Climat

Accélaration de la fonte de l’Antarctique ces 5 dernières années

Les pertes de glace de l’Antarctique ont triplé depuis 2012, augmentant le niveau global de la mer de 3 millimètres, selon une nouvelle évaluation de la NASA et de l’ESA (Agence spatiale européenne).

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature, les pertes de glace de l’Antarctique depuis 2012 font augmenter le niveau de la mer plus rapidement qu’au cours des 25 dernières années. Le continent blanc est responsable d’une hausse de 7,6 mm depuis 1992, dont 3mm au cours des cinq dernières années seulement.

Des scientifiques ont pu le déterminer grâce au bilan de masse glaciaire de l’Antarctique qui se veut le plus complet à ce jour. The ice sheet mass balance inter-comparison exercise (IMBIE) a été lancé en 2011 pour concilier les mesures par satellite du bilan de masse de l’inlandsis. IMBIE est une collaboration entre des scientifiques soutenus par l’Agence spatiale européenne (ESA) et la NASA. L’étude combine notamment des estimations tirées de l’altimétrie (mesure de l’altitude d’une région donnée) et de la gravimétrie (mesure de la pesanteur).

Par rapport au précédent bilan IMBIE 2012, la nouvelle analyse rassemble un plus grand nombre de participants, intègre des améliorations dans les capacités d’observation ainsi qu’une meilleure capacité à évaluer les incertitudes. Ce dernier bilan IMBIE combine 24 enquêtes tirées des satellites (ICESat, GRACE, CryoSat-2), impliquant 80 scientifiques issus de 42 organisations internationales.

L’équipe a examiné le bilan de masse de la calotte glaciaire antarctique de 1992 à 2017 et a constaté que les pertes de glace de l’Antarctique ont fait grimper le niveau global de la mer de 7,6 millimètres, avec une augmentation du rythme ces dernières années. La perte de glace du continent a été multipliée par trois depuis 2012. Les scientifiques l’attribuent à une fonte accrue dans l’Antarctique occidental et la péninsule antarctique, ainsi qu’à une croissance réduite de la calotte glaciaire de l’Antarctique de l’Est.

Contribution de l’Antarctique au niveau de la mer. Crédit: IMBIE/Planetary Visions.

Avant 2012, la glace diminuait à un rythme constant d’environ 76 milliards de tonnes métriques par an, contribuant à environ 0,28 millimètre par an à l’élévation du niveau de la mer. Depuis 2012, la quantité de glace perdue par année a triplé pour atteindre 219 milliards de tonnes, ce qui équivaut à environ 0,6 millimètre d’élévation du niveau de la mer par an.

L’Antarctique de l’Ouest a connu la plus grande variation récente, avec une perte de glace de 53 milliards de tonnes par an dans les années 1990 à 159 milliards de tonnes par an depuis 2012. Avec une contribution majeure des grands glaciers de Pine Island et de Thwaites, qui se retirent rapidement en raison de la fonte induite par l’océan.

À l’extrémité nord du continent, l’effondrement des plateformes de glace de la péninsule antarctique a entraîné une perte de 25 milliards de tonnes de glace par an depuis le début des années 2000. Pendant ce temps, l’Antarctique de l’Est est resté relativement équilibré au cours des 25 dernières années, avec un gain moyen de 5,5 milliards de tonnes de glace par an.

La péninsule antarctique vu des airs : bien que les montagnes soient recouvertes de neige et de glace, les mesures nous indiquent que cette région perd de plus en plus de glace. Crédit : Pippa Whitehouse, Université de Durham.

La contribution potentielle de l’Antarctique à l’élévation globale du niveau de la mer à partir de sa banquise est presque 7,5 fois plus importante que toutes les autres sources de glace terrestre dans le monde réunies. Le continent stocke suffisamment d’eau gelée pour élever le niveau global de la mer de 58 mètres si elle devait fondre complètement.

La mission GRACE-FO et le lancement prochain de Ice, Cloud et Altitude Satellite-2 (ICESat-2) doivent permettre de poursuivre le travail d’évaluation de la calotte de glace de l’Antarctique.

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Catégories :Climat

166 réponses »

  1. source Wikipédia :

    Volume des glaces continentales

    Couche de glace de l’Antarctique oriental 26 039 200 km3
    Couche de glace de l’Antarctique occidental 3 262 000 km3
    Péninsule Antarctique 227 100 km3

    Le volume des glaces qui recouvre le continent Antarctique approche les 30 000 000 km3, ce qui correspond à une épaisseur moyenne de l’inlandsis supérieure à 2 000 mètres.

  2. Source Wikipédia :
    Volume des glaces continentales
    Couche de glace de l’Antarctique oriental 26 039 200 km3
    Couche de glace de l’Antarctique occidental 3 262 000 km3
    Péninsule Antarctique 227 100 km3
    Le volume des glaces qui recouvre le continent Antarctique approche les 30 000 000 km3, ce qui correspond à une épaisseur moyenne de l’inlandsis supérieure à 2 000 mètres.
    Source GC ( Johan ) :
    Depuis 2012, la quantité de glace perdue par année a triplé pour atteindre 219 milliards de tonnes,
    Calcul comparatif :
    219 milliards de tonnes correspond à ( environ je ne peux tenir compte de la température , c’est donc un calcul d’ordre de grandeur ) : 219 km3
    Ce qui correspond ( ordre de grandeur toujours) à une fonte accélérée de 0,1 % par an .
    Vous ne voyez pas ce cinéma médiatique pour une fonte de 0,1 % ??
    Me suis je trompé dans mes calculs ( c’est possible je suis à la bourre ) ? Johan , Hector , Ninja qu’en pensez vous ?

    • @Phil

      Quel cinéma médiatique ? Celui des grands médias ? Mais pourquoi y apporter de l’importance ? Ils sont là pour vendre du papier, ils expliquent que les grèves sont des « prises d’otages », à partir de là c’est dur de donner du crédit à leurs éléments de langage…

      Vous commencez à nous sortir les mêmes arguments que Ninja, mélangeant le politique, le médiatique et le scientifique. L’article nous démontre l’accélération marquée du phénomène de fonte, c’est un fait. Que TF1 ou Le Monde tombent dans le catastrophisme en utilisant de grands mots qui font peur pour relayer l’info ne la rend pas moins juste.

      Quelque soit la contribution en mm/an de la fonte et la part qu’elle représente de l’inlandsis, elle accélère, c’est ça l’info importante. Alors que selon votre théorie nous sommes en plein refroidissement depuis 2015. Et je n’argumenterai pas une nouvelle fois sur la signification d’une période si courte en climato, c’est du cherry picking comme l’a dit Ghtuz….

      Alors, comment faire entrer l’accélération de la fonte des inlandsis ou encore celle du contenu en chaleur des océans dans votre refroidissement célesto-nuageux « démontré par les faits » ? Vous avez des pistes ?

      Peut-être que les muons cosmico-jupitériens rebondissent sur la glace par effet doppler, la faisant fondre tout en refroidissant l’atmosphère car ils se concentrent autour du barycentre de pluton, qui est, c’est bien connu, un vortex énergétique situé au dessus du triangle des Bermudes, permettant à lui seul la disparition des bateaux, la formation des nuages et la fermentation du fromage de chèvre. J’ai bon?

