Climat

Léger réchauffement en juillet 2017

A la surface du globe, juillet 2017 a été le deuxième mois de juillet le plus chaud depuis le début des archives NCEP-NCAR. L’anomalie grimpe de 0,066°C par rapport à juin. Les sept premiers mois de l’année 2017 se situent toujours entre 2016 (record de chaleur) et 2015 (le précédent record).

Avec +0,45°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de juillet 2017 se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus chauds depuis 1948, derrière le record de 2016 (+0,57°C).

Les réanalyses comme NCEP-NCAR intègrent de multiples observations dans un modèle permettant de suivre quasi quotidiennement l’évolution du climat. Les données sont donc immédiatement disponibles, contrairement aux bilans mensuels des stations au sol. Les réanalyses permettent ainsi de se faire une idée des futures annonces des agences comme la NASA, la NOAA et le Met Office qui ne sont pas faites avant le milieu du mois suivant (en l’occurrence à la mi-juillet).

Le top 10 des mois de juillet les plus chauds

On peut voir ci-dessous que le mois de juillet 2016 avait battu le record par une grande marge. Mais juillet 2017 se distingue également du reste de l’archive. Six des dix mois de juillet les plus chauds ont été relevés après 2010. Depuis 2011, tous les mois de juillet figurent dans le top 10, à l’exception de 2013.

Anomalies de température par rapport à la moyenne 1981-2010. D’après : NCEP-NCAR.

2017 confirme sa position entre 2015 et 2016

La moyenne sur les 12 mois de 2016 est toujours à un niveau plus élevé que janvier-juillet 2017 avec +0,67°C contre +0,53°C. Les modèles ne prévoient pas un nouvel épisode El Niño pour le courant 2017 et les dernières estimations tendent plutôt vers des conditions neutres dans le Pacifique, normalement peu propices à des records de chaleur.

Les dix années les plus chaudes depuis 1948 ont toutes été enregistrées au XXIè siècle avec les trois dernières années dans le top 3. Voici le bilan des 10 années les plus chaudes, sachant que pour 2017, seule la période janvier-juillet est prise en compte.

Anomalies de température par rapport à la moyenne 1981-2010. D’après : NCEP-NCAR.

Les anomalies régionales

Les anomalies chaudes les plus notables se situent en Amérique du Nord, en Alaska, à l’extrême nord de la Russie, en Arabie Saoudite et en Chine. Le monde est globalement chaud, avec quelques poches froides en Europe du Nord, au Groenland et au Brésil. L’Antarctique est très contrasté avec de fortes anomalies, tant chaudes que froides.

Carte d’anomalies pour le mois de juillet 2017.

+1,015°C en juillet 2017 par rapport à l’ère préindustrielle

On peut remonter plus loin dans le temps, en utilisant les archives de la NASA, et en retenant comme base la période 1880-1899 (représentative de la période préindustrielle). L’anomalie est de +1,015°C en juillet 2017, sous l’objectif le plus ambitieux de la COP 21 (+1,5°C). Voici un graphique montrant les données mensuelles NCEP-NCAR couplées à celles de la NASA (pour remonter plus loin dans le temps car NCEP commence en 1948) :

 

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50 réponses »

  1. Bonjour Johan,
    Vous mentionnez dans votre article que les anomalies chaudes les plus notables en juillet se situent notamment en Alaska et à l’extrême nord de la Russie. Ce sont des endroits où il y a énormément de pergélisol. C’est donc préoccupant en ce qui concerne les émanations de méthane.

