu …et donc qu’on soit à une quelconque valeur négative elle ne fond pas, c’est un isolent (les igloos) …

        • L’effet de serre est très bien documenté. J’aurais dû déjà écrire une page à ce sujet pour éviter de répondre aux arguments qui reviennent en boucle et éviter que les réponses ne soient perdues dans les limbes. Je publierai donc dans les prochains jours une page pour résumer les connaissances actuelles, pas mes propres opinions, mais celles spécialistes de la question. Cela implique notamment des chercheurs du CNRS….

        • Bourdeau, c’est en relisant que j’ai réalisé ce qui est mal exprimé. Mais cela ne change pas grand chose surtout dans le cas de l’Arctic. Merci bien, les « graphes » je les consulte régulièrement. Les jours de début de fonte et de formation ne peuvent pas bouger tout comme les équinoxe où le soleil commence à pointer pour sublimer la glace et l’hiver où la chaleur des océans ne fait que se dissiper pour reformer la glace. L’été les anomalies de l’air en surface y sont moindre, mais en hiver, le phénomène est amplifié. En raison de la surface toujours plus grande des océans prenant un peu plus de chaleur au soleil auparavant, d’une dissipation océan-atmosphère modifiée (en T⁴) ou bien par humidité relative mais aussi et surtout que ces écarts sont souvent un point de départ de vents/tempêtes qui brisent aisément la glace en formation avec la houle. Il faut regarder aussi l’évolution de l’épaisseur (volume), la concentration et les surfaces de glace par ancienneté.

          Vous savez, je trouve que faire peur aux gens avec le « meurtre quotidien » des chasseurs-cueilleurs pas encore trop occidentalisés (vu le nombre d’une communauté où le chef n’est pas nécessairement un chef de guerre et où les femmes ont une tout autre place, en quelques milliers d’année, nous nous serions déjà éteint au pléistocène, l’anthropologie peut démystifier aussi certaines idées) ou bien laisser les gens regarder le meurtre en masse au quotidien des guerres ici ou là, les fusillades dans des écoles ou encore de pervers qui tuent presqu’à chaque coin de rue (de nos belles sociétés pas trop phallocrates, pacifiques à souhait et toujours à l’écoute de ses citoyens) à la TV et ne pas en dire mot, ce n’est pas glorieux. 😉

          Je suis persuadé qu’à votre âge vénérable, vous ne pouvez plus concevoir de devoir vous adapter, je trouve cela normal, j’en éprouverai les plus grandes difficultés actuellement et à mon âge, mais vos petits enfants, ou arrière, eux sauront très bien se débrouiller avec bien moins et n’y penseront même plus à la génération suivante… quelques savoirs sont malgré tout plus utiles que d’autres. À chacun de voir, sûr.

          • Ce qui est un peu emmerdant ici, c’est que si on n’est pas d’accord avec la pensée dominante de Lorck/Ghutz/Maignal/Goupil on se fait insulter plus moins subtilement. Alors moi je suis le climato-sceptique de service, le troll, et Bourdeau le vieux gâteux incapable de se remettre en question parce qu’atteint par la limite d’âge.
            En plus vous êtes tellement dans la hauteur de vue et tellement cultivé, que vous préjugez déjà de quoi ses petits enfants et arrières petits enfants sauront se passer, notamment de ce que vous avez décrété comme inutile selon vos critères personnels.
            Il y a pleins de gens à travers le monde qui font tout ce qu’ils peuvent pour sortir de la misère (et ça marche puisque la pauvreté recule), et vous, vous voudriez nous y reconduire. Même pas en rêve…
            Malgré votre petit savoir et votre petite culture, je vous prends pour ignorant qui s’ignore. Et quel manque d’humilité !!!

            Bravo à Bourdeau pour toutes ses mises au point argumentées. 76 piges, certes (et alors ?) mais toujours bien affûté visiblement.

            J’ai pas vu la vidéo (pas le temps) mais j’ai vu le bonhomme hier à la TV notamment => https://www.youtube.com/watch?v=UUMl_Sp6eb0
            Ses 87 ans ne l’empêchent pas non plus d’avoir les idée très claire lui aussi.