      • Notons que la disparition des bateaux implique obligatoirement une disparition des pirates. Peut-être que les pastafariens voient juste depuis le début au final…

  3. Ce qui me fait penser à un anecdote d’un prof de physique quand j’étais au collège pour nous montrer que parfois nos perceptions nous joue des tours :

    Lui : « Prenez une balle de tennis, entourez-la d’une corde, mesurez le plus grand périmètre et puis donc le rayon »
    Lui : « Ajoutez 1m à cette corde et mesurez le nouveau rayon et donnez-moi la différence entre les 2 rayons »
    Un élève : « On a une quinzaine de cm en plus »
    Lui : « Imaginez la planète et son périmètre équatorial, 40075,017km, une corde serrée à la surface et ajoutez donc 1m : à quelle distance du sol va-t-elle s’élever ? »
    Silence et incrédulité…
    Un élève : « hooo ! pareil ! »

    Si je prends 219.10^9 tonnes de glace, ça me fait 238,8.10^9 m³, le volume occupé en plus uniformément autour d’une sphère d’un rayon constant donné (40075017m) au dessus de sa surface aura une hauteur supplémentaire.
    avec V=4Pi/3.R^3 et (V+v)=4Pi/3.(R+r)^3
    j’en arrive à

    # export R=40075017
    # export V=$(bc -l <<<$'219*10^12/917')
    # export Pi=3.1415926535
    # bc -l <<<$"e(l($R^3+3*$V/4/${Pi})/3)-$R"
    .00001183361617217619

    Soit 0.1mm. ou un peu plus quand on prend en compte la répartition terres/océans.
    Dans 0.6mm par an il ne doit pas y avoir que la pure fonte (répartition géographique, stratification et dilatation thermique, autre ?)

    • Je me permets de rectifier le calcul. Il me semble que R=6 378 137 m, puisqu’il s’agit du rayon et non de la circonférence.

      L’accroissement est donc d’environ 4pi^2 soit: 0,000467129 m =0,5 mm. Avec la répartition terres/océans, on devrait trouver environ 0,7 mm

      x=V/4 pi R² = 238,8 10^9 /4pi *6378137^2

      • Haaaaaaaa ! Au temps pour moi. C’est que c’est moche de faire ça sur les serveurs du travail entre temps…
        Et en plus de ne pas chausser ses yeux, le résultat était de 0.01mm, je n’ai même pas tilté sur le coup, pensant encore à d’autres correction de coin de table concernant les différences de densité en plus (salinité).
        Merci. 🙂

        # C=$R
        # R=$(bc -l<<<"$C/$Pi/2")
        # bc -l <<<$"e(l($R^3+3*$V/4/${Pi})/3)-$R"
        .00042839713423537777

        0.4mm, plus cohérent mais du coup ça pourrait excéder ce qui est observé.

          • Oui, mon exemple avec une boule parfaite était dans la ligne de l’anecdote (et à vrai dire pour prendre volontairement un chemin détourné), où nos perceptions sont parfois à leurs limites, une très faible variation en apparence même localement peut avoir un impact observable globalement.
            Par contre en effet, nous avons un problème de vocabulaire parfois : quand des personnes y voient scénarios, conséquences probables ou impacts visibles, boucles, d’autres y voient catastrophisme et impossibilité matérielle.

  4. Bon je comprends 2 choses dans vos réponses :

    1) Mon calcul ne semble pas trop loin de la vérité ( en ordre de grandeur)
    2) pour éviter d’approuver , vous noyez le poisson ( ce qui me déçoit de la part d’Hector )

    On en reste donc à : Ce qui correspond ( ordre de grandeur toujours) à une fonte accélérée totale de 0,1 % / an .

    Maintenant , tapez fonte antarctique sur votre moteur de recherche et vous verrez apparaître une somme improbable d’article tous plus inquiétants les uns que les autres . Est ce logique pour une fonte totale de 0.1 % par an ? sachant qu’en plus 2016 était une année très chaude . C’est incroyable cette puissance médiatique ( F2 , le point , le figaro le monde … ) pour en réalité 0,1 % .

    C’est ça que je souhaite dénoncer . Un manque total d’informations objectives et indépendantes scientifiquement dictée par des positions politiques. Johan vous rentrez dans cette danse frénétique mais pourquoi de pas relativiser la fonte ? Vous semblez très intelligeant et scientifique pourtant.

    exposer les faits , donner les réalités objectives , expliquer scientifiquement les choses devraient être beaucoup plus favorable à la cause que vous défendez que de faire du catastrophisme sans fondement réel.

    • « exposer les faits , donner les réalités objectives , expliquer scientifiquement les choses devraient être beaucoup plus favorable à la cause que vous défendez que de faire du catastrophisme sans fondement réel. »

      J’ai beau le lire et le relire, c’est exactement ce que fait cet article. Aucun catastrophisme dedans, aucune référence vers les conséquences que cela entrainera pour les activités humaines.

      • Tout comme Ghtuz, je ne comprends pas à quoi vous faites référence ici, relisez l’article, c’est chiant comme la science, pas la trace du moindre début de catastrophe…

        « C’est ça que je souhaite dénoncer . » => Bien, on est d’accord, internet pullule d’informations foireuses sur le climat, les grands médias font dans le sensationnalisme et les politiques mentent comme des arracheurs de dents sur cette thématique, mais après ? Quel rapport avec l’article de Johan et cette accélération l’accélération de la fonte de l’inlandsis ? et vous nous dites que l’on noie le poisson…

      • Je parlais le la réponde de Phil à 12h34 :
        « C’est ça que je souhaite dénoncer . Un manque total d’informations objectives et indépendantes scientifiquement dictée par des positions politiques. Johan vous rentrez dans cette danse frénétique mais pourquoi de pas relativiser la fonte ? Vous semblez très intelligent et scientifique pourtant ».
        Ce blogue comme beaucoup ne relaie que des infos orientées. Les gens ici sont pour la plupart des alarmistes extrêmes. Ils sont dans l’idéologie avec des grandes phrase du genre : « le problème c’est nous », « on a atteint le point de non retour », « c’est l’emballement », et autres envolées lyriques et dithyrambiques.
        Vous relayez ce qui ressemble à une propagande orchestrée et balayez d’un revers de main tout ce qui va à l’encontre de votre catastrophisme.
        Vous ne vous posez aucune question sur votre compétence, et faites comme si vous aviez tout compris sur tout. Votre manque d’humilité est incroyable.
        On est gavés de chez gavés de toute la propagande médiatique, de cette idéologie qui prive de liberté et qu’on retrouve sur internet.

        • Où est la propagande médiatique sur ce blog? La quasi totalité du contenu de ce blog se contente, et c’est déjà énorme, de vulgariser des publications scientifiques sur le changement climatique.
          Mais vous hurlez au loup en plein milieu du désert, il n’y a pas de loups ici, vous êtes totalement hors sujet.

          • Ce n’est pas faux Hector et il faut souligner le travail de Johan c’est vrai.
            Je pense que les grands médias font de la propagande des peurs . Ca fait vendre . Ca fait plaisir aux pouvoirs.
            Je ne dit pas que c’est le cas ici. , je dis ( tout comme Ninja) juste que l’information est orientée volontairement vers le catastrophisme . 2 exemples sur cet article :
            « Les pertes de glace de l’Antarctique ont triplé depuis 2012  » et  » Le continent stocke suffisamment d’eau gelée pour élever le niveau global de la mer de 58 mètres  »
            Cette information n’est pas fausse mais c’est angoissant voir manipulateur (et c’est souvent comme ça.) . Pourtant nous ne parlons que d’une fonte de 0.1 % par an . Faut quand même relativiser .
            C’est dommage venant de Johan qui a parfaitement les compétences pour proposer cette objectivité et cette impartialité. Ca donnerait une autre dimension à son blogue et beaucoup plus de crédibilité.

            • (58m de potentiel) « Cette information n’est pas fausse mais c’est angoissant voir manipulateur »

              « Pourtant nous ne parlons que d’une fonte de 0.1 % par an »

              Phil EST un manipulateur.

        • « Ce blogue comme beaucoup ne relaie que des infos orientées. »
          Hmmm, qu’est-ce qu’il y a d’orienté dans cet article, je te prie ?

        • Parler pour ne rien dire …..

