Climat

2018 : 4e année la plus chaude sur Terre, d’après NCEP-NCAR et ECMWF

Au niveau global, l’année 2018 a été la quatrième la plus chaude des archives NCEP-NCAR et ECMWF. Les deux agences donnent des résultants très proches, +0,40°C et +0,43°C au-dessus de la moyenne 1981-2010. L‘année 2018 n’a pas été tirée vers le haut par El Niño, ce qui la laisse à distance du record de 2016. L’Europe a connu sa 3e année la plus chaude.

Les réanalyses comme NCEP-NCAR et ECMWF intègrent de multiples observations dans un modèle permettant de suivre quasi quotidiennement l’évolution du climat. Les données sont donc immédiatement disponibles, contrairement aux bilans mensuels des stations au sol.

Cette fin d’année a été en outre marquée par le shutdown qui bloque une partie des services gouvernementaux américains, notamment la NOAA. En conséquence, la NOAA ne devrait pas être en mesure de publier son bilan annuel tant que durera ce shutdown. Le NASA est également impactée puisqu’elle utilise les mêmes données pour les températures de surface de la mer. Le Met Office et Berkeley Earth pourraient en revanche être en mesure de publier un bilan prochainement.

Ces agences (NASA, NOAA, Berkeley Earth, Met Office) qui utilisent les relevés au sol et les températures de surface de la mer devraient pointer 2018 à la 4e place également, comme vient de le faire la JMA (Japon). Les satellites utilisés par RSS et UAH placent 2018 au 6e rang, probablement en raison d’une plus grande sensibilité à ENSO, puisque les satellites mesurent la température dans la basse troposphère et non exclusivement au sol.

Le top 10 des années les plus chaudes d’après les réanalyses

NCEP-NCAR a été touché par le shutdown américain et ne publie plus rien depuis le 23 décembre 2018. En conséquence, le bilan présenté ici concerne la période qui va du 1er janvier au 23 décembre 2018. La fin d’année n’aurait évidemment rien changé au classement final puisque 2018 devance 2005 de 0,05°C, ce qui ne se perd par en une semaine. On notera que ces 4 dernières années sont les plus chaudes de l’archive NCEP-NCAR, qui remonte à 1948.

Sur la période 1948-2018, le rythme du réchauffement est de +0,13°C par décennie, d’après NCEP-NCAR. Sur les 30 dernières années, le rythme est passé à +0,23°C par décennie. Depuis 2008, la tendance est de +0,34°C par décennie. Dix ans n’est pas un intervalle considéré comme suffisant pour mesurer une tendance. Compte-tenu de la variabilité naturelle, il est préférable de considérer des périodes de 30 ans, ce qui permet de lisser les oscillations du Pacifique notamment.

Le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF) n’a pas été impacté par le shutdown et a publié un bilan complet. Comme NCEP-NCAR, ECMWF place 2018 au 4e rang, également derrière 2016, 2017 et 2015. ECMWF affiche une température globale annuelle légèrement plus élevée et 2018 est en fait quasiment à la 3e place, au niveau de 2015.

Pour comparer les températures mondiales récentes au niveau préindustriel tel que défini dans le rapport spécial du GIEC sur le «Réchauffement de la planète de 1,5°C», il convient d’ajouter 0,63 °C à ces valeurs. Ce qui donnerait +1,03°C pour NCEP-NCAR en 2018 et 1,06°C pour ECMWF.

Les anomalies régionales sur l’année 2018

Il apparait assez clairement sur la carte annuelle que l’est du Pacifique n’a pas connu des anomalies positives propices à une température globale élevée. Avec des conditions La Niña en début d’année, l’année 2018 aurait probablement été une année plutôt fraiche sans la forte concentration de CO2, qui avoisine désormais les 410 ppm, contre 280 ppm pour la période préindustrielle et 180 ppm pour les périodes glaciaires.

Carte d’anomalies pour l’année 2018. Source : Copernicus/ECMWF.

Pour l’Europe également, les quatre dernières années sont parmi les plus chaudes des archives ECMWF. 2018 se classe au 3e rang avec +1,16°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, nettement devant 2016 et à quelques encablures de 2014 et 2015. Des records de chaleur ont été battus dans de nombreux pays (France, Allemagne, République Tchèque, Hongrie, Pologne). 2018 se classe au 2e rang aux Pays-Bas et au Danemark.

Anomalies de température en Europe par rapport à la période 1981-2010. D’après ECMWF.

