Climat

L’impact du réchauffement aggravé par l’humidité

En raison de l’augmentation globale de la température combinée à l’humidité, le stress thermique devrait s’intensifier tout au long du XXIe siècle. Une nouvelle étude annonce que les limites théoriques de la tolérance humaine pourraient être atteintes dans des régions densément peuplées. 

D’ici 2080, la fréquence relative des températures humides considérées aujourd’hui comme extrêmes pourrait être multipliée par 100 à 250 dans les régions tropicales et dans certaines régions des latitudes moyennes. Des zones où se trouve environ la moitié de la population mondiale.

Il y a de nombreux indices mesurant la chaleur ressentie : la température humide, l’humidex, le heat index… Une nouvelle étude publiée dans Environmental Research Letters fait le point sur l’indice de température humide, une mesure combinée de la température et de l’humidité. Appelée Wet Bulb Temperature en anglais, c’est la température qu’une parcelle d’air atteindrait si elle était refroidie à pression constante par évaporation de l’eau jusqu’à saturation.

Par exemple, une température de 40 degrés avec 100% d’humidité représenterait une température humide de 40 degrés, ce qui serait insupportable (voir ce tableau d’équivalence). Il y a des limites à l’adaptation : le corps humain est capable de faire face à des conditions extrêmes de température par la transpiration à condition que l’humidité ne vienne pas contrarier l’évacuation de la chaleur. La température humide doit absolument rester en dessous d’un seuil de 35°C.

Lorsque la température de bulbe humide dépasse la température cutanée du corps, soit environ 35°C, le refroidissement par évaporation est nettement moins efficace et le corps accumule de la chaleur. Des recherches antérieures ont considéré que ce seuil de température humide était la limite de la tolérance humaine au stress thermique.

D’après la nouvelle étude basée sur 18 modèles climatiques du CMIP5, l’exposition de la population aux températures humides supérieures aux récentes vagues de chaleur pourrait monter en flèche d’ici 2070-2080. Avec le scénario RCP 8.5 (+4,5°C au niveau global), l’exposition à des températures humides supérieures à 35°C pourrait dépasser un million d’expositions par an d’ici 2080. Limiter les émissions au RCP 4.5 (+2,25°C) éliminerait en revanche ce risque d’exposition extrême.

Exposition de la population mondiale aux différents seuils de température du bulbe humide, en nombre moyen d’expositions (jours-personnes) par année. (a) Exposition annuelle moyenne mondiale selon les RCP 4.5 et RCP 8.5 en 2070-2080 aux températures de bulbe humide de 30°C à 35°C. Les barres d’erreur indiquent la plage complète entre 18 GCM et cinq SSP.
Droite: exposition annuelle globale moyenne à des températures de bulbe humide supérieures à 32°C et au-dessus des conditions généralement connues dans le climat historique. RCP 4,5 (b) et RCP 8,5 (c). Source : Coffel et al (2017)/Environnemental Research Letters.

En 2070, l’exposition annuelle à des températures humides d’au moins 32°C sera multipliée par cinq à dix par rapport à 2020. Les températures humides à 32°C ont été extrêmement rares sur la période 1985-2005. A la fin du siècle, on pourrait compter 750 millions d’expositions (une personne pouvait être concernée plusieurs fois dans l’année) avec le scénario RCP 8.5 et 250 millions d’expositions sous RCP 4.5.

Avec le scénario RCP 8.5, dans les années 2070, il y aura même plus de 33% de chances que la température humide dépasse 34°C dans au moins une région du globe, et plus de 15% de chances pour une température humide supérieure à 35°C.

Dans les années 2070, avec le RCP 8.5, on risque ainsi de voir un millions d’expositions au seuil de tolérance de 35°C par an.