          Que de répétitions :

          « ne relaie que des informations orientées. » « ils sont dans l’idéologie… » « propagande orchestrée  » « balayez d’un revers de main tout ce qui va à l’encontre … » « vous ne vous posez aucune question … »  » faites comme si vous aviez tout compris »  » propagande médiatique » « idéologie qui prive de liberté ».

          Ninja, ne vous trouvez-vous point redondant?

        • Je suis parfaitement d’accord avec NINJA . C’est exactement ce qui se passe actuellement .
          La presse qui appartiens à 3 ou 4 personnes , internet qui fait courir des rumeurs et le monde scientifique dépendant du bon vouloir financier de l’état lui même dirigé par 1 ou 2 personnes. C’est très dangereux pour notre libre arbitre , la manipulation de masse voir la démocratie.

    • Au fait, Phil! Mon fils a augmenté sa température de 1%. Il est passé de 310K à 313 K. Est-ce grave docteur. Et s’il passe à 314 K, soit 0,3% en plus, qu’est-ce que je dois faire?

      • Bonjour Monsieur Parmentier . Je pense qu’il ne faut pas rigoler avec la maladie et encore moins les enfants. Ceci étant votre remarque n’est pas mauvaise pour autant . Toutefois pour passer de 0.1 à 0.3 il faut multiplier par 3 . Votre échelle de valeur n’est donc pas comparable avec mon calcul. Ou alors il faut multiplier la fonte par 3.

        • Bonsoir monsieur Phyl,

          J’aime bien procéder par image. Un pourcentage n’a de sens que s’il est émis dans un contexte référencé. Si vous parlez de 5% d’inflation aujourd’hui en France, cela paraîtra énorme, mais dérisoire à qui suivait ce genre de chiffres dans les années 70/80. Lorsque nous parlons de taux de CO2, de températures, nous le faisons en référence à des données qui ont du sens. Contrairement à ce que j’ai fait, on ne donne pas la température en K mais en °C. C’est en cela qu’un passage de 37 degrés à 40 ou 41 degrés a du sens.

          Dans le réchauffement climatique, ce qui a du sens, c’est la quantité d’énergie perçue par l’environnement terrestre et qui n’est pas renvoyée dans l’espace. Cette quantité d’énergie se retrouve nécessairement quelque part: océans, atmosphère, continents. Là ou cette énergie se stocke, il y a modification et donc de potentielles rétroactions, positives ou négatives, tellement nombreuses et connues pour la plupart que je ne les citerai pas. Vous auriez pu comparer 0,7 mm d’accroissement du niveau des océans aux 3 500 000 mm de leur profondeur. Un autre pourcentage, mais quel sens aurait-il?

          • Bonjour Monsieur Parmentyer ;
            Je suis d’accord avec vous , le poucentage seul ne veut pas dire grand chose il faut le relativiser tout comme il faut relativiser les chiffres de la fonte de l’antarctique. Pour etre honnete scientifiquement il faut les 2 chiffres .
            Pour résumer , la phrase qui devrait etre dans le titre de l’article :  » les pertes de glace de l’antarctique ont triplés pour atteindre 0.1 % du volume total » .

  5. Bonjour Johan,

    Remarques concernant la fonte de l’Antarctique;

    L’inlandsis fond. Donc, il libère de l’eau douce à peine au dessus de 0°C dans l’océan Antarctique. Si cette eau douce stagne, elle gèle facilement puisqu’elle n’est pas salée. En conséquence, elle favorise le développement de la banquise. Mais alors, Il y a action sur l’albédo d’une part, mais aussi frein sur l’écoulement des glaciers. Si les glaciers s’écoulent plus lentement, l’apport d’eau douce vers l’océan ralentit, ce qui contribue à diminuer la banquise …

    Ne devons-nous pas nous attendre à ce que la banquise antarctique joue au yoyo, tandis que la masse de l’inlandsis diminuerait lentement.

    • Bonjour,
      Y a-t-il a concurrence entre le réchauffement de l’océan et la formation de la glace de mer autour de l’Antarctique ? On pourrait s’attendre avec le réchauffement de l’océan à une diminution de la glace de mer, comme en Arctique, mais au sud, de l’eau douce est libérée par la fonte des glaciers. En conséquence, il y a le potentiel pour la formation de banquise et une stratification accrue. D’autre part, il y a eu l’impact de la réduction de la couche d’ozone qui aurait induit des vents plus fort et davantage de glace de mer.
      Il semble donc difficile de dégager une tendance claire pour la glace de mer en Antarctique, ce qui n’est pas le cas des glaciers et les plateformes de glace.

      • Et le renforcement des vents peut-il justement favoriser l’upwelling et la mitigation des eaux de surface désalinisées avec les fronts subantarctique pour finir de les redistribuer dans les autres bassins océaniques ?

  6. J’ai posé une question à quelqu’un pour voir si le titre de l’article était orienté ou pas .

    Voici la question : la fonte de l’antarctique à triplée depuis 2012 , d’après toi on atteint quel volume en % de fonte annuel ?

    Je me suis donc basé sur le titre de l’article de Johan et j’ai posé la question en % pour définir la perception de la personne .

    Réponse : 50 % de fonte annuel. ( personne qui n’y connaît rien en climat , comme la plupart des gens)
    On est bien loin des 0.1 % de perte annuelle pour en plus une année inhabituellement chaude.

    Conclusion : la réponse de la personne laisse à penser que le titre de l’article est orienté ( manipulateur dirait certains) . Volontairement ou involontairement ce n’est pas à moi de répondre.

    Vous pouvez faire l’expérience autour de vous , vous serez surpris des réponses.

    • Dans le sous-titre, je parle d’une hausse de 3mm du niveau de la mer. Sachant que le potentiel est de 58 m, vous trouvez que je laisse entendre que la moitié de la calotte est en train de fondre ? 3mm sur 58 m ?

      • Pour plaire à ces 2 messieurs sensibles et vaillant, tu aurais dû employer la nouvelle unité du SI de l’anti-manipulation mondiale : le %.
        Ce qui aurait donné :
        « Les pertes de glace de l’Antarctique sont de 300% par rapport à 2012, augmentant le niveau global de la mer de 0.000085%, selon une nouvelle évaluation de la NASA et de l’ESA (Agence spatiale européenne). »

        Ne trouve-t-on pas ça plus clair et neutre pour le grand public trop malmené ? 😉

    • Mais il faut arrêter avec ce 0.1%, cela ne veut rien dire, ce continent est gelé depuis 30 millions d’années, vous imaginez l’état du climat s’il perdait 20% par an… D’ailleurs, en jouant au jeu des rapports numériques, avec ce que perd l’Antarctique chaque année il y a de quoi remplir, au choix :

      – 1000 milliard de baignoires
      – 73 millions de piscines olympiques
      – 2.5 fois le lac Léman
      – 1.5 fois la mer Morte

  7. Pour Global Climat, tout est dramatique, on va vers l’apocalypse etc… etc… etc…
    Pour Global Climat, il n’y a pas de variabilité naturelle dans le climat, qui doit être invariable partout sur Terre pour des milliers d’années encore.
    Pour Global Climat, on sait tout sur tout, et même si les relevés fiables ont moins de 30 ans, ils savent tout reconstruire avec un grande précision.
    Pour Global Climat, même quand ça ne va pas dans leur sens, c’est un signe qu’il y a réchauffement anthropique, c’est pourquoi la baisse spectaculaire de l’anomalie de température en 2 ans ne veut rien dire, et en tout cas infiniment moins que la hausse spectaculaire qui a précédé.
    Pour Global Climat, il n’y a pas de questions à se poser, l’homme est LE problème, il a tout déréglé, un point c’est tout.
    J’ai bon ?

