Au Nouvel-An, des orages étonnamment forts se sont abattus sur la côté Ouest des Etats-Unis. Ils ont provoqué une inondation à Los Angeles et des grandes vagues, d’environ dix mètres de haut, qui ont déferlé sur les côtes à plusieurs endroits. Une dizaine de personnes a été hospitalisée, l’eau s’est engouffrée dans des bâtiments du bord de mer et certains ont été endommagés. Les dommages restent localisés mais ce phénomène nouveau est à suivre absolument. Tant la montée du niveau de la mer que les événements climatiques pourraient le renforcer. Certains endroits telles que le village de Capitola ont subi une inondation mémorable en février 2023 et ont maintenant été touchés pour la deuxième année de suite.
Le 16 décembre, un énorme orage a frappé en Argentine près de Buenos Aires. Les vents ont atteint 150 km/h, de nombreux toits et arbres ont été arrachés, et il a provoqué une dizaine de décès. De grosses intempéries ont aussi touché le Brésil.
Les orages ont changé ces dernières années. Dès 2015, nous avons vu des tempêtes qui dépassaient la taille d’un pays européen et en touchaient simultanément plusieurs, avec de très nombreux éclairs.
En 2021, de très grosses intempéries ont provoqué de nombreuses chutes de grêle en suisse, des inondations à Liège, ainsi qu’un énorme glissement de terrain en Allemagne. Les ouragans s’amplifient aussi.
Les inondations sont beaucoup plus fréquentes sur la planète ces dernières années. Une étude récente du Potsdam Climate Institute montre que les pluies intenses se renforcent. Elles se produisent aussi plus souvent.
La formation d’orages est causée par l’instabilité de l’atmosphère. Les modèles climatiques ont prévu une augmentation de telles conditions en raison du réchauffement climatique.
Une étude récente montre que l’atmosphère est réellement devenue de plus en plus instable sur la plupart des zones terrestres de l’hémisphère nord aux cours de ces dernières décennies. Les jours favorables aux intempéries sont plus fréquents (étude).
Ces changements résultent principalement de l’augmentation de l’humidité des basses couches de l’atmosphère et de la température de l’air plus chaude. De tels changements favorisent l’apparition accrue de tempêtes convectives.
L’air chaud est plus léger que l’air froid, donc il monte. En montant, l’air se refroidit et la vapeur d’eau qu’il contient se condense. La formation de gouttelettes d’eau dégage de l’énergie pour l’élévation du nuage et forme les cumulonimbus. Quand les gouttes sont assez grosses, l’air ascendant ne peut plus soutenir leur poids. La pluie tombe alors.
Un autre climatologue écrit que, lorsque les températures sont plus élevées et que l’atmosphère contient plus d’humidité, elle peut alimenter des orages plus forts et plus longs. La température élevée des océans les favorise aussi (lien) puisqu’elle augmente l’évaporation.
Comme les températures de la planète ont atteint des records, autour de 2°C au-dessus des températures préindustrielles, des tempêtes plus fortes étaient prévisibles. Cela semble se confirmer ces dernières semaines. Elles arrachent des toits, brisent des milliers d’arbres, noient les rues des villes et constituent une nouvelle menace.

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