Le début du XXIème siècle a déjà été marqué par des vagues de chaleur extrêmes : la canicule européenne de 2003 qui a causé des dizaines de milliers de morts supplémentaires, la vague de chaleur russe de 2010, l’une des pires jamais observée. Plus récemment, des températures extrêmes ont été relevées en Australie en 2012 et 2013, dans le sud-ouest américain en 2013, en Inde, au Pakistan et dans d’autres régions du Moyen-Orient en 2015 et 2016 et encore en Europe centrale en été 2017. Des études d’attribution récentes ont suggéré que de tels événements de chaleur avaient été rendus plus probables en raison du réchauffement anthropique.  Il a en outre été démontré que la température humide avait augmenté avec la température au cours des quatre dernières décennies.

Heureusement, les températures de bulbe humide avoisinant les 35°C ne se produisent presque jamais dans le climat actuel. Elles dépassent très rarement les 31°C, seuil déjà dangereux pour de nombreux êtres humains. Trois régions étendues, où les valeurs dépassent 28°C, existent actuellement : le sud-ouest de l’Asie autour du golfe Persique/Arabique et la Mer Rouge ; l’Asie du Sud dans les vallées de l’Indus et du Gange ;  l’est de la Chine. En 2015, l’Iran a affronté une des pires vagues de chaleur jamais observées. L’aéroport de Bandar Mahshahr a atteint un pic à 34,6°C de température humide le 31 juillet 2015. C’est un niveau très anormal dans le climat actuel, possible avec 46°C au thermomètre et 49% d’humidité relative.

Il existe peu de données réelles sur les effets sur la santé humaine de conditions aussi extrêmes. Cependant, les vagues de chaleur récentes avec des températures humides entre 29°C et 31°C ont causé des dizaines de milliers de morts et des preuves empiriques suggèrent que la plupart des travaux physiques deviennent dangereux à des températures humides supérieures à 32°C. L’impact du stress thermique sur la société humaine dépend à la fois de la sévérité des vagues de chaleur, du nombre et de la vulnérabilité des personnes qui y sont exposées.

Actuellement, certaines des régions les plus exposées aux températures extrêmes de bulbe humide sont parmi les plus densément peuplées au monde. Dans le nord-est de l’Inde et en Afrique de l’Ouest, de nombreuses personnes travaillent à l’extérieur. La climatisation, qui n’y serait pas une simple question de confort, l’eau potable et les traitements médicaux ne sont pas nécessairement disponibles. Ces facteurs rendent le stress thermique beaucoup plus dangereux, en particulier pour les enfants, les personnes âgées et les personnes ayant des problèmes de santé préexistants.

La densité de population devrait augmenter de façon spectaculaire en Inde et en Afrique de l’Ouest au cours du XXIe siècle, augmentant le nombre de personnes exposées aux événements de température humide les plus sévères. En outre, la poursuite de l’urbanisation va placer plus de personnes dans les zones métropolitaines touchées par l’îlot de chaleur urbain, ce qui peut augmenter la température de l’air de plusieurs degrés Celsius.

Deux études ont déjà montré que les températures du bulbe humide pourraient atteindre 35°C au cours de ce siècle dans certaines régions du Moyen-Orient et de l’Inde.

SourceTemperature and humidity based projections of a rapid rise in global heat stress exposure during the 21st century – Ethan David Coffel, Horton Radley, Alex de Sherbinin, Ethan D Coffel, Radley M Horton / Environmental Research Letters (ERL), December 2017.