  12. Je suis un pragmatique et bien qu’ayant travaillé au CNRS en Sciences de l’Ingénieur, j’ai toujours passé mon temps libre dans la Nature et comme j’ai 76 ans il me semble que j’ai plus de chances que les plus jeunes d’avoir vu les évolutions de cette Nature; l’étude des insectes, entre autre, m’a donné une vision sur du long terme, je poursuis actuellement en étudiant avec des collègues chercheurs de plusieurs pays la Phylogénie (par l’ADN) de coléoptères répartis dans le Monde entier à partir du Gondwana …ça donne un certain recul ((plus de 250 Millions d’années, 120 Ma avant l’ouverture de l’Atlantique) …c’est un énorme travail de collaboration et pour faire des publications sérieuses il faut compulser des tas de publications, notamment en paléogéograhie et en paléoclimats pour essayer de trouver des explications sur les évolutions constatées …en plus il faut explorer le terrain pour trouver les insectes du bord de mer jusqu’aux gouffres de 600 m de profondeur à 3000 m d’altitude …Bref je ne suis pas un homme d’écran et je me méfie des gens qui parlent de tout sans savoir de quoi ils parlent ; je désigne là tous les fabricants de modèles informatiques …ça ne vaut pas un clou , ils font joujou avec des « outils informatiques » là où il faut des années avant de se faire une idée bien minuscule de la réalité …l’ADN permet d’avancer un peu plus mais « on » est très loin d’avoir les idées claires sur l’évolution …Tout ça pour dire qu’en Science il faut être humble, patient et savoir tout remettre en cause dès qu’il y a contradiction ((17 ans à plusieurs pour parvenir à publier avec certitude !!! Actuellement on voit des publications qui en mettent plein la vue mais qui sont vides et qui sont le fruit d’un « travail » de 2 ans effectué par un néophyte !!!). J’ajoute qu’avec TOUS mes collègues quel que soit leur pays, nous pestons sans cesse sur cette supercherie du « Global Warming » . Nous sommes tous conscients que nous ne savons quasiment rien sur les phénomènes complexes et nous pensons qu’en dehors de toute autre considération, prétendre avoir une connaissance suffisante des phénomènes naturels est une pure imposture ou une incompétence conduisant à l’inconscience.
    C’est pour cette raison qu’au début de ces recherches biologiques j’ai trouvé d’énormes contradictions avec les élucubrations des « réchauffeurs » et que j’ai décidé d’y mettre mon nez …il m’a fallu beaucoup de temps pour franchir toutes les marches de la perception pluridisciplinaire nécessaire, doutant à chaque pas de mon interprétation et revenant sans cesse sur les incohérences …certes j’ai une intelligence moyenne et une culture en cours de structuration mais avec l’obstination et surtout en lisant beaucoup de publications ((ce qui était difficile avant Internet) j’arrive petit à petit à savoir ce qui est faux …quant à savoir ce qui se passe réellement il faut être réaliste, Einstein est une exception …tiens à l’instant le journal télévisé de la 2 nous dit que les « scientifiques » ont prévu qu’il n’y aurait plus de stations de ski d’ici 30 ans !!! ça craint, il faut vite que je récolte mes amis insectes nivicoles …Comme depuis longtemps on nous avertit de cette catastrophe qui n’arrive pas je reste serein …Il y a 40 ans les mêmes « savants » prévoyaient une époque glaciaire …ça pourrait être drôle si on n’y dépensait pas des milliards et si en plus cette atmosphère de fin du monde n’influençait pas le moral des plus pessimistes et surtout si les Politiques ne suivaient pas les idées farfelues d’un N. Hulot (diplôme animateur télé, spécialistes de l’utilisation d’engins volants).
    Comme je peux raconter n’importe quoi, comme tout le monde, je vous donne un lien qui vous montrera que je ne suis pas le seul à douter …je ne suis pas d’accord avec tout mais dans l’ensemble la critique est fondée et les explications basiques à la portée de chacun judicieuses:

    nehttp://nov79.com/gbwm/gbwm.html

  13. Alors qu’un chercheur de 76 ans avoue avec une certaine humilité que notre terre est excessivement complexe au point qu’on est loin de tout comprendre et de savoir tout expliquer, on trouve ici des gens qui « savent », sont très sûr d’eux et de leur bout de science parce qu’ils pensent avoir tout lu et tout vu.
    Pour annoncer au cours d’un hiver bien senti que les stations de ski n’existeront plus dans 30 ans, il faut être gonflé de connerie et de prétention pour ça. On est à peine fichu de prévoir la météo locale à 3-4 jours et prétend savoir ce qu’il va se passer à 30 ans…
    Quel manque d’humilité ! Et même quelle connerie…

    • Ninja, nous savons tous que c’est une connerie depuis qu’il en existe une à Dubaï et qu’une autre par exemple est prévue pour le GPII EuropaCity. 😉

      Boire des effets d’annonce de la TV c’est bien, les prendre au pied de la lettre pensant que tout ceux qui y sont attentifs feront de même, c’est encore pire. Je vous prête peut-être une vision bien naïve de celle que vous me renvoyez, mais tout comme les lignes ferroviaires qui sont fermées, elles ne le sont pas par manque d’électricité dans les caténaires… les stations peuvent « fermer » pour diverses raisons et ce n’est pas forcément par absence pure et simple de neige.

  14. PS : je boycotte les JT de France2 exactement pour ce genre « d’infos ». S’ils traitent touts les infos de cette façon, on a du souci à se faire.

    • Salut GIEC,
      Je trouve ce genre de document saoulant, donc non, je ne l’ai pas regardé. Les besoins en pétrole ne baisseront pas avant 2040, je ne fais pas de souci pour cette industrie. Je crois par ailleurs que celle-ci était contre la décision de Trump lorsqu’il a annoncé que les USA quitteraient les accords de Paris.
      Climato-sceptique, je trouve cela péjoratif. Disons que je suis passé de « mouton-climato-crédule » jusqu’à fin 2016 à « citoyen-climato-interrogateur » à la recherche de la vérité. En l’état, la science n’est pas à même de tout savoir avec précision selon moi, donc je me résouts à attendre de voir ce qui va exactement se passer à l’avenir (surtout dans les 3 ans à venir), tout en étant très circonspect par rapport au discours qu’on nous tient dans les médias.

  15. Je ne dirai qu’une chose. Merci à Bourdeau d’intervenir ici.
    Il est évident que ses arguments n’arriveront pas à vous convaincre, (puisque pour vous la cause est entendue), mais au moins j’espère qu’ils vous feront admettre qu’il n’y a pas d’un côté les hurluberlus, les traitres à la science, les corrompus, les pseudo-scientifiques, et de l’autre les vrais scientifiques.

    Ne vous en déplaise, il y a bien débat scientifique sur cette question climatique.

      • Je ne pense pas que la cause soit entendue, mais vous pourrez reconnaître honnêtement qu’il existe un fossé intellectuel entre douter de l’absolue exactitude de la recherche sur le sujet du changement climatique depuis plusieurs décennies et en nier la totalité du fondement. Après je comprends que les uns estiment qu’il ne faut pas s’en inquiéter et que les autres estiment que c’est une catastrophe à venir, mais il appartient à chacun d’estimer son niveau de sensibilité sur la question et n’a aucun rapport avec l’état de la science à un moment T. Si réellement vous pensez que le changement climatique est une farce dont il ne faut pas se préoccuper, pourquoi ne pas nous laisser nous passionner pour cette question soir disant futile dans notre coin ? Surtout que dans les faits, aucune politique restrictive n’est mise en place à l’échelle globale, donc rien n’est fait pour déranger notre quotidien.

    • @DenisP: oui, il y a aussi un débat pour savoir si les pyramides d’Egypte n’ont pas été construites par des extraterrestres. En cherchant bien sur les milliards d’individus que nous sommes, vous entendrez n’importe quelle sornette à coup sûr.

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