    • Où est-il question de tout cela dans cet article ? J’ai beau lire et relire, je ne vois toujours pas, peux-tu nous faire une analyse de cet article avec ton prisme pour expliquer ces conclusions ?

    • Il y a pire Ninja. N’avez-vous pas observé que certains font référence à d’étranges croyances concernant les nouilles volantes. Au moins deux commentaires! Il y a de quoi s’inquiéter!

  8. Ninja , faut quand même remarquer l’agressivité de ces gens .

    Rien ne vient contredire la fonte incroyablement importante de 0,1 % de l’antarctique . Faut donc s’alarmer viiiite. .

    Concernant gthuz je ne lui réponds même plus , il n’a rien d’intéressant scientifiquement . C’est juste un bon chien de garde.

    Hector sait tout du climat en 2100 et du climat de l’antarctique il y a 30 millions d’années . Bien .

    Je viens de trouver cet article qui va expliquer la fonte d’une partie des 0,1 % :

    La Nasa pense avoir découvert une source de chaleur qui fait fondre l’Antarctique par en-dessous

    Par CNEWS – Mis à jour le 16/11/2017 à 10:05
    Publié le 16/11/2017 à 09:33

    Alors ça va etre du bonheur pour les catastrophistes : les glaciers fondent par dessus et par dessous .

    Pour les sceptiques : mais il est ou le changement climatique apocalyptique annoncé ?

    Bref cette fonte de l’antarctique n’est qu’un patard mouillé.

    • Tu as oublié Parmantier, Jack, et bien d’autres dans ton bestiaire infernal.

      « La Nasa pense avoir découvert une source de chaleur qui fait fondre l’Antarctique par en-dessous »
      Non, elle ne pense pas, il y a effectivement détection d’une plume mantellique sous l’antarctique de l’ouest (dont la puissance du flux n’est pas responsable de la fonte en elle-même). Mais quand on ignore les messages des autres parcequ’on préfère déblatèrer des inepties les trois quart du temps qui ne mènent à rien pour pourrir, c’est sûr tu peux continuer à snober du haut de ton immense ouverture d’esprit à coup de copié-collé hors-sujet et de complotisme à 2 balles.

      https://global-climat.com/2018/06/17/accelaration-de-la-fonte-de-lantarctique-ces-5-dernieres-annees/comment-page-1/#comment-4254

      Bye.

        • Cet individu est-il une source fiable pour le profilage ? Il a déjà au moins un relecteur d’une grande expertise.
          Il ne faudrait pas trop pousser l’investigation, après on nous reprochera de noyer le poisson.

        • Parmantier est agressif seulement quand on met un e à son nom 😉
          Non je n’oublie pas Parmantier , jack , ghtuz ( seulement s’il n’est pas agressif ) et tous les autres.
          C’est un débat . On n’a le droit de ne pas être d’accord , faut juste respecter tout le monde.

    • « Hector sait tout du climat en 2100 et du climat de l’antarctique il y a 30 millions d’années . Bien . »
      C’est bien la preuve que vous ne lisez pas les commentaires correctement. A quel moment ai-je abordé le sujet des projections climatiques ? Vous pouvez chercher longtemps je pense… C’est certainement le volet de la science climatique qui reste pour le moment le plus obscur pour moi. N’étant pas spécialiste de la question, je manque simplement de discernement sur ces projections pour me permettre de les commenter.

      Pour l’inlandsis vieux de 30 millions d’années j’ai balancé ça de mémoire, mais en vérifiant je ne trouve pas de contre info, vous avez quelque chose?

      • Hector , méa culpa . Je m’excuse pour ma phrase : « Hector sait tout du climat en 2100 et du climat de l’antarctique il y a 30 millions d’années  »
        Elle n’avait pas lieu d’être.

  9. « La Nasa pense avoir découvert une source de chaleur qui fait fondre l’Antarctique par en-dessous »

    Méfiez-vous de cet article, il provient de la NASA. Ce sont des complotistes (les scientifiques de la NASA) payés par le gouvernement américain et qui cherchent à faire croire qu’il y a un réchauffement climatique d’origine anthropique. Ah! Mince! Leur article vous est utile pour argumenter sur une thèse inverse. Vraiment pas fiables politiquement, ces scientifiques de la NASA!

    • Parmentier , je ne vous comprends pas.
      Je n’argumente rien , je dis juste que la NASA a publié un article qui pourrait une fois encore mettre en cause une partie du rechauffement dans la fonte de 0,1 % de l’antarctique.
      Phyl 😉

      • Cet article date de novembre 2017. Il est donc récent si je le compare aux dates des critiques que vous, Phil ou Ninja formulez sur cet organisme. Je me contente de mettre en avant une objectivité factuelle de la NASA, ce qui discrédite tous les propos antérieurs que vous avez pu avoir à son égard par le passé, puisque vous vous en servez comme argumentaire et de fait, le validez.

        On ne peut attaquer une source sous prétexte de subordination politique puis sans servir sous couvert de légitimité factuelle.

        Il y a bien manipulation lorsque vous citez une source et la validez lorsqu’elle va une fois dans votre sens, alors que vous la disqualifiez lorsqu’elle va à l’encontre de vos propos.

        • L’étude en question : https://www.researchgate.net/publication/318832027_Influence_of_a_West_Antarctic_mantle_plume_on_ice_sheet_basal_conditions

          Et il n’y a absolument rien qui remette en cause le réchauffement en cours, elle fait juste mention que c’est un élément qui revêt une grande importance dans la lubrification du socle et donc la vitesse d’écoulement des glaciers.
          En cas de réchauffement du système donc, ce sont les premiers à glisser le plus vite à cause de cette instabilité, c’est l’essentiel de cette étude – d’autres ont décidé y voir un autre message. Cette plume est là depuis plus de 50 million d’années (quand il n’y avait pas de glace sur ce continent et que le taux de CO₂ était plus élevé) et cela n’a jamais empêché non plus la glace d’y rester jusqu’alors. L’inquiétude peut venir d’une éventuelle poursuite du rebond isostatique après une forte fonte, la pressionn étant moindre au dessus de chambres magmatiques, l’activité volcanique peut évoluer et achever la déglaciation de ces terres (et avec baisse d’albedo si des matériaux sont expulsés loin ?).

          Il y a même double manipulation. Voire comment certains peuvent se tirer une balle dans le pied parce qu’ils lisent en travers et/ou font confiance a des sites non fiables.

  10. Pour confirmer les propos de NINJA toujours aussi pertinents :
    Michael Douglas Griffin, plus connu comme Michael Griffin, est un physicien américain né le 1er novembre 1949 dans le Maryland, directeur de la NASA entre 2005 et 2009. C’est un spécialiste reconnu de l’espace, un scientifique réputé titulaire de sept diplômes dont un Ph.D. en ingénierie spatiale.
    Il a été directeur du département espace de l’université Johns Hopkins et est chancelier honoraire du Florida Southern College.
    Réchauffement climatique
    Dans un entretien célèbre diffusé sur la radio américaine NPR le 1er juin 2007, il développa ses idées sur le réchauffement climatique et s’oppose à l’alarmisme de l’écologisme politique : selon Griffin, il existe un certain réchauffement climatique, mais que cela a été toujours le cas quand on examine les variations passées du climat et que cela n’a rien d’inquiétant pour l’humanité[1].
    « Je ne doute pas qu’une tendance actuelle au réchauffement climatique. Je ne suis pas sur qu’il soit adapté de dire que le réchauffement climatique est un problème qu’il faut combattre. Supposer que c’est un problème, c’est supposer que le climat de la terre actuellement est le climat optimal, le meilleur climat que nous puissions avoir ou ayons jamais eu, et que nous devons prendre des mesures pour qu’il ne change plus.« Tout d’abord, je ne pense pas que l’homme puisse garder le climat inchangé, comme l’illustrent l’histoire de millions d’années. Ensuite, je me demande quels êtres humains – où et quand – devraient avoir le privilège de décider que le climat particulier que nous avons ici à l’heure actuelle est le meilleur pour tous les autres êtres humains. Je considère que c’est une position assez arrogante. »
    Les tentatives d’intimidation qui suivirent, par exemple de la part de James Hansen, furent une nouvelle illustration de l’impossibilité à avoir un débat scientifique et réfléchi sur la question du changement climatique et de la pertinence de mesures visant à s’y opposer. Griffin a dénoncé ultérieurement l’utilisation de l’écologie à des fins politiques et souligné la pression exercée pour faire taire ceux qui n’adhèrent pas au dogme[2] :
    “ Malheureusement, c’est une question qui est devenue bien plus politique que technique, et il aurait été préférable pour moi de m’en tenir à l’écart. ”