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36 réponses »

  1. Bonjour Johan,
    L’inde a traversé 3 années de suite des vagues de chaleur assez conséquentes, la plus meurtrière en 2015, avec même une pointe à plus de 50°C en 2016 (au Rajasthan). Ce qui est le plus pénible pour nos voisins, là-bas, c’est que la saison des chaleurs semble commencer aussi plus tôt (dès mars ou avec des pointes en avril) ainsi que des moussons déficitaires; et bien entendu, les anciens réflexes de castes toujours plus ou moins présents n’aident pas toujours à avoir une solidarité « optimale » pour aider les plus durement touchés : les plus démunis.
    Ajoutons à cela aussi, que les glaciers de la chaine himalayienne fondent et peuvent à terme ne plus fournir les ressources hydriques (le Brahmapoutre, le Gange et l’Indus) essentielles, si elles ne sont pas détournées pour davantage d’industries et de cultures inadaptées d’ici là, à la survie de millions de personnes.
    Je m’autorise une petite retrospective 😉 :
    https://global-climat.com/2017/08/17/lasie-du-sud-en-proie-a-une-chaleur-intolerable-dici-2100/
    https://global-climat.com/2015/06/02/linde-entre-el-nino-et-le-rechauffement-climatique/
    https://global-climat.com/2014/05/18/secheresses-plus-torrentielles-la-mousson-indienne-tend-vers-les-extremes/

    • Bonjour Ghtuz,
      Pour le cas de l’Inde mais aussi du Moyen Orient, le problème pourrait être l’absence de capacités de protection vu les conditions de vie des plus précaires. Au moins sait-on qu’il va falloir dans ces régions des parades aux températures humides.

      • Oui jusqu’à Israël/la Palestine et le Liban; hélas, faute de plan, de volonté et de moyens techniques/financiers à une certaine échelle (les décideurs et autres édiles préfèreront peut-être aussi se tourner vers des problèmes plus proches d’eux), je crains que la seule parade reste dans les mains des concernés et sera minimale : l’exode. De nouveaux réfugiés climatiques, bien plus « marqués » que ceux ayant subit les périodes sèches qui ont touché la Syrie* par exemple avant sa descente aux enfers. Le nombre ne sera bien sûr pas le même.

        * http://www.pnas.org/content/112/11/3241.full?sid=f2963fc5-195b-4a4a-90c7-500540322339

      • Pour compléter le précédent commentaire et qui peut parfaitement confirmer l’étude, le Vietnam semble prendre une voie proche.
        https://phys.org/news/2018-01-climate-triggering-migrant-crisis-vietnam.html

        L’exode rurale pour alimenter les villes va exacerber la pression sur les campagnes avoisinantes. Si elles ne sont plus capables de subvenir aux besoins des citadins avec des coûts raisonables, des troubles apparaîtront mécaniquement : le pays devra importer dans un monde déjà assez chaotique de quoi s’alimenter, se « durcir » et/ou laisser ses habitants partir hors des frontières.

    • Encore moi!
      Une humidité 200 fois plus forte !!! Et les courbes de rosée ? Dans les pays tropicaux on est déjà presque à la saturation !!! et 250 fois plus qu’au Sahara c’est déjà impossible à cette température …à vouloir faire absolument peur il faut rester crédible …
      Pourquoi cette tentative maladive pour démontrer que la vie va disparaître à cause du CO2 qui est nécessaire à la vie et dont l’abondance est régulée par des équilibres chimiques réversibles qui ont toujours fonctionné ?

  2. On n’y va pas, on y courre:
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/sauf-action-urgente-la-terre-aura-gagne-15degc-des-2040-projet-de-rapport-du-giec-180112
    En clair: comme non seulement il n’y a pas (et il n’y aura pas) d’action urgente, mais bien au contraire que la machine est lancée comme une folle à plein régime (émissions de GES repartie à la hausse, extractivisme -charbon, lignite, pétroles en tout genre aux Etats-Unis-, destruction accélérée de ce qu’il reste des forêts tropicales, sans parler des atteintes directes au vivant, dans les océans notamment), autant que les scientifiques du Giec aient au moins le courage d’aller jusqu’au bout de la logique induite par leurs nouvelles données, chaque fois plus dramatiques: le fameux seuil de 1,5°C de réchauffement que la Cop 21 (on est est déjà à la Cop 23 et rien n’a changé!) s’était donnée comme ambition sera non seulement atteint, très rapidement (2040 « au mieux », c’est demain matin!) mais largement dépassé. Parmi les conséquences, l’élévation du niveau des océans d’au moins 1m, et sans doute, là aussi, beaucoup plus à l’échelle du siècle et au-delà. Mais même 1 m « seulement » aura de telles conséquences que notre organisation sociale n’y résistera pas. Il n’y aura pas de « transition » mais bel et bien un effondrement. Celui du vivant sous toutes ses formes ayant déjà dramatiquement commencé. Ne pas espérer; se préparer. Un mot d’ordre, parmi d’autres sans doute: sobriété.
    Le problème, et pardon si je l’ai déjà exprimé ici, est que les scientifiques du Giec -que je respecte parfaitement par ailleurs- s’adressent aux pyromanes en leur demandant d’avoir l’extrême obligeance dans leur grande bonté de bien vouloir éteindre l’incendie. Evidemment perdu d’avance!

