Avec +0,597°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de janvier 2020 est le 2e plus chaud des archives NCEP-NCAR. L’année 2020 commence donc sur de solides bases, l’anomalie de janvier se situant dans la lignée de la moyenne 2019.
Les réanalyses comme NCEP-NCAR intègrent de multiples observations dans un modèle permettant de suivre quasi quotidiennement l’évolution du climat. Les données sont donc immédiatement publiées, contrairement aux bilans mensuels des stations au sol. Les réanalyses permettent ainsi de se faire une idée des futures annonces des agences comme la NASA, la NOAA et le Met Office qui ne sont pas faites avant le milieu du mois suivant (en l’occurrence à la mi-février).
Le top 10 des mois de janvier les plus chauds
Avec +0,597°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de janvier 2020 est le 2e plus chaud des annales NCEP-NCAR qui remontent à 1948. L’anomalie de température mondiale est en baisse par rapport à décembre 2019 mais dans la lignée de la moyenne de l’an dernier. L’année 2019 a en effet été la 2e plus chaude des mesures avec une anomalie de +0,57°C sur 12 mois, d’après NCEP-NCAR.

On peut voir ci-dessous l’évolution de la température mondiale en janvier avec une tendance de fond au réchauffement depuis 1948. La tendance est de +0,092°C par décennie depuis 1948, avec une accélération sur les 20 dernières années à +0,217°C.

Les anomalies régionales en janvier 2020
Le record de chaleur a été battu dans l’hémisphère sud en janvier 2020 avec une anomalie de +0,377°C, battant les deux précédents pics relevés lors des El Niño extrêmes de 1983 et 2016. Pour l’hémisphère nord, l’anomalie en janvier 2020 se situe au 2e rang avec +0,826°C, derrière le maximum de 2016. A noter que les anomalies sont habituellement moins importantes dans l’hémisphère sud, ce qui explique qu’un +0,377°C puisse être un record dans cet hémisphère.
On relève en ce mois de janvier 2020 des anomalies particulièrement positives en Scandinavie et en Russie. Pour la première fois de l’histoire des relevés, Oslo, Stockholm, Helsinki et Copenhague ont connu des températures au-dessus du point de congélation (0°C) tous les jours du mois de janvier. Record de chaleur au Danemark avec une température moyenne de 5,5°C, battant le précédent pic de 2007 (5°C). Même chose pour 60% de la Finlande, selon Mika Rantanen, chercheur au Finnish Meteorological Institute. A Helsinki, la température a atteint une moyenne de 3°C, battant le précédent record de 1,6°C. A Moscou (Russie), c’est la première fois en 200 années de mesures que la température moyenne d’un mois de janvier n’est pas négative, d’après Etienne Kapikan, de Météo France.

Des conditions ENSO neutres prévalent actuellement dans le Pacifique, d’après la NOAA. Les températures de surface de la mer équatoriale sont proches de la moyenne dans l’océan Pacifique et la circulation atmosphérique tropicale est généralement compatible avec des conditions ENSO-neutre. Cette situation devrait perdurer jusqu’au printemps 2020 dans l’hémisphère Nord (~ 60% chance), voire se poursuivre jusqu’à l’été 2020 (~ 50% de chance).
+1,38°C en janvier 2020 par rapport à l’ère préindustrielle


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