D’après les dernières prévisions du Met Office publiées fin décembre, la température mondiale serait encore à un niveau élevé en 2019, approchant le record de 2016.

Les prévisions de température globale du Met Office suggèrent que 2019 sera proche d’une chaleur record en raison du changement climatique et de l’effet supplémentaire du réchauffement lié au phénomène El Niño dans le Pacifique. Celui-ci étant prévu avec une faible intensité, le coup d’accélérateur lié à la variabilité naturelle serait nettement moins important qu’en 2016. L’arrivée d’El Niño est jugée très probable cet hiver même s’il tarde à se manifester.

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74 réponses »

  1. Bonjour Johan,
    Le 10 janvier dernier Radio-Canada qui est une chaine de télévision canadienne a diffusé une émission spéciale au Québec concernant le réchauffement climatique et ses effets sur la planète, dont une entrevue avec Nicolas Hulot. https://ici.tou.tv/minuit-moins-une-pour-la-planete/S01E01?lectureauto=1
    Que pensez de l’impact réel de ce genre d’émission auprès du public ? A mon humble avis, cela ne fera pas diminuer les émissions mondiales de CO2.

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    • Bonjour Jacques,
      J’ai regardé l’émission. A mon avis, l’impact peut être de faire prendre conscience du problème. Il y a finalement peu d’émissions de ce genre. Malheureusement, je trouve que cette émission aborde peu le principal problème : le système global. La politique internationale est incontournable. Attention à ce que les injonctions individuelles ne fassent oublier que c’est le système qui pose problème. Quand à parler de ce système, on pourrait le faire pendant des heures.

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        • Bonjour Johan,
          Cette expression qu’utilise Nicolas Hulot signifie pour moi qu’il faudrait changer radicalement tous les modèles actuels qui contribuent à émettre des gaz à effet de serre. Tous ces modèles-là que l’on a hérité du passé et qui sont dirigé par des intérêts économiques particuliers. Il faudrait passer à un mode de vie sans carbone ou presque mais pour le moment, ce n’est pas réaliste d’espérer que cela se fasse rapidement. En outre, les transports de marchandises, que ce soit par camions, par avions ou par navires ne sont pas encore électriques. Aussi, les gens ne veulent pas renoncer aux voyages touristiques à
          l’étranger par avion ou en bâteau de croisère. Les gens continuent de manger de la viande rouge de ruminants émetteurs de méthane. Il y a beaucoup d’égoïsme dans notre mode de vie.

          D’une certaine façon, je pourrais comparer le mot « logiciel » au mot « mentalité » c’est-à-dire que avons la mentalité de notre époque, celle du 21ième siècle avec tout ce que cela comporte comme modes de vie émettrice de gaz à effet de serre. Nous savons que la concentration des gaz à effet de serre se poursuit au niveau mondiale en relation avec la démographie et nos modes de vie et malgré tout, rien ne change ou très peu dans la réalité quotidienne.

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          • Bonjour Jacques,
            Bien sûr, les comportements individuels ont leur importance. Mais Nicolas Hulot s’est aussi efforcé de sensibiliser au rôle des négociations commerciales dans les émissions de gaz à effet de serre. Il a pointé notamment les insuffisances de traités de libre-échange comme le Mercosur ou le Ceta. Le risque étant notamment qu’une harmonisation ne tire les normes environnementales vers le bas. Vous m’avez mis en lien une émission canadienne, aussi êtes-vous peut-être canadien. Donc je vous donnerai un exemple, l’oléoduc Keystone XL destiné à acheminer les sables bitumineux du Canada vers les Etats-Unis. Barack Obama l’avait bloqué mais Donald Trump est revenu sur cette décision. L’extraction des sables bitumineux émet plus de gaz à effet de serre que l’extraction d’hydrocarbures conventionnels. Les initiatives individuelles pèsent malheureusement peu face aux décisions géostratégiques.
            Je pense que Nicolas Hulot a surtout ça en tête quand il parle de changement de logiciel. Il ne me semble pas qu’il y ait actuellement un « alignement des planètes » sur le front de la politique internationale. Malgré les discours appelant à plus de sobriété, les grosses décisions stratégiques des Etats font passer l’environnement au second plan.

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      • Synthèse Ghtuz/Solariste.

        Bref, l’énergie contenue par les océans augmente tous les ans. Les conséquences à la surface de la Terre sont chaotiques sur le court terme. C’est factuel.