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      • TRÈS BIEN. S’IL S’AGIT DE LA TEMPÉRATURE GLOBALE, JE SUIS D’ACCORD… .
        NÉANMOINS, DE MAI 2007 À JUIN 2015, L’ATMOSPHÈRE A SUBIT UN DÉFICIT THERMIQUE GIGANTESQUE(UNE VÉRITABLE GLACIATION S’IL N’Y AVAIENT PAS LES G.E.S POUR COMPENSER…) AVEC LA DISPARITION SOUDAINE(EN 3 JOURS) DE LA CHALEUR PRÉSENTE EN SURFACE DE L’OCÉAN PACIFIQUE (EL NINO/LA NINA), DONT LA TEMPÉRATURE A LE RÔLE DE THERMOSTAT MONDIAL.
        EN 2012, LES CLIMATOLOGUES DONNENT UN NOM À LA DISPARITION DE CETTE CHALEUR : LE MYSTÈRE DE LA CHALEUR MANQUANTE, CHALEUR MANQUANTE DEPUIS 2007, ET RÉAPPARUE SOUDAINEMENT, EN PARTIE, EN 2015, AVEC, D’APRÈS MOI, UN SEUIL ATTEINT AUTOUR DE 1,5 DEGRÉ GLOBAL, POUR LA SECONDE FOIS DE L’HISTOIRE DEPUIS LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE.
        2009 ET 2011 RESTENT DONC POUR MOI DES ANNÉES À INCLURE DANS UN CYCLE DE DÉFICIT THERMIQUE DE LA TERRE, ET NON DANS UN CYCLE D’EXCÉDENT THERMIQUE DE LA TERRE.
        JUSTE AVANT QUE LA CHALEUR NE DISPARAISSE, DÉBUT MAI 2007, NOUS CONNAISSIONS UN PHÉNOMÈNE EL-NINO TRÈS PUISSANT. LES TEMPÉRATURES RESSENTIES EN FRANCE, ÉTAIENT 31 DEGRÉS AU QUOTIDIEN, EN SEPTEMBRE ET OCTOBRE 2006.
        25 DEGRÉS QUOTIDIENS EN NOVEMBRE 2006 !.
        17 DEGRÉS EN DÉCEMBRE 2006
        25 DEGRÉS EN JANVIER 2007 !! 25 EN FÉVRIER 2007!, 30 EN MARS 2007!!, 35 EN AVRIL 2007 !!.
        ENTRE NOEL ET JOUR DE L’AN 2006-2007, J’AI VU LE CIEL, PARTOUT, DEVENIR TRÈS TRANSLUCIDE. MA CONCLUSION ÉTAIT SAN APPEL…IL ME FALLUT TOUT DE MÊME SIX MOIS POUR ADMETTRE QUE NOUS AVIONS PROBABLEMENT ATTEINT LES 540 PPMV DE CO2, SOIT UN DOUBLEMENT DE LA CONCENTRATION PRÉINDUSTRIELLE EN CO2 ET, UN RÉCHAUFFEMENT DE + 4 DEGRÉS.
        4 DEGRÉS, DISPARUS DU PREMIER MILLIMÈTRE D’OCÉAN DE SURFACE, DÉBUT MAI 2007. MAIS !!!! TOUJOURS PRÉSENTS À L’EST DE LA MÉDITERRANÉE DURANT LES TROIS MOIS D’ÉTÉ 2007, DÉCLENCHANT UNE CANICULE DE 50 DEGRÉS QUOTIDIENS POUR LES PAYS DE L’EST DE LA MÉDITERRANÉE.

        VOILÀ !.
        MERCI.

        P.S : VOTRE SITE SEMBLE BEAUCOUP ME PLAIRE, C’EST PLUTÔT RARE !.

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  2. Concernant le graphique du palmarès DES MOIS DE JUILLET LES PLUS CHAUDS DE L’HISTOIRE RÉCENTE… :

    À l’échelle de la France, les années 2009 et 2011 NE PEUVENT EN AUCUN CAS SE SITUER AVANT LES ANNÉES SUIVANTES, CITÉES DANS LE DÉSORDRE : 1998, 2001, 2003, 2005, 2006,2015, 2016 2017.
    EN 2009, NOUS AVONS EU 4 JOURS DE CANICULE EN MAI À 36 DEGRÉS. EN JUILLET, IL Y EUT 3 JOURS À 37-39 DEGRÉS. LES AUTRES JOURS DE DÉBUT MAI À FIN JUILLET 2009 FURENT FRAIS(23-25 DEGRÉS).
    EN 2011, NOUS AVONS DIFFICILEMENT ATTEINT LES 30 DEGRÉS EN JUILLET.

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  3. LA CHALEUR DE L’OCÉAN DE SURFACE QUI DISPARAÎT DANS LES PROFONDEURS DE L’OCÉAN, ALORS QUE, L’OCÉAN EST AUTANT SATURÉ QUE L’ATMOSPHÈRE EN CO2.

    AUCUN THÉORÈME NE VIENT COMPLÉTER LE THÉORÈME FONDAMENTAL DE SVANTE ARRHENIUS !!!!!.

    CONSIDÉRONS ALORS, QUE 1 mm3 d’eau salée, se réchauffe ou se refroidisse aussi vite par conduction, que 1 mm3 d’air.
    Reste aussi, le contraste et les couleurs du « sol » considéré.

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  4. Préambule pour Jallffier-verne : si vous pouviez écrire en minuscules s’il vous plaît, ce serait plus lisible et donc compréhensible. Merci.

    Vous dite que sans les GES on aurait eu un véritable glaciation ?

    Voici ce que dit sur le CO2 un climatologue célèbre dont la compétence est incontestable, et surtout sans commune mesure avec celle de tous les intervenants sur ce blog. Initialement membre du GIEC, Il en a démissionné avec fracas après la publication du troisième rapport. Il a dû s’apercevoir que la science, la vraie, était sérieusement piétinée au sein de cette organisation politico-Onusienne.

    Il dit ceci : « Croire que le CO2 contrôle le climat c’est à peu près comme « croire à la magie ».
    => http://www.skyfall.fr/2017/08/04/croire-que-le-co2-controle-le-climat-cest-a-peu-pres-comme-croire-a-la-magie/

    Certains ici diront que je trolle, d’autres penseront peut-être qu’un peu de contradiction dans les débats ne peut pas faire de mal.
    Pour ce qui est du graphe plus haut, on ne peut que constater que l’anomalie de température redescend bien. C’est incontestable. Mais on peut trouver aussi l’interprétation qui en est encore faite, c’est à dire sortir le mois de juillet pour dire que c’est le 2ème plus chaud, ce qui reste assez normal, du fait qu’on est sur une sorte d’optimum contemporain.
    A moins que cela ne baisse brutalement (et là il y aurait des conséquences) on va pour voir sortir chaque mois des top10 comme celui-là pendant au moins 10 ans, ce qui renforcera peut-être l’idée que la planète est en train de mourir de chaud et que tout cela est la faute de l’homme.