    • Et aujourd’hui on arrive à la situation totalement délirante où le moindre petit pet de travers de la terre est immédiatement interprété comme étant une preuve de plus à charge du réchauffement climatique, anthropique bien sûr.
      Et comme tout est surveillé comme jamais auparavant, chaque jour montre un petit pet de travers qu’avant personne ne voyait.
      Il fut un temps où quand la météo était capricieuse, tout le monde fermait sa gueule et on attendait patiemment que ça s’arrange.
      Aujourd’hui ? s’il y a des orages par exemple, c’est la faute du réchauffement. Et si ça déborde, c’est aussi le réchauffement, et surtout pas l’utilisation débile du territoire, avec des constructions n’importe où, du bétonnage partout et des évacuations sous-dimensionnées par exemple.
      Et pour claironner tout ça, on peut compter sur tous les journalistes, dont la carrière dépend de ce qu’ils vont dire. Il faut dire aussi que beaucoup jouent le jeu, sont lisses, sans aspérités, et répètent bien leur leçon.
      Le plus anciens comme Michel Chevalet seront infiniment plus mesurés, du coup, on ne l’entend plus.

      Donc là, vous relayez encore un truc qui nous a été pilonné de partout la semaine dernière pour entretenir la peur.

      PS : à propos des orages => https://www.francetvinfo.fr/meteo/inondations/meteo-a-partir-de-mardi-prochain-on-se-dirige-vers-un-temps-beaucoup-moins-orageux-annonce-keraunos_2788617.html
      http://www.lameteo.org/index.php/news/3030-pourquoi-un-mois-de-mai-2018-aussi-orageux

      • Je reprends:
        « Je ne doute pas qu’une tendance actuelle au réchauffement climatique. Je ne suis pas sur qu’il soit adapté de dire que le réchauffement climatique est un problème qu’il faut combattre. Supposer que c’est un problème, c’est supposer que le climat de la terre actuellement est le climat optimal, le meilleur climat que nous puissions avoir ou ayons jamais eu, et que nous devons prendre des mesures pour qu’il ne change plus.« Tout d’abord, je ne pense pas que l’homme puisse garder le climat inchangé, comme l’illustrent l’histoire de millions d’années. Ensuite, je me demande quels êtres humains – où et quand – devraient avoir le privilège de décider que le climat particulier que nous avons ici à l’heure actuelle est le meilleur pour tous les autres êtres humains. Je considère que c’est une position assez arrogante. »

        L’auteur de la citation ne remet pas en cause le réchauffement climatique.

        Il se pose la question des conséquences et ne sait pas si elles sont favorables ou défavorables à l’humain. (selon que vous soyez puissants ou misérable … )
        Le climat actuel n’est probablement pas le climat optimal, incontestable lorsqu’on se souvient du passé récent : famine au Sahel, …. selon que vous soyez dans une zone… ou une autre…)

        L’ homme ne peut garder le climat inchangé (comme l’illustre des millions d’années) qui le conteste? Qui a fait des prévisions pour l’années 2 002 018 ?

        Qui a décidé ou prétend décider que le climat actuel est le meilleur? L’africain de Laponie ou le lapon de Tanzanie?

        Donc, je suis en parfait accord avec ces propos qui n’ajoutent absolument rien au débat!

          • Ha non Mr Parantier , je ne suis d’accord avec vous .
            « Ensuite, je me demande quels êtres humains – où et quand – devraient avoir le privilège de décider que le climat particulier que nous avons ici à l’heure actuelle est le meilleur pour tous les autres êtres humains. Je considère que c’est une position assez arrogante. »
            Griffin a parfaitement raison de poser cette question

            Il ne nie pas le rechauffement , il dit que le climat a toujours eu une variabilité naturelle . A vous d’en tirer des conclusions .

          • Non Parmantier , Griffin propose une réflexion philosophique . Je pense que vous avez certainement les capacités intellectuelles pour reflechir à la question mais pas forcement l’ouverture d’esprit ….

        • Parmantier : « Qui a décidé ou prétend décider que le climat actuel est le meilleur? L’africain de Laponie ou le lapon de Tanzanie?  »
          Justement qui a décidé ? personne ? ok personne . Biien .
          Alors laissons faire la nature , les cycles naturels font le travail . Merci soleil 😉

  11. Griffin ne s’est jamais planté contrairement au totalement délirant Hansen qui a annoncé une hausse de 5 mètres des mers d’ici à 2100 ou 1 mètre d’ici 2040 ( d’ailleurs on ne sait même plus ce qu’il annonce car il avance un chiffre diffèrent tous les 5 ans , c’est son loto personnel )
    Je trouve l’intervention de Griffin pleine de bon sens philosophique ( avec les questions à se poser) et climatique .
    NINJA : je pense que vos interventions pleines de bon sens vont faire réfléchir les plus intelligents de ce site.

    • Phil, pourriez-vous nous narrer votre voyage temporel en 2040 et 2100. Cela m’intéresse fortement, car je suis réticent aux voyages dans le temps mais ouvert aux réalités alternatives. Pour ma part, je ne connais ni Griffin, ni Hansen. Je me contente d’essayer de rester dans un factuel spatio-temporel avec prospectives argumentées.

      • Parmantier , vous connaissez Hansen . Arrêtez un peu , c’est une des tètes de liste des défenseurs des GES. IL a été sité plusieurs fois sur ce site par Johan en personne

          • Pour info Hansen a dirigé le centre de la Nasa sur le climat. Il a mis au point les calculs de température mondiale. C’est un élève de Van Allen, qui a découvert les ceintures du même nom.
            Il a présenté dans les années 1980 des prévisions de températures qui se sont vérifiées aujourd’hui.

            • Peine perdue : P. Michaels a prouvé qu’il avait tort et l’histoire s’arrête là. Peu importe la suite, ça enchainera sur autre chose. C’est sans fin comme dirait l’un de nos réservoirs à bon sens (au sens de Descartes).

    • J’en doute fort…
      Mais il est bon de faire remarquer aux écolos qu’ils ne sont pas les maîtres du monde et que tous les citoyens ne les suivent pas forcément.

      • Voyez-vous Ninja, vous faites inconsciemment des raccourcis. Vous faites souvent référence aux « écolos »! Comme si les différents commentateurs de ce blog étaient « écolos ».

        Pourriez-vous d’abord préciser ce que vous mettez sous cette appellation. Si non, abstenez-vous en.

        Si vous faites références à des personnalités aussi diverses que Dominique Voynet, Noël Mamère, Brice Lalonde, Corinne Lepage, François de Rugy, Nicolas Hulot, José Bové, Eva Joly, …. abstenez-vous aussi. Laissez-les se taper dessus.

        La question, contrairement à ce que vous essayez de faire croire, n’est pas politique. La question de base est purement physique: quel espace? quelles ressources? … Plus tard vient la question politique: Comment partager? Sur quels critères? Qui décide?

        Vous avez la chance de pouvoir commenter librement sur un blog très factuel. Faites par vous même et ne postez plus les idées des autres.