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    • Bonjour Johan,
      Oui, en effet je suis canadien. Je suis un francophone du Québec. Je m’intéresse au climat comme beaucoup d’autres de mes compatriotes. Oui, vous avez raison au sujet de l’oléoduc Keystone XL mais plus récemment c’est le pipeline Trans Mountain qui a fait les manchettes des journaux canadiens.

      En fait ici, le climat pose un problème plutôt complexe à gérer pour les décideurs politiques au pays car l’extraction des sables bitumineux représentent des centaines de milliards de dollars pour les finances du pays. Aussi, nous avons un premier ministre canadien, Justin Trudeau, très apprécié des canadiens et qui se dit très préoccupé par les effets des changements climatiques au pays mais qui en même temps a fait l’acquisition au cours des derniers mois du pipeline Trans Mountain au coût de 4.5 milliards de dollars canadiens afin d’acheminer le pétrole des sables bitumineux vers la Colombie-Britannique afin de l’exporter éventuellement en Asie.

      Ici aussi, les effets des changements climatiques se font déjà sentir comme ceux montrés hier soir au bulletin de nouvelles télévisées de Radio-Canada.
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1147287/indemnisation-victime-changement-climatique-bas-saint-laurent-sainte-flavie-berge-maree-erosion

      Selon moi, il n’y a aucun alignement des planètes visant à réduire l’extraction des hydrocarbures des pays producteurs, que ce soit de pétrole, de gaz ou de charbon, notamment la Russie, les pays arabes, les USA, le Canada, l’Australie et d’autres. Ce serait plutôt le contraire à mon humble avis. Il y a Vladimir Poutine en Russie qui est autant climato-sceptique que Donald Trump au USA. Tous deux et bien d’autres ne changeront pas d’avis de sitôt au sujet de la responsabilité humaine face aux dérèglements climatiques. Les dirigeants politiques de tous ces pays-là défendent tous leurs propres intérêts économiques en premier lieu et au diable le climat se disent-ils sans doute, malgré toutes les COP qui ont eu lieu et celles qui auront lieu dans le futur.

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      • Jacques,
        Bonjour à vous qui êtes au Québec donc. L’oléoduc est un cas d’école mais ne vous inquiétez pas, en France, on cherche du pétrole, en Guyane. On importe aussi de l’huile de palme de Malaisie, à qui on vend accessoirement des avions de chasse. On pourrait décliner à l’envi.
        Pourquoi on en est là ? Quand je parle d’alignement des planètes, c’était ironique. Effectivement, le panorama politique est impressionnant.

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  2. énergie augmente dans les océans ?
    Avez vous une preuve ? moi non car le site NOAA est bloquée.
    Ou alors vous parliez des grands courants marin ?
    De plus quand les t° que vous mettez en avant à longueur de temps vous donne tord vous partez sur d’autre t° ( océan) et quand le pole reprends du volume en glace , vous partez en antarctique . En faisant cette technique de focus mouvant , vous vous enfermez dans vos convictions et cela vous empêche de réfléchir ,ce qui en science est grave.

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    • « …ce qui en science est grave »… Vous ne manquez pas d’humour ou moins. Cela fait longtemps que les scientifiques relèvent une augmentation du contenu en chaleur des océans et le shutdown, même s’il dure des semaines, n’y changera rien. Voir ci-dessous le contenu en chaleur pour 0-700 m et 700-2000 m :

      Et si cela vous intéresse un article du New York Times sur le sujet, dont est issu le graphique ci-dessus :https://www.nytimes.com/2019/01/10/climate/ocean-warming-climate-change.html?smtyp=cur&smid=tw-nytclimate

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      • Oui mais solariste, dans le pur déni, ne semble pas considèrer ça comme une preuve (le papier de Cheng, pas reuters). Il faut que ça vienne avec une explication/révision de wuwt ou de skyfall pour comprendre autrement.

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        • @solariste: ne soyez pas de mauvaise foi… Ghutz nous a bien expliqué en quoi votre interprétation des graphes du DMI sur l’épaisseur de la banquise arctique était erronée: le DMI prend comme référence la période 2004-2013! Donc, forcément, l’écart avec ces dernières années parait faible. Ce n’est pas pour autant que la glace se porte bien, au contraire! Je ne pensais pas que vous auriez l’audace (pour rester mesuré dans mes propos) de ramener encore ce sujet sur la table, en accusant en plus les autres d’être dans le déni! Vous vous foutez de notre gueule?