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  5. Ninja, tu as entièrement raison, MAIS IL FAUT BIEN LIRE TOUT CE QUE J’ÉCRIS, D’ACCORD ???.

    Le 1ier millimètre d’épaisseur d’une certaine surface de l’océan pacifique, commande le climat mondial. Cette épaisseur d’eau contient du CO2.
    D’une part, l’histoire montre que CO2 et chaleur sont souvent déphasés ou anachroniques, MAIS LÀ, ET SURTOUT LÀ, ET J’INSISTE :

    IL N’EXISTE AUCUN THÉORÈME reliant Eau, chaleur et CO2 dans un même volume.

    On connaît LE forçage radiatif de la vapeur d’eau dans l’air, 4 W/m2, je crois…(je ne sais pas si on parle de vapeur d’eau condensée ou non…),

    LE forçage radiatif du CO2 dans l’air, 1,6 W/m2, mais je ne suis sûr de rien, je ne me souviens plus.

    Quant au forçage radiatif de la vapeur d’eau dans l’eau, du CO2 dans l’eau, ou encore du CO2 dans la vapeur d’eau, je n’ai jamais vu UNE LIGNE traitant de ce sujet.

    Et encore moins un théorème global de type SVANTE ARRHENIUS, reliant CO2 dans l’eau, chaleur de l’eau, DISPARITION DE LA CHALEUR DANS L’EAU !!!!!.

    Pourtant, paraît-il que 3500 capteurs de températures ont été placés à différentes profondeurs de l’océan.

    CELA FAIT POURTANT BELLE LURETTE QUE LA CASSEROLE D’EAU EXISTE, ET QU’UN THÉORÈME AURAIT DU SORTIR DEPUIS NEWTON !!!!.

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    • De l’eau à 25°C peut contenir jusqu’à 2000 ppm de CO2 et de l’eau à 0°C, jusqu’à 5000 ppm de CO2. Plus l’eau est froide, plus elle peut contenir de C02, et c’est vrai pour d’autres gaz comme le dioxygène. C’est parce qu’un gaz se dissous mieux dans de l’eau froide. Je ne suis pas physicien et je ne me rappelle pas de la formule mathématique qui exprime ce lien, mais elle existe. Le lien existe donc dans ce sens là.

      Par contre, ce n’est pas vrai en sens inverse, puisque c’est ce qui semble vous turlupiner. C’est à dire que ce n’est pas parce qu’une eau contient des gaz à effet de serre qu’elle se réchauffe. D’une part, les gaz n’ont pas les mêmes propriétés sous forme dissoute. Cela m’étonnerait beaucoup que le CO2 dissous dans l’eau conserve sa capacité à retenir le rayonnement terrestre, mais c’est à vérifier. D’autre part, l’eau est 800 fois plus dense que l’air et la chaleur s’y propage plus efficacement, par friction entre molécules. À ce propos, oubliez l’hypothèse que « 1 mm3 d’eau salée, se réchauffe ou se refroidit aussi vite par conduction, que 1 mm3 d’air ». C’est évidemment faux. En plus, les océans absorbent 90% du rayonnement solaire là où l’atmosphère est quasiment transparente, sauf aux UV. Ils se réchauffement donc bien plus que l’atmosphère par ce biais là, sans avoir besoin d’effet de serre. Enfin, comme l’atmosphère, les océans circulent en permanence et il y a des échanges entre surface et profondeur, indépendamment du taux de CO2.

      Bref, n’allez pas chercher une anomalie dans la perte de chaleur par des océans de surface saturés en C02, il n’y en a pas. Du reste, même une atmosphère complètement saturée en C02 ne retiendrait pas indéfiniment la chaleur, puisque le CO2 réémet les radiations absorbées, tout comme l’eau et tout comme n’importe quel corps qui emmagasine de l’énergie.

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      • Plus l’eau est chaude, moins elle peut contenir de CO2 et même d’autres gaz, SAUF UN !!. C’est que, premièrement, comme l’air, l’eau se dilate, les mouvements browniens apparaissent, les molécules qui étaient enchevêtrées les unes aux autres dans un état statique à zéro degrés, se retrouvent libérées, s’agitent de plus en plus les unes par rapport aux autres et s’entrechoquent au fur et à mesure que la température augmente.
        Secondairement, plus l’air et l’eau se réchauffent, plus ils contiennent DE LA VAPEUR D’EAU, le plus fort gaz à effet de serre? mais à la durée de vie extrêmement courte, de 24 à 72 heures dans l’atmosphère? cela ne laisse donc plus beaucoup de place pour les autres gaz dans un volume donné. Quant au CO2 qui arrive à saturation dans un volume d’air chaud ou d’eau chaude donné, alors là…Sans compter que l’air chaud peut arriver ensuite à saturation en vapeur d’eau, la vapeur condense, formation de nuage, de buée, et même avec de l’air froid au-dessus d’un volume d’eau plus chaude que lui, ou au-dessus d’un sol plus chaud que lui !!, DE BROUILLARD !.