    • Bonjour Michel,

      … du moins, de demander aux pyromanes de ne pas allumer d’autres foyers. Ce sera jusqu’à la dernière goutte possible (même si c’est du biocarburant), et probablement dans un avion de guerre qui plus est. Une apothéose dans la société du spectacle.

      Mais je crains de toute façon que ce soit fichu pour le statu quo quoique nous fassions: le permafrost prend le chemin d’une fonte massive avec l’accélération du réchauffement arctique (regardons ce qu’il se passe en Alaska par exemple) et ce qui en découle va très certainement être une émission bien plus importante par rapport au budget CO₂ que nous ne devions pas dépasser – sans compter le CH₄ de la décomposition anaérobie des couches plus profondes ainsi réchauffées. C’est une boucle de rétroaction positive déjà très bien documentée. La géo-ingénierie ? Promesses insuffisantes, pour ne pas dire catastrophiques si ce n’était pas l’incertitude la plus totale quant à ses résultats physiques et géopolitiques. Et les renouvelables n’étant pas une solutions, mais partie du problème (de par la complexité de notre organisation, la transition nécessite plus d’énergie que les énergies renouvelables seules ne peuvent fournir : très loin d’être verte), n’y changeront donc rien. Et les sélections à la limite Reader’s Digest du GIEC à destination de nos décideurs sous perfusion libérale encore moins. 😉

      Nous semblons du même avis sur l’effondrement de notre/nos civilisation/s bâtie/s sur une croissance infinie, c’est inéluctable dans un monde fini, avec ou sans changement climatique accélérateur et l’effet « extinction massive ». Nous sommes déjà dedans; et le fait que ce ne soit pas une évolution linéaire, nous le verrons peut-être d’une vie d’humain quand on s’imaginait que cela ne peut que prendre des milliers d’années comme apprit à l’école pour les évènements passés, est difficilement imaginable. Il faut effectivement se préparer à tout cela avant que nous tombions de plus haut, et j’ignore encore si nos expériences éparses de productions « alternatives » et se voulant plus résilientes pourront relever le défi d’un raz humains.

  3. Bonjour Ghtuz,

    Nous sommes effectivement d’accord sur l’essentiel. La focalisation, entretenue délibérément ou non, peu importe au fond, sur le climat empêche de voir l’essentiel. Les puissants -appelons-les comme ça- s’efforcent ou plus exactement font semblant de s’efforcer de limiter les émissions de GES. Mais là s’arrête pour eux la notion de limite. Pour le reste, ils continuent à penser, agir dans un monde supposé sans limites. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il ne peut pour eux en être autrement: leur credo, c’est la croissance… des profits (les leurs bien sûr). Laquelle ne peut reposer que sur l’exploitation frénétique, obsessionnelle, des ressources de la planète. C’est bien la raison pour laquelle il n’y a rien à attendre d’eux, sinon le pire.
    Mon credo, si tant est que j’en ai un, c’est le suivant, depuis sa parution (le « privilège » d’être vieux):
    https://jancovici.com/recension-de-lectures/societes/rapport-du-club-de-rome-the-limits-of-growth-1972/
    Par ailleurs, une relecture de la dépêche de l’AFP reprise dans mon commentaire précédent a attiré mon attention. Dans l’avant-dernier paragraphe, il est bien indiqué que même avec 1,5°C de réchauffement -dont il est quasiment acté que nous n’y échapperons pas, et rapidement-, les calottes du Groenland et de l’Ouest Antarctique fondront. Ce « détail » absolument capital confirme des études récentes (Eric Rignot notamment). Et ruine les prétendus espoirs liés à une improbable limite du réchauffement à ce seuil. Même là, ce sera la catastrophe!
    Johan pourrait peut-être se plonger dans les 1000 pages du rapport?