          Quant au contenu en chaleur des océans, il existe 3 méthodes pour l’estimer: la mesure des températures; le calcul du bilan radiatif de la Terre; et la solubilité de gaz comme l’O2. Ces méthodes indépendantes les unes des autres montrent toutes que les océans ont absorbé de plus en plus d’énergie ces dernières décennies, même si les chiffres ne sont pas exactement les mêmes.

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    • Allez! Je vais être méchant! Comment pouvez-vous, avec au moins 9 fautes d’orthographe en sept lignes, prétendre à un minimum de rigueur? Vous me rappelez d’anciens commentateurs.

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      • Bonjour anonym , une faible épaisseur sur une large surface va fondre plus vite qu’un volume équivalent sur une surface nettement plus petite . Le volume est donc bien plus important que la surface . Volume à ce jour :

        Le volume va nettement mieux qu’en 2016 , 2017 , 2018 .

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        • Solariste : Les années représentées, allant de 2015 à 2019, sont sous la moyenne 2004-2013, qui elle-même était sous les moyennes précédentes. Donc, effectivement, ça va mal!

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          • Ce graphe est pratique pour le visualiser d’un coup d’oeil:

            Donc, le volume de la banquise arctique est passé d’un minimum estival de 15 000 km3 dans les années 80 à 5000 km3 depuis 9 ans. Ce n’est jamais qu’une division par 3. Et le maximum hivernal est passé de 30 000 à 23 000 km3. Mais il est clair que l’enseignement principal est que « depuis 2016, ça baisse »…

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          • Parmantié , pas de problème avec ça , mais la tendance n’est plus à la baisse tout comme les températures globales ne sont plus à la hausse. Ceci est concordant avec les cycles solaire. Attendons la suite.

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  3. Maignial : le DMI prend comme référence 2004 / 2013 et alors ?? cela n’empêche pas de remarquer que le volume augmente par rapport aux années précédents 2019 . Je n’ai pas dit que le volume augmente par rapport à 1890 ( encore que , j’apprends à ceux qui m’ecoutent 🙂 que comparer des chiffres avec des méthodes de relevés différents ne veut pas dire grand chose ( satelites vs autres méthodes). Maignial , je réaffirme donc que le volume de glace de mer en arctique se porte bien.
    La 2e parties de votre intervention est nettement plus intéressante et plus polie.

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    • Et nous nous affirmons que la tendance à terme, que ce soit le volume ou la surface de la mer de glace, est en baisse. C’est factuel,les preuves sont flagrantes. Se « porter bien » ou mal n’a aucun sens ici.

      « j’apprends à ceux qui m’ecoutent »
      Piètre instructeur, vos cours ne sont plus jour. N’espérez pas conquérir l’attention de lecteurs qui restent avides des dernières publications dans le domaine couvert par le site.

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  4. Johan , merci pour ce graffe, il est intéressant . Quelle est la méthode de mesure pour les t° sous marine ?

    Quoi qu’il en soit , cela ne donne pas la raison du réchauffement ( j’arrête la pour éviter toute polémique inutile et par respect pour votre blog).

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    • Il y a plusieurs méthodes mais on a quand même depuis 2000 la mise en place de flotteurs argo à travers les océans du globe qui nous apportent des éléments très précis. Sans conteste , ça se réchauffe. Imaginez quel forçage il doit y avoir pour que l’on réussisse à réchauffer l’océan à 2km de profondeur.

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      • Johan ,merci pour la réponse , je pensais que les balises argos ne mesuraient que la température de surface.
        Oui effectivement il doit y avoir forçage , attention quand même aux courants marin plongeants qui peuvent brouiller le signale sauf si le lieu de mesure est toujours identique.
        J’ai un petit doute quand même sur les relevés d’avant 1960 du fait de la grande disparité des différentes marines . Mais de 2000 à 2019 la t° augmente . Sur le constat on est d’accord.

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        • Les balises Argo descendent à 2000 mètres et remontent, mesurant la température jusqu’à la surface. Il y en a 3800 dans tous les océans du globe. Tous les bassins océaniques connaissent un réchauffement. Sous les 2000 mètres, ça se réchauffe aussi. Il y a des balises « deep argo » qui descendent à 6000 mètres.

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          • Merci Johan pour la réponse .
            Je vois mal une balise descendre à de grandes profondeur et remonter le tout en antonomie energétique et en position GPS toujours stable. Il doit y avoir un autre moyen de mesure . Je dirais plutôt une mesure en profondeur depuis la surface ( balise argos) ou depuis un satellite.
            Vu la complexité des relevés , je pense qu’il est impossible de comparer les t° actuelles avec les relevés étatiques de l’ avant l’an 2000.

