Climat

Température mondiale : +0,82°C en mai 2018, selon la NASA

Le mois de mai 2018 a été le quatrième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.  

Avec +0,82°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en mai 2018 baisse légèrement par rapport à avril (+0,85°C). Les cinq mois de mai les plus chauds depuis 1880 ont été observés… Ces cinq dernières années.

Ecart à la moyenne 1951-1980. D’après les chiffres de la NASA.

Pour le mois de mai, sur les 20 dernières années (depuis 1998), la tendance est de +0,19°C/décennie. Sur les 100 dernières années, le réchauffement est de +0,10°C/décennie. Malgré une baisse des anomalies depuis mai 2016, on peut voir ci-dessous une tendance de long terme au réchauffement avec un lissage sur 10 ans (courbe rouge) :

Anomalies par rapport à 1951-1980. Source : NASA GISS.

2018 toujours derrière le trio 2015-2016-2017

Pour l’année en cours (janvier-mai), 2018 est à +0,82°C. Le trio record 2015-2016-2017 est encore devant (pour ces années, on prend ici en compte la période janvier-décembre) à la faveur de conditions qui furent plus chaudes dans le Pacifique. On peut le voir ci-dessous avec l’ONI index (moyenne mobile sur 3 mois des anomalies SST ERSST.v5 dans la région Niño 3.4) qui a un impact important sur la température mondiale à court terme :

Année ONI index mars-avril-mai
2015 +0.8
2016 +1.0
2017 +0.3
2018 -0.4

Les températures de surface de la mer sont cependant en train de remonter dans l’océan Pacifique central et oriental, qui se trouve dans une configuration ENSO-neutre désormais (-0.1 en mai dans la région Niño 3.4).

Pour la fin d’année, les modèles tablent sur un petit El Niño avec une prévision de +0.5°C dans la région Nino 3.4 en octobre-novembre-décembre. Le pic ne serait atteint qu’en 2019 avec une moyenne de +0.8 sur janvier-février-mars. Mais la fourchette de prévision est très large : de -0.3 à +1.4 selon les modèles.

Ecart à la moyenne 1951-1980. D’après les chiffres de la NASA.

Les anomalies régionales

Le mois de mai est à nouveau marqué par des anomalies fortement positives en Europe. Très chaud également en Amérique du Nord après des anomalies négatives en avril. La région arctique, dans l’extrême nord, se réchauffe tandis l’Antarctique voit encore des températures beaucoup plus élevées que la moyenne.

Anomalies de température pour le mois de mai 2018. Source : NASA GISS.

+1,05°C au-dessus de la période préindustrielle

Les chiffres publiés par la NASA sont relatifs à la période 1951-1980 mais on peut aussi calculer les anomalies par rapport aux données les plus lointaines, à savoir la période 1880-1899, que l’on peut considérer comme représentative de l’ère préindustrielle, où au moins comme une période où les émissions de gaz à effet de serre anthropiques n’avaient pas encore profondément modifié le climat. Cela permet de comparer la situation actuelle aux objectifs que sont fixés les Etats pour contenir le réchauffement climatique en-dessous du niveau considéré comme dangereux. Par rapport à la période 1880-1899, l’anomalie a été de 1,05°C en mai 2018. Lors de la COP21 de Paris, un accord a été obtenu pour contenir le réchauffement sous les 2°C, voire 1,5°C si possible. Ce dernier niveau avait été dépassé en février 2016 avec +1,6°C.

 

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4 réponses »

  1. La forte activité solaire du XXe siecle explique ce réchauffement et si on y rajoute el nino c’est normal que ce soit élevé.
    Maintenant les cycles rentrent dans une phase plus faible ( sans être exceptionnel) , c’est donc logique que les t° commencent à baisser . Peut être que el nino viendra perturber cela en fin 2018 / 2019 .

    • Comme il a été maintes fois répété, l’irradiation solaire est totalement décorrélée de la température globale depuis les années 1960. Tandis que l’irradiation solaire a commencé à stagner puis à légèrement diminuer, c’est à partir de ce moment que les températures ont le plus augmenté. Aucune observation ne soutient votre théorie.
      Pourquoi 2018 en cours est-elle donc l’année la plus chaude depuis 1880 dans des conditions La Nina puis neutres ? L’irradiation solaire est au plus bas actuellement.

  2. Johan ,l’ irradience solaire est la mesure direct d’une particularité du soleil. Son influence sur le climat n’est pas la . Ou très peu. La couverture nuageuse est une conséquence indirect de son activité et toute son influence sur le climat se situe la dedans.
    Depuis 1960 , l’activité solaire ( sunspot ) était à son maximum.

    http://www.woodfortrees.org/graph/sidc-ssn/from:1880

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