  4. Salut,
    A mon humble avis, ce n’est que lorsqu’il y aura des pénuries alimentaires, voire des famines régionales qui feront les gros titres en première page des journaux, que les gouvernements et les populations prendront réellement consciences de la gravité des dérèglements climatiques. La prise de conscience sera alors optimale !

    • Je ne pense pas que les gouvernements, avec la quantité d’informations dont ils disposent, doutent du réchauffement climatique. J’ estime au contraire que cela est acté dans leurs esprits depuis longtemps. Retarder les mesures nécessaires à l’ensemble de la population leur permet, en sous-main, de prendre les mesures utiles aux oligarchies locales. Mais là, on quitte le domaine scientifique pour entrer dans celui du politique, ce qui n’est probablement pas approprié à la nature de ce blog.

      • Je vous lis les uns et les autres, et ça me laisse pensif…
        On a en 2017 environ 0,0025% de CO2 anthropique dans l’atmosphère, donc finalement des traces, et ça suffirait à réchauffer le globe, l’eau en profondeur, etc…
        Vous ne doutez jamais qu’il puisse ne pas y avoir de variation naturelle, que des optimums climatique n’ait pas pu exister il y a quelques siècles sans que cela n’occasionne de cataclysme.
        Des les premiers 1/10ème de PPM industriels émis par l’homme vers 1850-1900, tout de suite le climat aurait commencé à se réchauffer. Les CO2 serait le thermostat de la planète.
        Vous ne semblez par ailleurs pas douter ne serait-ce qu’une petite seconde que vos connaissances soient insuffisantes pour avoir des avis aussi tranchés et autant de certitudes.
        C’est ça qui me fascine aussi. L’absence de doute, les certitudes sur un sujet tellement complexe que même d’authentiques cadors en la matière avouent leurs lacunes.

          • Tout à fait d’accord avec Ninja …Les modèles d’un Monde dans lequel tout est inconnu (courants marins et périodicité ??? etc …) sont à priori non crédibles ((bien sûr vous pouvez définir n’importe quelle fonction à évolution lente, vous calez les conditions initiales sur les conditions actuelles et vous la mettez en route, si elle est à peu près continue et monotone vous serez assurés d’obtenir des sorties peu éloignées de l’observation ..(.au début linéaire) …mais cela ne signifie pas qu’à long terme il en sera de même; c’est ce qu’on observe actuellement …il s’écoulera beaucoup de temps avant qu’on soit capable de modéliser une telle complexité …il faut avoir une vue simpliste pour croire le contraire !

  5. Allez, je ne résiste pas à l’envie d’en remettre deux couches (de charbon). Et là ce n’est pas la faute du crétin en chef de la première puissance (nuisance) mondiale, mais chez nos « exemplaires » amis allemands, fers de lances de notre belle Europe: champions du monde des exportations, chômage quasi inexistant… et de l’énergie à revendre (pas très cher).
    https://jancovici.com/transition-energetique/choix-de-societe/vers-quoi-lallemagne-transitionne-t-elle-exactement/https://www.tdg.ch/monde/europe/Angela-Merkel-et-Martin-Schulz-enterrent-les-objectifs-climatiques/story/15685436
    Mais peut-être ont-ils compris que 1,5°C de réchauffement anthropique était un objectif à atteindre le plus rapidement possible.

