Climat

Bilan de température globale pour novembre 2020 (provisoire)

Cette page présente un bilan des archives du mois de novembre issues de six organismes mesurant la température de surface ou de la basse troposphère au niveau global : NASA GISTEMP, NOAA MLOST, NCEP-NCAR, ERA5, RSS, UAH. Ces archives utilisent normalement des périodes de référence et des méthodes distinctes. Les séries sont ici rapportées à la même période 1981-2010 et équitablement représentées selon leur source de récolte des données (thermomètres, réanalyses, satellites).

Les bilans de NCEP-NCAR, UAH, RSS et ERA5 pour le mois de novembre sont désormais disponibles. Les données de la NASA et de la NOAA seront publiées d’ici quelques jours. Deux agences, ERA5 et RSS, annoncent un record mensuel de chaleur, avec une avance assez nette. L’anomalie relevée par ERA5 est de +0,775°C en novembre 2020, devant le précédent record co-détenu par 2019 et 2016 (+0,642°C). Avance significative aussi pour RSS avec +0,674°C en novembre 2020 contre le précédent maxim établi en 2019 (+0,58°C).

Anomalies de température mondiale en novembre 2020 par rapport à 1981-2010. Source des données : NASA, NOAA, NCEP, ERA5, RSS, UAH.

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  • Les données de la NASA et de la NOAA sont recueillies par un réseau mondial de stations météorologiques, de navires et de bouées. Ce réseau mesure la température de l’air au-dessus des terres et la température de surface de la mer.
  • Les réanalyses atmosphériques NCEP-NCAR et ERA5 utilisent une gamme d’observations plus large, notamment des données de stations météo et satellitaires combinées à un modèle de prévision météorologique, pour produire une analyse de la température globale complète. ERA5 représente la plus avancée des dernières générations de réanalyses.
  • Les données satellites RSS TLT et UAH TLT ne mesurent pas directement la température à la surface du sol, mais interprètent la température de la basse troposphère (les 5 premiers kilomètres). Des sondeurs récupèrent les profils de température verticaux de l’atmosphère en mesurant l’émission thermique de molécules d’oxygène à différentes fréquences.

On peut voir ci-dessous l’évolution de la température globale au mois de novembre de 1979 à 2020 pour les réanalyses et les satellites :

Anomalies de température mondiale pour le mois de novembre par rapport à la période 1981-2010. Sources : NCEP et ERA5.
Anomalies de température mondiale pour le mois de novembre par rapport à la période 1981-2010. Sources : RSS et UAH.

Avec +0,641°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, il s’agit du mois de novembre le plus chaud depuis le début des relevés, si l’on fait la moyenne des quatre séries déjà publiées. Le graphique ci-dessous représente le Top 10 de la moyenne NCEP-ERA5-RSS-UAH :

Température mondiale en novembre calculée à partir des données NCEP-NCAR, ERA5, RSS et UAH, relativement à la période 1981-2010.

L’année en cours approche du record établi en 2016, d’après la moyenne NCEP-ERA5-RSS-UAH. Le classement ci-dessous représente la moyenne annuelle (janvier-décembre) sauf pour 2020 (moyenne janvier-novembre). Selon les archives, 2020 sera plus ou moins proche du record de chaleur.

Température mondiale en novembre calculée à partir des données NASA, NOAA NCEP-NCAR, ERA5, RSS et UAH, relativement à la période 1981-2010.

Catégories :Climat

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4 réponses »

  1. Je pensais que les archives satellitaires seraient plus sensibles au « la niña », mais apparemment non. L’anomalie froide du Pacifique est est plus que compensée par les anomalies extraordinaires des régions polaires. D’ailleurs, ça continue début décembre: la température est actuellement proche ou au-dessus de 0°C sur de vastes zones du Canada, jusqu’à la baie d’Hudson.

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    • Je me demande surtout si les surfaces des mers, qui plus est «chaudes» – venant de l’Atlantique, encore exposées à l’air, présentent un risque de provoquer de très fortes instabilités prochainement (et précipitations liquides aux hautes latitudes).

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      • ça m’étonnerait un peu, le flux est presque toujours orienté de l’ouest vers l’est dans ces régions, surtout l’hiver. Et des dépressions sur l’Atlantique ne sont pas du tout propices à l’établissement d’un flux d’est. Ou alors, il faudrait un énorme anticyclone qui décroche du Groenland vers le sud et force les dépressions Atlantiques à se décaler vers le Québec, mais ça ne doit pas être fréquent. Par contre, vu la température du Pacifique nord-ouest, de bonne dépressions chargées d’humidité doivent pouvoir franchir les rocheuses et balayer tout le pays, je pense..

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        • Pardon, j’avais en tête la zone d’Europe du nord.
          L’Alaska essuie déjà les conséquences (dégel du permafrost, modification du trait de côte) à mes yeux sans lien direct avec les incursions chaudes en direction de l’Arctique et en passant par le détroit de Bering.

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