        « C’est parce qu’un gaz se dissout mieux dans l’eau froide »

        =Un gaz se dissout-il immédiatement dans l’eau ?.

        J’ai lu que, pour qu’une molécule de CO2 « se dissolve » dans l’océan ou la mer, c’est à dire pour qu’elle se transforme d’abord en acide carboxylique, puis en carbonate de calcium sur les roches sédimentaires calcaires, IL FALLAIT UN BON MILLION D’ANNÉES… .

        « Ce n’est pas parce qu’une eau contient des GES qu’elle se réchauffe »

        =De l’eau qui ne gèle pas contient déjà un minimum de vapeur d’eau, ce GES initial, qui lui permet de maintenir son état de matière ou sa température. Si on ajoute en plus, d’autres GES, ben si, elle se réchauffe ?.

        « D’autre part l’eau est 800 fois plus dense que l’air donc la chaleur s’y propage plus efficacement ».

        = EUH…l’eau conserve la chaleur, se réchauffe moins vite que l’air, et se refroidit moins vite également… .

        Si l’eau se réchauffait plus vite que l’air, la surface des océans serait rapidement en ébullition… .

        « 1mm3 d’eau », c’est ridicule en volume. Déjà que l’eau contient de la vapeur d’eau, si 1mm3 se réchauffe, elle s’évapore aussitôt ?? Quant à l’importance du sel… .

        « L’océan absorbe 90% du rayonnement solaire »

        = C’est normal, c’est une surface foncée, et l’on sait que…les surfaces foncées, contrairement aux surfaces claires, ont les propriétés des corps noirs.

        « Ils se réchauffent donc bien plus par ce biais là, et n’ont donc pas besoin d’effet de serre »

        = Je n’ai jamais dit que l’atmosphère se réchauffait « par ce biais là » vous voulez dire par le rayonnement solaire incident arrivant sur terre. Ce rayonnement est « insignifiant » pour transmettre de la chaleur à l’air, malgré le fait qu’il contienne déjà, en plus de la lumière visible, des infrarouges de grandes longueurs d’ondes, je crois… .

        NON, L’ATMOSPHÈRE SE RÉCHAUFFE GRÂCE AUX INFRAROUGES RÉÉMIS (dans le CO2) PAR LA SURFACE DE L’OCÉAN OU DE LA MER… .

        Il existe quatre types de transport de la chaleur sur terre :
        1) La conduction(via l’air ou la matière). Dans l’air cette chaleur se dissipe très rapidement.
        2) La convection(ou chaleur latente d’évaporation).
        3) Le rayonnement, essentiellement l’infrarouge.
        4)La turbulence, quand le vent(météo ou brise) vient brasser la masse d’air.

        Il n’y a pas perte de chaleur par l’océan, mais dissimulation ou dissémination !!dans les profondeurs…

        Voilà.
        À vous de servir, Maignial ! .

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  6. Ok autant pour moi.
    Je lis mieux les minuscules, et j’avoue avoir un peu de mal à saisir le sens de votre premier texte. Il me semble qu’il y a du second degré (si je puis dire), du sous-entendu, et que interpellez sur les échanges de chaleur.
    Bref, il me semble que ce n’est pas tout à fait clair et on ne sait trop avec certitude si vous êtes du côté des réchauffistes ou des réalistes (appelés péjorativement sceptiques). Je penche pour la seconde option.
    Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement 🙂
    Merci 😉

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  7. Ça fait un moment que je suis ces échanges sur ce blog qui est dans l’ensemble très intéressant et documenté.
    Rechauffiste ou climato-sceptique, je pense que nous avons tous au moins deux choses en commun:
    1/ L’intérêt scientifique pour le réchauffement climatique
    2/ le souhait que les éco-systèmes de la Terre soient préservés au maximum.

    A bientôt

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    • Exactement !
      Ne pas scier la branche sur laquelle on se trouve (la terre), sans non plus se tirer des balles économiques dans pied inutilement, car ça fait mal tout ça…
      🙂

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  8. BON, MAIGNIAL, BRAVO POUR TON EXPERTISE ET TON ENSEIGNEMENT.

    JE M’AGENOUILLE DEVANT TOI !.

    FORCÉMENT, MA CRITIQUE POSITIVE EN RETOUR, ÉTAIT PRÊTE À T’ÊTRE ENVOYÉE…UN TEXTE À LA HAUTEUR DU TIEN, COMME DANS CE BLOG, NOUS EN AVONS L’HABITUDE…MALHEUREUSEMENT, PLUS DE BATTERIE, LE TÉLÉPHONE A COUPÉ, LE TEXTE S’EST EFFACÉ, ET J’AI LA FLEMME D’EN RÉÉCRIRE LE CONTENU À L’INSTANT.

