Avec +0,366°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de juillet 2020 est le 7e plus chaud des archives NCEP-NCAR.
Les réanalyses comme NCEP-NCAR intègrent de multiples observations dans un modèle permettant de suivre quasi quotidiennement l’évolution du climat. Les données sont donc immédiatement publiées, contrairement aux bilans mensuels des stations au sol. Les réanalyses permettent ainsi de se faire une idée des futures annonces des agences comme la NASA et la NOAA qui ne sont pas faites avant le milieu du mois suivant (en l’occurrence à la mi-août).
Le top 10 des mois de juillet les plus chauds
Avec +0,366°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de juillet 2020 est le 7e plus chaud des annales NCEP-NCAR qui remontent à 1948. L’anomalie de température mondiale est stable par rapport à juin 2020 (+0,366°C également). A noter que NCEP-NCAR a tendance à afficher des températures moins élevées que les autres archives (notamment la NASA et ECMWF) depuis le mois de mars 2020. Un bilan global des archives sera présenté sur ce blog à mesure que tomberont les données des autres séries.

On peut voir ci-dessous l’évolution de la température mondiale en juillet avec une tendance de fond au réchauffement depuis 1948. La tendance est de +0,139°C par décennie depuis 1948, avec une accélération sur les 20 dernières années à +0,177°C par décennie.

L’année 2020 à la quatrième place
Dans ce classement provisoire, les sept premiers mois de 2020 sont comparés à des années pleines. 2020 se situe pour le moment à la quatrième place des années les plus chaudes, sachant que le record de 2016 est en partie dû à un El Niño extrême.

Les anomalies régionales en juillet 2020
L’anomalie dans l’hémisphère nord (+0,391°C) est la 8e plus élevée des archives. L’hémisphère sud enregistre également sa 8e anomalie la plus importante depuis 1948 (+0,318°C).
Des conditions ENSO neutres prévalent toujours dans le Pacifique. Selon la NOAA, cette situation devrait perdurer lors de l’été 2020 au sens de l’hémisphère Nord, puis des conditions La Niña pourraient émerger à l’automne (50 à 55% de chances) et se maintenir en hiver (50% de chances).

+0,931°C en juillet 2020 par rapport à l’ère préindustrielle
On peut remonter plus loin dans le temps, en utilisant les archives de la NASA, et en retenant comme base la période 1880-1899 (représentative de la période préindustrielle). L’anomalie est de +0,931°C en juillet 2020, sous l’objectif le plus ambitieux de la COP 21 (+1,5°C).


Répondre à Johan Lorck Annuler la réponse.