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  5. Et vous Monsieur Parmentier , en reprenant les données de Johan et en vous excusant ensuite de ne pas l’avoir vu , vous allez m’apprendre la rigueur ?
    C’est une discussion , un échange d’idée , quelques fautes ne me gênent pas , contrairement à l’intolérance .

    Aimé par 1 personne

    • Solariste : Vous êtes vraiment de mauvaise foi! Où ai-je dit que je n’avais pas lu les données de Johann? Les informations que j’ai données (agence Reuters) étaient des sources secondaires, explicitées de façon différentes de celles de Johan, et j’ai eu l’honnêteté de le signaler. La présence d’un si grand nombre de fautes, alors que je vous crois capable de n’en laisser aucune, signifie seulement que vous n’apportez que peu d’intérêt, voire du mépris envers vos interlocuteurs. Un échange d’idées nécessite un minimum de respect. Vous n’êtes même pas capable de respecter l’orthographe patronymique!

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  6. GTUZH : de quelle évidence parlez vous ?
    J’ai juste dit que les t° baissaient depuis 2016 et que le volume de glace de mer arctic est en augmentation depuis quelques années.
    Vous ne pouvez pas dire le contraire. C’est factuel.
    Par contre vous pouvez dire que c’est juste une petite pause dans un réchauffement global.

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  7. Géde en quoi la phrase  » c’est factuel  » serait propre aux climato réaliste ???
    Les rechauffistes anthropriques n’utilisent pas des données factuelles ?

    Guthz , vous ne répondez pas à la question : de quelles évidences parlez vous ?

    Soyez constructifs et moins agressifs prenez Ex sur Johan qui malgré nos divergences réponds à mes questions de façon polie et scientifique .

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    • L’évidence que vous jouez à l’idiot de service : il y a quelques mois vous maugréez que les effets d’El Niño de 2015-2016 fausse l’augmentation pour juger du réchauffement global (par exemple ici et , et là voilà que vous le réintégrez dans votre rhétorique actuel pour prouver que les températures baissent depuis cette période.
      Au lieu d’imaginer me donner encore une quelconque leçon (contrairement à vous, la pédagogie n’est pas dans mes prétentions), phil, apprenez au moins par vous même à être plus cohérent, à comprendre les articles dans lesquels vous intervenez, à capitaliser vos connaissances et pourquoi je vous demande maintenant de retirer le bruit. Vous n’êtes clairement pas intéressé par le sujet, votre curiosité aurait fait un premier travail de recherche avant de vous faire un malin plaisir à répondre de façon aussi inutile ici.

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      • Vous avez raison tzugh , je ne souhaite plus que vous me répondiez et je ne souhaite plus vous répondre non plus , votre capacité à tenir une discussion contradictoire constructive de permet de toute façon aucun échange. Cela réduira le bruit .

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    • @Sophie: le graphique sur l’arctique, vous voulez dire? Oui, en effet, si on prend la période 2011-2018 les minima sont stables. Mais ils l’étaient aussi entre 82 et 94, par exemple. Ou encore, entre 95 et 2002. Il y a des fluctuations dans le système climatique, c’est normal, mais la tendance de long terme est très claire. J’avais trouvé une animation bien faite sur la température troposphérique, qui montre bien comment on peut voir des baisses ou des pauses partout même s’il est évident que ça va en sens inverse:

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  8. Pouvons-nous affirmer avec certitude que nous connaissons assez bien les variations de températures du manteau de la Terre dues à la radioactivité naturelle des roches de sa structure interne pour être certains que celles ci n’ont aucun effet sur la température de la croûte (océanique et terrestre) ? Note: il est plus facile de chauffer de l’eau en chauffant le cul de la casserole qu’avec un sèche cheveux !

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    • Aucune idée sur le « assez bien » sur les variations. Il y a des connaissances, mais si on part de généralités, on pourrait facilement dire qu’à une époque plus lointaine où la chaleur que pouvait dégager la radioactivité naturelle du manteau (peut-être supérieure à celle actuelle) n’a jamais pu empêcher les précédentes glaciations ni même l’hypothèse « snowball ».