    • Bonsoir Pr Homosapiens,
      Je ne suis absolument pas Docteur en quoi que ce soit, mais juste un simple citoyen qui ne connais rien aux hydrates de méthane et qui ne peut que constater que toutes les prévisions d’apocalypse de tous les éminents tenants du RCA ne se sont jamais réalisées.
      Pas encore me direz-vous.

    • Ce qui me stupéfie, c’est votre méconnaissance des phénomènes et de leur dangerosité. Vous avez naturellement de l’arsenic dans votre corps. Il est utile. Et pourtant, si vous en ingérez une dose très faible, cette dose vous tue. Une accumulation créé une situation nouvelle qui peut conduire à une déstabilisation du milieu dans lequel elle s’exerce. Cessez de sortir des chiffres qui, même s’ils sont parfois corrects, sont présentés en dehors de leur contexte. Vous ne faites que mettre des liens de réflexions élaborées par autrui, semblant oublier que vous possédez vous même un cerveau théoriquement capable de cette réflexion.
      Pensez par vous même!

    • Alors là, encore de la fausse information, la stratégie allemande en Energie repose sur l’utilisation du charbon et de la lignite …et sur l’achat de compléments électriques chez ses voisins ..regardez les publications officielles de la fourniture d’énergie en Allemagne …Les énergies renouvelables y ont une part très modeste en dépit des efforts consentis …il ne faut pas confondre les puissances crêtes installées et les puissances effectivement fournies …ainsi les données éolien + solaire ont fourni 00 MW en décembre …et ça coûte très cher …Seule l’énergie hydraulique est à prendre en compte mais en Europe il y a peu de nouvelles possibilité et il y a un réel danger pour les faunes aquatiques …la biomasse ? infime, le bois détruit les forêts et la biodiversité …il ne faut pas rêver …tant qu’on n’aura pas trouvé une autre solution généralisable ((hydrogène ?).

  6. Bonsoir Ninja,
    Désolé d’avoir cru que vous étiez docteur en climatologie. Par conséquent, vous n’avez fait aucune étude universitaire au niveau du doctorat en science climatique ni rédigé d’étude scientifique crédible portant sur le réchauffement climatique et ses conséquences éventuelles sur la vie des humains, des animaux et des plantes. En d’autres termes, vos opinions et vos doutes ne sont que personnels et n’ont donc aucune valeure scientifique. Je suis fort navré de l’apprendre car vous semblez être si sûr de vous dans vos commentaires. Vous devriez alors mieux vous renseigner en lisant des articles scientifiques crédibles avant d’émettre des doutes personnels sur le sujet. Vous auriez plutôt avantage à écrire vos commentaires sur des blogues spécialisés en climatosepticisme. Car ici, c’est un blogue sérieux qui est écrit par un journaliste français qui résume des articles scientifiques parus dans les grandes revues scientifiques traitant du réchauffement climatique planétaire. Dommage pour vous que vous doutiez autant.

    • Quand je lis et j’entends des journalistes nous dire que s’il fait chaud, c’est à cause du réchauffement et que s’il fait froid c’est à cause du dérèglement, ou encore nous prédire les pires problèmes depuis 30 ans alors qu’on n’en voit pas vraiment, c’est vrai, je suis perplexe.
      Quand des grands spécialistes de la météo Américaine prévoient en octobre un hiver plutôt doux aux US alors qu’il y fait jusqu’à -40°C, au minimum je me dis que ce n’est pas si facile de prévoir la météo et encore moins le climat dans 10, 20 ou 100 ans.
      Donc désolé pour le dérangement, je voulais juste dire qu’une telle assurance sur des problèmes aussi complexes puisqu’il faut un doctorat et rédiger des études scientifiques pour en parler, me stupéfie moi aussi. (D’autant que de vraies pointures en sciences ne pensent pas la même chose en matière de catastrophe). Je n’ai rien de plus à ajouter que cette modeste réflexion.