      • @Ninja

        Vu l’état de notre environnement et ses évolutions ces dernières décennies, je ne pense pas que les écolos se pensent maîtres du monde. Votre phrase reflète surtout votre angoisse profonde de les voir arriver là…

          • Voilà qui fait écho aux propos d’Hector sur les écolos maître du monde. J’ajouterais que ce blog ne fait que relayer des études scientifiques parues dans de grandes revues à comité de lecture. Il n’a donc aucun poids dans le monde de l’écologie politique, qui lui même pèse peu sur les grandes décisions de ce monde.
            Ne suggérant aucun agenda, je ne comprends pas l’émotion suscitée par des données factuelles. Cela n’a pas beaucoup d’intérêt donc de déverser sa colère contre les « écolos » dans ces colonnes. La contradiction est nécessaire pour peu que la discussion soit intéressante et non pas un concours de rhétorique ou un échange d’amabilités.

          • @Ghtuz

            Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, car le problème fondamental dans les sciences de la conservation reste la donnée brute. Les lacunes sont la norme, seuls quelques espaces sont correctement suivies permettant d’avoir une idée assez poussée de l’évolution des milieux naturels et les résultats ne sont pas reluisants.

            Une analyse des données naturalistes à un instant T et à un lieu X représente d’avantage la répartition géographiques des naturalistes ou des projets nécessitant des suivis que la répartition de la biodiversité elle même, c’est d’autant plus vrai dans les pays en développement. Et lorsque l’on se penche sur des analyses temporelles, les protocoles changeants tous les 5/10 ans avec cette science très jeune, il est très difficile de faire un état des lieux général de la conservation de la nature à grande échelle.

            L’apport des données satellites à haute résolution permet aujourd’hui d’apprécier les changements du paysage et donc d’estimer leurs impacts sur la biodiversité, mais rien ne remplacera l’inventaire de terrain.

            Tout ça sans compter sur la difficulté structurelle de l’étude des écosystèmes, un phénomène observé ne se répétera pas toujours de la même manière dans une même situation, ce n’est pas de la physique, l’écologie n’est pas une science juste. En ça, elle se rapproche de la climatologie.

            Mais bon, le complot écolo ayant réussi son coup d’état mondial en plaçant Nicolas Hulot ministre d’un pays du G7, tout devrait changer maintenant…

            • « Et lorsque l’on se penche sur des analyses temporelles, les protocoles changeants tous les 5/10 ans avec cette science très jeune, il est très difficile de faire un état des lieux général de la conservation de la nature à grande échelle. »
              Le problème de la « découverte » d’un lieu ou d’une espèce est justement une ouverture. Ouverture sur le lieu et ouverture sur les opportunités commerciales, c’est à dire l’utilité, de l’espèce ou de l’une de ses caractéristiques. Ce qui fait parfois que juste après la découverte, l’exploitation se met en place : une forêt rasée par-ci, une nouvelle espèce placée immédiatement en danger critique par-là.

              Et donc un sol autrefois puit à carbone, devient émetteur moyennant quelques intrants et produits en -cides jusqu’à la stérilisation totale. Par bétonnage ou pas.

              • Oui, effectivement, mais je parlais avant tout du manque de connaissance qui « cache » une bonne partie de la dégradation des milieux naturels. Et on d’accord, la connaissance apporte des opportunités d’exploitation et est donc source d’impacts. C’est à l’image de ce que disait Levi-Strauss sur les peuples premiers, l’étude du système contribue directement à sa dégradation.

                • « C’est à l’image de ce que disait Levi-Strauss sur les peuples premiers, l’étude du système contribue directement à sa dégradation. » => ou pas, surtout lorsque la législation d’un pays permet la mise en place d’un semblant de préservation.

                • Il est évident qu’on ne se soucis pas de ce qui… fonctionne. Alors la liberté de détruire d’exploiter trouve place dans la narration culturelle; on peut songer aux pures conneries de la Genèse (« Dominez la terre, soumettez les animaux ») que chacun s’est approprié àa sa convenance. Ce n’est dès que les services « gratuits » se détériorent et qu’il n’est plus possible de s’en accomoder sans que cela devienne très coûteux que l’étude va être menée. Je me demande à quel point on pourrait effectivement rapprocher cela du paradoxe de Schrödinger. Bref.
                  Mais à ma connaissance, aucun pays n’a mis en place des mesures « fortes » pour la préservation de ces espaces. Au mieux, ce n’est plus suffisant et les impacts des activités humaines se font de toute évidence sentir sur chaque cm² de cette planète, les espèces plus mobiles se foutent totalement des limites que les humains pensent fixer pour l’univers entier, au pire il y a des aménagements, des compensations dérisoires, de la corruption et du traffic. Il m’est avis que cela reste un combat d’arrière-garde dans le système actuel.

  12. Et il y en a tant d’autres dont ceux que la frénésie minière de ces dernières années pour satisfaire la fuite en avant technologique pour maintenir notre civilisation debout sont tout autant mortifères, des salars d’Atacama au projet « Montagne d’or » et autres « mountaintop removal ». On passera donc sur le déclin des espèces qui se poursuit même en France, la presse généraliste le rappelle de temps à autre. Car même là, le déni arrive avec ses gros sabots pour dire que la nature, au fond de son jardin, elle se porte bien. 😉

      • Très pavlovien en effet.
        Des perruches à collier se sont invitées depuis quelques années (j’en vois très souvent dans le sud-est des hauts-de-seine), pas très endémique mais leur acclimatation peut effectivement entrainer d’autre phénomènes (territorialité, concurrences nourriture). Les sansonnets volent par paquet de 20 individus; plus jeune en campagne, j’ai toujours vue des nuées de plusieurs centaines d’individus. Les martinets noirs n’ont pas faiblis depuis que je suis en ville, les pigeons sont sales et souvent empoisonnés par des appats à rongeurs. Les pies et les corneilles se font la guerre. Au travail j’aperçois davantage pic-vert, chardonnerets élégants, pinsons, verdiers, bergeronettes grises et plus rare bouvreuils. Les rouge-gorges, passereaux divers et mésanges se croisent facilement.
        Voir n’est pas compter.

        Cependant, en milieu urbain il faut réellement nuancer, il ne se porte pas « bien » (la densité de ce paragraphe est le symptôme du petit mensonge de cet article, avec une référence de 2010, un peu old, depuis il y en a eu d’autres).
        Outre les abris plus nombreux et des températues plus adéquates, les oiseaux sont parfois victime de la malbouffe (en « campagne » et même pour les spèces marines – articles CNRS). Et les chats, espèce concommitante à l’être humain, sont là au tournant pour un gibier plus gras. Il faudrait leur donner plus de patées, les stériliser et arrêter youtube pour ne plus diffuser des vidéos de chatons. C’est donc bien de notre faute. 🙂
        Cependant aussi, que ce soit également pour profiter d’une plus faible activité sonore nocturne, la veille prolongée que cela induit pour les espèces n’est pas une adaptation de gaieté de cœur et modifie leur horloge biologique. L’impact est à voir également sur un changement de régime alimentaire avec les insectes nocturnes (qui sont également d’excellent polinisateurs s’ils ne sont pas tués par l’épandage de -cides irraisonné par certains jardiniers en herbe) dont l’éclairage peut attirer tout ce petit monde et favoriser toutes les interractions naturelles de ces espèces dont les conditions optimaes sont généralement en dehors béton.

        http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/docs/CPGremillet.pdf
        http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/b253.html
        https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-moineaux-des-villes-en-peril
        http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/280/1763/20130593

        Mais pas d’inquiétude, la ville durable, c’est un conte de fée.

        • Très pavlovien ? Développe un minimum s’il te plaît.