      Maintenant s’il est question de plume magmatique sous les terres Marie Byrd ou encore dans le nord-est du Groenland dont la chaleur de plusiseur dizaines de mW.m⁻² au-dessus de la moyenne qui serait suceptible de lubrifier le substrat rocheux et favoriser le glissement de certains glacier, oui, cela a été quantifié encore précisément et récemment, mais j’ignore s’il y a eu une reconstruction dans le passé à ce sujet.

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    • Le flux géothermique s’élève à 0,5 Watt/m2 en moyenne sur Terre, à comparer avec les 342 Watt/m2 qui nous viennent du soleil. Donc oui, on est certain que la température du manteau a une incidence directe négligeable sur notre climat. Si vous voulez un argument de plus pour vous en convaincre, notez que la température des océans profonds n’est que de 4°C, même sous l’équateur, alors que la température de surface des eaux équatoriales est souvent supérieure à 28°C. Clairement, ça ne chauffe pas par en dessous.

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      • … D’autre part, la convection du manteau est extrêmement lente à l’échelle d’une vie humaine, quelques centimètres par an seulement. Il faut des millions d’années pour que l’état du manteau en un lieu donné change de façon significative. Ce n’est pas compatible avec les fluctuations dont on parle ici, qui sont de l’ordre d’une dizaine d’année.

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    • Mais vous n’avez pas honte pour ce nouveau bidonnage, Solariste ? Vous avez sélectionné l’option offset qui permet d’ajuster les courbes entre elles. Gistemp est offset de -0.35. Superposé à UAH, le graphique ne permet pas vraiment de distinguer les courbes. Ajoutons le départ en 1998, année marquée par un El Nino majeur. D’autant qu’il est trés marqué sur UAH car UAH mesure la basse troposphère et non la surface. Et qu’il s’agit de températures mensuelles, trés variables. En résumé, c’est encore du bidon et cela ne montre rien. D’ailleurs, le but n’est pas de démontrer quelque chose, mais c’est d’enfumer.

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  9. Calmez vous , je n’ai fait aucun commentaire. Offset-0,35 c’est pour rapprocher les courbes sur le graffe. Début en 98 c’est juste un choix que j’ai fait en El nino ,certes ,mais 2016 est aussi en El nino , cela ne vous empêche pas d’en parler.
    A chacun de modifier les dates et il y a aussi une grosse quantité de données qui peuvent s’y rajouter.

    Voila , rien de plus , pas la peine de vous énerver , ni de m’insulter.

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    • Votre courbe, c’est un attrape nigaud. Si vous voulez comparer 1998 à 2018, vous calculez la tendance. Pour Ncep Ncar, c’est +0.23°C par décennie. Et oui. Sur 1998-2018 on a +0.23°C/décennie. Maintenant, un petit conseil si vous voulez vous lancer dans le bidonnage de graphes : contentez vous des données UAH publiées par les deux climatosceptiques de service, sélectionnez 1998, si possible le mois le plus chaud, faites nous une tendance et publiez ça sur un site du genre des « climato réalistes ». Surtout ne dites pas que les satellites sont plus sensibles à El Nino. Et oui, on sait que ça biaise encore plus la comparaison mais chut…
      Ou alors comparez Hadcrut aux modèles. Mais ne dites pas qu’Hadcrut n’est pas global et que les données land/stt sont mélangées alors que les modèles calculent la température de surface. Bon de toute façon vous n’y comprenez rien donc laissez tomber. Surtout évitez de commenter vos bidonnages, ça aura l’air plus crédible. J’aurais d’autres petites farces et attrapes à vous conseiller si besoin.

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  10. Je n’ai rien calculé du tout . Je n’ai rien comparé du tout.
    J’ai mis un graffe c’est tout.
    Vous faites des commentaires sur des commentaires supposés , des réponses sur des questions inexistantes et des insultes sur des propos que je n’ai pas tenus.
    Ressaisissez vous , vous perdez tout sens critique et votre nervosité n’est pas rassurante .

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    • Solariste, vous devriez travailler chez Fox News. Vous savez, ces journalistes états-uniens qui, lorsqu’ils évoquaient la France, ne montraient que des images de guerre urbaine. Les images montrées étaient très « factuelles » et souvent dépourvues de commentaires. Je suis sûr qu’ils vous apprécieraient.

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    • Oh, vous savez, je m’adapte à votre niveau de courtoisie. Vu ce que vous avez balancé précédemment je pense rester poli. D’autant que j’ai répondu plusieurs fois à vos objections sans obtenir le moindre retour, ce qui ne relève donc pas d’une discussion.

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