    • Il ne doute pas, il trolle. Se mettre au niveau de Trump en confondant météorologie et climatologie espérant éteindre les études/arguments des faux scientifiques (que nous relayons ici) en face des seules pointures qu’il puisse reconnaître, c’est sa punition.

      • Toujours dans l’outrance et le dénigrement de ceux qui ne partagent pas tes positions.
        De mon côté, je préfère discuter (courtoisement) avec des gens qui pensent différemment de moi.

        • Pour le moment, votre courtoisie s’est borné à brandir – en boucle, ha oui ! – la « cosmoclimatologie » pour balancer tout le reste aux orties.
          Question positions… vous voulez un coussin ?

  7. Bonjour Johan,
    Je considère ce site comme un lieu de connaissance pédagogique car il permet de comprendre les bases scientifiques du réchauffement climatique afin d’instruire la population sur cet enjeu vital. Ce site aurait avantage à être davantage connu et reconnu sur le web pour que plus de gens puissent lire les articles qu’il contient. Par contre, le seul reproche que je peux faire ici à ce site, c’est que je ne comprend pas pourquoi le modérateur de ce site tolère des commentaires comme ceux de Ninja. Les articles de Johan ne sont pourtant que des traductions et des résumés d’articles scientifiques parus dans les plus grandes revues scientifiques. Il n’y a pas de place au climatosepticisme dans des articles scientifiques et le climatosepticisme ne devrait, par conséquent pas, être tolérer sur ce site. Pourquoi les commentaires de Ninja ne sont pas effacé de ce site ? C’est un mystère pour moi. Ils ne font que polluer ce blog et risque d’induire en erreur une grande partie de la population qui est peu instruite, comme le fait si bien Donald Trump d’ailleurs.

    • Je ne parlais pas de l’article mais des commentaires. Mai peu importe.

      Je demande moi aussi à Johan qu’il efface mes commentaires et éventuellement les réponses qui m’ont été faites (à lui de voir). Je n’en prendrai absolument pas ombrage
      1) C’est hors sujet.
      2) Les réactions qu’ils suscitent me mettent mal à l’aise et je n’ai pas l’âme d’une pasionaria. Ça ne vaut pas le coup de s’enquiquiner pour ça.
      A l’avenir, je m’efforcerai de ne plus intervenir ici. Emm… les gens, quels qu’il soient, n’est pas du tout un but pour moi.
      Bonne continuation donc.

      • Les interventions de Ninja, même si elles ne me semblent pas toujours pertinentes, permettent de s’interroger et de réfléchir sur la validité de nos argumentations. Elles sont susceptibles d’améliorer la réflexion sur le dérèglement climatique. L’opposition et l’interrogation, formulées calmement me semblent être un élément moteur à préserver.

    • Bonjour Homosapiens,
      Merci pour votre commentaire sur le site. Pour ce qui est de la modération, je me contente de stopper les insultes ou menaces – ça arrive – mais pour le reste chacun peut donner un avis tant qu’il y a un minimum de correction.

  8. Oui, je suis aussi d’avis qu’il faut laisser libre cours à tous les arguments s’ils sont exprimés courtoisement. C’est le propre de la démocratie.
    Je ne remets pas du tout en cause le réchauffement et ses conséquences délétères mais les commentaires catastrophiques de Ghutz et michel du 14/01, par exemple, donnent juste envie de se suicider !!!!
    J’ai la naïveté de croire que l’ingénierie humaine pourra faire qchose. La voiture électrique va progressivement exploser partout dans le monde et nos villes seront probablement bcp moins polluées dans 20 ans qu’aujourd’hui…. Nos enfants auront en outre une conscience écologique bien supérieure à la nôtre car ils auront baigné dedans depuis leur enfance.