    A PLUS TARD. MATTHIAS.

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  9. Un fait qui est qd même indéniable, ç’est que les glaciers des Alpes reculent +++ depuis le début du 20eme siècle.

    Je suis allé récemment à Chamonix et la mer de glace avait bcp diminué depuis mon dernier séjour la-bas en 2006…..

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  10. Le glacier de Chamonix n’a-t-il pas déjà reculé encore plus par le passé ?
    Sinon, il reviendra au prochain refroidissement.
    Il me semble que les glaciers avancent et reculent au gré des changement climatiques.

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  11. Je le souhaite très sincèrement Ninja car ça me ferait mal au coeur de les voir disparaître….

    Là où je suis néanmoins d’accord avec vous, ç’est qu’ il y a un emballement médiatique ++ sur le réchauffement à chaque El Nino. Je m’en souviens tres bien en 1998-99 (Cf. Le reportage télévisé dont vous parliez dans un précédent post et qui prête aujourd’hui à sourire car ni Venise ni les Maldives ne sont encore ensevelies sous les eaux).

    Puis, on n’en a plus parlé pdt des années jusqu’à novembre 2015 avec le début du dernier El Nino et depuis c’est le matraquage +++ de mauvaises nouvelles alarmistes….

    Johan, n’y aurait-il pas des fois des bonnes nouvelles à poster sur ce blog ?

    J’ai vu par exemple des jours derniers que des millions d’ha de forêts non recensees avaient été découvertes dans des zones arides d’Afrique et d’Australie (j’essaierai de retrouver le lien).

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    • Un emballement médiatique autour d’El Niño ? Ce blog a d’ailleurs largement relayé l’importance des records de chaleur récents. Il est aussi coupable d’avoir souligné les niveaux atteints en phase La Nina ou neutre, tout aussi impressionnants si l’on prend en compte le contexte. Quand le Pacifique était dans une phase froide, l’annonce d’anomalies mensuelles de 1,3°C était jugée grotesque. C’est bien ce qui avait été annoncé sur ce blog.
      Mais curieusement, les critiques ont été plus importantes quand les observations ont confirmé les prévisions des modèles…

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  12. Je ne suis bien sûr pas un spécialiste, mais sur le pic interglaciaire sur lequel nous sommes depuis 10.000 ans environ, il a dû y avoir plusieurs optimums climatiques en comptant l’actuel. Il me semble que les Romains avaient pu envahir la Gaule du fait qu’il était possible de franchir facilement les cols à cette époque. Le glaciers était certainement plus reculés qu’aujourd’hui.
    Aujourd’hui, avec l’hystérie autour du réchauffement, il semble qu’on ne veuille même plus reconnaître l’histoire, ni même admettre que le climat puisse changer. Le réchauffement a en fait démarré vers 1700, à la fin du petit âge de glace.
    Il y a cette courbe sur le blog du climatologue américain Roy Spencer => http://www.drroyspencer.com/global-warming-background-articles/2000-years-of-global-temperatures/
    Rien que sur ces 2000 ans on voit qu’il a déjà eu de fluctuations importantes et rapides.
    Cette représentation de l’holocène est aussi intéressante:

    Par ailleurs, concernant le verdissement de la planète, il est avéré et reconnu : +11% en 30 ans.
    => http://www.skyfall.fr/2017/03/09/entretien-william-happer-34-verdissement/
    => https://www.climato-realistes.fr/le-sahel-reverdit/
    Bien sûr, ces sources ne sont pas les plus alarmistes 🙂

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    • Ninja,le graphique que vous présentez concerne les températures de l’hémisphère nord.Voici donc quelques petites précisions à ce sujet, qu’il est bon de rappeler :
      Effectivement, ça s’est sérieusement réchauffé au moment de l’optimum de l’Holocène. Et on sait pourquoi, où et comment.
      L’insolation a considérablement augmenté entre 60 et 90° de latitude nord. Non pas parce que le soleil s’est subitement mis en surrégime mais en raison de la position de la Terre par rapport à notre étoile.Cette position évolue selon des cycles aujourd’hui bien connus. (Notez qu’il s’agit d’un fait scientifique incontestable, qui n’est à ma connaissance remis en cause par personne).
      Donc, il s’avère qu’en été, les hautes latitudes de l’hémisphère nord étaient davantage orientées vers le soleil. C’est d’ailleurs ce qui a déclenché la déglaciation.
      L’énergie reçue par les hautes latitudes était alors considérable… Bien supérieure à l’effet de serre dû aujourd’hui au CO2. Mais au niveau global, cela n’a pas changé grand chose. Et oui, le sud était de son côté privé de soleil…L’énergie reçue par la Terre varie peu, au global.
      En revanche, elle varie beaucoup au niveau local et l’hémisphère nord est particulièrement sensible avec la rétroaction de la fonte des glaces.
      Pendant l’optimum de l’Holocène, les Tropiques et l’hémisphère sud furent en revanche moins chauds. L’effet de serre dû au CO2 n’a pas le même impact au niveau local mais il réchauffe l’ensemble de la planète, à quelques exceptions près.
      Le début du 21è siècle apparaît apparaît d’après les reconstructions de températures comme l’une des périodes les plus chaudes de l’Holocène, et cela à un moment où l’insolation dans l’hémisphère nord ne peut servir d’explication.