          Pour résumer simplement, ce qu’on pourrait reprocher à ce blog et beaucoup d’autres, c’est leur catastrophisme illimité. Tout est pourri, tout n’est que catastrophe et l’humain est la cause de tous les problèmes.
          Le même catastrophisme utilisé jusqu’à la corde par nos politiques, et notamment les écolo-dogmatiques.

          Dogme empruntant aux socialisme un dirigisme étatique basé sur la fiscalité et la réglementation. Cette idéologie substitue à l’éden de la société sans classes le paradis de l’harmonie homme-nature.
          (C’est pas de moi, mais ça synthétise ma pensée).

          Plus catastrophiste que toi , je ne sais pas si c’est possible.

          • Il s’agit d’un blog qui recense les actualités sur le changement climatique. Il n’a jamais été question de quoi que ce soit de pourri, c’est vous qui en tirez cette conclusion. Et qui mentez puisque vous me prêtez des propos que je ne tiens pas.

            • Vous ne tenez pas vous ces propos, mais ce sont certains des intervenants qui affirment que l’humanité court à sa perte à cause d’elle même, sur la base du réchauffement climatique qu’elle aurait provoqué.

              • Ceci dit, je ne compte pas en parler plus que ça ici une fois de plus.
                J’ai résumé ma pensée, je vous l’ai livrée, on n’est pas d’accord, c’est pas grave, et on ne va pas en parler à l’infini n’est-ce pas ?

                • Si c’est pour s’opposer frontalement, il est inutile de discuter à l’infini en effet. Ça ne peut que dégénérer et renforcer les à priori. En revanche comme je l’ai déjà la contradiction peut être intéressante quand elle fait réfléchir et permet d’éclaircir un point.
                  Je prends un exemple : le rôle du soleil. Certains ici pensent qu’il n’est pas correctement pris en compte ou sous-estimé. Je vous oppose les réponses de scientifiques de la Nasa ou autres. Vous pensez que ces scientifiques ne sont pas crédibles et m’opposez les noms d’autres scientifiques.
                  Puis vous en concluez que les réchauffistes sont bornés. Ce même débat s’est produit à de nombreuses reprises. Et à chaque fois, ce sont les mêmes arguments. S’il y a du nouveau, pourquoi pas, mais personnellement je fais confiance à l’analyse qui fait consensus en général sans prétendre détenir la vérité. Il n’y aura jamais l’unanimité. Vous êtes libre de ne pas croire le Giec et de vous intéresser à des analyses alternatives. Comme je suis libre, de même que d’autres lecteurs, de faire confiance à la thèse officielle.

          • « Très pavlovien ? Développe un minimum s’il te plaît. »
            Pas vraiment nécessaire : tu vois, tu balances. Développer alors que j’ai remarqué que certains yeux fatiguaient très vite à cette occasion (et savent repérer des mots clés), j’ai décidé de préserver les tiens… je n’attends pas de remerciements.

            « Plus catastrophiste que toi , je ne sais pas si c’est possible. »
            Qu’ai je dit de catastrophiste à part « déclin des espèces » que même ton foutu article ne réfute pas concernant les oiseaux et de mettre en avant des pratiques destructrice de l’environnement qui sont parfaitement avérées et documentées, hmm ? Il ne faut pas en parler pour ne pas bousculer ta petite vie tranquille ?

          • @Ninja
            L’article sur les oiseaux est truffé d’approximations, de cherry picking (on ne parle que de l’étude contredite, pas des autres qui font le même constat sans être critiquées) et on mélange au possible les infos scientifiques et médiatiques dans une sorte de confusion visant à semer le doute sur les travaux de recherche (assez similaire à ce que vous faites sur ce blog Ninja).

            Le top reste quand même cette volonté de séparer les conséquences de l’utilisation des pesticides d’avec l’uniformisation des espaces agricoles.
            Cette séparation est la conséquence, soit d’une méconnaissance totale du fonctionnement de l’espace agricole, soit d’une volonté manifeste de dédouaner les produits issus de l’industrie pétrolière de tout impact écologique et sanitaire. On ne peut pas séparer ces deux composantes, elles sont intiment liées.
            La simplification de l’espace agricole, la suppression des éléments fixes du paysage et la sur-mécanisation des pratiques s’alimentent mutuellement et ce pool d’intensification conduit obligatoirement à l’utilisation de produits phytosanitaires. C’est simple, en secteur intensif il n’y a plus rien pour héberger les prédateurs des ravageurs, plus d’habitat pour les oiseaux insectivores, plus d’habitat pour les prédateurs vivant dans le sol, sans parler des fossés recalibrés presque chaque année hébergeant anciennement des cohortes d’insectes prédateurs (odonates et autres). Et je ne parle pas de la nocivité des produits, simplement du lien de cause à effet écarté magnifiquement par l’auteur de cet article.

            Après il y a aussi le paragraphe « solutions » qui est faussement naïf
            -La loi de 1976? Elle ne s’applique pas pour les agriculteurs (Article 1 du décret d’application : « Toutefois, les interdictions de destruction, de coupe, de mutilation et d’arrachage, ne sont pas applicables aux opérations d’exploitation courante des fonds ruraux sur les parcelles habituellement cultivées. »)
            -Les infléchissements de la politique agricole commune ? L’éco-conditionnalité n’a en rien enrayée l’intensification des pratiques, ni l’utilisation des phyto et les cultures les plus intensives sont toujours les plus subventionnées (écolo aux pouvoirs?)
            -Le réseau Natura 2000 ? L’article mélange réserve naturelle nationale (protection strict mais périmètre réduit) avec le réseau N2000 (périmètre large, peu de contraintes et engagement basé sur le volontariat) pour démontrer l’efficacité toute relative de ce dernier.
            -Les oiseaux en milieu urbain se portent bien ? OSEF, ils ne représentent qu’une part infime de la diversité spécifique de l’avifaune et ne sont en rien des indicateurs de la santé des écosystèmes (l’exemple des perruches à collier qui aujourd’hui forment des colonies de plusieurs dizaines d’individus en pleine ville est un exemple criant).

            Les climato-realistes manipulent finalement toutes les thématiques, c’est incroyable.

            Et pour finir, le suivi des populations de faune sauvage et de l’utilisation qu’elles ont du paysage est mon pain quotidien depuis bientôt 15 ans. Je vous garantie que l’on mesure sur le terrain, chaque jour, le recul de dizaine d’espèces. Après, oui les causes sont complexes, interdépendantes et le sujet d’étude est par défaut très dynamique, donc vous pouvez à l’image de la climatologie crier au scandale, à la manipulation et à tout ce que vous voulez. Mais contrairement à la climatologie, je pense qu’il suffit de vous y pencher sérieusement, d’aller sur le terrain par vous même, de réaliser des suivis dans le bout de campagne le plus près de chez vous, pour que vous observiez vous même les phénomènes en jeu. Après il est sur que de loin, depuis son écran d’ordi et sans faire attention aux changements autour de chez soi, les choses ne soient pas évidentes, mais allez vérifier par vous même.

            • « plus d’habitat pour les prédateurs vivant dans le sol »
              D’ailleurs, rien à voir, quel est ou pourrait être le prédateur naturel du plathelminthe de Nouvelle-Guinée causant tant de troubles depuis 7-8 ans en France ?