    • Je crains hélas que Ghutz et Michel n’aient raison. Le dérèglement climatique est un processus de fonds à effets de seuil. Processus de fonds car les effets sont inertiels et se manifestent 10, 20 ans après. Effets de seuil car il provoque, ça et là, des rétroactions difficiles à anticiper, positives pour la plupart. C’est le côté scientifique du dérèglement.

      Il y a aussi le côté irrationnel, dû au comportement de l’humain. Une minorité, souvent très informée et disposant de moyens économiques, politiques et financiers importants, s’arroge le droit d’imposer ses décisions à une majorité qui se consacre avant tout à des préoccupations du quotidien. Cette minorité prend des décisions allant dans le sens de son avenir immédiat. Il est plus efficace pour elle de se construire une protection à court ou moyen terme que de s’investir pour le bien de tous, sur le long terme.

      Le dérèglement climatique est un bel exemple de brassage entre réalité physique incontournable et irrationalité du vivant.

    • Bonjour PhildeNuits,

      Les pincettes ne sont pas mes outils de prédilection, mais, malédiction!, au fur et à mesure des lectures, je réaliste l’ampleur du désastre depuis 6 à 8000 ans de déforestation continue à nos jours. Et je me prépare – ainsi qu’à mon entourage proche sans trop les saouler – effectivement à un deuil : considérer que le monde que j’ai connu ne puisse pas être soutenable et de devoir faire d’énormes sacrifices dans un avenir probablement très proche. L’optimisme ne me poussera pas à comprendre les éléments en action. Et le pessimisme me pousse à se préparer sinon à « riposter ».

      Il ne s’agit pas de prophétie millénariste ou d’être de mauvaise augure, il s’agit de véritables faits, d’observations et d’études tout ce qu’il y a de plus objectifs à notre époque, ce que la science et donc la révision par pairs permet de « produire » le mieux.
      Aucune personne sérieuse ne conteste l’acidification des océans, ni même les zones anoxiques et l’effondrement des stocks halieutiques; personne ne semble pour le moment contester l’apport massif de CO₂ mesuré chaque jours en différents endroits du globe et donc à ce résultat; personne ne conteste non plus la vitesse inédite de cet apport dans les « archives » de la planète; personne n’a pour le moment contesté la corrélation entre des extinctions de masse avec l’acidification des océans, ni même la relation entre la quantité et la vitesse de l’apport de ce GES (une des dernières livraisons de D.Rothman, l’année dernière de mémoire); personne ne semble douter que le permafrost renferme une quantité suffisante de ces gaz pour dépasser le seuil critique afin qu’ils puissent enclencher un tel évènement; ou bien que, par manque de recul, ce soit déjà en cours (l’UICN estime une extinction actuelle à près de 10% des espèces animales) en plus de l’empoisonnement et le saccage de l’environnement par nos activités industrielles (l’actualité et le travail d’investigation de personnes comme F.Nicolino par exemple apportent beaucoup d’éléments factuels).

      Le suicide ne résout rien, et il risque même de priver des milliers de personne d’aide précieuse. Pas le temps pour cela: la fête est probablement finie, il faut ranger et nettoyer maintenant. 😉

  9. Bonjour,
    Effectivement, le dérèglement climatique est un processus de fond, comme le dit si bien Parmantier. Et le nier ou tenter de le minimiser est vraiment contraire aux observations faites partout sur la planète par de nombreux chercheurs qui ont publié les résultats de leur travaux de recherche dans des revues neutres et sérieuses et que Johan résume et traduit ici pour nous bénévolement. Pour ceux qui voudraient voir le second documentaire de Al Gore, une suite qui dérange, le temps de l’action produit en 2016, j’ai trouvé ce lien http://filmstreamvk.co/une-suite-qui-derange-le-temps-de-laction-en-streaming-vf-vk.html sous-titrée en français.

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