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  13. Merci pour ces précisions Johan, cela démontre néanmoins que le climat peut subir d’importants changements sans que l’activité humaine puisse être mise en cause.
    Si on ne se réfère qu’aux 2000 dernières années, Weiss et Lüdecke ont analysé les données de température (analyse de fourrier) et pu reconstituer la température du passé par le calcul. Ils ont mis en évidence 3 cycles principaux du soleil et n’ont vu dans leur analyse qu’une influence mineure du CO2.
    => https://www.thegwpf.com/german-scientists-claim-climate-change-is-cyclical-global-cooling-coming-next/
    Ce lien est aussi intéressant => https://crioux.wordpress.com/2015/09/08/le-climat-est-la-somme-des-cycles-naturels/#comments
    (J’aime bien la dernière question d’un internaute qui s’oppose à cette thèse : « Alors, comment expliques-tu la hausse phénoménale des océans (3,14mm/an depuis 1993 vs 1,5 mm/an pour les 2 derniers siècles)?  » => On sait aujourd’hui qu’il y avait un biais important dans la mesure par satellites et qu’il n’y a pas de hausse phénoménale… 🙂

    Bref, si tout ça se confirme, il faut plutôt s’attendre à une baisse sensible mais modérée dans les prochaines années (les 4-5 prochaines vont être cruciales je pense), et une baisse beaucoup plus marquée à la fin du siècle.
    Si tout ça se confirme, je le répète 🙂
    PS : Johan, ce que je vous ai reproché ces derniers mois, c’est d’utiliser le pic maxi du dernier El niño et d’en tirer une tendance pour affirmer que les modèles climatiques sont bons, alors qu’on sait tous que ce pic était parfaitement transitoire et que l’anomalie est redescendue et qu’elle continuera à redescendre.
    Pour le reste, je ne suis votre blog que depuis quelques mois.

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  14. Moi aussi je ne suis ce blog que depuis qqs mois. J’apprécie surtout le relevé quotidien puis mensuel des anomalies de température, seul juge de paix au bout du compte…..
    Quand je parlais d’emballement médiatique plus haut, je faisais surtout référence aux autres médias et pas spécialement à ce blog.
    Au passage, une petite question de profane: que signifie les expresssions « RCP 8,5 » ou autre pour désigner les modèles de prévision du réchauffement ?
    Je suis scientifique moi-même mais je publie dans la biologie humaine, les maladies du globule rouge et la drepanocytose pour être précis.

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    • Puisque vous êtes scientifique, remettez-vous dans le contexte d’avant El Nino. Des critiques ont émergé après les années 2000 sur la capacité des modèles à prévoir l’augmentation des températures forcée par les gaz à effet de serre. Des circonstances particulières prévalaient alors à la surface de la planète : les alizés extrêmement forts à la surface du Pacifique. Une étude de M. England a mis en évidence leur caractère exceptionnel.Les records de chaleur ont quand même continué à tomber, ce qui n’aurait pas dû être le cas en raison de la puissante influence du Pacifique, qui peut élever ou abaisser la moyenne globale de 0.2°C.
      Fausses excuses, ont répondu les sceptiques…Le juge de paix allait donc être le revirement des températures de surface de la mer et des vents du Pacifique… Et la réponse a été cinglante : les températures ont augmenté comme jamais lors du dernier El Nino.
      Il ne s’agit pas d’un simple jeu de hausse et de baisse mais plutôt une montée en escalier. Variabilité naturelle et effet de serre anthropique combinent leurs effets. Mais la variabilité naturelle est relativement peu importante sur le moyen terme (on ne parle pas ici des facteurs astronomiques, qui jouent sur des échelles de temps bien plus longues) alors que les GES s’accumulent.
      Ces derniers forcent donc les températures vers le haut, très vite quand le Pacifique joue de concert, plus lentement quand c’est l’inverse. Mais la montée en escalier se poursuit inexorablement.
      Pour ce qui est du RCP 8.5, il s’agit de l’un des quatre scénarios mis en avant dans le dernier rapport du GIEC, sur la base desquels les projections de température sont réalisées. 8.5 cela veut dire 8.5 W/m2. Le forçage attendu en 2100 sur la base de scénario.Les autres scénarios prévoient des forçages de 2.6 to 6 W/m2 par exemple, on les appelle RCP 2.6 ou RCP6. Le RCP 8.5 prévoit la poursuite d’émissions massives de CO2.
      Enfin bonne continuation dans vos recherches sur la drépanocytose, une maladie dont on m’a dit que les effets étaient terribles, avec des crises extrêmement difficiles – voire impossible – à soulager… Une maladie qui mérite sans doute davantage de médiatisation, puisque ce sujet a été évoqué plus tôt.