              • Alors rapidement, il y a en fait plusieurs espèces de plathelminthes terrestres invasifs en France, originaires d’Australie/Nouvelle Zélande/ Nouvelle-Guinée. Les travaux sur ces espèces en France sont encore balbutiants.
                Les populations françaises viennent très probablement d’autres pays d’Europe déjà infestés.
                Avant l’arrivée de ces espèces, il n’y avait aucun plathelminthe terrestre en France et donc logiquement aucun prédateur ne base son régime alimentaire dessus.
                Il me semble (mais je ne suis pas spécialiste de ces bêtes là) qu’il n’y a toujours pas de prédation sur ces plathelminthes, déjà par l’absence de prédateurs « naturels », mais aussi parce qu’ils sécrètent (tous?) un mucus toxique. Très honnêtement, je ne vois pas de prédateurs « évidents » de par leur toxicité. On peut espérer une régulation par l’action de parasites, soit importés avec les individus de plathelminthes, soit par l’adaptation de parasites locaux, car certains peuvent être assez dynamique, mais nous sommes à des échelles de temps qui n’ont rien à voir avec celles des ravages qu’ils peuvent provoquer dans les sols et les agrosystèmes…

                • Merci Hector, j’ai pris connaissance de ces vers à l’école et leurs ravages potentiels expliqués par notre prof de bio m’avaient fichu les j’tons à l’époque, connaissant à peu près les services de quelques invertébrés. Et à part quelques articles généralistes plus ou moins angoissant aussi ces dernières années, mais ne m’apprenant pas grand chose de plus, je n’ai pas poussé ma curiosité – par manque de temps, comme beaucoup.

                • Pour le moment cela reste très flou en fait. Les connaissances de la faune du sol sont assez bonnes, mais seulement sur certains sites d’études.
                  Le suivi des impacts d’espèces invasives est de qualité lorsque l’état initial est également de qualité. Or à l’échelle nationale, la connaissance sur la qualité biologique des sols peut être considérée comme quasi nulle.
                  On va pouvoir à la louche suivre les avancées géographiques des bestioles, étudier sur certains sites témoins les impacts provoqués et ensuite estimer au doigt mouillé l’impact général à plus grande échelle… Ca va être compliqué de faire mieux.

                • Et pour cela que ça intéresse, un petit complément auquel je n’avais pas pensé sur l’argument que les phytos n’ont pas d’impact et que seul la destruction d’habitat est en cause.

                  Il suffit de prendre le cas des pâturages d’été/estives, car dans ces milieux il n’y a pas ou peu de destruction d’habitat.
                  En faisant un simple inventaire des insectes (papillons et coprophages notamment) il est possible de savoir si les vaches fréquentant le pâturages sont traités à l’ivermectine ou pas. Seuls quelques espèces de papillons survivent dans ces pâturages (les plus ubiquistes) et les coprophages disparaissent quasiment totalement. Le plus grave, c’est qu’il suffit de quelques années de traitement à l’ivermectine pour décimer les populations d’insectes dans une pâture.

                  Les secteurs les plus traités voient leur productivité fortement diminuer car les bouses de vaches, en l’absence de coprophages, ne se décomposent plus (elles restent plusieurs années sans bouger). Il y a même quelques sites que je connais où les agriculteurs concernés ont demandés l’aide du conservatoire des espaces naturels pour réintroduire des bousiers (tout en arrêtant de traiter les vaches à l’ivermectine) afin de remettre le cycle de fertilisation des pâtures en route.

                • Ce qui est toujours aussi peu surprenant, en lisant la page wiki, c’est que le fabricant soutient toujours l’inocuité de son produit. Juge-partie toussa.
                  « La durée d’élimination dans les excréments des animaux traités (…) varie entre 10 et 150 jours » : ce qui peut faire des dégâts au delà de la zone de pâture, j’imagine.

                • Ouais mais le problème c’est que même si le produit s’élimine en quelques mois, les coprophages consomment bien une ressource totalement toxique sur une longue période, les individus n’attentent pas 6 mois avant de mourir. Et en l’absence de coprophages, une bouse peut bien devenir saine en 10j, elle ne se décomposera pas toute seule, ou alors très très lentement… Cette période de toxicité n’a aucune importance si l’on prend en compte le fonctionnement de l’écosystème.

  13. On part quand même de la fonte de l’antarctique pour arriver au plathelminthe invasif en passant par les propos de giffin et le e de parmentier; Il est vivant quand même ce blog.

    • Je lis sur ton article inutile dont tu relayes la valeur de la perte supposée : « le volume du continent antarctique étant d’environ 30 millions de km3, soit 30 millions de Gt de glace (à 1 de densité pour arrondir), une perte de 2 720 Gt représenterait donc 0,01% de la masse globale, on reste dans des ordres de grandeur négligeables voire non mesurables. »
      Les climato-irréalistes… marrant même ton pote ici mesurait plutôt 10 fois plus.

    • @Ninja
      « Une perte de glace de 0,01%, c’est à la fois négligeable et à peine mesurable sérieusement. » Alors le coup du « à peine mesurable », je pense que ça peut-être identifié comme fallacieux même par un élève de 4°.

      Petit exercice de maths :

      J’ai à ma disposition une balance qui pèse à 10g près et un gros bloc de bêtise.

      Je pèse une première fois mon bloc, la balance me dit => 100 000 g +/-10g
      Je coupe un tout petit bout de mon bloc et la balance indique => 99 900 g +/- 10g

      La réduction de ma bêtise est donc de 0.1% +/- 0.01%, mais c’est à peine mesurable ?

        • Lis l’article que j’ai mentionné plutôt que d’essayer de faire le malin…
          Quand on a un intervalle d’incertitude de 100% avec 2 écarts types, j’appelle pas ça une mesure fiable.
          Quoi qu’il en soit, 0,01% de fonte sur 25 ans c’est peanuts de toute façon, sauf bien sûr pour ceux qui nous prédisent l’apocalypse depuis des lustres à chaque tout petit pet de travers de la planète => https://www.youtube.com/watch?v=J2u_TIWPupw

          • @Ninja, alors déjà on va rester sur le vouvoiement, je ne vois pas ce qui a changé dans notre relation pour que l’on soit devenu si brusquement familier.

            Ensuite, méa-culpa, je n’avais pas perdu de temps à lire encore une interprétation à la sauce skyfall… Le précis de malhonnêteté sur les oiseaux m’ayant déjà suffit pour les semaines à venir.

            Mais effectivement l’écart-type est important sur cette étude, après quand on prend le temps de lire l’article source on comprend que c’est principalement en lien avec la synthèse de plusieurs sources différentes pour couvrir la plus grande période possible. Et chaque source a en réalité un écart-type bien plus faible. Que disent les mesures de GRACE prisent seules entre 2002 et 2017 par exemple ? M’enfin bref, mon commentaire précédent n’a pu lieu d’être je vous l’accorde.

            Par contre, il faut sérieusement songer à arrêter avec les reproches sur l’apocalypse, réservez ce genre de griefs aux journalistes ou aux rédacteurs de blogs politiquement engagés, mais lâchez nous la grappe ici avec ces histoires, vous vous trompez soit de cible, soit d’argument.
            Sinon, je ne regarderai pas votre vidéo youtube, rien ne me permet d’être garanti de la véracité des citations et graphiques balancés tout au long de la vidéo donc je ne vais pas perdre mon temps. Sur youtube je regarde des trucs pour me divertir, pas pour comprendre des choses complexes. Vous voyez, je suis sceptique moi aussi, mais plutôt sur la qualité des sources d’informations, et puis c’est ce qu’on apprends aux minots dans les écoles maintenant, « faites attention à vos sources sur internet! ». Il faut bien être dans la modernitude.

  14. Un pourcentage est une valeur comparative par rapport à un ensemble.
    Il est donc tout à fait significatif même si dans ce cas il ne vous arrange pas car il remet en perspective les chiffres angoissants de fonte annoncés dans l’article.
    Tout comme NINJA , ce n’est pas un fonte de 0.1 % de l’antarctique qui va m’empêcher de dormir.

  15. Anonyme : c’est juste qu’en calculant, j’ai trouvé 0.1 % ( mais c’est juste un ordre de grandeur) . C’est peut être 0,001 ou 0,2 , cela ne change pas grand chose.
    Faudra regarder la tendance à long terme.

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