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  15. Merci bcp pour vos explications, Johan.
    Ça ne fait que qqs mois que, par inquiétude sur l’évolution de la Terre, j’essaie de suivre l’actualité du changement climatique.
    Pardonnez donc mon ignorance en la matière, ça n’est pas mon métier à la différence de vous apparemment.
    Au fond de moi, je pense que vous avez hélas raison mais j’essaie un peu de me raccrocher à la moindre ‘bonne nouvelle’ tant les conséquences du réchauffement me font peur pour l’avenir de notre planète.
    Enfin, félicitations pour les bonnes notions que vous avez sur la drepano, maladie trop peu médiatisée c’est vrai.

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  16. @Jalliffier-verne: j’ai un peu de mal à vous comprendre, en partie à cause de la ponctuation aléatoire qui ne me permet pas de discerner vos affirmations et vos questions. Mais il me semble qu’il y a confusion sur un certain nombre de points que je vais tenter de reprendre:

    -« J’ai lu que, pour qu’une molécule de CO2 « se dissolve » dans l’océan ou la mer, c’est à dire pour qu’elle se transforme d’abord en acide carboxylique, puis en carbonate de calcium sur les roches sédimentaires calcaires, IL FALLAIT UN BON MILLION D’ANNÉES… »
    ==> le carbonate de calcium n’est pas une forme dissoute, mais un précipité solide qui se forme soit de façon biologique (coquilles des mollusques et organismes microscopiques, récifs coralliens…) ou géochimique (agrégats de carbonates formés dans des eaux très chaudes). Ce processus prend quelques jours à quelques milliers d’années, mais il faut beaucoup plus de temps pour que l’accumulation conduise à la formation de roches calcaires. De toute façon, on est là hors-sujet: la forme dissoute, c’est l’acide carbonique (H2CO3), qui se produit à échelle de temps typique des réactions chimique (agitation brownienne). Autant dire instantanément à notre échelle… C’est si vrai que nos émissions massives de CO2 ont déjà fait diminuer le pH des océans de surface.

    -« l’eau conserve la chaleur, se réchauffe moins vite que l’air, et se refroidit moins vite également ».
    ==> Non. Si l’eau se réchauffe et se refroidit moins vite que l’air, c’est parce qu’elle est 800 fois plus dense. Sa capacité calorifique (son inertie, si vous voulez) est donc très supérieure. Mais l’air est un isolant plus efficace que l’eau: sa conductivité thermique est 30 fois plus faible environ. L’eau cède donc sa chaleur bien plus efficacement. Mais comme elle est 800 fois plus dense, elle reste malgré tout chaude ou froide plus longtemps (800 divisé par 30 = 27 fois plus longtemps, si ce calcul est pertinent).

    -« comme l’air, l’eau se dilate, les mouvements browniens apparaissent, les molécules qui étaient enchevêtrées les unes aux autres dans un état statique à zéro degrés, se retrouvent libérées »
    ==> ????? L’eau se dilate très peu par rapport à l’air. C’est suffisant pour faire monter le niveau des océans de quelques mètres, mais ça ne représente qu’une part infime (quelques dixièmes de pourcents) du volume total des océans. Si vous trouvez un jour un article selon lequel cela libère des molécules et modifie ainsi la chimie des océans, vérifiez si on n’est pas à la date du 1er avril, par hasard.

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  17. Oui, merci Maignial,

    Il s’agit bien de l’acide carbonique et non carboxylique. Le dioxide de carbone s’appelait curieusement acide carbonique au début du XXième siècle.

    En cherchant la définition, il est dit que l’eau hydrate très peu de molécules de CO2 en H2CO3, car elle est une molécule instable qui dissout le CaCO3 des mollusques ou animaux à coques.

    Donc CO2 et H2CO3 acidifient l’océan, sont comme des solvants dans l’océan, qui détachent CaCO3 du corail? et des animaux à coques. Et aussi des roches calcaires ??. Vous parlez de processus géochimiques entraînant des agrégats de carbonates dans des eaux très chaudes…MAIS PAS FROIDES ALORS…?? EAUX QUI CONTIENNENT PLUS DE CO2.

    Donc au final, y-a-t-il toujours un processus de sédimentarisation et de calcification en CaCO3, ou au contraire un processus de décalcification ???.

    QUEL SENS ET QUELS PROCESSUS DONNER, À L’HISTOIRE DE CES MOLÉCULES GES, jusqu’à leur sédimentarisation définitive en roches calcaires ???.

    « Les molécules se retrouvent libérées… »

    J’ai voulu dire qu’elles pouvaient bouger les unes par rapport aux autres dans un même volume, MAIS PAS QUE DE L’OCÉAN, ÉMANAIT DES MOLÉCULES DE GAZ, QUOIQUE…
    Et c’est ici que je ne comprends pas tout… :
    Quant un volume d’eau se réchauffe, il contient de plus en plus de vapeur d’eau. Il ne reste donc, plus beaucoup de place pour bon nombre de molécules de CO2.

    COMMENT SE-FAIT-IL ALORS, QU’UNE EAU CHAUDE PUISSE CONTENIR, AU MÊME INSTANT DANS UN MÊME VOLUME, ÉNORMÉMENT DE CO2, ET, DE VAPEUR D’EAU ???.

    Et quant au fait de savoir, si le CO2 réchauffe l’océan…, je crois avoir la réponse, il faut que le CO2 présent dans l’eau ait reçu du rayonnement solaire infrarouge, sinon ça ne la réchauffe pas.

    MYSTÈRE DE LA CHALEUR MANQUANTE DE 2007 :

    « Ne cherchez pas d’anomalie dans la perte de chaleur(en 2007) de l’océan « saturé » en CO2, il n’y en a pas. »

    Pourtant, à l’époque, tous les chercheurs du GIEC s’accordaient à dire que LE BILAN RADIATIF DE LA TERRE ne bouclait pas = rapport énergie reçue/énergie réémise pas égale à 0.
    De nombreuses pages y étaient consacrées en 2012, dans Science&Vie, numéro intitulé : « Où est donc passé le réchauffement climatique ».

    Mais il est vrai que l’on peut se demander, comment de la chaleur présente en surface de l’océan – chaleur en corrélation directe avec une concentration en CO2 émise depuis le début de l’ère industrielle – peut ne pas disparaître à tout jamais, c’est à dire se diluer à tout jamais, dans le volume restant d’eau froide, c à d, « 99,9% » de l’océan.

    Chauffons le fond d’une casserole d’eau, ou, chauffons la surface de l’eau, et attendons… . Si la chaleur ne s’échappe pas vers le haut(effet de serre), elle s’échappera vers le bas…(effet de serre aussi) dans l’air et dans l’eau, malgré le fait qu’avec un volume d’eau conséquent, l’eau ne se réchauffe qu’à peine imperceptiblement.
    QUELLE SERA L’HOMÉOSTASIE DU MILIEU AIR/EAU CONSIDÉRÉ ???.

    J’AI UN DOUTE…HOMÉOSTASIE ET ENTROPIE…DEUX TERMES TRÈS DIFFÉRENTS ???.

    À VOUS.

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    • J’AI OUBLIÉ :

      Les molécules de gaz présentes dans l’atmosphère et l’eau de notre planète, sont toutes trop lourdes pour pouvoir s’élever sans être arrêtées par la couche d’ozone, qui les fait redescendre !!! ou plutôt la gravité qui les fait redescendre !!!!.

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      • @Jalliffier-verne

        Pour en revenir à cette histoire d’acidification des océans et de calcification, lorsque du CO2 est présent dans l’eau, il se passe deux choses:

        -le CO2 se dissout et forme des ions carbonates, en plusieurs étapes: CO2 + H20 H2CO3 HCO3(-) + H(+) CO3(2-) + 2H(+). Les protons H(+) diminuent le pH, autrement dit, acidifient l’océan. Voilà pourquoi des océans saturés en CO2 deviennent acides.

        -les ions carbonates et le calcium forment du carbonate de calcium qu’on retrouve dans les coquilles et squelettes de nombreux organismes vivants et les roches calcaires: CO3(2-) + Ca(2+) CaCO3. Sauf que le calcaire est très sensible au pH: en milieu acide, il est dissous. Les roches et les coquilles disparaissent alors.

        Le calcaire d’origine géochimique ne se forme que dans les eaux les plus chaudes, donc actuellement les Golfe Persique et la Mer Rouge. Mais il se trouve en quantité résiduelle par rapport au calcaire animal, qui se forme selon la même réaction facilitée au sein du vivant (grâce, je suppose, à des enzymes, mais je ne connaîs pas le processus exact). L’essentiel des roches calcaires dans le monde est donc issu de la sédimentation pélagique des coquilles d’organismes morts.

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        • Zut, les équivalences des réactions ne sortent pas bien sur le commentaire. Je refais un essai en remplaçant mes flèches par des « = »:

          -le CO2 se dissout et forme des ions carbonates, en plusieurs étapes: CO2 + H20 = H2CO3 = HCO3(-) + H(+) = CO3(2-) + 2H(+). Les protons H(+) diminuent le pH, autrement dit, acidifient l’océan. Voilà pourquoi des océans saturés en CO2 deviennent acides.

          -les ions carbonates et le calcium forment du carbonate de calcium qu’on retrouve dans les coquilles et squelettes de nombreux organismes vivants et les roches calcaires: Ca(2+) + CO3(2-) = CaCO3. Sauf que le calcaire est très sensible au pH: en milieu acide, il est dissous. Les roches et les coquilles disparaissent alors.

          Le calcaire d’origine géochimique ne se forme que dans les eaux les plus chaudes, donc actuellement les Golfe Persique et la Mer Rouge. Mais il se trouve en quantité résiduelle par rapport au calcaire animal, qui se forme selon la même réaction facilitée au sein du vivant (grâce, je suppose, à des enzymes, mais je ne connaîs pas le processus exact).

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